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24/04/2009

Contact entre le chef de station de la CIA a Islamabad et le Premier ministre pakistanais

Comme vient de l' apprendre « Le monde du renseignement » , le lundi 10.11.2008, l' ambassadeur des États-Unis a Islamabad, avec a ses côtés le chef de station de la CIA au Pakistan (Qui entre autres avait dirigé une station de la CIA, au milieu des années 90, dans un pays d' Afrique francophone) ont appelés le nouveau premier ministre pakistanais,Yousaf Raza Gilani, élu en mars de l' année dernière, et qui fut le numéro 2 du Parti du Peuple Pakistanais, le PPP, dirigé jusqu'à son assassinat par Benazir Bhutto, et un des leaders de l' opposition a Parvez Musharraf. Le chef de station s'est alors entretenu au téléphone avec le chef du gouvernement « pour faire un briefing complet en matière de renseignement » sans que l' on en sache plus.. M. Gilani a abordé avec les deux américains l' affaire du Dr Afia Siddiqi, citoyenne pakistanaise détenue par les américains en Afghanistan.

Cette brève histoire ne fait que confirmer l' existence de contacts officiels entre la station de la CIA a Islamabad et les autorités pakistanaises au plus haut niveau, plus particulièrement dans le cadre des questions de lutte contre le terrorisme.

28/01/2009

Comment travaillent et travaillaient les services secrets en direction de l' URSS puis en Russie.

COMMENT TRAVAILLENT ET TRAVAILLAIENT LES SERVICES SECRETS EN DIRECTION DE L'URSS PUIS EN RUSSIE

 

Cette note se base sur des informations tirées non seulement d' ouvrages mais aussi de documents déclassifiés, entre autres extraits des rapports annuels d' activité du KGB d' URSS, qui fournissent des éléments très intéressants d'information. Il convient de rappeler que durant l' existence de l' URSS la « surveillance omniprésente » du KGB relève dans certains cas plus du mythe que de la réalité: D'une part la 7ème Direction du KGB (Brigade de surveillance) n'avait pas les moyens de suivre toutes les personnes qui l' intéressaient (manque d' effectifs) et d'autre part il est absurde de suivre en 24/7 (24h/24 et 7 jours sur 7) une « cible » sauf si vous voulez la décourager de faire du travail d' espionnage. Mieux vaut au contraire « cibler » les moments ou elle est surveillée et ce pour éviter que la personne se rende compte que elle est sous surveillance constante et avoir plus de chance de découvrir son réseau d'informateurs. Néanmoins, le contre-espionnage du KGB était capable en effet, si la nécessité se faisait sentir, de mobiliser d'importants effectifs pour suivre une personne.

 

ALLEMAGNE. Très peu d' informations sont disponibles sur le travail du BND a Moscou même, le service paraît plus avoir concentré ses efforts sur la RDA, ainsi que l' Europe de l' Est ( Pologne et Tchécoslovaquie). Par exemple,la note n°547-Tch/OB du 15.03.1983 relative a l' activité du KGB pour l' année 1982 évoque l' arrestation d'un agent du renseignement extérieur de la RFA, citoyen tchécoslovaque.

Néanmoins, quelques informations apparaissent:le rapport n°709-A/ du 30.03.1976 , relatif a l'activité annuelle du KGB pour l' année 1975 évoque des personnes des « pays tiers » expulsés d' URSS pour espionnage au profit des « services de renseignement de la RFA ».

Une autre couverture utilisée est celle des sociétés allemandes travaillant sur le territoire soviétique. Le rapport n°414-A du 28.02.1977 relatif a l' activité du KGB pour l' année 1976 évoque par exemple l' arrestation pour espionnage d'un citoyen allemand, Chtchedrov, consultant de la firme ouest-allemande « Stubbe ». Le rapport n° 877-A/OB du 31.03.1981 relatif a l' activité du KGB pour l' année 1980 évoque toutefois deux citoyens soviétiques arrêtés pour espionnage au profit du renseignement extérieur de la RFA. Un autre cas a été dévoilé en 1986 quand est condamné un dénommé Ilya Suslov,qui transmettait des informations a caractéristique technologique au BND par l' intermédiaire du représentant d'une société allemande a Moscou.

Aujourd'hui le chef de station du BND a rang de conseiller de l' ambassade allemande a Moscou. Un de ses derniers chefs a Moscou (au début du mandat de Vladimir Poutine comme président) avait été représentant du BND a Beijing dans les années 80.

