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<title>La communauté du renseignement - thematique_dossier_analytique</title>
<description>&amp;quot;La communauté du renseignement&amp;quot; est un blog sur les services secrets</description>
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<lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 15:40:49 +0100</lastBuildDate>
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<title>Brefs commentaires sur le livre de Richard Tomlinson</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2009/08/23/brefs-commentaires-sur-le-livre-de-richard-tomlinson.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Europe de l'Ouest</category>
<category>Services secrets britanniques</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 22:52:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je relis pour une énième fois le livre «&amp;nbsp;Plus permis de tuer&amp;nbsp;» de Richard Tomlinson, ancien officier du SIS, le service de renseignement extérieur de Sa Majesté, qui travailla au SIS de 1992 à 1995. Dans son livre, M.Tomlinson expose son travail au sein du Service, ainsi que des informations sur nombre de ses collègues. Cette nouvelle lecture, combinée à l' analyse de la fameuse liste des 116 officiers du SIS dévoilée sur Internet en 1999, m' a laissée une impression un brin désagréable sur certains points.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Certes, M.Tomlinson n' indique pas pourquoi il fut viré du SIS en 1995, lui même affirmant l' ignorer, mais indiquant que , selon un de ses anciens supérieurs, le SIS craignait de voir en lui un «&amp;nbsp;Aldrich Ames en puissance dans le service&amp;nbsp;» , c'est-à-dire que M. Tomlinson trahirait, au profit de qui on l' ignore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Néanmoins, la lecture de cet ouvrage incite à faire deux remarques:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Primo, selon Richard Tomlinson, son licenciement est dû entre autres aux manoeuvres de «&amp;nbsp;Fowerlook&amp;nbsp;», un des anciens patrons, qui dirigeait la section «&amp;nbsp; SOV/OPS&amp;nbsp;», chargée des opérations contre les soviétiques (Production, URSS) au Contrôleurat Europe de l' Est quand Tomlinson y fut affecté, en 1992. Mais pourquoi? Tout au long de son ouvrage, Tomlinson indique clairement que «&amp;nbsp;Fowerlook&amp;nbsp;» manigançait contre lui mais sans indiquer aucune raison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Secondo, il est assez surprenant de voir le nombre d' officiers du SIS balancés dans la fameuse liste des «&amp;nbsp;116&amp;nbsp;» et que l' on retrouve dans l' ouvrage de Tomlinson! En effet, la liste cite 116 officiers du SIS, avec leurs identités complètes, leurs dates de naissances, leurs postes respectifs. Or Tomlinson en a connu plusieurs comme le montre son ouvrage, ou il change certes le nom des personnes concernées, mais pas leur prénom, ni leurs postes, y compris à l' étranger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;« &lt;i&gt;Raymond Horner&lt;/i&gt; », chef adjoint de la Base du MI6 à Moscou en 1985, apparaît dans la liste comme étant Raymond Asquith, qui sera ensuite chef de station à Kiev de 1992 a 1997.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Stuart Russel&lt;/i&gt; », remplaçant de Fowerlook à la tête de la section «&amp;nbsp;Production URSS&amp;nbsp;» au Contrôleurat Europe de l' Est et patron de Tomlinson, aurait été, selon Tomlinson, en poste à Stockholm, Moscou, Lisbonne. En comparant avec la liste, il n'est pas difficile d' identifier Stuart Brooks.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Rupert Boxten&lt;/i&gt; », selon l' auteur, trois années en poste en Namibie, puis premier chef de la base «&amp;nbsp; cabane&amp;nbsp;» de Tirana, en Albanie, de septembre 1992 à 1993, et qui prit sa retraite peu après. La liste permet de découvrir Rupert Bowen, qui quitta le SIS en 1994 et fut mêlé à une affaire de trafic d' armes avec la Sierra Léone durant la guerre civile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Nick Fish&lt;/i&gt; », le fameux numéro deux de P4 (Productions Balkans, Contrôleurat Europe de l' Est) en 1993 ou Tomlinson a travaillé, il s' agit de Nicholas Fishwick! Tomlinson ne s'est guère foulé pour cacher son identité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Idem pour ses camarades de promo! Derrière «&amp;nbsp;&lt;i&gt;James Baxter&lt;/i&gt; », qui fut «&amp;nbsp;deux ans dans une école arabe du Caire&amp;nbsp;», on reconnaît facilement James Baxendale, qui suivit de 1994 à 1996 les cours de la MECAS du Caire. Ou « &lt;i&gt;Hare&lt;/i&gt; », un autre de ses camarades de promo, qui selon l' ouvrage de Tomlinson,suivait vers 1994 des cours d' espagnol pour être affecté au Chili. Il ne fallut pas longtemps pour découvrir que il s' agissait de Andrew James Brear.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sans compter les informations données par Tomlinson dans ses interviews, ainsi que dans sa lettre au juge Stephan chargé de l' enquête sur la mort de Lady Diana à Paris dans un accident de voiture en 1997: Tomlinson y indique que Richard Fletcher était en 1993 à la tête du Contrôleurat Europe de l' Est (il apparaît sur la liste Tomlinson), ou Andrew Mitchell, un des camarades de promotion, affecté à la station du MI6 de Bonn dans les années 90 pour y traiter ORCADE, un important informateur au sein de la BUNDESBANK. Ou enfin Maurice Kendrick-Piercey, chef du secteur «&amp;nbsp;Production Balkans&amp;nbsp;», surnommé dans le livre de Tomlinson «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Maillot de Corps&lt;/i&gt; », &lt;i&gt;P4&lt;/i&gt;, ou « &lt;i&gt;M.Halliday&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour les petits malins ou les services secrets adverses, cette liste représente une aubaine. Pour le MI6,non. Même si certains, voire la majorité des officiers cités dans la liste étaient connus de leurs adversaires, tous pas forcément, premièrement. Deuxièmement, leurs noms sont carrément rendus publics, limitant fortement leurs possibilités de faire du renseignement,donc de défendre la Couronne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Loin de l' auteur l' idée d' être un pro-britannique convaincu. Mais comme le disait le Premier Ministre britannique Lord Palmerton: Les anglais n' ont pas d' amis constants ni d' ennemis constants. Ils n'ont que des intérêts constants&amp;nbsp;». Comme tous les pays du monde, et c'est respectable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alors, certes, M.Tomlinson critique le SIS. Peut-être a-il raison. Mais étais ce une raison pour rendre aussi «&amp;nbsp;voyantes&amp;nbsp;» les opérations du MI6, en dévoilant leurs informateurs, leurs officiers traitants, donc en sacrifiant à ce point la sécurité de la Couronne?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le FSB fait-il de l' espionnage à l'étranger?</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2009/03/16/le-fsb-fait-il-de-l-espionnage-a-l-etranger.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Eurasie centrale (Russie ,As</category>
<category>Services secrets soviétiques et russes</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<category>Thématique: Techniques du renseignement</category>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 02:42:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;LE FSB A L' ÉTRANGER.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3453/3358635720_eecba68bcd_o.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3453/3358635720_d514984abf_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Il y a de cela quelques années, un auteur russe, Andrey Soldatov, écrivit que le FSB et le SVR s' étaient partagés les zones de compétence, le FSB faisant du renseignement dans la zone CEI, le SVR a l' extérieur. Au dessus de la mêlée, le GRU, chargé de faire du renseignement militaire. Cette thèse développée par l'auteur de l' article laissait un brun dubitatif: si c'est le cas, de quel service du FSB dépend ce fameux service d' espionnage qui ferait concurrence au SVR sur son propre terrain? Quelles sont ses missions? Et aussi, si partage des zones d' influence il y a, comment se fait il que le SVR dispose d'un représentant connu des autorités a Kiev, en Ukraine, et en Biélorussie à l' heure ou j' écris? La tradition veut que un représentant ne fait pas de l' espionnage dans le pays ou il est posté; il est chargé des contacts officiels avec les autorités locales, son identité est connue d' eux. Et aussi, faire passer des spécialistes du contre-espionnage ou des questions de sécurité au renseignement « offensif » n'est pas très facile; les formations ne sont pas les mêmes. Aussi, si le SVR dispose de représentants, est ce que cela ne serait pas, également, le cas pour le FSB?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3609/3358635966_955861570f_o.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3609/3358635966_7407d0b123_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;i&gt;Dmitri Medvedev et le Directeur du FSB Alexandre Bortnikov&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;On ne pouvait exclure que le FSB, comme nombre de services de sécurité, dispose d'un représentant sous couverture. Et ce sont les mémoires d'un ancien du FSB, Joseph Legan, parus en russe, qui ont confirmés cette thèse. Logan est un vétéran du KGB puis du FSB, avec pas moins de 35 années de service a son actif. Il a surtout travaillé au service d'inspection interne du KGB puis du FSB, chargé de découvrir et d' enquêter sur les fautes de travail commises par les services. Pour l' anecdote, c'est ce service qui mit à jour sous Gorbatchev un très gros scandale au coeur de la 3ème Direction principale du KGB, chargée du contre-espionnage militaire, qui a très peu filtré: Plusieurs affaires d' espionnage dont étaient chargés les services du contre-espionnage militaire étaient soit complètement fabriquées soit manquaient de preuves. Le scandale sera tel que le directeur de la 3ème Direction principale du KGB, Nikolaï Dushin, sera renvoyé a la fin des années 80.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans son ouvrage, Legan cite les exemples de deux responsables du FSB envoyés a l' étranger en tant que représentants du Service: Le premier est un responsable du service d' inspection du FSB qui sera envoyé en Mongolie. Le second est le général-major Petroukhine,qui sera envoyé comme représentant du FSB sous couverture diplomatique dans un pays asiatique de la CEI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Enfin, que penser de Vitaly Vladimirovitch Burov, représentant du FSB a Washington sous la couverture de conseiller de l' ambassade de Russie depuis 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Ses envois se font dans le cadre des accords de coopération, dont plusieurs commencent a être préparés en 1994, entre le FSB et différents services secrets, tels que la DGSE française et le Guojia Anquanbu, le Ministère de la Sécurité d' État chinois, comme le démontrent ses documents, faisant état de l' autorisation des responsables du FSK (prédécesseur du FSB) a commencer des négociations avec les services secrets concernés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3663/3367861992_ce957a8603_o.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3663/3367861992_716e5266ac_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3655/3367862024_d4869c1579_o.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3655/3367862024_6285456183_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3662/3367037865_afd8d1e161_o.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3662/3367037865_aa0ab4c230_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3625/3367037883_1958a7779f_o.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3625/3367037883_efbc650128_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Un exemple de coopération: Ordre n°434 du Président de la Fédération de Russie du 15.08.1994 relatif a la coopération entre la DGSE française et le FSK, lequel est remplacé par le FSB en 1995. Le document indique clairement, entre autres, la possibilité de mettre en place un officier de liaison du FSK accrédité (Normalement sous couverture diplomatique) en France.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Ajoutons y les déclarations publiques de représentants du FSB a la presse ou par communiqué, qui font clairement référence a la coopération du FSB avec nombre de services secrets. Par exemple, Alexandre Bortnikov indiquera très dans une interview donnée à la mi-décembre 2008 que « Les représentants officiels du FSB sont dans 40 États ». Enfin, si le FSB fait du renseignement a l' extérieur, comment cela se fait il que aucun scandale n'ait éclaté sur ce thème, que aucun informateur n'ait été interpellé, aucun officier du FSB pris en flagrant délit? Et qui contrôle ce fameux service?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3284/3357818013_0b6cb26079_o.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3284/3357818013_0b2d6e72ca_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Sigle du 5ème Service du FSB, le Service d'information opérationnelle et des relations internationales.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Selon Andrey Soldatov, les officiers du FSB faisant du renseignement hors de la Fédération de Russie relèvent du Département de l' information opérationnelle du 5ème Service ( Service d'information opérationnelle et des relations internationales) du FSB, qui fut dirigée par Viatcheslav Oushakov jusque 2003 puis Sergey Besseda. Le 5ème Service, dont le patron actuel est Viktor Komogorov, est l' ancienne Direction d' analyse de l' information du KGB, créée en 1991. Le 5ème Service est donc chargé de l' analyse mais aussi des contacts avec les services secrets étrangers sur des sujets aussi délicats que la lutte contre le terrorisme ou les différentes formes de criminalité organisée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3658/3357818189_a076e83ab1_o.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3658/3357818189_1151ec9606_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Sigle du Département d'information opérationnelle, sigle copié sur le SVR.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Mais la thèse de Soldatov fait elle référence aux représentants du FSB ou a une sorte de « renseignement extérieur » du FSB, concurrent du SVR? La question mérite d' être posée, en effet, au sein du 5ème Service, une différence est établie entre la Direction des relations internationales, dirigée par le général Alexey Koziura, et ce fameux Département de l'information opérationnelle, dont une des seules traces laissées est la présence de son patron, Sergey Besseda, en Abkhazie, après que ce pays ait proclamé son indépendance, pour assister a un tournoi de tennis! Peut-être, évoque Soldatov, ce Département est chargé de remplacer les anciennes antennes du renseignement agissant depuis la Russie contre les pays voisins? Ce n'est pas a exclure, mais nous manquons de données concrètes pour clairement distinguer entre représentants officiels, espionnage du FSB a l' étranger, et opérations menées depuis le territoire de la Fédération de Russie contre les voisins.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Comment travaillent et travaillaient les services secrets en direction de l' URSS puis en Russie.</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2009/01/28/comment-travaillent-et-travaillaient-les-services-secrets-en.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Eurasie centrale (Russie ,As</category>
<category>Services secrets allemands</category>
<category>Services secrets américains</category>
<category>Services secrets britanniques</category>
<category>Services secrets chinois</category>
<category>Services secrets francais</category>
<category>Services secrets géorgiens</category>
<category>Services secrets israëliens</category>
<category>Services secrets nord-coréens</category>
