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23/01/2009

Guerre du renseignement au sein de la Commission européenne?

GUERRE DU RENSEIGNEMENT AU SEIN DE LA COMMISSION EUROPEENNE?

Beaucoup est dit et écrit sur les guerres du renseignement, sur des thèmes incontestablement intéressants. Citons la lutte du FBI contre les espions soviétiques (ESPIONS ROUGE DE PIERRE HUS ET GEORGE KAPOCZI); la lutte de la CIA contre les soviétiques en Afghanistan (LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON de GEORGE CRILL; CIA-KGB LE DERNIER COMBAT de MILTON BEARDEN et JAMES RISEN); le travail du KGB dans le monde et y compris en URSS (KGB CONTRE L' OUEST DE ANDREW ET GORDIEVSKY; KGB DE JOHN BARRON; plus beaucoup d' autres ouvrages, y compris russes) , mais aucun ne se concentre sur la question de l' espionnage au sein de la Communauté économique européenne, puis l' UE.

Pourtant, les recherches effectuées ont permis de découvrir a trois reprises l' existence d' espions de pays occidentaux parmi les membres de membres de leurs pays, au sein même de la délégation permanente de leur pays auprès de la Commission européenne.

Peut être cité un haut responsable d'un service secret d' Europe occidentale spécialisé dans la lutte antiterroriste au début des années 2000, Monsieur H. Le nom de cette même personne apparaît dans la liste de 2007 de la délégation permanente de son pays auprès de l' Union Européenne..Un hasard?

Citons aussi tel pays, occidental aussi, qui dispose d'un chef de station sous couverture de conseiller d' ambassade a Bruxelles. Précision sur ce fameux chef de station, il fut auparavant en poste dans un pays de la zone Afrique ainsi que dans un pays asiatique. Pourtant, un autre officier de ce même service se trouve a la même période en poste dans la délégation permanente de ce pays auprès de la Commission...

Exemple beaucoup plus concret est celui de l'anglais Simon Butler-Madden. Ce professionnel du Secret Intelligence Service (35 ans de carrière) a démarré sa carrière au renseignement de Sa Majesté en 1966. Premier poste a l' étranger: Deuxième secrétaire a la délégation britannique auprès de la CEE a Bruxelles de 1969 a 1972..

 

Si les services secrets des Etats membres de l' UE s'amusent a placer leurs espions au coeur de la Commission européenne, dans quel but?

Il serait intéressant de travailler sur la question, en effet, de la place du renseignement au coeur même de la Commission. Richard Tomlinson, dans son ouvrage, ainsi que Roger Faligot, dans son volumineux « Histoire des services secrets français depuis 1870 » font bien référence a quelques opérations d' espionnage, de la DGSE contre la Grande-Bretagne lors des négociations de 1986, ou de celles de la station du SIS a Paris dans les années 70. Néanmoins ce n'est que la pointe d'un très gros iceberg. Le cadre du « marché commun » n'a jamais empêché les batailles entre États, et ce pour obtenir la plus grosse part du gâteau, politiquement mais aussi économiquement. Tout pays n'a pas d' ami constants ou d' ennemis constants, seulement des intérêts constants,pour paraphraser Lord Palmerton. Et il serait intéressant de se demander ce que font des espions au coeur de la Commission. S'agit-il d'espionner les « amis » ou la Commission carrément?

Commentaires

Je connaissait une affaire ou des britanniques s'intéressait de trop prés à la construction du CdG et je me rappelle un petit feuilleton anglais (je ne rappelle plus le nom) ou des anglais ''manipuler'' une commission de la CEE chargé des pays de l'ex bloc de l'est, alors cette article ne m'étonnent pas tellement ;)

Écrit par : Frédéric | 03/02/2009

et ils ne doivent pas être les seuls a le faire. c'était quelle affaire pour la construction du CDG?

Écrit par : ADMINISTRATEUR | 03/02/2009

Je crois me rappelez qu'on les avait surprit sur le chantier naval en train de photographier des éléments en cours de construction.

Écrit par : Frédéric | 04/02/2009

vous avez plus d' éléments? je serais curieux d' en savoir plus..

au passage, je viens juste de tomber sur un article daté de 1998 du journal russe "Nezavissimaya gazeta", qui parle de la station sino-US déployée pour surveiller les soviétiques durant la guerre froide.

D'après l' article, cette station existe toujours, dans le Xinjiang, et d'après une source diplomatique a Pékin du journal, les officiers de la CIA y vont souvent

Mais si auparavant cette station servait a la surveillance des essais nucléaires menés au Kazakhstan, maintenant ( en 1998) elle servait a surveiller les talibans

Cette base servirait aussi a la lutte contre le trafic de stupéfiants en provenance de la zone Asie centrale

Écrit par : ADMINISTRATEUR | 04/02/2009

Pour les anglais, cette histoire remonte à plus de 15 ans, j'ai lu cela dans un journal de l'époque mais je n'ai pas la mémoire absolue :)

PS : Pouvez vous mettre la référence de l'article pour la page du Wiki consacré à Echelon ?

A signalez un article sur Bruxelles2 concernant un amiral anglais qui serait soupçonné de ''rouler'' pour la Russie ;

http://bruxelles2.over-blog.com/article-27442232.html

Si cela est confirmé, cela me semble être un travail d'agent d'influence que d'un espion.

Écrit par : Frédéric | 05/02/2009

être un lobyiste du Kremlin ne signifie pas être un agent des services secrets, un article qui ne paraît pas à être à prendre au sérieux, surtout d'un tabloïd

Écrit par : ADMINISTRATEUR | 22/08/2009

Les lobby sont au combien plus redoutables que les SR :)

Ces derniers vous volent vos secrets mais les 1ers influence directement vos décision.

Écrit par : Frédéric | 30/08/2009

certes, mais les services secrets utilisent aussi l' influence. Pas que les lobbies, même si leur développement à Bruxelles, actuellement...

Écrit par : ADMINISTRATEUR | 30/08/2009

Le ''soft power'' passe par une multitude d'actions :)

Écrit par : Frédéric | 31/08/2009

Les commentaires sont fermés.