 

CHINE. La dégradation des relations sino-soviétiques a entraînée une activation du travail du KGB et du GRU en direction de la Chine communiste, et réciproquement le Shihuibu (renseignement extérieur) et le Gonganbu (Ministère de l' Intérieur, responsable entre autres du contre-espionnage), puis leur successeur a partir de 1983, le Guojia Anquanbu (Ministère de la Sécurité d' État, chargé du renseignement extérieur et du contre-espionnage) ont multipliés les opérations de renseignement en direction de l' URSS. Une des méthodes utilisées par les services secrets chinois était l' envoi de faux transfuges, chargés après débriefing par les autorités soviétiques de s' implanter durablement dans la zone Extrême-Orient en URSS. Les rapports annuels d' activité du KGB, déclassifiés pour la plupart, citent abondamment cette méthode comme exemple. Par exemple le rapport n°709-A/ du 30.03.1976 , relatif a l'activité annuelle du KGB pour l' année 1975 évoque deux agents du renseignement chinois démasqués par le KGB parmi les personnes fuyant la Chine communiste, chargés d'une mission de renseignement (apparement a court terme). La note n°728/A-OB du 10.04.1982 relative a l' activité du KGB pour l' année 1981 évoque quand a elle 7 agents du renseignement chinois démasqués,qui officiellement fuyaient la République populaire de Chine. Idem pour la note n°547-Tch/OB du 15.03.1983 relative a l' activité du KGB pour l' année 1982 qui évoque 10 espions chinois démasqués parmi les personnes fuyant le régime de la RPC. Autre méthode plus classique, l' envoi de personnes traversant illégalement la frontière dans la zone Extrême-Orient. Autre méthode utilisée, évoquée dans la note n°728/A-OB du 10.04.1982 relative a l' activité du KGB pour l' année 1981, l'envoi par la RPC d' agents parmi les personnes venant de pays du tiers monde.

 

CORÉE DU NORD. Le renseignement nord-coréen a travaillé en direction de l' URSS par les voies suivantes: envoi d' espions dans la région Extrême-Orient; travail de collecte de renseignement a partir de l' ambassade de Corée du Nord a Moscou; envoi de militaires auditeurs dans des écoles militaires soviétiques et chargées de recueillir des informations. La chute de l' URSS lui a ouvert de nouvelles possibilités dans la recherche de renseignements a caractère technologique, entre autres sur la question des armements ou des scientifiques. Deux scandales ont impliqués des activités du renseignement nord-coréen en Russie, en 1993 et 1994 respectivement, autour de tentatives d' obtentions d' informations a caractère technologique, surtout militaire.

 

ÉTATS-UNIS. La toute jeune CIA a due attendre 1953 pour pouvoir envoyer son premier officier sous couverture diplomatique a Moscou, et 1961 pour y nommer son premier chef de station, Paul Garbler. La station de la CIA a Moscou a été très active durant la guerre froide, comme le montrent la liste des informateurs traités qui furent démasqués. Citons Léonid Poleshuk, Oleg Penkovsky, Adolf Tolkachev, Evgueni Kapoustine, Dmitri Polyakov, Vladimir Vassiliev, qui étaient respectivement Officier de la sécurité interne du renseignement extérieur du KGB, colonel du GRU, ingénieur dans le domaine de l' éléctronique de pointe, travaillait dans une usine, général du GRU, colonel a la division des illégaux du GRU.

A partir du milieu des années 70, suite a l' interpellation d'un officier de la station de Moscou, Edmund Kelly, en Arménie alors que il avait un contact avec un informateur sur place,le traitement des informateurs se faisait a Moscou, ou bien a Léningrad, ou la CIA avait ouvert une base sous couvert du consulat général des États-Unis. Parmi les dirigeants de la Base CIA de Léningrad dans les années 80, citons Barbara Brian, Léonard Belgard, Michaël Grivski entres autre. La CIA s' appuyait sur les informateurs recrutés hors URSS ainsi que ceux qui proposaient leurs services en URSS même. Les recrutements en URSS étaient plutôt rares. La station de Moscou, qui au début ne comptait que 5 officiers environ, a atteint dans les années 70-80 le chiffre de 8 a 12 officiers traitants sous couverture diplomatique. Les informations aussi bien a caractère politique que économique ou militaire intéressaient la station de Moscou, qui pouvait dans certains cas compter sur l' aide de diplomates du département d' État. N' était pas épargné le travail contre le KGB et le GRU.