<category>Services secrets soviétiques et russes</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 02:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;COMMENT TRAVAILLENT ET TRAVAILLAIENT LES SERVICES SECRETS EN DIRECTION DE L'URSS PUIS EN RUSSIE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette note se base sur des informations tirées non seulement d' ouvrages mais aussi de documents déclassifiés, entre autres extraits des rapports annuels d' activité du KGB d' URSS, qui fournissent des éléments très intéressants d'information. Il convient de rappeler que durant l' existence de l' URSS la «&amp;nbsp;surveillance omniprésente&amp;nbsp;» du KGB relève dans certains cas plus du mythe que de la réalité: D'une part la 7ème Direction du KGB (Brigade de surveillance) n'avait pas les moyens de suivre toutes les personnes qui l' intéressaient (manque d' effectifs) et d'autre part il est absurde de suivre en 24/7 (24h/24 et 7 jours sur 7) une «&amp;nbsp;cible&amp;nbsp;» sauf si vous voulez la décourager de faire du travail d' espionnage. Mieux vaut au contraire «&amp;nbsp;cibler&amp;nbsp;» les moments ou elle est surveillée et ce pour éviter que la personne se rende compte que elle est sous surveillance constante et avoir plus de chance de découvrir son réseau d'informateurs. Néanmoins, le contre-espionnage du KGB était capable en effet, si la nécessité se faisait sentir, de mobiliser d'importants effectifs pour suivre une personne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;ALLEMAGNE.&lt;/b&gt; Très peu d' informations sont disponibles sur le travail du BND a Moscou même, le service paraît plus avoir concentré ses efforts sur la RDA, ainsi que l' Europe de l' Est ( Pologne et Tchécoslovaquie). Par exemple,la note n°547-Tch/OB du 15.03.1983 relative a l' activité du KGB pour l' année 1982 évoque l' arrestation d'un agent du renseignement extérieur de la RFA, citoyen tchécoslovaque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Néanmoins, quelques informations apparaissent:le rapport n°709-A/ du 30.03.1976 , relatif a l'activité annuelle du KGB pour l' année 1975 évoque des personnes des «&amp;nbsp;pays tiers&amp;nbsp;» expulsés d' URSS pour espionnage au profit des «&amp;nbsp;services de renseignement de la RFA&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Une autre couverture utilisée est celle des sociétés allemandes travaillant sur le territoire soviétique. Le rapport n°414-A du 28.02.1977 relatif a l' activité du KGB pour l' année 1976 évoque par exemple l' arrestation pour espionnage d'un citoyen allemand, Chtchedrov, consultant de la firme ouest-allemande «&amp;nbsp;Stubbe&amp;nbsp;». Le rapport n° 877-A/OB du 31.03.1981 relatif a l' activité du KGB pour l' année 1980 évoque toutefois deux citoyens soviétiques arrêtés pour espionnage au profit du renseignement extérieur de la RFA. Un autre cas a été dévoilé en 1986 quand est condamné un dénommé Ilya Suslov,qui transmettait des informations a caractéristique technologique au BND par l' intermédiaire du représentant d'une société allemande a Moscou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Aujourd'hui le chef de station du BND a rang de conseiller de l' ambassade allemande a Moscou. Un de ses derniers chefs a Moscou (au début du mandat de Vladimir Poutine comme président) avait été représentant du BND a Beijing dans les années 80.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;CHINE.&lt;/b&gt; La dégradation des relations sino-soviétiques a entraînée une activation du travail du KGB et du GRU en direction de la Chine communiste, et réciproquement le Shihuibu (renseignement extérieur) et le Gonganbu (Ministère de l' Intérieur, responsable entre autres du contre-espionnage), puis leur successeur a partir de 1983, le Guojia Anquanbu (Ministère de la Sécurité d' État, chargé du renseignement extérieur et du contre-espionnage) ont multipliés les opérations de renseignement en direction de l' URSS. Une des méthodes utilisées par les services secrets chinois était l' envoi de faux transfuges, chargés après débriefing par les autorités soviétiques de s' implanter durablement dans la zone Extrême-Orient en URSS. Les rapports annuels d' activité du KGB, déclassifiés pour la plupart, citent abondamment cette méthode comme exemple. Par exemple le rapport n°709-A/ du 30.03.1976 , relatif a l'activité annuelle du KGB pour l' année 1975 évoque deux agents du renseignement chinois démasqués par le KGB parmi les personnes fuyant la Chine communiste, chargés d'une mission de renseignement (apparement a court terme). La note n°728/A-OB du 10.04.1982 relative a l' activité du KGB pour l' année 1981 évoque quand a elle 7 agents du renseignement chinois démasqués,qui officiellement fuyaient la République populaire de Chine. Idem pour la note n°547-Tch/OB du 15.03.1983 relative a l' activité du KGB pour l' année 1982 qui évoque 10 espions chinois démasqués parmi les personnes fuyant le régime de la RPC. Autre méthode plus classique, l' envoi de personnes traversant illégalement la frontière dans la zone Extrême-Orient. Autre méthode utilisée, évoquée dans la note n°728/A-OB du 10.04.1982 relative a l' activité du KGB pour l' année 1981, l'envoi par la RPC d' agents parmi les personnes venant de pays du tiers monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;CORÉE DU NORD.&lt;/b&gt; Le renseignement nord-coréen a travaillé en direction de l' URSS par les voies suivantes: envoi d' espions dans la région Extrême-Orient; travail de collecte de renseignement a partir de l' ambassade de Corée du Nord a Moscou; envoi de militaires auditeurs dans des écoles militaires soviétiques et chargées de recueillir des informations. La chute de l' URSS lui a ouvert de nouvelles possibilités dans la recherche de renseignements a caractère technologique, entre autres sur la question des armements ou des scientifiques. Deux scandales ont impliqués des activités du renseignement nord-coréen en Russie, en 1993 et 1994 respectivement, autour de tentatives d' obtentions d' informations a caractère technologique, surtout militaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;ÉTATS-UNIS.&lt;/b&gt; La toute jeune CIA a due attendre 1953 pour pouvoir envoyer son premier officier sous couverture diplomatique a Moscou, et 1961 pour y nommer son premier chef de station, &lt;b&gt;Paul Garbler&lt;/b&gt;. La station de la CIA a Moscou a été très active durant la guerre froide, comme le montrent la liste des informateurs traités qui furent démasqués. Citons Léonid Poleshuk, Oleg Penkovsky, Adolf Tolkachev, Evgueni Kapoustine, Dmitri Polyakov, Vladimir Vassiliev, qui étaient respectivement Officier de la sécurité interne du renseignement extérieur du KGB, colonel du GRU, ingénieur dans le domaine de l' éléctronique de pointe, travaillait dans une usine, général du GRU, colonel a la division des illégaux du GRU.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;A partir du milieu des années 70, suite a l' interpellation d'un officier de la station de Moscou, &lt;b&gt;Edmund Kelly&lt;/b&gt;, en Arménie alors que il avait un contact avec un informateur sur place,le traitement des informateurs se faisait a Moscou, ou bien a Léningrad, ou la CIA avait ouvert une base sous couvert du consulat général des États-Unis. Parmi les dirigeants de la Base CIA de Léningrad dans les années 80, citons &lt;b&gt;Barbara Brian&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Léonard Belgard&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Michaël Grivski&lt;/b&gt; entres autre. La CIA s' appuyait sur les informateurs recrutés hors URSS ainsi que ceux qui proposaient leurs services en URSS même. Les recrutements en URSS étaient plutôt rares. La station de Moscou, qui au début ne comptait que 5 officiers environ, a atteint dans les années 70-80 le chiffre de 8 a 12 officiers traitants sous couverture diplomatique. Les informations aussi bien a caractère politique que économique ou militaire intéressaient la station de Moscou, qui pouvait dans certains cas compter sur l' aide de diplomates du département d' État. N' était pas épargné le travail contre le KGB et le GRU.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La CIA n'était pas seule a Moscou, faisaient aussi du renseignement les attachés militaires dépendants de la DIA, et le poste NSA a Moscou. On ignore le degré de coordination a Moscou même entre ses différentes structures. Toutefois, Rem Krassilnikov, dans ses mémoires, évoque &lt;b&gt;Jack Roberts&lt;/b&gt;, officier en poste pour la NSA a Moscou dans les années 70 et qui sera envoyé a l' ambassade US a Kaboul après l'entrée des troupes soviétiques en Afghanistan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La chute de l' URSS a ouvert de nouvelles opportunités de renseignement, car la Russie continue a être un concurrent sérieux des USA, et nombre d' informations sont a présent disponibles par le biais des sources ouvertes. Ses dernières années, c'est surtout la DIA qui s'est distinguée par son activité sur le territoire russe. Une coopération existe aussi entre les services secrets US (CIA, DEA etc..) et ceux de la Fédération de Russie (FSB et SVR surtout). Un des derniers chefs de station de la CIA a Moscou identifié est &lt;b&gt;Robert Dannenberg&lt;/b&gt;, en poste de 2001 a 2003, et qui est entré dans le privé en 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;FRANCE.&lt;/b&gt; Le SDECE a ouvert un poste a Moscou dès les débuts de la guerre froide; Son premier représentant sur place clairement identifié est la dès 1951,il s'agit du &lt;b&gt;commandant Perret&lt;/b&gt;, officiellement «&amp;nbsp;attaché militaire adjoint&amp;nbsp;».Il est remplacé en 1955 par le &lt;b&gt;capitaine Michaud&lt;/b&gt;, également chef du poste SDECE a Moscou sous la même couverture. La couverture de «&amp;nbsp;attaché militaire adjoint&amp;nbsp;» paraît refléter la priorité du SDECE que constitue le renseignement militaire, même si la collecte du renseignement politique et la question de la sécurité de l' ambassade n'est pas a négliger. Selon différents auteurs, le poste SDECE aurait été fermé au début des années 70 par Alexandre de Marenches, lequel estimait que il ne servait a rien de maintenir une station a Moscou puisque il était impossible d'y collecter du renseignement! Nous n'en sommes pas certains mais nous n' excluons pas que le dernier chef de poste soit &lt;b&gt;Bernard Grué&lt;/b&gt;, qui quitte Moscou en 1971 officiellement comme attaché militaire adjoint et occupera dans la deuxième moitié des années 70 le poste de Directeur du renseignement du SDECE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le rapport du 03.12.1976 du chef de la 5ème Direction du KGB d' URSS Philip Bobkov, «&amp;nbsp;Note analytique relative au caractère et aux raisons de certains comportements négatifs parmi les chercheurs et les étudiants&amp;nbsp;», évoque la création par le Quai d' Orsay d'un service baptisé «&amp;nbsp;service de la coopération&amp;nbsp;» et qui, selon le rapport, «&amp;nbsp;servirait a l' envoi, sous couverture de ce service, dans les établissements d' enseignement soviétiques, d' espions et d' agents&amp;nbsp;». Ses informations n'ont pu être confirmées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La DGSE remplace le SDECE en 1982, mais elle n' a pas réussi a être un service très offensif en direction de l' URSS, malgré les efforts entrepris par Pierre Marion ( dès 1982) puis l' amiral Lacoste en ce sens. Le poste de Moscou a alors été rouvert, vers 1982 environ. Priorité est donnée a la collecte du renseignement «&amp;nbsp;ouvert&amp;nbsp;», par exemple en faisant «&amp;nbsp;parler&amp;nbsp;» les personnalités lors de cérémonies officielles, ainsi que l' utilisation de personnes, par exemple originaires de pays africains francophones, en URSS. La chute de l' URSS a ouvert des opportunités, mais le poste de la DGSE a Moscou semble plutôt privilégier le travail de relation avec les autorités russes et la collecte du renseignement ouvert, ainsi que le renseignement militaire par le biais du bureau de l' attaché militaire de l' ambassade de France. Ses chefs de stations sont des militaires de carrière, qui occupent une couverture diplomatique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;GÉORGIE.&lt;/b&gt; L'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili a entraînée des changements dans les structures du renseignement géorgien. Ainsi, le service de renseignement extérieur, auparavant partie intégrante d'un Ministère de la Sécurité d' État, a gagné en indépendance; il dépend directement du Président.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Un article de la presse russe a évoqué le nom d'un diplomate géorgien présenté comme étant le chef de station du renseignement géorgien a Moscou en février 2004, un dénommé &lt;b&gt;Nugzar Grzelichvili&lt;/b&gt;.. Les vérifications entreprises ont en tout cas confirmées la présence a Moscou de cette personne qui avait, selon les listes diplomatiques de 2005 et 2006, grade de conseiller supérieur de l' ambassade géorgienne a Moscou. Confirmation quand son successeur est identifié: Arrive en 2007 a l' ambassade géorgienne a Moscou, pour reprendre le bureau de Grzelichvili, &lt;b&gt;Iraki Kotetishvili&lt;/b&gt;, auparavant ministre-adjoint du Ministère de la Sécurité d' Etat géorgienne, ou il coopéra très étroitement avec les russes dans la lutte contre le terrorisme tchétchène, entre autres dans la vallée du Pankissi en Géorgie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Depuis février 2008, c'est un diplomate professionnel, Guéla Bejouachvili, qui est a la tête du renseignement extérieur spécial géorgien. Le nouveau service&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;spécial&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;de renseignement extérieur&amp;nbsp; géorgien a eu cette année-la les honneurs de la presse non seulement pour avoir inauguré son site Internet (qui, petit défaut, met du temps a charger) mais aussi pour le démantèlement d'un réseau durant les grandes vacances qui s' efforcait de collecter des informations dans le domaine militaire. Le réseau ne paraît pas avoir été dirigé a partir de la station du renseignement géorgien a Moscou mais plutôt directement avec des officiers traitants opérant depuis le territoire géorgien. Selon la presse russe, le renseignement géorgien s' intéressait aux objectifs stratégiques de la région fédérale Sud de la Fédération de Russie. Et ce en plein conflit ossète! La récente rupture diplomatique entre la Russie et la Géorgie a potentiellement posé des problèmes au nouveau service de renseignement spécial extérieur géorgien, qui ne peut plus agir a partir de son ambassade a Moscou. En tout cas tous ses événements n'ont pas empêchés le Président de la Géorgie de décorer le patron du service spécial de renseignement extérieur géorgien &quot;for their recent conduct, professionalism and contribution to the defence and integrity of Georgia (Communiqué du 08.10.2008 disponible sur le site du renseignement extérieur géorgien)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;GRANDE BRETAGNE.&lt;/b&gt; Le poste SIS Moscou a été particulièrement discret durant la guerre froide. Il était hors de question pour le gouvernement britannique de recommencer un éventuel «&amp;nbsp; complot Lockhart&amp;nbsp;». Le renseignement se fait plus par le biais des antennes situées hors du bloc communiste. Néanmoins, la station du SIS Moscou, discrète, prendra part a quelques opérations réussies, par exemple le traitement de Oleg Penkovsky dans les années 60 et l' exfiltration de Oleg Gordievsky en 1985. Priorité était donnée au traitement des rares sources disponibles sur place, a la collecte du renseignement politique, a la coopération avec le bureau de l' attaché militaire, a la mise en place de lieux de rencontre et de «&amp;nbsp;boîtes aux lettres mortes&amp;nbsp;» sûres, et a découvrir les méthodes de travail et le personnel de la brigade de surveillance du KGB. La station de Moscou s'est fortement activée suite a la chute de l' URSS, et a été mise sur la sellette suite a différents scandales, successivement en 1994,1996, et 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;IRAK.&lt;/b&gt; Très peu d' informations sont disponibles sur le travail des services irakiens en URSS puis en Russie. Toutefois quelques informations filtrent des rapports déclassifiés ou de déclarations officielles. Le rapport du KGB sur ses activités annuelles pour l' année 1980 fait référence a la découverte d'une rézidentura du renseignement irakien sur le territoire soviétique, «&amp;nbsp;composée de citoyens irakiens et d'autres pays arabes, vivant constamment en URSS&amp;nbsp;».Le rapport rendu le 22.01.2002 relatif a l' activité du FSB pour l' année 2001 fait également état de l' interpellation de personnes travaillant pour les services secrets irakiens, sans que l' on en sache plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;ISRAËL.&lt;/b&gt; Le Mossad semble, durant la guerre froide, ne guère avoir été actif derrière le Rideau de fer, au profit du Nativ, créé spécialement a cet effet en juin 1951 sur ordre de David Ben Gourion, et dont la mission fut assez particulière: Le Nativ était chargé de diriger et coordonner le travail d' émigration des juifs vivant derrière le Rideau de fer. Pour cela, le Nativ disposait de représentants a Vienne mais aussi aux États-Unis, a Londres, et derrière le Rideau de fer, chargés de faire du lobbying auprès des autorités occidentales mais aussi de garder le contact avec les juifs soviétiques. Pour leur travail, les officiers du Nativ établissaient des contacts, distribuaient, parfois secrètement, des Tora, jouaient la navette entre les juifs soviétiques et leur famille vivant en Israël etc..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Ce travail, qui ne ressemble guère a celui d'un service secret, était mené dans les règles de la clandestinité, cette activisme ne plaisant guère au contre-espionnage du KGB. Le premier représentant a Moscou fut &lt;b&gt;Nechemia Levanon&lt;/b&gt;, en poste de juillet 1953 a août 1955 (expulsé). Un de ses remplaçants sera &lt;b&gt;Benyamin Eliav&lt;/b&gt; dans les années 50, puis &lt;b&gt;Yehoshua Pratt&lt;/b&gt; de 1959 a 1962. Suite a la rupture des relations diplomatiques entre Israël et l' Union Soviétique en 1967, le Nativ continua son travail a partir de l' ambassade néerlandaise a Moscou. De 1988 a 1991 c'est &lt;b&gt;Yaakov Kedmi&lt;/b&gt; qui dirige la station du Nativ a Moscou. Il sera ensuite a la tête du Nativ, de 1992 a 1999.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le Mossad ne paraît pas s'être investi dans les missions d'espionnage et de renseignement derrière le Rideau de fer, sans doute a cause du rôle spécifique du Nativ, mais aussi a cause de la priorité accordée aux pays du Moyen-Orient. Un des premiers représentants du Mossad en poste a Moscou est &lt;b&gt;Reuven Dinnel&lt;/b&gt;, officiellement conseiller d'ambassade, arrivé en 1992, il est le représentant du TEVEL («&amp;nbsp;Diplomatie alternative) a Moscou, mais sera expulsé en 1995 pour espionnage. L'arrivée du Mossad en Russie n'a pas empêchée le Nativ de continuer ses activités, le service existe toujours, bien que il soit parfois question de le dissoudre, et sa mission n'a pas changée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;SYRIE.&lt;/b&gt; Le rapport de l' activité du KGB pour l' année 1977 se contente d' évoquer l' expulsion du secrétaire-archiviste de l' attaché militaire de l' ambassade de Syrie a Moscou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;TURKMÉNISTAN.&lt;/b&gt; Le service de renseignement turkmène, le KNB, Comité pour la Sécurité Nationale, apparu au lendemain de l' indépendance du pays, a ouvert une station a Moscou sous couverture de l' ambassade, dont la mission paraît être en premier lieu.. la collecte de renseignement contre les opposants au régime turkmène hébergés en Russie. En tout cas,le premier chef de poste du renseignement turkmène identifié est &lt;b&gt;Rakhmanguli Allakov&lt;/b&gt;, arrivé a Moscou en octobre 1993 comme 3ème secrétaire et chef de station a partir de 1994, et qui avait précédemment fait ses classes a la 5ème Direction du KGB («&amp;nbsp;contre-espionnage idéologique&amp;nbsp;»). Idem pour son prédécesseur a partir de 1996, &lt;b&gt;Serdar Annayev&lt;/b&gt;, qui d'après une information s' était illustré dans la lutte contre l' intelligentsia a Ashkabad. Les officiers de la station du KNB a Moscou ont été mis en cause a plusieurs reprises pour leurs actions contre les opposants réfugiés a Moscou. Par exemple, selon la presse russe, Allakov aurait tenté de forcer un poète-dissident, Velsapar, de revenir au Turkménistan; ou les tentatives de recrutement de turkmènes a Moscou par son successeur en octobre 1997 pour surveiller les milieux dissidents. Annabayev a exercé son poste a Moscou jusqu'au début des années 2000 (En 2001 il était toujours &quot;Premier secrétaire&quot;) avant de quitter la capitale russe. Son remplacant a ce poste fut sans doute &lt;b&gt;Orazmuhamed Charyev&lt;/b&gt;, en poste a Moscou jusque 2005-2006, et qui fur remplacé par &lt;b&gt;Maskat Annabaev&lt;/b&gt; en 2007. Ils se sont faits, en tout cas, beaucoup plus discrets a Moscou que Allakov et Annayev.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;TURQUIE.&lt;/b&gt; Les intérêts turcs et russe s' opposent dans la zone Caucase, c'est par conséquent leur principal champ de bataille. Aucune information n'a filtrée sur le travail de la station du MIT a Moscou, ou plus précisément en Russie et en URSS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Chef du contre-espionnage militaire pour la région militaire Caucase de 1964 a 1972, Boris Geraskine indique que du côté des voisins de la zone Caucase, c'est le renseignement turc qui était le plus actif, par exemple a travers son consulat a Batoumi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Suite a la chute de l' URSS et a l' instauration de la Fédération de Russie, un peu plus d'informations sont disponibles: Un documentaire du FSB indique que le chef de station du MIT, apparement au début des années 90, était &lt;b&gt;Ergan Szoi&lt;/b&gt;, qui dirigea en 1995 la section chargée de couvrir la Russie au QG du MIT. Le FSB a, a plusieurs reprises, mis en cause le travail du MIT dans la zone Caucase, entre autres en Tchétchénie. En 1995 est par exemple arrêtée Madame Chansli, une femme d'origine bulgare, qui a été recrutée par le MIT et essayait d'obtenir des informations a Krasnodar sur le fonctionnement et le travail des services de la police et du FSB locaux. La même année, un journaliste, Isak Kendir, est arrêté au Daguestan. On trouve aussi sur lui deux documents d'identité au nom de Itsak Kasap. est expulsé. Selon les autorités russes, le journaliste était en réalité un cadre du MIT chargé des contacts avec Djokar Dudaïev, leader des séparatistes tchétchènes. Doudaïev se servait de ce journaliste pour entretenir des contacts avec les autorités turques, et par exemple exiger d'elles que elles reconnaissent l' indépendance de la Tchétchénie .Kasap-Kendir, ainsi que un officier du MIT du nom de Hussein, chargé des contacts avec Doudaïev, sont expulsés..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Patron du 1er département du FSB (contre-espionnage), Oleg Syromolotov, dans une interview donnée en 2002 a la Rossiskaya Gazeta, citera, parmi les services secrets entretenant des contacts avec les séparatistes, ceux de la République de Turquie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;On peut aussi supposer une certaine coordination entre MIT et services russes a propos de la lutte contre les bandes armées en Tchétchénie, même si la position turque sur ce sujet manque de clarté. A plusieurs reprises, les autorités russes ont interpellées des citoyens turcs se battant dans les bandes tchétchènes. Citons comme exemples Ali Ollu, qui combattit les russes de 2001 jusqu'à son interpellation le 29.12.2005 en Russie, ou bien Abou Zar, qui prépara plusieurs groupes de terroristes dans la vallée du Pankissi en Géorgie. La Turquie est aussi un point de passage pour aller en Tchétchénie; Alexandre Zdanovitch, alors a la tête des relations publiques du FSB, cite comme exemple dans une interview du 15.08.2000 Muhammad Wahab, qui passa par la Turquie puis la Géorgie, et fut arrêté&amp;nbsp;en 2000.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Guerre du renseignement au sein de la Commission européenne?</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Europe de l'Ouest</category>
<category>Services secrets britanniques</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 21:49:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;GUERRE DU RENSEIGNEMENT AU SEIN DE LA COMMISSION EUROPEENNE?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Beaucoup est dit et écrit sur les guerres du renseignement, sur des thèmes incontestablement intéressants. Citons la lutte du FBI contre les espions soviétiques (ESPIONS ROUGE DE PIERRE HUS ET GEORGE KAPOCZI); la lutte de la CIA contre les soviétiques en Afghanistan (LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON de GEORGE CRILL; CIA-KGB LE DERNIER COMBAT de MILTON BEARDEN et JAMES RISEN); le travail du KGB dans le monde et y compris en URSS (KGB CONTRE L' OUEST DE ANDREW ET GORDIEVSKY; KGB DE JOHN BARRON; plus beaucoup d' autres ouvrages, y compris russes) , mais aucun ne se concentre sur la question de l' espionnage au sein de la Communauté économique européenne, puis l' UE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Pourtant, les recherches effectuées ont permis de découvrir a trois reprises l' existence d' espions de pays occidentaux parmi les membres de membres de leurs pays, au sein même de la délégation permanente de leur pays auprès de la Commission européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Peut être cité un haut responsable d'un service secret d' Europe occidentale spécialisé dans la lutte antiterroriste au début des années 2000, Monsieur H. Le nom de cette même personne apparaît dans la liste de 2007 de la délégation permanente de son pays auprès de l' Union Européenne..Un hasard?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Citons aussi tel pays, occidental aussi, qui dispose d'un chef de station sous couverture de conseiller d' ambassade a Bruxelles. Précision sur ce fameux chef de station, il fut auparavant en poste dans un pays de la zone Afrique ainsi que dans un pays asiatique. Pourtant, un autre officier de ce même service se trouve a la même période en poste dans la délégation permanente de ce pays auprès de la Commission...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Exemple beaucoup plus concret est celui de l'anglais Simon Butler-Madden. Ce professionnel du Secret Intelligence Service (35 ans de carrière) a démarré sa carrière au renseignement de Sa Majesté en 1966. Premier poste a l' étranger: Deuxième secrétaire a la délégation britannique auprès de la CEE a Bruxelles de 1969 a 1972..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Si les services secrets des Etats membres de l' UE s'amusent a placer leurs espions au coeur de la Commission européenne, dans quel but?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Il serait intéressant de travailler sur la question, en effet, de la place du renseignement au coeur même de la Commission. Richard Tomlinson, dans son ouvrage, ainsi que Roger Faligot, dans son volumineux «&amp;nbsp;Histoire des services secrets français depuis 1870&amp;nbsp;» font bien référence a quelques opérations d' espionnage, de la DGSE contre la Grande-Bretagne lors des négociations de 1986, ou de celles de la station du SIS a Paris dans les années 70. Néanmoins ce n'est que la pointe d'un très gros iceberg. Le cadre du «&amp;nbsp;marché commun&amp;nbsp;» n'a jamais empêché les batailles entre États, et ce pour obtenir la plus grosse part du gâteau, politiquement mais aussi économiquement. Tout pays n'a pas d' ami constants ou d' ennemis constants, seulement des intérêts constants,pour paraphraser Lord Palmerton. Et il serait intéressant de se demander ce que font des espions au coeur de la Commission. S'agit-il d'espionner les «&amp;nbsp;amis&amp;nbsp;» ou la Commission carrément?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Répressions et réhabilitations en URSS des années 50 a Gorbatchev</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2008/12/14/repressions-et-rehabilitations-en-urss-des-annees-50-a-gorba.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Eurasie centrale (Russie ,As</category>
<category>Secteur géographique: Europe de l'Est</category>
<category>Services secrets soviétiques et russes</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 23:44:48 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Répressions et réhabilitations en URSS des années 50 a Gorbatchev&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Beaucoup a été écrit et dit sur ce sujet, néanmoins, nous avons pus constater que certains épisodes de cette histoire tragique de l' Union Soviétique sont passées inaperçues, c'est pourquoi il convient de revoir, corriger, et apporter des précisions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Premier point a revoir, la «&amp;nbsp;déstalinisation&amp;nbsp;» est liée a l'année 1956 avec la «&amp;nbsp;dékrouchtchévisation&amp;nbsp;». cette affirmation n'est que en partie exacte. Si en effet en 1956 commence la réhabilitation de nombre de personnes envoyées dans les camps de travail sous Staline, les premières réhabilitations commencent .. sous Staline lui-même: Citons par exemple Nikolaï Erdman, dramaturge et scénariste, envoyé en prison en 1933, puis libéré et qui reçoit le prix Staline en 1944.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La période stalinienne se caractérise en réalité par un mouvement ambivalent,&amp;nbsp; fait de répressions, d'arrêt de ses répressions, puis dans un nombre très limité de cas de réhabilitations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; deuxième nuance a faire, on peu dater les débuts de la déstalinisation peuvent être datés de 1953, et ce par deux actes symboliques: la première est la reconnaissance ouverte de l' innocence des médecins accusés dans le complot des blouses blanches; deuxièmement, c'est l' arrêt définitif, avec Staline, des méthodes de terreur massive vis-a-vis de la population.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deuxièmement c'est un document, peu connu, daté de 1954 du comité central du PCUS,qui donne ordre de réexaminer un certain nombre d'affaires, de personnes accusées de crimes contre révolutionnaires. Dans ce but sont créées des commissions, aussi bien au niveau national que local, comprenant des représentants du KGB, du MVD, de la Procurature ou de la Procurature Générale. Ses commissions étaient chargées de réexaminer les cas des personnes condamnées par les collégiums du GPU et ses successeurs, ainsi que le collégium militaire de la Haute cour d' URSS, et les tribunaux militaires, ainsi que les personnes déportées conformément au décret du présidium du Haut conseil ' URSS du 21.02.1948.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur la période mai 1954- avril 1956, la commission réexamina 337183 personnes emprisonnées. Parmi elles, pour 153502 personnes, l' affaire fut classée sur la base du décret du 27.03.1953 «&amp;nbsp; De l' amnistie&amp;nbsp;», ou bien la fin de leur déportation, la baisse de leur peine etc.. Seules 14338 personnes sont réhabilitées. Pour 183681 personnes, la sanction est laissée telle quelle (54,5% par conséquent)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les réhabilitations prennent effectivement de l' ampleur a partir de 1956 avec le discours secret de Khrouchtchev.