La CIA n'était pas seule a Moscou, faisaient aussi du renseignement les attachés militaires dépendants de la DIA, et le poste NSA a Moscou. On ignore le degré de coordination a Moscou même entre ses différentes structures. Toutefois, Rem Krassilnikov, dans ses mémoires, évoque Jack Roberts, officier en poste pour la NSA a Moscou dans les années 70 et qui sera envoyé a l' ambassade US a Kaboul après l'entrée des troupes soviétiques en Afghanistan.

La chute de l' URSS a ouvert de nouvelles opportunités de renseignement, car la Russie continue a être un concurrent sérieux des USA, et nombre d' informations sont a présent disponibles par le biais des sources ouvertes. Ses dernières années, c'est surtout la DIA qui s'est distinguée par son activité sur le territoire russe. Une coopération existe aussi entre les services secrets US (CIA, DEA etc..) et ceux de la Fédération de Russie (FSB et SVR surtout). Un des derniers chefs de station de la CIA a Moscou identifié est Robert Dannenberg, en poste de 2001 a 2003, et qui est entré dans le privé en 2007.

 

FRANCE. Le SDECE a ouvert un poste a Moscou dès les débuts de la guerre froide; Son premier représentant sur place clairement identifié est la dès 1951,il s'agit du commandant Perret, officiellement « attaché militaire adjoint ».Il est remplacé en 1955 par le capitaine Michaud, également chef du poste SDECE a Moscou sous la même couverture. La couverture de « attaché militaire adjoint » paraît refléter la priorité du SDECE que constitue le renseignement militaire, même si la collecte du renseignement politique et la question de la sécurité de l' ambassade n'est pas a négliger. Selon différents auteurs, le poste SDECE aurait été fermé au début des années 70 par Alexandre de Marenches, lequel estimait que il ne servait a rien de maintenir une station a Moscou puisque il était impossible d'y collecter du renseignement! Nous n'en sommes pas certains mais nous n' excluons pas que le dernier chef de poste soit Bernard Grué, qui quitte Moscou en 1971 officiellement comme attaché militaire adjoint et occupera dans la deuxième moitié des années 70 le poste de Directeur du renseignement du SDECE.

Le rapport du 03.12.1976 du chef de la 5ème Direction du KGB d' URSS Philip Bobkov, « Note analytique relative au caractère et aux raisons de certains comportements négatifs parmi les chercheurs et les étudiants », évoque la création par le Quai d' Orsay d'un service baptisé « service de la coopération » et qui, selon le rapport, « servirait a l' envoi, sous couverture de ce service, dans les établissements d' enseignement soviétiques, d' espions et d' agents ». Ses informations n'ont pu être confirmées.

La DGSE remplace le SDECE en 1982, mais elle n' a pas réussi a être un service très offensif en direction de l' URSS, malgré les efforts entrepris par Pierre Marion ( dès 1982) puis l' amiral Lacoste en ce sens. Le poste de Moscou a alors été rouvert, vers 1982 environ. Priorité est donnée a la collecte du renseignement « ouvert », par exemple en faisant « parler » les personnalités lors de cérémonies officielles, ainsi que l' utilisation de personnes, par exemple originaires de pays africains francophones, en URSS. La chute de l' URSS a ouvert des opportunités, mais le poste de la DGSE a Moscou semble plutôt privilégier le travail de relation avec les autorités russes et la collecte du renseignement ouvert, ainsi que le renseignement militaire par le biais du bureau de l' attaché militaire de l' ambassade de France. Ses chefs de stations sont des militaires de carrière, qui occupent une couverture diplomatique.


GÉORGIE. L'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili a entraînée des changements dans les structures du renseignement géorgien. Ainsi, le service de renseignement extérieur, auparavant partie intégrante d'un Ministère de la Sécurité d' État, a gagné en indépendance; il dépend directement du Président.

Un article de la presse russe a évoqué le nom d'un diplomate géorgien présenté comme étant le chef de station du renseignement géorgien a Moscou en février 2004, un dénommé Nugzar Grzelichvili.. Les vérifications entreprises ont en tout cas confirmées la présence a Moscou de cette personne qui avait, selon les listes diplomatiques de 2005 et 2006, grade de conseiller supérieur de l' ambassade géorgienne a Moscou. Confirmation quand son successeur est identifié: Arrive en 2007 a l' ambassade géorgienne a Moscou, pour reprendre le bureau de Grzelichvili, Iraki Kotetishvili, auparavant ministre-adjoint du Ministère de la Sécurité d' Etat géorgienne, ou il coopéra très étroitement avec les russes dans la lutte contre le terrorisme tchétchène, entre autres dans la vallée du Pankissi en Géorgie.