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Concernant les réhabilitations, un des principaux auteurs est, ironie de l'histoire, un officier du KGB, le général Borisoglebsky, qui dirigera ensuite la direction du personnel du KGB. Borisoglebsky trie les priorités: En premier réexaminer les dossiers des personnes qui sont encore enfermées dans les camps (les Lagérii, attention! GOULAG comme on les appelle parfois est une erreur, GOULAG désignant la «&amp;nbsp;Direction principale des camps&amp;nbsp;»); ensuite, les personnes qui ont été libérées mais qui ont été déchues de certains droits. Au sein du KGB sont également créés des groupes de travail chargés de réexaminer les cas des personnes concernées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Toutefois, quelques nuances sont a faire:&lt;br /&gt; Primo, le discours de Khrouchtchev n'était pas destiné a l' Ouest, mais uniquement aux membres du Parti, mais qui suite a une fuite d'information en provenance de Pologne, se retrouvera entre les mains des services secrets occidentaux puis en une du New York Times! Ce qui montre que le but de Khrouchtchev était de «&amp;nbsp;laver le linge sale en famille&amp;nbsp;», sans avoir a l' étaler sur la place publique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Secondo, toutes les victimes des répressions ne sont pas réhabilités, certains ne le seront que bien tardivement. Notons que la destalinisation de 1953 a 1961 ne touchera que 1/5 des victimes de répressions:Selon Alexandre Karbaïnov,directeur du centre de relations publiques du KGB de 1990 a 1992: Des années 30 jusqu'à La mort de Staline (c'est a dire 1953) les répressions ont touchées 3778234 personnes, parmi elles, 786098 furent fusillées; Notons que ses répressions ont touchées soit des personnes innocentes, mais accusées, dans le climat de paranoïa ambiante, soit d'être des «&amp;nbsp;trotskistes&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;espions fascistes allemands&amp;nbsp;» etc... soit sans doute des personnes réellement coupables d' infractions, malheureusement l'article n'est pas assez précis la dessus, ne les distinguant pas. Seul chiffre disponible a ce sujet, 11000 personnes environ ne sont pas réhabilitées pour avoir soit participé aux répressions, soit avoir collaborés avec les nazis.&lt;br /&gt; Toujours est il que sur ses personnes réprimées, seuls 737000 environ sont réhabilités sur la période 1953-1961. Les réhabilitations paraissent avoir été freinées sous Brejnev, en tout cas on n' en retrouve aucune allusion dans les rapports du directeur du KGB Youri Andropov a sa hiérarchie. Mais elles ont reprises beaucoup de constance sous Mikhaïl Gorbatchev, puisque selon Karbaïnov toujours, sur la période 1988-1989 pas moins de 844000 personnes approximativement sont réhabilitées. Chiffre conséquent, dû selon Karbaïnov a la création au sein des services territoriaux du KGB d' équipes chargées de réexaminer les dossiers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'autres personnes ne seront jamais réhabilitées car auteurs de certaines infractions. Ce sera par exemple le cas de certains hauts responsables de la Sécurité d' État. Par exemple le commissaire du peuple Mikhaîl Frinovski, fusillé en 1940, et ancien haut responsable de la Sécurité d' État en Azerbaïdjan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notons aussi le déni de droits pour certaines minorités considérées comme «&amp;nbsp;traîtres&amp;nbsp;» par Staline, qui malgré la «&amp;nbsp;déstalinisation&amp;nbsp;», ne sont pas pleinement rétablies dans leurs droit, par exemple les tatars de Crimée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; S'est aussi posée la question de la responsabilité des personnes qui «&amp;nbsp;fabriquaient&amp;nbsp;» des affaires. Ironie de l'histoire, on relève les premiers cas... dès 1939. En effet, dès l'arrivée de Beria a la tête du NKVD sont licenciés du NKVD pour contre révolution, ou&amp;nbsp; pour infractions dans le cadre des fonctions 23% des cadres,ajouté a une série d' actes juridiques, par exemple «&amp;nbsp; O nédostatkakh v slédstvénoï rabotié organov NKVD&amp;nbsp;». («&amp;nbsp;Sur les insuffisances dans le travail d' enquête du NKVD&amp;nbsp;»). Il n'est pas certain, comme l' a montré par exemple le «&amp;nbsp;complot des blouses blanches&amp;nbsp;» (Médecins accusés d'avoir prévus des assassinats de hautes personnalités soviétiques, qui seront innocentées a la mort de Staline) que ses instructions aient été respectées.&lt;br /&gt; Toutefois, une nouvelle fois, c'est la période Khrouchtchevienne qui va donner une certaine impulsion. Certaine car limitée! Comme le constate dans une remarquable étude relative aux réhabilitations a partir de 1954 O.V.Lavinskaya, les procureurs et les organes du parti refusèrent de sanctionner, le plus souvent, les auteurs d' infractions qui étaient toujours vivants. On relève néanmoins quelques exceptions: Par décision du comité du parti régional du 11.10.1955 est renvoyé l' adjoint du directeur de la Direction du KGB de la région Amour D.F Tikhonov.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, combien de personnes ont été jugées pour avoir fabriqués de fausses affaires? Alexandre Karbaïnov donne, la aussi, quelques chiffres: Il évoque, pour les années 50 (sans être malheureusement plus précis), 1324 officiers du NKVD (Qui comprend non seulement la police et la Sécurité d' État, mais aussi les pompiers et la Direction principale des camps) et du MGB condamnés, 2370 anciens membres de la Sécurité d' État soit licenciés, soit privés de décorations ou de retraite, exclus du parti, punis administrativement ou dans le cadre du Parti. 68 personnes se sont vues retirer le galon de général, parmi les dirigeants de la Sécurité d' État.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces réhabilitations paraissent néanmoins avoir jouées un rôle positif sur le système juridique soviétique, puisque désormais les méthodes de répression massives sont exclues. Ancien officier du KGB, Igor Préline raconta lors d'une conférence organisée a la mi-2008 par le CF2R (Centre français de recherche sur le renseignement) que la première chose que on lui enseignait a l' école du KGB était «&amp;nbsp;plus jamais ça&amp;nbsp;», ne plus utiliser cette méthode sanglante. A partir de la, étonnamment, malgré le côté répressif, le KGB sera beaucoup plus légaliste, recherchant plus la preuve concrète de&amp;nbsp; l'infraction, dans ses missions d' enquête, que auparavant. Un exemple peut être donné avec l' enquête sur Oleg Penkovsky, officier du renseignement militaire soupçonné de travailler pour les services secrets occidentaux, et qui sera longuement surveillé pour obtenir les preuves irréfutables de sa trahison; ou avec la longue surveillance des dissidents&amp;nbsp; Siniavsky et Daniels pour démontrer que ils furent les auteurs de «&amp;nbsp;samizdat&amp;nbsp;» publiés a l' Ouest.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais malgré cette déstalinisation, nous sommes loin alors d'une liberté totale, le processus de lutte contre les opposants politiques continue .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Directeur du KGB de 1967 a 1982, Youri Andropov le reconnaît lui-même a mots couverts dans sa note du 29.12.1975 n°3213-A a l'intention du comité central du PCUS: «&amp;nbsp;En 1958, justement durant la période que certains a l' Ouest qualifient de «&amp;nbsp;libéralisation&amp;nbsp;», se référant a la déclaration du 27.01.1959 de Khrouchtchev sur 'l'absence de condamnations pour des infractions politiques&amp;nbsp;', 1416 personnes sont condamnées sur la base de l'article 70 du Code pénal de la RSFSR (Agitation anti soviétique et propagande)&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autre donnée peu connue, la réunion du Comité central du PCUS du 19.07.1962 (Donc quand Khrouchtchev était a la tête du PCUS) examine la question de «&amp;nbsp;l ' intensification de la lutte avec les éléments anti soviétiques hostiles&amp;nbsp;», lequel donne lieu a trois documents: résolution du conseil des ministres d' URSS élargissant la liste des endroits interdits pour les personnes «&amp;nbsp; aux activités anti soviétiques hostiles&amp;nbsp;», «et &amp;nbsp;les personnes exilées ou accomplissant leur peine&amp;nbsp;», Ordre du KGB n° 00175 «&amp;nbsp;sur l' intensification de la lutte des organes de la sécurité de l' État envers les éléments démontrant leur hostilité&amp;nbsp;»; ordre du procureur général d' URSS «&amp;nbsp;Sur l' intensification du contrôle du procureur sur les enquêtes relatifs aux affaires de crimes d' État et leur examen dans les tribunaux&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nommé en 1967 a la tête du KGB, Youri Andropov insiste clairement sur la nécessité de ne plus utiliser des méthodes répressives. Mais il entend ainsi les répressions de masse de l' époque stalinienne, en général, pour les dissidents ou futurs dissidents en particulier. La méthode change : on arrête les répressions de masse, on cible désormais les personnes une a une.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A partir de Andropov le but fixé au KGB ne sera plus de chercher a tout prix a arrêter les auteurs de «&amp;nbsp;propagande anti soviétique&amp;nbsp;», mais de «&amp;nbsp;prévenir&amp;nbsp;». Cette technique, appelée «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;», sera mise en oeuvre par directives dès 1970. Le principe est simple: les personnes auteurs d'actes anti soviétiques ou en passe de l'être sont convoquées au service local du KGB ou un officier discute avec elles, déclarant que le KGB est au courant de leurs actes et leur demande de cesser. La personne doit s' engager par écrit a ne plus recommencer. Un exemple est donné par la note n°360-A du directeur du KGB Youri Andropov au Comité central du PCUS «&amp;nbsp;sur la discussion profilactique et préventive avec P.G. Grigorenko&amp;nbsp;»: Lors de la discussion il fut indiqué a Grigorenko que son activité porte atteinte aux intérêts étatiques et que si il continue seront prises des mesures par les organes du KGB&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les documents declassifiés du KGB montrent en tout cas,du point de vue pénal, le développement de cette méthode:&lt;br /&gt; La note n°3213A du 29.12.1975 du directeur du KGB Youri Andropov au Comité central du Parti communiste d' Union Soviétique évoque 63108 personnes qui sont passées par la «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;» de 1971 a 1974. Un chiffre conséquent, qui peut s' expliquer par la largesse de son implication: la «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;» concerne aussi bien des personnes critiquant le régime de Brejnev (par exemple le général Grigorenko) que celles qui auraient eues a un moment ou a un autre une attitude «&amp;nbsp;antisoviétique&amp;nbsp;», ce qui peut inclure les personnes lisant des revues, livres, tracts considérés comme antisoviétiques&amp;nbsp; ou critiquant le régime.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A partir de la, quid de la répression pure?&lt;br /&gt; Une note du 31.10.1975 n°2743-A du directeur du KGB Youri Andropov a l'intention du Comité central du PCUS évoque les chiffres respectifs de 1601 personnes condamnées pour «&amp;nbsp;propagande et agitation anti soviétique&amp;nbsp;» de 1959 a 1962, contre respectivement 502 de 1963 a 1966, 381 de 1967 a 1970 et 348 de 1971 a 1974. Les personnes coupables d'activités nationalistes qui ont été condamnées ne sont pas indiquées dans ses statistiques, mais on peut supposer que elles sont comprises dans la catégorie «&amp;nbsp;propagande et agitation anti soviétique&amp;nbsp;» , ainsi que dans la catégorie «&amp;nbsp;Personnes condamnées pour d'autres infractions&amp;nbsp;» (Chiffres respectifs de 1003 personnes de 1959 a 1962, 1011 de 1963 a 1966, 328 de 1967 a 1970 et 258 de 1971 a 1974)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une autre note, n°3213-A du 29.12.1975, du directeur du KGB Youri Andropov au Comité central, est tout aussi intéressante: Sur la période 1958-1966&amp;nbsp; pour «&amp;nbsp;propagande anti soviétique&amp;nbsp;» sont condamnées 3448 personnes. En septembre 1966 entre en vigueur l' article 190 du code pénal de la RSFSR (Diffusion de fausses informations nuisant a l'ordre constitutionnel soviétique). Sur la période 1967-1975, sur la base des articles 70 et 190 du code pénal de la RSFSR sont condamnées 1583 personnes. Autre information intéressante venant tout droit de la note n°3213-A, sont détenues 261 personnes, a la date du 20.12.1975, dans les camps, pour «&amp;nbsp;agitation et propagande anti soviétique&amp;nbsp;», ce qui est beaucoup moins que on ne pouvait le penser, et permet de tirer deux conclusions: Les personnes arrêtées étaient aussi envoyées en hôpital psychiatrique ou en prison, quand elles étaient condamnées, ensuite les personnes emprisonnées dans les camps de travail étaient sans aucun doute, en grande majorité, des auteurs d' infractions de droit commun.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;» est donc la règle et l' enfermement, ou l' internement, plus des exceptions. La note du 09.02.1984 sur les recherches de personnes auteurs de lettres anonymes anti soviétiques pour l' année 1983 en donne un exemple concret: Sur les 1223 auteurs de telles lettres identifiées, 650 sont passés par la «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;», 275 «&amp;nbsp;sont en cours de vérification&amp;nbsp;» (sans doute sous surveillance et enquête), 101 font l' objet d'une enquête, et (parmi ses 101, 48 sur la base des articles 70 et 190 du code pénal de RSFSR), 197 sont envoyées en hôpital psychiatrique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3165/3108836770_0ee4519fbc_o.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3165/3108836770_8aae89c116_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les chefs de la Cinquième direction du KGB, devenue en 1989 le Directoire &quot;Z&quot; (Protection de la Constitution): Philip Bobkov, chef adjoint de 1967 a 1969 puis chef de la 5ème Direction de 1969 a 1982; I.Abramov, a la tête de la Cinquième Direction a partir de 1982); Valery.Vorotnikov (1989-1991); E.Ivanov (Janvier 1991-septembre 1991)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Notons aussi que la lutte contre l' opposition ne fait pas partie des priorités principales du KGB: Si elle est loin d'être délaissée, cette tâche relève du 5ème Directoire du KGB d'URSS (créé en 1967). Mais d'une part c'est un des plus petits services au sein du KGB (237 officiers au quartier général lors de sa création) lors de sa formation, d'autre part il n' aura jamais le statut de «&amp;nbsp;Direction principale&amp;nbsp;», statut accordé aux services d'une très grande importance comme le renseignement extérieur,le contre- espionnage, ou les gardes- frontières.&lt;br /&gt; Ce constat est très visible en examinant les rapports annuels du KGB d' URSS, par exemple le rapport du 15.03.1983 relatif a l' activité du KGB pour l' année 1982 évoque en premier lieu des tâches comme le renseignement extérieur, y compris politique et scientifique, le contre-espionnage, le contre-espionnage militaire, avant d'en arriver a la 5ème page seulement a la lutte contre les groupes nationalistes et aux activités antisoviétiques, notant au passage que 40 groupes nationalistes ont été découverts sur l'année 1982, entre autres en Ukraine, en Arménie, en Estonie et en Lituanie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que peut-on en tirer comme conclusions? Le KGB a en effet lutté contre des personnes qui s'apprêtaient a commettre des infractions de personnes s'apprêtant a attenter a la vie humaine ( Détournements d'avions, lettres anonymes menacant de mort tel ou tel dirigeant). Quelques cas concrets l'ont démontrés: explosion en 1974 près du tombeau de Lénine, trois attentats a la bombe en plein Moscou le 08.01.1977 faisant 7 morts et 35 blessés; tentatives d'une personne vers 1967 de se faire exploser en plein au Comité central du PCUS; deux bombes désamorcées dans le métro de Moscou en 1989..) mais de tels actes ont plus été l' exception que la règle. Le KGB était aussi le «&amp;nbsp;bras armé du Parti&amp;nbsp;», le but était par conséquent d'assurer le monopole du Parti a tout prix. Le KGB diffère-il de ses prédecesseurs? Oui et non. Non car son rôle n'a pas changé, oui car la finesse était plus de mise. Les officiers de la Cinquième Direction n'étaient pas des incultes loin de la, et dès l' ère Chelepine (Donc fin des années 50 et début des années 60) un gros effort a été entrepris pour faire entrer au KGB des personnes dotées de diplômes, de têtes &quot;bien faites&quot; et pas forcément &quot;bien pleines&quot;. Néanmoins, le rôle du KGB l'a poussé a violer certaines normes comme la Constitution, ou les accords de Helsinki de 1975, lesquels garantissaient pourtant la liberté d' expression.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Toutes les personnes aussi bien arrêtées et emprisonnées ou soumises a la «&amp;nbsp;profilaktika&amp;nbsp;» étaient loin d'être de fervents anti communistes ou anti soviétiques; a partir de la, la «&amp;nbsp;lutte contre les dissidents&amp;nbsp;» paraissait aussi comme un moyen d' empêcher la «&amp;nbsp;déviance idéologique&amp;nbsp;» des personnes ciblées. En un sens, cet arsenal de mesures montre bien une chose: il suffisait que la pression sur la population se relâche pour que le système ait un risque de s' effondrer, non pas dans le sens d'une guerre civile, quoique cette hypothèse ne peut complètement être exclue (tensions des minorités) mais aussi avec l' émergence d'une opposition viable au monopole du PCUS.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>La DGSE de 2000 a 2002</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2008/06/15/la-dgse-de-2000-a-2002.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Asie</category>