Depuis février 2008, c'est un diplomate professionnel, Guéla Bejouachvili, qui est a la tête du renseignement extérieur spécial géorgien. Le nouveau service spécial de renseignement extérieur  géorgien a eu cette année-la les honneurs de la presse non seulement pour avoir inauguré son site Internet (qui, petit défaut, met du temps a charger) mais aussi pour le démantèlement d'un réseau durant les grandes vacances qui s' efforcait de collecter des informations dans le domaine militaire. Le réseau ne paraît pas avoir été dirigé a partir de la station du renseignement géorgien a Moscou mais plutôt directement avec des officiers traitants opérant depuis le territoire géorgien. Selon la presse russe, le renseignement géorgien s' intéressait aux objectifs stratégiques de la région fédérale Sud de la Fédération de Russie. Et ce en plein conflit ossète! La récente rupture diplomatique entre la Russie et la Géorgie a potentiellement posé des problèmes au nouveau service de renseignement spécial extérieur géorgien, qui ne peut plus agir a partir de son ambassade a Moscou. En tout cas tous ses événements n'ont pas empêchés le Président de la Géorgie de décorer le patron du service spécial de renseignement extérieur géorgien "for their recent conduct, professionalism and contribution to the defence and integrity of Georgia (Communiqué du 08.10.2008 disponible sur le site du renseignement extérieur géorgien)

 

GRANDE BRETAGNE. Le poste SIS Moscou a été particulièrement discret durant la guerre froide. Il était hors de question pour le gouvernement britannique de recommencer un éventuel «  complot Lockhart ». Le renseignement se fait plus par le biais des antennes situées hors du bloc communiste. Néanmoins, la station du SIS Moscou, discrète, prendra part a quelques opérations réussies, par exemple le traitement de Oleg Penkovsky dans les années 60 et l' exfiltration de Oleg Gordievsky en 1985. Priorité était donnée au traitement des rares sources disponibles sur place, a la collecte du renseignement politique, a la coopération avec le bureau de l' attaché militaire, a la mise en place de lieux de rencontre et de « boîtes aux lettres mortes » sûres, et a découvrir les méthodes de travail et le personnel de la brigade de surveillance du KGB. La station de Moscou s'est fortement activée suite a la chute de l' URSS, et a été mise sur la sellette suite a différents scandales, successivement en 1994,1996, et 2006.

IRAK. Très peu d' informations sont disponibles sur le travail des services irakiens en URSS puis en Russie. Toutefois quelques informations filtrent des rapports déclassifiés ou de déclarations officielles. Le rapport du KGB sur ses activités annuelles pour l' année 1980 fait référence a la découverte d'une rézidentura du renseignement irakien sur le territoire soviétique, « composée de citoyens irakiens et d'autres pays arabes, vivant constamment en URSS ».Le rapport rendu le 22.01.2002 relatif a l' activité du FSB pour l' année 2001 fait également état de l' interpellation de personnes travaillant pour les services secrets irakiens, sans que l' on en sache plus.

ISRAËL. Le Mossad semble, durant la guerre froide, ne guère avoir été actif derrière le Rideau de fer, au profit du Nativ, créé spécialement a cet effet en juin 1951 sur ordre de David Ben Gourion, et dont la mission fut assez particulière: Le Nativ était chargé de diriger et coordonner le travail d' émigration des juifs vivant derrière le Rideau de fer. Pour cela, le Nativ disposait de représentants a Vienne mais aussi aux États-Unis, a Londres, et derrière le Rideau de fer, chargés de faire du lobbying auprès des autorités occidentales mais aussi de garder le contact avec les juifs soviétiques. Pour leur travail, les officiers du Nativ établissaient des contacts, distribuaient, parfois secrètement, des Tora, jouaient la navette entre les juifs soviétiques et leur famille vivant en Israël etc..