<category>Secteur géographique: Europe de l'Ouest</category>
<category>Secteur géographique: Moyen-Orient</category>
<category>Services secrets francais</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<category>Thématique: Structures des différents services sec</category>
<category>Thématique: Techniques du renseignement</category>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 17:08:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Pour des raisons de sécurité, certains noms ne sont pas publiés, et remplacés par un pseudo.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Située Boulevard Mortier, la DGSE, Direction Générale de la Sécurité Extérieure, a été confrontée a une forte crise interne ses dernières années, conséquence des luttes au sommet de la hiérarchie du Service.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La DGSE, dont le quartier général est toujours situé Boulevard Mortier, a Paris (Surnom du QG: La Piscine, a cause de la Piscine des Tourelles située juste a côté), compte depuis 1987 cinq grandes directions:&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3175/2580911048_68e917816f_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3175/2580911048_6489902a20_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Jean-Pierre Pochon&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;. La Direction du Renseignement (DR) est chargée de la collecte et de l'analyse du renseignement, obtenu aussi bien de manière &quot;ouverte&quot; (presse, conversations, documents officiels..) que &quot;fermés&quot; (recrutement d'informateurs), sur les menaces extérieures a la France mais aussi dans les domaines politiques, économiques, scientifiques.Elle s'appuie pour cela sur des postes de la DGSE a l'étranger, par exemple a Berlin ou Washington, quoique l'existence de postes DGSE sur le territoire national même, pour espionner les voisins et lutter contre des menaces, n'est pas a exclure. La DR sera dirigée a partir de mars 2000 par Jean-Pierre Pochon.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3061/2580082201_6d895ebd07_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3061/2580082201_6b9d38588d_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3156/2580911116_a3d8e85927_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3156/2580911116_b0acf2bb1d_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; (A gauche).A la tête du Service &quot;Action&quot; de septembre 1987 a 1989, Jean Heinrich fut le créateur, et aussi le premier dirigeant, de la Direction des opérations de la DGSE, qu'il commanda de 1989 a 1992. (A droite): Xavier Bout de Marnach, a la tête de la Direction des Opérations de 2000 a 2004.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt; &amp;nbsp; Créée en 1989 a l'initiative du général Jean Heinrich, la Direction des Opérations est chargée des opérations spéciales, a haut risque; c'est cette Direction qui envoie des officiers dans des zones réputées dangereuses (Par exemple en Irak, au Kosovo ou en Tchétchénie) sans oublier les opérations &quot;Homo&quot; (assassinats) , les ouvertures de courrier, fouilles de valises..L'habitude voulant que ce soit un général de l'armée qui la dirige, c'est le général Xavier Bout de Marnach qui la dirige depuis 2000. (Depuis le 01.09.2007, il a pris le commandement de la KFOR au Kosovo).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2023/2449147140_3caefea508_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2023/2449147140_b96c462fe7_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Bruno Joubert, directeur de la Direction de la Stratégie de la DGSE de 1997 a 2001.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt; La Direction de la Stratégie est chargée de transmettre aux décideurs politiques les informations recueillies par la DGSE et de recueillir leurs avis mais aussi de participer avec le Quai d'Orsay, le Ministère des affaires étrangères, a l'élaboration de la politique étrangère gouvernementale. C'est beaucoup plus un service &quot;diplomatique&quot;, ce qui explique pourquoi c'est toujours un diplomate qui l'a toujours dirigé. Depuis septembre 1997 c'est Bruno Joubert (Nommé en mars 2008 conseiller diplomatique adjoint de Nicolas Sarkozy) qui est a sa tête.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La Direction technique est chargée a la fois de la recherche et de l'exploitation des informations d'origine technique (ce qui laisse supposer que le service des écoutes lui est rattaché) sans oublier les poses de micros, caméras etc..A sa tête se trouve Jean-Francois Sillière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2014/2448324353_bbcfaea4f0_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2014/2448324353_949d7d2f81_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Paul-Henri Trollé&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp; La Direction de l'administration est chargée des questions d'administration au sein de la DGSE (affectation du personnel, assistance juridique, formation du personne, acquisition de matériel). C'est Paul-Henri Trollé qui la dirige.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; Pour des raisons bureaucratiques, toutefois, le numéro 2 de la DGSE est non pas, comme plusieurs années auparavant, le Directeur du renseignement, qui occupe toujours, néanmoins, une position prépondérante; mais le Directeur de cabinet. Comme le note l'arrêté du 04.12.2002 relatif a la DGSE, &quot;le Directeur de la DGSE est assisté d'un directeur de cabinet qui le remplace en cas d'absence ou d'empêchement&quot;.&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3062/2580978916_f27e7026ff_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3062/2580978916_eeb71d73dc_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Dominique Champtiaux (tenant le drapeau)&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dernier est, depuis mars 2000, le général Dominique Champtiaux. Un spécialiste des opérations clandestines: Il a dirigé le Service Action de 1996 a 1997 puis la Direction des Opérations de 1997 a mars 2000.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3014/2449147242_11bfc90762_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3014/2449147242_18a1bdfea3_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3180/2580082233_e7906afbd8_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3180/2580082233_90d55a90e2_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; A gauche, Jacques Dewatre et son successeur, Jean-Claude Cousseran.&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est un remarquable article signé Jacques Isnard, paru dans le &quot;Monde&quot; du 20.12.1999, qui signale le prochain remplacement de Jacques Dewatre, le patron de la DGSE, par un diplomate pur jus, arabophone, et fondateur de la Direction de la Stratégie de la DGSE: Jean-Claude Cousseran. Pourquoi ce remplacement?&amp;nbsp; Le principal grief fait a la DGSE est son action lors de la récente guerre du Kosovo, réputée &quot;particulièrement discrète pour ne pas dire inexistante&quot; (Ce qui n'empêchera pas le chef de la section &quot;Balkans&quot; de l'époque d'être ensuite promu). Toutefois il convient de relativiser: D'une part la station de la DGSE a Belgrade a dûe être fermée suite a l'évacuation de l'ambassade de France, empêchant la collecte du renseignement. D'autre part, malgré les propositions d'un officier de la DGSE, le ministre des affaires étrangères Hubert Vedrine refuse que soient organisés des contacts avec l'UCK, Armée de Libération du Kosovo, avant les accords de Rambouillet,ce qui aurait permis d'en apprendre plus sur les intentions de l'UCK.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autre reproche fait a Dewatre: ses tendances, selon l'article de Isnard, a faire de la &quot;diplomatie parallèle&quot;, a la grande fureur du Quai d'Orsay. Toutefois, tous n'est pas noir: On doit a Dewatre la mise en place de postes DGSE en Asie centrale (Par exemple au Kazakhstan et en Ouzbékistan), postes avancés de la lutte antiterrorisme (NDLR: Surtout quand on sait que un des principaux mouvements d'opposition ouzbéks, le MOI, est très proche de Ben Laden. Comme le démontrera Guillaume Dasquié dans son remarquable article, par l'intermédiaire du chef de guerre Rachid Dostom, les services secrets ouzbéks ont faits infiltrer le MOI, collectant ainsi des renseignements sur cetrte organisation et sur Al-Qaïda, et en faisant ainsi profiter aussi bien la CIA que la DGSE, grâce aux débuts d'une coopération interservices).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2352/2460383540_d7ff2a8b4f_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2352/2460383540_32c3d004c5_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2405/2448324399_465088784e_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2405/2448324399_cbb929b8f0_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;De gauche a droite: Arnaud Danjean et Pierre-Antoine Lorenzi.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cousseran, nommé a la tête de la DGSE, s'entoure d'une équipe a sa solde, en nommant comme conseillers personnels Arnaud Laloum pour l'Afrique et Arnaud Danjean (qui justement dirigeait la section &quot;Balkans&quot; au service de recherche de la Direction du renseignement de la DGSE de 1998 a 2000) pour l'Europe et la Russie, ainsi que Pierre-Antoine Lorenzi comme chef de cabinet. Mais deux &quot;hics&quot; apparaissent très rapidement dans la composition de l'équipe nouvelle: c'est d'une part les luttes d'influence entre les différentes &quot;familles&quot; politisées (socialistes et RPRistes) et d'autre part les militaires, qui jouent toujours une place prépondérante au sein de la Maison (Nombre de chefs de postes sont des militaires de carrière, le plus souvent issus de l'armée de terre, par exemple, en cette année 2000, les chefs de postes en Bulgarie, au Kazakhstan et a Washington). Aussi, Cousseran est obligé de &quot;composer&quot;: Sur proposition de l'Elysée, c'est Jean-Pierre Pochon, chiraquien pur jus, qui est nommé a la tête de la Direction du renseignement. Haut responsable de la police nationale, Pochon a fait une carrière aux RG et a la DST. C'est a lui qu'on doit l'interpellation, en 1980, des dirigeants du groupe terroriste &quot;Action Directe&quot;. Pour satisfaire les militaires, Cousseran choisit un des leurs, le Général Dominique Champtiaux,comme directeur de cabinet, et le nomme numéro 2, de facto, du Service.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Autre problème, la volonté du nouveau Directeur de réformer la DGSE, conscient des faiblesses du Service, ou il avait déja précédemment travaillé , en tant que Directeur de la Stratégie de 1989 a 1992. Quitte a provoquer la fureur des &quot;barons&quot; de la DGSE!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2278/2448324365_96615b5d7d_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2278/2448324365_08bcce7ab2_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Philippe Hayez&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La première mesure, prise dès mai 2000, est l'inauguration d'un &quot;centre de situation&quot;, chargé de suivre les crises importantes de par le monde, comme en Côte d'Ivoire, au Congo, ou en Irak (Dirigé par le conseiller a la Cour des comptes Philippe Hayez) , provoquant des grincements de dents chez les officiers de la Direction du renseignement et de la Direction des Opérations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La deuxième mesure est proposée par Bruno Joubert, a la tête de la Direction de la Stratégie depuis 1997: Il s'agit de réformer la Direction du renseignement, pour rendre ses structures plus adaptées a un contexte de globalisation, ou les questions du renseignement économique mais aussi de la lutte contre les différentes formes de criminalité organisée, tel que le trafic de stupéfiants et le terrorisme, sont de plus en plus une évidence. Les structures de la Direction du renseignement , réparties selon d'une part le renseignement classique, d'autre part le contre-espionnage, et enfin l'analyse, paraissent inadéquates.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2201/2449147096_fd4707f6ee_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2201/2449147096_35a12cd353_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Alain Chouet.&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Par conséquent, en octobre 2000, trois services sont créés au sein de la Direction du Renseignement, réformant en profondeur les structures: Le Service de Renseignement Politique (SRP), chargé des informations a caractère politique, le Service de Renseignement de Sécurité, SRS,chargé de la lutte contre le terrorisme, la prolifération nucléaire et toute forme de criminalité, et la Direction centrale du renseignement, chargée de diriger les stations de la DGSE dans le monde et de coordonner l'ensemble. Ancien chef de poste a l'étranger, Vincent Nibourel a fait une année comme auditeur a l'Institut des hautes études de Défense Nationale (cession 1999-2000) avant d'être nommé a la tête du SRP; A la direction du SRS est nommé Alain Chouet , un spécialiste du Moyen-Orient qui a été en poste a Beyrouth, Damas, mais aussi conseiller technique pour le monde arabe et le terrorisme de 1990 a 1992 auprès de Jean-Claude Cousseran, quand celui-ci dirigeait la Direction de la Stratégie de la DGSE. Nommé a la tête de la Direction du Renseignement, Jean-Pierre Pochon se retrouve avec trois services séparés, et constate, a sa grande fureur, que Chouet en réfère directement a Cousseran (les deux hommes se connaissent) sans l'en aviser. Pour ajouter a la confusion, est nommé comme adjoint de Pochon &quot;Gerald&quot;, ancien chef de poste a Washington qui avait, ensuite, été sanctionné par une mise a pied par le prédécesseur de Cousseran, Jacques Dewatre, suite a la découverte de malversations au sein du TOTEM, que &quot;Gerald&quot; dirigea.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3220/2448323833_bf0756e72b_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3220/2448323833_1fa9164856_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Francois-Xavier Deniau&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&amp;nbsp; Durant l'année 2001,Cousseran change aussi nombre de cadres du service, a l'exception de la Direction du renseignement. Si l'entente avec Pochon n'est pas des meilleures, Cousseran n'hésite pas a le contourner.&lt;br /&gt; Ainsi, la tête de la Direction technique, Yves Mathian remplace Jean-Francois Sillière; Bruno Joubert quitte la Direction de la Stratégie et est nommé ambassadeur auprès de l'OSCE a Vienne; son remplacant est le diplomate Francois-Xavier Deniau ; Paul-Henri Trollé est remplacé a la tête de la Direction de l'administration en 2002; le chef de cabinet Pierre-Antoine Lorenzi est remplacé en juin 2001.