Ce travail, qui ne ressemble guère a celui d'un service secret, était mené dans les règles de la clandestinité, cette activisme ne plaisant guère au contre-espionnage du KGB. Le premier représentant a Moscou fut Nechemia Levanon, en poste de juillet 1953 a août 1955 (expulsé). Un de ses remplaçants sera Benyamin Eliav dans les années 50, puis Yehoshua Pratt de 1959 a 1962. Suite a la rupture des relations diplomatiques entre Israël et l' Union Soviétique en 1967, le Nativ continua son travail a partir de l' ambassade néerlandaise a Moscou. De 1988 a 1991 c'est Yaakov Kedmi qui dirige la station du Nativ a Moscou. Il sera ensuite a la tête du Nativ, de 1992 a 1999.

Le Mossad ne paraît pas s'être investi dans les missions d'espionnage et de renseignement derrière le Rideau de fer, sans doute a cause du rôle spécifique du Nativ, mais aussi a cause de la priorité accordée aux pays du Moyen-Orient. Un des premiers représentants du Mossad en poste a Moscou est Reuven Dinnel, officiellement conseiller d'ambassade, arrivé en 1992, il est le représentant du TEVEL (« Diplomatie alternative) a Moscou, mais sera expulsé en 1995 pour espionnage. L'arrivée du Mossad en Russie n'a pas empêchée le Nativ de continuer ses activités, le service existe toujours, bien que il soit parfois question de le dissoudre, et sa mission n'a pas changée.

SYRIE. Le rapport de l' activité du KGB pour l' année 1977 se contente d' évoquer l' expulsion du secrétaire-archiviste de l' attaché militaire de l' ambassade de Syrie a Moscou.

 

TURKMÉNISTAN. Le service de renseignement turkmène, le KNB, Comité pour la Sécurité Nationale, apparu au lendemain de l' indépendance du pays, a ouvert une station a Moscou sous couverture de l' ambassade, dont la mission paraît être en premier lieu.. la collecte de renseignement contre les opposants au régime turkmène hébergés en Russie. En tout cas,le premier chef de poste du renseignement turkmène identifié est Rakhmanguli Allakov, arrivé a Moscou en octobre 1993 comme 3ème secrétaire et chef de station a partir de 1994, et qui avait précédemment fait ses classes a la 5ème Direction du KGB (« contre-espionnage idéologique »). Idem pour son prédécesseur a partir de 1996, Serdar Annayev, qui d'après une information s' était illustré dans la lutte contre l' intelligentsia a Ashkabad. Les officiers de la station du KNB a Moscou ont été mis en cause a plusieurs reprises pour leurs actions contre les opposants réfugiés a Moscou. Par exemple, selon la presse russe, Allakov aurait tenté de forcer un poète-dissident, Velsapar, de revenir au Turkménistan; ou les tentatives de recrutement de turkmènes a Moscou par son successeur en octobre 1997 pour surveiller les milieux dissidents. Annabayev a exercé son poste a Moscou jusqu'au début des années 2000 (En 2001 il était toujours "Premier secrétaire") avant de quitter la capitale russe. Son remplacant a ce poste fut sans doute Orazmuhamed Charyev, en poste a Moscou jusque 2005-2006, et qui fur remplacé par Maskat Annabaev en 2007. Ils se sont faits, en tout cas, beaucoup plus discrets a Moscou que Allakov et Annayev.

 

TURQUIE. Les intérêts turcs et russe s' opposent dans la zone Caucase, c'est par conséquent leur principal champ de bataille. Aucune information n'a filtrée sur le travail de la station du MIT a Moscou, ou plus précisément en Russie et en URSS.

Chef du contre-espionnage militaire pour la région militaire Caucase de 1964 a 1972, Boris Geraskine indique que du côté des voisins de la zone Caucase, c'est le renseignement turc qui était le plus actif, par exemple a travers son consulat a Batoumi.

Suite a la chute de l' URSS et a l' instauration de la Fédération de Russie, un peu plus d'informations sont disponibles: Un documentaire du FSB indique que le chef de station du MIT, apparement au début des années 90, était Ergan Szoi, qui dirigea en 1995 la section chargée de couvrir la Russie au QG du MIT. Le FSB a, a plusieurs reprises, mis en cause le travail du MIT dans la zone Caucase, entre autres en Tchétchénie. En 1995 est par exemple arrêtée Madame Chansli, une femme d'origine bulgare, qui a été recrutée par le MIT et essayait d'obtenir des informations a Krasnodar sur le fonctionnement et le travail des services de la police et du FSB locaux. La même année, un journaliste, Isak Kendir, est arrêté au Daguestan. On trouve aussi sur lui deux documents d'identité au nom de Itsak Kasap. est expulsé. Selon les autorités russes, le journaliste était en réalité un cadre du MIT chargé des contacts avec Djokar Dudaïev, leader des séparatistes tchétchènes. Doudaïev se servait de ce journaliste pour entretenir des contacts avec les autorités turques, et par exemple exiger d'elles que elles reconnaissent l' indépendance de la Tchétchénie .Kasap-Kendir, ainsi que un officier du MIT du nom de Hussein, chargé des contacts avec Doudaïev, sont expulsés..

Patron du 1er département du FSB (contre-espionnage), Oleg Syromolotov, dans une interview donnée en 2002 a la Rossiskaya Gazeta, citera, parmi les services secrets entretenant des contacts avec les séparatistes, ceux de la République de Turquie.

On peut aussi supposer une certaine coordination entre MIT et services russes a propos de la lutte contre les bandes armées en Tchétchénie, même si la position turque sur ce sujet manque de clarté. A plusieurs reprises, les autorités russes ont interpellées des citoyens turcs se battant dans les bandes tchétchènes. Citons comme exemples Ali Ollu, qui combattit les russes de 2001 jusqu'à son interpellation le 29.12.2005 en Russie, ou bien Abou Zar, qui prépara plusieurs groupes de terroristes dans la vallée du Pankissi en Géorgie. La Turquie est aussi un point de passage pour aller en Tchétchénie; Alexandre Zdanovitch, alors a la tête des relations publiques du FSB, cite comme exemple dans une interview du 15.08.2000 Muhammad Wahab, qui passa par la Turquie puis la Géorgie, et fut arrêté en 2000.

24/09/2008

Ben Laden n'est et n'était pas un agent de la CIA

Les attentats du 11 septembre ont donné occasion a des commémorations, y compris de la part des "conspirationnistes" accusant la Maison-Blanche, le Pentagone, le NORAD d'avoir orchestré ses attaques terroristes il y a sept ans (Par exemple, l'article "résister au mensonge" sur le site du réseau Voltaire). A chacuns ses Thierry Meyssan! Le problème c'est que je ne m'y retrouve plus dans ses théories: soit les attentats du 11 septembre sont dûs aux russes, soit au Mossad, soit la CIA , soit le Pentagone ou les Serbes..Messieurs, mettez-vous un peu d'accord!

Une de ses théories veut que ce soit UBL (Usama Bin Laden) qui ait bien commis les attentats. Certains d'y répondre: Il a commis ses attentats sur ordre de la CIA, d'autres: Les américains l'ont formés, ils en payent le prix. Manque de bol, l'analyse de certaines informations m'amène a la conclusion suivante: UBL (Comme l'appelaient les officiers de la CIA) n'était pas un agent de la CIA....

Oussama Ben Laden

Que Ben Laden soit un "agent de la CIA" impliquerait: un recrutement, des contacts, mais aussi, que soit la CIA finance Ben Laden et son "oeuvre" (Nous sommes, dans les années 80, en pleine guerre en Afghanistan, et la CIA soutient les moudjahidines afghans combattant les troupes soviétiques, par une aide matérielle [ Argent, armes]. Il paraît logique, si Ben Laden est un "agent de la CIA" plongé dans la guerre en Afghanistan, que il soit lui aussi aidé.

Or primo, dans ses mémoires ("At the center of the storm", qui viennent de sortir en russe), George Tenet, patron de la CIA de 1997 a 2004, l'affirme clairement: "Ben Laden n'a jamais été un agent de la CIA contrairement a ce que certains affirment". C'est rare que un officier des services secrets prenne aussi publiquement position (surtout un aussi haut responsable de la communauté du renseignement US) et dise qui est un informateur de la CIA ou pas. Désinformation? Mon sixième sens me dit non, confirmé par plusieurs éléments.

Milton Bearden, chef de station de la CIA a Islamabad de 1986 a 1989.