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au-dela des changements internes, la DGSE va se retrouver mobilisée sur le front de la lutte antiterrorisme, domaine ou elle excelle:&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3118/2580150541_9e2fdf2baf_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3118/2580150541_b06d0d947f_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Le chef de guerre Rachid Dostom&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&amp;nbsp; La fin de l'année 2001 a été excellente pour la DGSE, car le Service a surtout montré ses aptitudes dans deux domaines: l'Afghanistan et la lutte antiterrorisme. Avant le 11 septembre 2001, la DGSE suit avec attention les réseaux de Oussama Ben Laden, y consacrant plusieurs notes montrant très clairement l'intention du réseau Ben Laden de frapper les Etats-Unis. Une note du 05.01.2001 évoque même les projets de détournements d'avions! Le Service de Renseignement de Sécurité , chargé entre autres de la lutte antiterroriste au sein de la Direction du Renseignement de la DGSE,&amp;nbsp; peut s'appuyer sur un travail a long terme mené contre le réseau Al Qaïda: Outre le recrutement d'informateurs, la DGSE bénéficie du soutien de l'Alliance du Nord, groupe afghan dirigé par Ahmed Shah Massoud, et de Rachid Dostom, un chef de guerre ouzbek qui a fait infiltrer le MOI&amp;nbsp; (Mouvement Islamique Ouzbek, dirigé par Tahir Youldachev), groupe terroriste ouzbek proche de Ben Laden. Ajouté a la coopération, déja a cette époque, avec certains services secrets, par exemple ouzbeks, qui sont confrontés de plein fouet au terrorisme islamique d'obédiance wahhabite du MOI. Notons aussi une collaboration sans heurts avec la DST (événement rare et qui mérite d'être souligné) et qui sera encore renforcée après le 11 septembre 2001. Le système est donc efficace, les alliés (dont américains) normalement prévenus. Ce qui n'empêchera malheureusement pas les attentats du 11 septembre, spectaculaires et sanglants...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après la surprise, l'offensive. Etant donné que l'attaque a été menée par Al Qaïda, lequel groupe est basé en Afghanistan, aussitôt ordre est donné d'attaquer le groupe terroriste et ses satellites.&lt;br /&gt; La DGSE s'appuie donc sur ses contacts en Afghanistan, des contacts éprouvés , ce qui sera la clé du succès pour le Service: Comme le rappele Pierre Marion ,Directeur de la DGSE de 1981 a 1982, il envoie a cette époque un détachement du Service Action (Alors dirigé par le Colonel Lorblanches) pour aider livrer des armes a la résistance afghane, soutenu par l'ISI (renseignement militaire pakistanais) avec qui le chef de poste DGSE a Peshawar de 1983 a 1986, le commandant Michel Derlot, maintient le contact, mais contrairement aux autorités pakistanaises la DGSE refuse de soutenir les fractions radicales, et mise sur Ahmed Shah Massoud, surnommé le &quot;Lion du Panchir&quot;. Même après la fin de la Guerre d'Afghanistan a la fin des années 80 et le retrait des troupes soviétiques, la DGSE conserve le contact avec l'Afghanistan. Et lorsque décision est prise d'envahir l'Afghanistan pour chasser les talibans et traquer Al Qaïda, la CIA pourra bénéficier d'une DGSE très bien introduite auprès de l'Alliance du Nord. Jean-Pierre Pochon, a la tête de la Direction du Renseignement de la DGSE, centralise les informations, Xavier Bout de Marnach, a la tête de la Direction des Opérations de la DGSE, fait envoyer des commandos du Service Action ( Dirigé depuis 1999 par le colonel Bertrand Fleury) renforcer le poste DGSE auprès de l'Alliance du Nord tandis que Dominique Champtiaux,&amp;nbsp; Directeur de cabinet du patron de la DGSE , visite secrètement l'Afghanistan, pour rencontrer les officiers du Service Action présents dans la zone Nord. Une occasion pour cet ancien patron du Service Action (De 1996 a juillet 1997) qui fut aussi a la tête de la Direction des Opérations de 1997 a 2000, de renouer avec le terrain. Du côté des contacts avec les services secrets américains, ils sont renforcés, menés par Bill Murray, chef de station de la CIA a Paris, et &quot;Jean&quot; (je l'appelerai ainsi), chef de poste de la DGSE a Washington qui est arrivé dans la capitale politique américaine peu avant les attentats du 11 septembre. Ce spécialiste du contre-espionnage a été nommé au grade d'officier quelques années plus tôt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2273/2232890335_7c7701a452_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2273/2232890335_e20e2df39f_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Christian Ganczarski, terroriste interpellé grâce a la coordination au sein de &quot;Alliance Base&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre opération menée par la DGSE , après le 11 septembre 2001 est la créée une cellule chargée exclusivement d'échanger des renseignements sur Al Qaïda avec plusieurs services secrets alliés, tels que la CIA, les britanniques ,mais aussi les homologues allemands , canadiens et australiens . Cette Base, située a l'Ecole Militaire a Paris, prendra le nom de Alliance Base. A sa tête, un haut responsable de la Direction du renseignement de la DGSE, &quot;Gerald&quot; ,l'ancien adjoint de Pochon a la Direction du renseignement (qui sera remplacé en 2003 comme n°2 de la DR par Philippe Hayez). Un des succès attribués a Alliance Base est l'interpellation de Christian Ganczarski. Lié a l'attentat commis en 2002 a Djerba, ce résident allemand est très lié a nombre de proches de Ben Laden, car les policiers du BKA allemand découvriront chez lui les numéros de téléphones de nombre de membres du réseau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Néanmoins, les guerres intestines prennent le dessus: Furieux que sa Direction soit divisée en trois entités différentes et que Chouet ne passe pas par lui pour transmettre ses notes a la hiérarchie, Pochon ne met pas les pieds a la DGSE plusieurs mois durant suite a son conflit avec Cousseran. Ce dernier essaye de reprendre la situation en main en demandant la révocation de Cousseran, pour pouvoir nommer un nouveau Directeur du renseignement de la DGSE. Refus de Jacques Chirac. Résultat: Pochon étant toujours nominalement Chef de la DR mais factuellement n'occupant pas ce poste, la DR tourne a vide. C'est par conséquent Dominique Champtiaux, directeur de cabinet et n°2 de la DGSE ( Le décret de 2002 indiquant que le Directeur de cabinet du Directeur de la DGSE est aussi n°2 du service) qui pilote &quot;en direct&quot; la DR, au grand dam de nombres d'officiers ebranlés par ses luttes internes. Mais les dégâts ne sont pas terminés: Jacques Chirac avait appris en septembre 2001, grâce au capitaine Bernard Coquart de la DGSE, que le Service a déclenché des recherches sur un compte bancaire qu'il aurait au Japon, et enquêterait sur ses liens troubles avec un japonais condamné dans son pays. C'est la section de Contre-Criminalité (Dirigée par un magistrat , Gilbert Flam) du Service de Renseignement de Sécurité qui dirige les recherches, menées sur place par les chefs de station de la DGSE a Tokyo : Jean-Claude Guillot ( De 1996 a 1998) puis Alexis May (Futur chef de poste a Beijing). L'entourage du Président craint alors une manoeuvre des socialistes, peu avant la présidentielle, pour destabiliser le Président. les socialistes infirment, faisant remarquer que ils n'avaient jamais pris l'information au sérieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par précaution néanmoins,un ménage est fait a la DGSE, au grand dam de nombre d'officiers lassés des guerres de couloirs et autres intrigues politiques: Flam est le premier a être débarqué, suivi en juillet 2002 de Cousseran, puis en octobre Alain Chouet. En novembre, Alain Juillet est nommé Directeur du renseignement de la DGSE en remplacement de Pochon. . Vincent Nibourel, de son côté, est envoyé comme directeur-adjoint de la Direction de la Stratégie, le diplomate Francois-Xavier Deniau (Qui a remplacé Bruno Joubert en juillet 2001), et ce le temps que les orages se calment..&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3262/2449147120_802bd2bea3_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3262/2449147120_5dce5a0eeb_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;Alain Juillet, Directeur du renseignement de la DGSE de novembre 2002 a décembre 2003.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après la tempête, qui a mis la Direction du renseignement a feu et a sang, comme l'estime un officier de la DGSE, l'éclaircie: Le calme revient, malgré les désaccords entre Juillet et Brochand sur la stratégie que la DGSE doit adopter. Les conflits de couloirs ne sont pas complètement éteints comme le montre la nomination de Philippe Hayez a la mi-2003 comme adjoint de Juillet, et ce sur insistance de Brochand.Ce calme se paye néanmoins au prix fort, puisque la réforme des structures de la Direction du renseignement, initiée par Pochon et Joubert, est abandonnée: on revient a un classique service de recherches, (dirigé de juillet 2003 a 2005 par &quot;Benoît&quot;, ancien chef de station a Riyad, puis durant le conflit en Irak en 2003 chef de la division Moyen-Orient), , un service d'analyse, pris en main par &quot;Patrick&quot;, lequel remplacera Philippe Hayez comme directeur adjoint du renseignement a la mi-2006, et un service des relations avec les services secrets étrangers et les entreprises. Ce dernier est dirigé par Michèle Ledirat jusqu'a la mi-2005, avant d'être remplacée par...Vincent Nibourel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les considérations politiques ont aussi entraînées une immixtion au coeur de la DGSE, et le débarquement de spécialistes du renseignement fort estimés, tels que Chouet et Cousseran, tous deux bons spécialistes du monde arabe. Un élément indispensable en ses temps de lutte contre le terrorisme islamique extrémiste, ou le Moyen-Orient, pour être compris, a besoin de spécialistes de la région.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;ARTICLE DE JACQUES ISNARD, &quot;LE MONDE&quot;, 20.12.1999&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; RENSEIGNEMENT - Le chef de la DGSE est remercié après les échecs de son service en Yougoslavie.&lt;br /&gt; Par JACQUES ISNARD.&lt;br /&gt; 20 décembre 1999&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nommé en juin 1993 par le gouvernement d'Edouard Balladur, Jacques Dewatre va céder sa place à la tête de l'espionnage français à un diplomate, Jean-Claude Cousseran, qui a appartenu à plusieurs cabinets ministériels socialistes&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; AU TOUT DÉBUT de l'an 2000, l'ambassadeur de France en Turquie, Jean-Claude Cousseran, ancien membre de plusieurs cabinets ministériels socialistes, devrait être nommé à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il succédera à Jacques Dewatre, qui avait été nommé à ce poste par le gouvernement d'Edouard Balladur en juin 1993. Un diplomate, familier de la DGSE, se substitue à un préfet qui ne l'était pas moins, lui aussi, avant d'en devenir le patron, puisque, jeune officier, M. Dewatre avait appartenu au service « action », chargé des opérations clandestines. Agé de soixante-trois ans, il devrait être nommé à un poste d'ambassadeur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Forte de 4 050 civils et militaires, la DGSE est chargée, au profit de l'ensemble du gouvernement, de rechercher et d'analyser le renseignement intéressant la sécurité de la France, de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage contre les intérêts nationaux et, le cas échéant, de mener des opérations clandestines. Elle dispose d'un budget avoué de l'ordre de 1,66 milliard de francs (253 millions d'euros) - c'est ce qui est prévu pour 2000 - et reçoit environ 200 millions de francs par an pour ses opérations sur les fonds secrets du premier ministre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; M. Dewatre aura exercé un des plus longs mandats à la tête de la DGSE après celui d'Alexandre de Marenches, dans les années 70, à la direction du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), ancêtre de l'actuelle DGSE. En période de cohabitation, le changement de responsable des services spéciaux est une affaire délicate à régler: il requiert, plus que tout autre, l'accord de l'Elysée et du gouvernement, pour lesquels la DGSE travaille. M. Dewatre a réussi à maintenir un équilibre entre la présidence et le gouvernement, mais sans pour autant éviter les critiques de l'une et de l'autre. En particulier, il lui a souvent été reproché de faire cavalier seul par rapport à son service et de jouer au diplomate occulte, non mandaté par les autorités politiques de son pays, se déplaçant fréquemment à l'étranger sans en informer ses supérieurs ni ses collaborateurs, au risque de dévaluer la production de la DGSE en la concurrençant avec ses propres analyses. Ni au sommet de l'Etat ni à la DGSE, on n'a apprécié ces absences répétées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; MÉFIANCE ET OPACITÉ&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En Serbie, l'action de la DGSE a été particulièrement discrète, pour ne pas dire inexistante, à l'exception de quelques commandos envoyés - sur le tard - au Kosovo. L'évacuation de l'ambassade française à Belgrade, dès les premiers raids de l'OTAN, puis sa fermeture ont abouti à interrompre les liens que la DGSE pouvait avoir avec quelques sources sur place. Cette attitude a joué contre M. Dewatre et a probablement précipité son départ. Les ratages de la DGSE ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au fil des ans, les missions de la DGSE ont évolué. Son expertise militaire a été contestée par la Direction du renseignement militaire (DRM) naissante. Elle a dû se tourner davantage vers l'interprétation des faits économiques, commerciaux, industriels et technologiques et vers la lutte contre l'argent sale et le terrorisme international, pour lesquelles elle ne dispose pas toujours des personnels les mieux formés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce qui l'oblige à lancer une politique de recrutement essentiellement orientée vers la société civile et censée viser la qualité, malgré ses difficultés administratives pour attirer l'élite des candidats. Dès son arrivée, M. Cousseran trouvera une DGSE repliée sur elle-même et rendue méfiante par ce manque d'ouverture au monde extérieur et par son opacité, à la différence d'autres services étrangers qui, comme le BND allemand par exemple, tentent aujourd'hui une transparence délicate. M. Dewatre s'est, d'autre part, employé à multiplier les cloisonnements internes, de sorte que les personnels de la DGSE ont du mal à coopérer entre eux et, a fortiori, avec d'autres services comme la DST.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le nouveau directeur général des services spéciaux n'est toutefois pas un inconnu dans sa maison. Entre 1989 et 1992, M. Cousseran a été chargé de mettre sur pied une direction de la stratégie à la DGSE, du temps où les services français étaient dirigés par Claude Silberzhan. Il travaillait, en pratique, en binôme avec le directeur du renseignement, Michel Lacarrière. Cette direction stratégique avait pour tâche, au quotidien, de synthétiser et de mettre en forme les informations de la DGSE à destination de ses « clients », c'est-à-dire les autorités gouvernementales. Ainsi, ce diplomate, au profil assez atypique, ne fait pas partie de nombre de ces fonctionnaires du Quai d'Orsay, que révulse la seule perspective d'avoir à fréquenter des agents secrets.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On prête au gouvernement l'intention de créer, pour éviter une discontinuité dans le travail accompli quotidiennement par la DGSE, un poste de numéro deux, qui pourrait être attribué au général Dominique Champtiaux, l'actuel directeur des opérations. Ce numéro deux de la haute hiérarchie aurait autorité sur les cinq autres grands directeurs de service en l'absence de M. Cousseran. Le choix du général Champtiaux calmerait les militaires, dont le poids a diminué au sein de la DGSE. 