Secundo, la lecture du livre de Milton Bearden et James Risen "CIA-KGB.Le dernier combat". En tant que chef de station de la CIA a Islamabad de 1986 a 1989, Bearden a participé au soutien des moudjahidines contre l'armée soviétique en Afghanistan. Dans son ouvrage, il raconte beaucoup de choses: les contacts avec les autorités pakistanaises, avec les "chefs de guerres", les visites de camps, l'utilisation des stingers contre les hélicoptères soviétiques.. Or l'impression que je retire du livre de Bearden et Risen est que la CIA financait et équipait les moudjahidines par le biais des principaux chefs de guerre uniquement. Ben Laden en était-il? Nullement: Il aidait a l'envoi de volontaires arabes depuis le Pakistan, puis a lui-même dirigé un camp en Afghanistan, avec ses mêmes volontaires arabes. Source financière? Sa fortune personnelle et les donations faites par des mécènes moyen-orientaux.

Tertio, Bearden toujours est catégorique (Page 288 de son livre "CIA-KGB): "A une époque, la CIA avait envisagée d'entraîner les légions de volontaires arabes qui voulaient prendre part a la guerre, mais l'idée avait été jugée déraisonnable et impossible a mettre en pratique". Ce qui laisse a penser que la CIA a tenté d'établir des contacts avec certains de ses "arabes afghans" (Comme on appele les volontaires arabes partis combattre les soviétiques en Afghanistan). Ben Laden a-il eu des contacts? Aucune information dessus malheureusement.

Quatro, je suis étonné que ceux qui s'empressent de crier aux contacts entre Ben Laden et la CIA n'en apportent aucune preuve. Etre un "agent de la CIA" implique que Ben Laden ait été recruté. A partir de la, plusieurs possiblités: Soit un agent transmet des informations, ou est aidé, mais ne se rend pas compte que il est recruté; soit il est recruté mais sous "faux pavillon" (Par exemple, il est recruté par des officiers de la CIA se faisant passer pour des saoudiens. Si l'objectif déteste les américains mais apprécie les saoudiens, il coopérera plus volontiers avec les premiers) soit il est directement recruté par les services secrets des Etats-Unis. Dans les trois cas de figure, aucune preuve n'est apportée d'un recrutement, de quelque manière que ce soit, et encore moins de contacts entre la CIA et Ben Laden. Une seule information fait état d'une rencontre entre Ben Laden et un officier de la CIA a Dubaï en juillet 2001. Mais d'une part cette rencontre n'est pas prouvée , d'autre part, même si elle a eu lieu, on ignore quel était son but. Le but d'un service secret est d'être en contact aussi bien avec les amis que avec les ennemis, pour obtenir des informations, par exemple connaitre les intentions, "sonder" l'ennemi. Si la rencontre a bien eu lieu en juillet 2001, on ne peut totalement exclure que tel était le but, la CIA pressentant depuis plusieurs mois que Ben Laden comptait commettre un attentat sur le sol américain.

Donc, Ben Laden n'est pas un "agent de la CIA". Cette accusation est même absurde, car coopérer avec un service secret ne signifie pas être son agent. Dans ce cas, pourquoi ne pas porter la même accusation contre les "chefs de guerre" qui, eux, ont réellement coopérés avec la CIA dans leur lutte contre les soviétiques, tel que Jalaluddin Haqqani ou Gulbuddin Hekmatyar?

En revanche, on ne peut complètement exclure, et c'est même très probable, que certains terroristes proches de Ben Laden soient en effet passés par des camps ou aient bénéficiés d'une aide américaine. Ou bien certains de ses alliés, le but de Ben Laden étant de fédérer ou de coopérer avec les groupes sunnites extrémistes dans le but de "lutter contre les croisés" et d'instaurer le califat.

 

14/05/2008

Polémique: Richard Dwyer et la secte de Jim Jones.

Il est temps de briser un mythe sur un des scandales les plus retentissants su siècle dernier. Tous les ingrédients étaient la: Une secte dirigée par un fou, l'apparition de la CIA, laquelle était sous les feux des commissions parlementaires américaines Pike et Church, sans oublier l'assassinat, rare dans les annales, d'un parlementaire américain, Leo Ryan, venu enquêter sur place, au Guyana. Apparition de la CIA? Tout a fait. Parmi les personnes qui accompagnèrent le parlementaire Léo Ryan dans sa visite du camp de la secte de Jim Jones, se trouvait un dénommé Richard Dwyer. 