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<title>Les postes du SDECE a l'étranger, brève analyse.</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2008/05/31/le-sdece-analyse.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Amérique du Nord</category>
<category>Secteur géographique: Amérique Latine</category>
<category>Secteur géographique: Eurasie centrale (Russie ,As</category>
<category>Secteur géographique: Europe de l'Ouest</category>
<category>Secteur géographique: Moyen-Orient</category>
<category>Services secrets francais</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<category>Thématique: Techniques du renseignement</category>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 08:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;La lecture de nombre d'ouvrages consacrés au renseignement extérieur francais, ainsi que des recherches personnelles, poussent a faire quelques constats sur les postes du SDECE (Service de Documentation Extérieur et de Contre-Espionnage , le service de renseignement extérieur francais de 1946 a 1982). Si certaines des remarques ne sont pas des surprises pour&amp;nbsp;un spécialiste du renseignement, ici&amp;nbsp;l'effort est donné vers une analyse plus poussée. Notre dossier.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premier constat pour les officiers du SDECE envoyés a l'étranger, les couvertures diplomatiques qui leur sont attribuées par le Quai d'Orsay. Elles présentaient l'inconvénient de rendre le chef de poste SDECE très facilement identifiable: Citons&amp;nbsp;d'abord la couverture &quot;d'attaché militaire adjoint&quot; qui fut attribuée pêle-mêle a:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Robert Cantais, chef de poste a Tokyo jusque 1963.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;René Crignola, chef de poste a Prague de 1964 a 1966 environ,puis Tokyo&amp;nbsp;a partir de 1970&amp;nbsp;, a chaque fois sous la même couverture.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Jean Deuve, chef de poste a Tokyo de 1967 (au minimum) a 1970.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Au commandant Perret&amp;nbsp;, chef de poste a Moscou de 1951 a 1955, puis a son successeur, le capitaine Michaut&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le commandant Humm, chef du poste chargé du renseignement a Vienne jusque 1963.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Jacques Lafou de Lageneste, chef de poste en Hongrie a compter de 1951&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Michel Bourrel de la Roncière, envoyé a Belgrade en 1954&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Les capitaines Husson (chef de poste au Cambodge jusque 1962) puis son successeur, le capitaine Touzelet (1962-1965)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, couverture tout aussi ridicule, celle de &quot;chargé de mission&quot;, qui fut attribuée a :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Philippe Thyraud de Vosjoli, chef de poste SDECE a Washington de 1951 a 1963&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Raymond Laporte, chef de poste SDECE a Washington de 1963 a 1968&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Paul Blondel, chef de poste a Beyrouth de 1959 a 1962&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Reynold de Seresin,chef de poste au Liban de 1969 a 1971.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citons celle, moins utilisée mais tout aussi inefficace, de vice-consul (&lt;b&gt;Maurice Clément&lt;/b&gt;, chef du poste Contre-espionnage a Vienne a compter de 1963), d'&quot;attaché naval adjoint&quot; , par exemple &lt;b&gt;Albert Labbens&lt;/b&gt; de 1962 a 1964 a Moscou ou le capitaine de corvette &lt;b&gt;René Taro&lt;/b&gt; a Istanbul de 1962 a 1964) ou d'attaché de presse adjoint pour &lt;b&gt;Bounier&lt;/b&gt;, chef de poste au Cameroun (alors qu'il n'y a même pas d'attaché de presse!). Mais tous les &quot;attachés militaires adjoints&quot; ne sont pas des officiers du SDECE. La réciproque n'est pas vraie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que certains officiers du SDECE ont pus disposer de couvertures plus discrètes (Par exemple &lt;b&gt;Jacques Levacher&lt;/b&gt;, chef de poste successivement a Sofia de 1960 a 1966 puis La Havane de 1967 a 1971 sous la couverture de conseiller commercial).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le SDECE réussira ensuite, peu a peu, a obtenir des postes diplomatiques a l'étranger plus classiques pour ses officiers en poste a l'étranger, rendant plus difficile leur identification par les services ennemis. Par exemple, &lt;b&gt;Roger Aymé&lt;/b&gt; ouvre le poste SDECE de Beijing en 1972&amp;nbsp;sous la couverture de &quot;conseiller d'ambassade&quot;. &lt;b&gt;Pierre Chirol&lt;/b&gt; arrive a Bagdad en 1968 comme deuxième secrétaire d'ambassade&amp;nbsp;(il y restera&amp;nbsp;jusque 1970, avant d'apparaître avec la même couverture diplomatique a Aden, au Yémen).&amp;nbsp; Même si les mauvais exemples restent: Citons &lt;b&gt;Alain Bolley&lt;/b&gt;, chef du poste SDECE (puis DGSE) de 1980 a 1985 a Delhi, officiellement &quot;attaché militaire adjoint!&quot;. Ou &lt;b&gt;Alain Chouet&lt;/b&gt;, &quot;chargé de mission&quot; a Rabat de 1985 a 1988! Aujourd'hui, les chefs de postes de la DGSE disposent d'une couverture, très classique, de secrétaire&amp;nbsp; ou de conseiller d'ambassade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxième remarque, la faiblesse des postes SDECE a l'étranger, surtout comparé au KGB ou a la CIA, et même vis-a-vis du SIS, le service de renseignement extérieur britannique! Généralement, un poste SDECE ne comporte que le chef de poste et son secrétaire, sauf quelques postes, comme le Sénégal, ou l'Allemagne et l'Autriche. Le chef de poste se retrouve, le plus souvent, seul. Or, devant déja non seulement lire la presse quotidienne du pays affecté, traiter les sources (si il en dispose) du poste SDECE, mais aussi rencontrer des officiels (si il est officiellement diplomate)et rédiger des rapports quotidiens, son efficacité en pâtit, et il est parfois difficile de lancer de nouvelles approches ou de connaître parfaitement la situation d'un pays, faute d'avoir le temps d'une vue d'ensemble. Heureusement, le chef de poste bénéficie de l'assistance de son secrétaire (par exemple pour les contres-surveillances) et généralement s'entend très bien avec l'attaché militaire de l'ambassade, permettant ainsi d'échanger les informations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Troisième remarque, la division du travail: Dans certains pays, existe a la fois un poste SDECE chargé de faire du renseignement, et un autre poste chargé du contre-espionnage. C'est le cas au Sénégal a la fin des années 50 (Ou &lt;b&gt;Maurice Robert&lt;/b&gt; dirige le renseignement offensif et son homologue, &lt;b&gt;M.Roger&lt;/b&gt;, s'occupe du contre-espionnage) ou en Autriche. Cette complémentarité apparente (le poste chargé du renseignement &quot;attaque&quot;, celui du contre-espionnage &quot;défend&quot;) n'est que de facade, car d'abord cette méthode n'empêche pas les doublons entre lesdeux postes, qui peuvent en venir a tenter de recruter la source de l'&quot;adversaire&quot;, et ce qui n'aide pas, les deux postes ne dépendent pas de la même autorité. L'un dépend du service de renseignement, l'autre du service de contre-espionnage, empêchant une coordination efficace, a moins d'une bonne entente a tous les niveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quatrième remarque, regrettable, sur l'absence, pour des raisons budgétaires (manque de moyens) , politiques (Fermeture de la station du SDECE a Prétoria, dirigée par le &lt;b&gt;commandant Hamon&lt;/b&gt;, tout simplement parce que le nouveau gouvernement s'oppose a l'appartheid! Il aurait été, au contraire, préférable de laisser l'antenne du SDECE en fonctionnement pour collecter des renseignements), techniques (Impossibilité de faire du renseignement derrière le Rideau de Fer, d'ou la conclusion du directeur du SDECE dans les années 70: Il faut fermer les postes!) ou stratégiques (le pays en question n'a que peu d'importance, voire aucune) de postes SDECE dans certains pays. Par exemple, le SDECE est très peu implanté a la fin des années 50 en Amérique Latine (quoique les informations obtenues font supposer l'ouverture, en 1962, d'un poste en Argentine et d'un autre au Pérou). Résultat, certains pays soit ne sont pas couverts, ou bien sont couverts, mais depuis un pays tiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citons &lt;b&gt;Albert Labbens&lt;/b&gt;, précédemment nommé, et qui dirigea le poste de Moscou de 1962 a 1964: Il était aussi chargé de couvrir la Pologne et la Finlande. Ou son homologue &lt;b&gt;Jacques Levacher&lt;/b&gt;, en poste a Cuba, est aussi compétent pour la République Dominicaine. Prenons l'exemple du chef de poste du SDECE au Sénégal chargé de couvrir les pays voisins. Ayant déja beaucoup de travail a Dakar, il ne peut se rendre a intervalles réguliers dans les pays qu'il est chargé de couvrir. Résultat, parfois pendant plusieurs mois, le Centre (Expression personnelle pour parler du QG du SDECE) n'est informé sur la situation dans le pays donné que par la presse ecrite. L'absence d'un chef de poste sur place, qui soit au contact quotidien aussi bien de la population que des officiels ou de ses sources, empêche un véritable travail de renseignement. En Afrique, sous l'égide de &lt;b&gt;Maurice Robert&lt;/b&gt; a partir du tout début des années 60, cette situation s'améliore, avec la création des postes de Liaison et de Renseignement (PLR), chargés de faire du renseignement &quot;ouvert&quot; et d'assister les services secrets des pays amis dans la formation de leurs officiers, sans oublier l'échange de renseignement. Ses postes seront implantés en Côte d'Ivoire, au Tchad (Jusque 1963, quand le PLR, suite a un incident entre le chef de l'Etat tchadien et le chef du poste,le &lt;b&gt;commandant Mallet&lt;/b&gt;, entraîne sa fermeture), au Gabon, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, en Haute-Volta (Burkina Faso) au Cameroun,en Centrafrique, au Congo et a Madagascar. Ne font du renseignement &quot;clandestin&quot; que les antennes implantées en Guinée (jusque 1965, avec la rupture des relations diplomatiques entre la France et la Guinée), au Tchad (A partir de 1963), ainsi que au Congo, au Mali et en Mauritanie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Chambardement au FSB.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Eurasie centrale (Russie ,As</category>
<category>Services secrets soviétiques et russes</category>
<category>Thématique: Biographies</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 21:42:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;A la tête du FSB depuis 1999, Nikolaï Patrushev vient de céder son fauteuil a un de ses subordonnés, spécialisé dans le domaine du contre-espionnage économique: Alexandre Bortnikov. Notre dossier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2117/2490118697_82bd881d69_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2117/2490118697_1d79299431_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;Nikolaï Patrushev, né en 1951, a travaillé toute sa vie dans les services de sécurité intérieure, au contre-espionnage du KGB puis au FSB. A la tête de la Direction du FSB en Carélie de 1992 a 1994, il prend ensuite la tête du 4ème département du FSB (Octobre 1998 a août 1999) jusqu'a être nommé a la tête du FSB en 1999 en remplacement de Vladimir Poutine.&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En soi, la carrière de Bortnikov paraît discrète, voire terne. Né en 1951,le nouveau directeur du FSB est , tout comme Patrushev, un &quot;vieux de la vieille&quot;, qui a travaillé au KGB puis au FSB, a différents postes: Entré en 1975, il aurait fait sa carrière au KGB puis FSB de Saint-Pétérsbourg, entre autres comme il numéro 2 de la Direction du FSB a Saint-Pétérsbourg jusque 2003, chargé de superviser le contre-espionnage. En juillet de la même année, il prend le commandement du FSB de Saint-Pétérsboug.&amp;nbsp;En mars&amp;nbsp;2004, il est rappelé a Moscou pour diriger un des services les plus importants du FSB, le 4ème département, le Service de sécurité économique (департамент экономической безопасности) .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 4ème département est incontestablement un des services les plus importants au sein du FSB: C'est de lui que relève le contre-espionnage économique, ce qui inclut la protection des secrets économiques, commerciaux, et industriels, sans oublier la lutte contre la corruption (Y compris au sein de la police, du Ministère des situations d'urgence ou de celui de la Justice), les machinations financières d'importance (Par décret du Président de la Fédération de Russie d'avril 1999 ont été créés au coeur du Département de sécurité économique des sections chargées de la sécurité des objectifs industriels, des transports et des structures de crédits et des finances), et ce a un moment ou l'économique prime de plus en plus (Y compris ce qu'on qualifie d' &quot;intelligence économique&quot;), la lutte contre la contrebande et le trafic de drogues. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour revenir a Bortnikov, les articles parus, par exemple dans &quot;Agentura.ru&quot;, le décrivent comme un technocrate terne. Ce qu'on ne peut exclure: Au sein de la galaxie des services secrets russes, Bortnikov n'est pas une figure très connue. Pourtant, a y regarder de plus près, il a pris part a nombre d'enquêtes importantes au sein du FSB: Au FSB de Saint-Pétérsbourg, il participera a l'enquête sur l'assassinat de la députée russe&amp;nbsp;Starovoïtova,&amp;nbsp;perpétré en 1999. Il faudra presque une année d'enquête et des moyens considérables pour que la police&amp;nbsp;et le FSB tombent sur un gang lié a un député du Parti de Jirinovsky. Plusieurs des gangsters, qui officiellement travaillaient dans une société de sécurité, seront condamnés par la justice russe pour cet assassinat. Au 4ème département, il prendra part a l'enquête sur Mikhaïl Khodorkovsky, le fameux oligarche soupconné (et condamné) pour fraude fiscale. Selon Eric Schmidt-Eebohm, c'est&amp;nbsp;le service de renseignement&amp;nbsp;fédéral allemand (Le BND) qui aurait alerté les russes sur les machinations du magnat..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2041/2490118627_7e4d6bb42f_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2041/2490118627_e0ebd29566_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;Alexandre Bortnikov, nouveau patron du FSB, était jusqu'a présent une figure discrète parmi les &quot;siloviki&quot; russes&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre élément, sa biographie comporte des zones d'ombres, empêchant de juger des qualités ou non de Bortnikov. Une figure peu connue du grand public ne signifie pas automatiquement un simple technocrate, surtout que sa nomination est le résultat de guerres internes au FSB ou, selon les journaux russes, les relations entre Patrushev et Bortnikov n'étaient pas des plus cordiales. Il est même catalogué comme étant un &quot;homme de Medvedev&quot;. Une chose est sûre: C'est le nouveau Président de la Fédération de Russie qui a annoncé sa nomination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet épisode peut être relié a la Guerre entre clans au coeur des services de sécurité russes qui a été particulièrement visible l'année dernière. Opposant le patron du FSB, Patrushev, et celui du FSKN, le Service fédéral antinarcotiques, dirigé par Viktor Tcherkessov, apparement autour de questions de contrôle des services de sécurité, ce conflit a aussi montré que Poutine ne contrôle pas si bien que ca ses propres services de sécurité (A moins qu'il laisse faire). Le bilan de cette bataille vient en tout cas de tomber: Patrushev vient d'être nommé secrétaire au Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie, et Tcherkessov vient d'être débarqué du FSKN pour prendre la tête de l'agence pour l'armement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Polémique: Richard Dwyer et la secte de Jim Jones.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Amérique Latine</category>
<category>Services secrets américains</category>
<category>Thématique: Biographies</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 11:17:25 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Il est temps de briser un mythe sur un des scandales les plus retentissants su siècle dernier. Tous les ingrédients étaient la: Une secte dirigée par un fou, l'apparition de la CIA, laquelle était sous les feux des commissions parlementaires américaines Pike et Church, sans oublier l'assassinat, rare dans les annales, d'un parlementaire américain, Leo Ryan, venu enquêter sur place, au Guyana. Apparition de la CIA? Tout a fait. Parmi les personnes qui accompagnèrent le parlementaire Léo Ryan dans sa visite du camp de la secte de Jim Jones, se trouvait un dénommé Richard Dwyer.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2282/2435257684_52e2d39706_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2282/2435257684_761ec2c390_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;De gauche a droite: Jim Jones, Charles Garry et Richard Dwyer&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or selon le site &lt;a href=&quot;http://www.carpenoctem.tv/cons/jones.html&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;&quot;Seize the night&quot;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; (Je cite ce site mais il y en a d'autres): &quot;Dwyer was an agent of the CIA. Richard Dwyer was a CIA agent For his part, Dwyer neither confirms nor denies that he was a CIA agent, but he was identified in the 1968 edition of Who's Who inthe CIA. A month after the massacre the San Mateo Times, a Bay Areanewspaper (hometown paper of Leo Ryan), reported that &quot;State Department officials acknowledge that a CIA agent was dispatched to Jonestown within minutes of the airstrip assault.&quot; Dwyer denied to the Times that he was there at the time. According to one report, Dwyer's next stop after Guyana was Grenada&quot;. Notons que ce site n'est pas le seul: Une très sérieuse dépêche de UPI du 04.08.1981 (reproduite en fin d'article) affirme elle aussi que Dwyer est un officier de la CIA tout comme deux autres personnes dont elle donne le nom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reprenons les éléments. Selon l'auteur, Dwyer est un officier de la CIA car identifié comme tel par un ouvrage de Julius Mader, ouvrage sorti en Allemagne de l'Est (ca l'auteur oublie de le préciser) et intitulé &quot;Who's who de la CIA&quot;. Un peu léger de se baser sur une seule source d'information non recoupée. Et si des membres du Département d'Etat ont reconnus que un officier de la CIA était présent, cela ne prouve pas automatiquement que il s'agissait de Dwyer. Surtout que aucune enquête sérieuse ni même la CIA n'ont jamais reconnus ont constatés que Dwyer était un officier du renseignement américain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il devenait par conséquent nécéssaire de déclencher des recherches, collecter des informations, analyser, pour tirer la situation au clair, en démarrant par la technique la plus simple pour identifier un officier présumé de la CIA:Sa biographie. C'est le Washington Post du 31.08.1991 , assisté du site Namebase, qui permettent d'en savoir plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Né vers 1933, Richard Alan Dwyer obtient un diplôme d'administration publique a l'université de Princeton, a l'école des affaires publiques et internationales, avant d'entrer au Département d'Etat en 1957. Dans le cadre de sa carrière, il a servi en Syrie, de 1960 a 1963, en Egypte de 1963 a 1966, en Bulgarie de 1970 a 1972 , au Tchad de 1976 a 1977 et était en poste en Guyana en 1978. Notons que selon le Washington Post (ce détail a de l'importance) , aux deux derniers postes a l'étranger, il était chargé d'affaires et chef de mission adjoint. Ensuite, il est consul général en Martinique. Il quitte le service actif en 1984 et décède le 29.08.1991.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant &lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2006/06/22/comment-identifier-un-chef-de-station-de-la-cia.html&quot;&gt;utilisons la méthode du &quot;spotting&quot; des opérateurs de la CIA&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt; pour vérifier si Dwyer correspond aux critères du chef de station, ou du moins d'un &quot;opérateur&quot; de la CIA. Est ce que Dwyer a utilisé une couverture d'un officier de la CIA? Réponse négative. Malgré nombre de recherches, je n'ai jamais vu un officier de la CIA utiliser la couverture de chargé d'affaires. Les &quot;couvertures&quot; des officiers traitants de la CIA sont données par le Département d'Etat, le Ministère des affaires étrangères US, les officiers de la CIA ne peuvent se les attribuer. Or jamais un officier de la CIA n'a occupé cette couverture de chargé d'affaires.Sa biographie ressemble beaucoup plus a celle d'un classique diplomate, loin du fantasme des &quot;espions de la CIA a chaque coin de rue&quot;. Ajoutons-y que la couverture d'un officier de la CIA dans une ambassade permet de montrer son imoortance hiérarchique. Un officier de la CIA qui est officiellement conseiller d'ambassade (ou parfois 1er secrétaire d'ambassade) est sans aucun doute le chef de poste. L'officier CIA clairement identifié dans un pays qui a la couverture de 1er secrétaire, par exemple, est son adjoint, et ainsi de suite. Si Dwyer était &quot;chargé d'affaire&quot; et &quot;chef de mission adjoint&quot; (poste diplomatiquement plus élevé que conseiller) il devrait être le chef du poste de la CIA a Jonestown. Or et d'une je n'ai jamais vu aucun officier de la CIA occuper une telle couverture, et de deux, le chef de poste de la CIA a Jonestown a l'époque était clairement identifié: Il se nomme James Adkins. Cet &lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://209.85.135.104/search?q=cache:tcPz9Ydd2mkJ:www.fas.org/irp/offdocs/walsh/chap_22.htm+james+adkins+CIA&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ct=clnk&amp;amp;cd=1&amp;amp;gl=fr&amp;amp;client=firefox-a&quot;&gt;officier de la CIA&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt; a la carrière &lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://www.namebase.org/cgi-bin/nb01?Na=adkins+james&quot;&gt;bien remplie&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; terminera sa carrière avec le scandale de l'Irangate sur le dos..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Copyright 1991 The Washington Post The Washington Post August 31, 1991, Saturday, Final Edition SECTION: METRO; PAGE B4 LENGTH: 337 words HEADLINE: Foreign Service Officer Richard A. Dwyer Dies SERIES: Occasional BODY:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Richard Alan Dwyer, 58, a retired Foreign Service officer who received the State Department's Award for Valor for his actions in Guyana during the 1978 Jonestown massacre, died Aug. 29 at Sibley Memorial Hospital of complications after gall bladder surgery.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mr. Dwyer joined the Foreign Service in Washington in 1957, and he retired in 1984. In retirement, he had been an investment adviser. At his death, he was director of the Metropolitan Washington Council of the National Association of Investors Corporation and led its computer group.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A resident of Washington, he was born in Evanston, Ill., and graduated from Dartmouth College. He received a master's degree in public administration from Princeton University's Woodrow Wilson School of Public and International Affairs.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; His Foreign Service career included posts in Syria, Egypt and Bulgaria. He had been deputy chief of mission and charge d'affairs at U.S. embassies in Chad and Guyana. His last post before retiring was consul general for the French Caribbean in Martinique.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; His Award for Valor was for action taken in November 1978, when members of the cult settlement at Jonestown in Guyana attacked a group led by Rep. Leo Ryan (D-Calif.) at the Port Kaiturna airstrip, which was the supply point for the settlement.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ryan, who was investigating reports that some of his constituents were being coerced to remain in the settlement, was killed in the attack, as were three television journalists. Mr. Dwyer, who had been Ryan's embassy escort, was wounded, but nevertheless led the survivors into the nearby jungle, where they hid from further attack. They were rescued the next day, the same day the mass suicide that killed more than 900 members of the cult settlement was discovered.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mr. Dwyer was a member of DACOR (Diplomatic and Consular Officers Retired) and St. Thomas Apostle Catholic Church in Washington.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Survivors include his wife of 33 years, Sara Height Dwyer, and two children, Elizabeth and Timothy Dwyer, all of Washington.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Copyright 1981 U.P.I. United Press International August 4, 1981, Tuesday, AM cycle SECTION: Domestic News LENGTH: 420 words HEADLINE: Layton's lawyers ask for CIA documents BYLINE: By SPENCER SHERMAN DATELINE: SAN FRANCISCO BODY:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; The question of CIA involvement in the 1978 Peoples Temple mass murder-suicide surfaced in the conspiracy trial of Larry Layton Tuesday when defense attorneys argued for access to secret intelligence files.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; U.S. District Judge Robert F. Peckham interrupted jury selection to hear arguments from defense attorney Tony Tamburello and CIA Attorney Page Moffet on releasing intelligence files concerning the shooting of Congressman Leo Ryan.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tamburello said he should be allowed access to CIA files on the tragedy because ''we feel that the CIA's role was active in preventing any intervention by government authorities'' to halt the shooting and the deaths of 914 temple members.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tamburello asked the intelligence agency to reveal whether U.S. Ambassador to Guyana John Burke and aides Richard McCoy, Daniel Weber and Richard Dwyer were CIA operatives in Guyana.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tamburello charged the government with ignoring reports that Peoples Temple leader Jim Jones was running a ''concentration camp'' in the jungle because of the CIA's role in propping up the government of Forbes Burnham.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; The cult headquarters was strategically located near the disputed border of Guyana and Venezuela and, Tamburello charged, the Peoples Temple Agricultural Compound was used as a buffer zone between the Guyanese and Venezualians.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Moffet, speaking on a conference line from Washington D.C., said he was not sure ''how any CIA involvement would relate to the guilt or innocence of Larry Layton.''&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tamburello seemed to argue the CIA's failure to warn of an impending tragedy made them a party to it through the legal theory of contributory negligence which places liability on someone who negligently causes a crime.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ''I believe the CIA is directly responsible for creating the Jonestown situation by allowing Mr. Jones, through the government of Guyana, from acting the way he did,'' Tamburello said.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Layton is charged with conspiring to murder Rep. Ryan, D-Calif., and U.S. Chief of Missions Dwyer at the Port Kaituma airstrip. Three journalists and a temple defector also were killed in the attack.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Layton can be charged with conspiring in the attempt on Dwyer's life because a diplomat is an internationally protected person, allowing the government to prosecute for a crime which occurs outside the United States.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ''If Richard Dwyer was with the CIA it might very well effect whether he is an internationally protected person,'' Tamburello said.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Peckham said he would consider the question and issue an opinion later.&lt;/p&gt; 
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<title>Kim Yong-Gan, une étoile montante qui redescend?</title>
<link>http://lemondedurenseignement.hautetfort.com/archive/2008/05/08/kim-yong-gan-une-etoile-montante-qui-redescend.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FSB)</author>
<category>Secteur géographique: Asie</category>
<category>Services secrets nord-coréens</category>
<category>Thématique: Biographies</category>
<category>Thématique: Dossier analytique</category>
<category>Thématique: Structures des différents services sec</category>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 10:26:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;Kim Yong-Gan, une étoile montante qui redescend?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si un pays concentre actuellement l'attention de la communauté du renseignement , c'est incontestablement la Corée du Nord. Ce pays, une des rares dictatures communistes encore existantes, inquiète non seulement Israël, en fournissant des armes a nombre de régimes (par exemple la Syrie) qui lui sont hostiles, mais aussi les Etats-Unis et la Corée du Sud, l'Etat de guerre entre les deux Corées n'étant toujours pas levé ( En 1953 a été signé seulement un cessez-le-feu) et un des buts du régime nord-coréen est toujours la réunification des deux Corées, tout en luttant contre l'impérialisme US. Les parties se regardent en chien de faïence, et ne reste pour les différents services secrets travaillant en direction de la Corée du Nord qu'a étudier les informations obtenues &quot;ouvertement&quot;, le recrutement d'informateurs étant très risqué (Le Ministère de la Sécurité nord-coréen est très vigileant) et très peu d'informations filtrent. Néanmoins, il est possible d'identifier les &quot;étoiles montantes&quot; au sein du régime, et ce selon leur participation aux cérémonies officielles et la place qu'ils y occupent, leurs promotions, les missions qui leur sont confiées. C'est dans ce cadre qu'apparaît une de ses &quot;étoiles montantes&quot;, issue du renseignement politique nord-coréen: Kim Yang-Gon, directeur du Département du Front Uni du Travail nord-coréen.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3102/2460383680_01fb5618cd_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3102/2460383680_ab6589cfaf_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Au premier plan, le Directeur du DFUT, Kim Yong-Gan,lors de son arrivée a Séoul en novembre 2007. Il est apparement le deuxième représentant nord-coréen a se rendre a Séoul.&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le rappele le remarquable &quot;Intelligence Online&quot;, Kim Yang-Gon , né le 24.04.1938 a Anju, une province du Pyongyan, a toujours travaillé dans les services de renseignement politique dépendant du Comité central du Parti des Travailleurs de Corée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme je l'avais évoqué dans une précédente note, existe en Corée du Nord: Le Ministère de Protection de la Sécurité de l'Etat, sorte de KGB, chargé du renseignement extérieur comme du contre-espionnage interne; le service de renseignement militaire, qui dépend du Ministère de la Défense, et dépendant du Comité Central du Parti, la 35ème chambre, en fait le Département des Liaisons Internationales, chargé des relations avec les partis politiques &quot;frères&quot;, mais aussi le Département du Front Uni du Travail (que j'avais oublié), également dépendant du Comité central, et chargé des contacts avec les &quot;organisations de masses&quot;, et la communauté coréenne a l'étranger. C'est ce service que prend en main en 2006 Kim Yang-Gon. Et ce après avoir &quot;monté les marches&quot; au sein du régime: Directeur-adjoint du Département des Liaisons Internationales, DLI, (devenu en 1998 la &quot;35ème chambre&quot;) de 1986 a 1997, il est parallèlement nommé vice-président de l'association coréenne des affaires étrangères en 1991.Il prend la tête du DLI en 1997, et le dirige jusque 2006. A ce poste, il est entre autres réputé pour avoir noué de bonnes relations avec son homologue chinois du Département des Liaisons Internationales, Zhu Liang. Ce qui n'est pas inutile: Les relations sino-nord coréennes ne sont pas forcément aussi idylliques qu'on pourrait le penser. Le fait que le régime de Pékin ait décidé de se tourner vers le capitalisme, au mépris de l'économie planifiée, sans compter le développement des relations entre la Corée du Sud et la Chine populaire, au grand dam de la République Populaire de Corée, s'accompagne d'une forte augmentation des échanges commerciaux entre ses deux pays. Pyongyang, en tant que ennemi du régime sud-coréen, n'a guère apprécié. Néanmoins, la Chine et la Corée du Nord ont besoin l'un de l'autre: La Corée du Nord pour être protégée en cas d'agression; la Chine pour éviter , dans un contexte international de défiance vis-a-vis de la Chine, que le régime de Pyongyang soit remplacé par un régime moins favorable a Pékin..&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3289/2434441153_fa6c6a6cef_o.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3289/2434441153_f62b2a1faf_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Novembre 2007. Kim Yong-Gan, au centre, en compagnie du Ministre sud-coréen de l'unification,Lee Jae-joung. A droite, Kim Man-Bok, directeur du National Intelligence Service (NIS) de Corée du Sud. Ce dernier devra quitter ses fonctions en janvier 2008, pour avoir fait fuiter dans la presse un compte-rendu de sa rencontre le 18.12.2007 avec Kim Yang-Gon&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2006, donc, Kim Yang-Gon prend la tête du DFUT. La mission du DFUT? Entretenir non seulement des relations avec les communautés coréennes a l'étranger, mais aussi contrôler les organisations &quot;de masse&quot; a l'étranger, aussi les syndicats que les organisations religieuses.&lt;br /&gt; Plusieurs indices montrent très clairement sa montée en puissance: En tant que directeur du DFUT, il est chargé des relations avec la Corée du Sud : Il rencontrera a plusieurs reprises des responsables du renseignement sud-coréen, le National Intelligence Service, et, fait exceptionnel et qui mérite d'être souligné, se rend en novembre dernier a Séoul pour négocier avec ses collègues sud-coréens des mesures visant au rapprochement entre les deux Corées, en facilitant le dialogue. Le fait que ce poste, et cette mission, lui aient été confiés, montre la confiance qui lui est accordée. D'autres éléments témoignent de sa montée en puissance: Kim Jong-Il a nommé en 2005 Kim Yang-Gon conseiller a la Commission de Défense Nationale, présidée par Kim Jong-Il, et ce dans un pays ou l'armée, du fait des tensions entre les deux Corées, joue un rôle important (Hwang Jang-Yop, ancien secrétaire du Comité Central du Parti des travailleurs nord-coréen qui fera déféction en 1997, estimera dans une interview que &quot;les militaires sont tout puissant en Corée du Nord&quot;). Dernier indice: Kim Jong-Il est réputé ne se rendre que rarement aux récéptions,hors lors d'une de ses rares présences a une récéption, a l'ambassade de Chine a Pyongyang, en mars 2007, Kim Yang-Gon fait partie des rares personnes qui l'accompagnent, avec le vice-ministre des affaires étrangères du régime.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La boucle est-elle bouclée? Pas sûr. En février dernier , un communiqué de Reuters annonce que le n°2 du DFUT, Choe Sung-Chol (Donc l'adjoint de Kim Yang-Gon) est suspendu , faisant l'objet d'une enquête pour corruption. Selon le NIS, depuis décembre 2007, Choe Sung-Chol était &quot;absent&quot;. Une source de préciser que&amp;nbsp; &quot;In trouble is not only deputy director Choe but also the entire United Front Department which orchestrates all South Korean affairs&quot;. Sous-entendu, Kim Yang-Gon est aussi visé. Il ne peut être exclu que cette étoile montante du régime nord-coréen ne redescende très vite..A moins que les investigations en cours ne soient que une tempête dans un verre d'eau, ou que le directeur du DFUT réussisse a étouffer l'affaire grâce a ses protections..&lt;/p&gt; 
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