De gauche a droite: Jim Jones, Charles Garry et Richard Dwyer

Or selon le site "Seize the night" (Je cite ce site mais il y en a d'autres): "Dwyer was an agent of the CIA. Richard Dwyer was a CIA agent For his part, Dwyer neither confirms nor denies that he was a CIA agent, but he was identified in the 1968 edition of Who's Who inthe CIA. A month after the massacre the San Mateo Times, a Bay Areanewspaper (hometown paper of Leo Ryan), reported that "State Department officials acknowledge that a CIA agent was dispatched to Jonestown within minutes of the airstrip assault." Dwyer denied to the Times that he was there at the time. According to one report, Dwyer's next stop after Guyana was Grenada". Notons que ce site n'est pas le seul: Une très sérieuse dépêche de UPI du 04.08.1981 (reproduite en fin d'article) affirme elle aussi que Dwyer est un officier de la CIA tout comme deux autres personnes dont elle donne le nom.

Reprenons les éléments. Selon l'auteur, Dwyer est un officier de la CIA car identifié comme tel par un ouvrage de Julius Mader, ouvrage sorti en Allemagne de l'Est (ca l'auteur oublie de le préciser) et intitulé "Who's who de la CIA". Un peu léger de se baser sur une seule source d'information non recoupée. Et si des membres du Département d'Etat ont reconnus que un officier de la CIA était présent, cela ne prouve pas automatiquement que il s'agissait de Dwyer. Surtout que aucune enquête sérieuse ni même la CIA n'ont jamais reconnus ont constatés que Dwyer était un officier du renseignement américain.

Il devenait par conséquent nécéssaire de déclencher des recherches, collecter des informations, analyser, pour tirer la situation au clair, en démarrant par la technique la plus simple pour identifier un officier présumé de la CIA:Sa biographie. C'est le Washington Post du 31.08.1991 , assisté du site Namebase, qui permettent d'en savoir plus.

Né vers 1933, Richard Alan Dwyer obtient un diplôme d'administration publique a l'université de Princeton, a l'école des affaires publiques et internationales, avant d'entrer au Département d'Etat en 1957. Dans le cadre de sa carrière, il a servi en Syrie, de 1960 a 1963, en Egypte de 1963 a 1966, en Bulgarie de 1970 a 1972 , au Tchad de 1976 a 1977 et était en poste en Guyana en 1978. Notons que selon le Washington Post (ce détail a de l'importance) , aux deux derniers postes a l'étranger, il était chargé d'affaires et chef de mission adjoint. Ensuite, il est consul général en Martinique. Il quitte le service actif en 1984 et décède le 29.08.1991.

Maintenant utilisons la méthode du "spotting" des opérateurs de la CIA pour vérifier si Dwyer correspond aux critères du chef de station, ou du moins d'un "opérateur" de la CIA. Est ce que Dwyer a utilisé une couverture d'un officier de la CIA? Réponse négative. Malgré nombre de recherches, je n'ai jamais vu un officier de la CIA utiliser la couverture de chargé d'affaires. Les "couvertures" des officiers traitants de la CIA sont données par le Département d'Etat, le Ministère des affaires étrangères US, les officiers de la CIA ne peuvent se les attribuer. Or jamais un officier de la CIA n'a occupé cette couverture de chargé d'affaires.Sa biographie ressemble beaucoup plus a celle d'un classique diplomate, loin du fantasme des "espions de la CIA a chaque coin de rue". Ajoutons-y que la couverture d'un officier de la CIA dans une ambassade permet de montrer son imoortance hiérarchique. Un officier de la CIA qui est officiellement conseiller d'ambassade (ou parfois 1er secrétaire d'ambassade) est sans aucun doute le chef de poste. L'officier CIA clairement identifié dans un pays qui a la couverture de 1er secrétaire, par exemple, est son adjoint, et ainsi de suite. Si Dwyer était "chargé d'affaire" et "chef de mission adjoint" (poste diplomatiquement plus élevé que conseiller) il devrait être le chef du poste de la CIA a Jonestown. Or et d'une je n'ai jamais vu aucun officier de la CIA occuper une telle couverture, et de deux, le chef de poste de la CIA a Jonestown a l'époque était clairement identifié: Il se nomme James Adkins. Cet officier de la CIA a la carrière bien remplie terminera sa carrière avec le scandale de l'Irangate sur le dos..


Copyright 1991 The Washington Post The Washington Post August 31, 1991, Saturday, Final Edition SECTION: METRO; PAGE B4 LENGTH: 337 words HEADLINE: Foreign Service Officer Richard A. Dwyer Dies SERIES: Occasional BODY:    Richard Alan Dwyer, 58, a retired Foreign Service officer who received the State Department's Award for Valor for his actions in Guyana during the 1978 Jonestown massacre, died Aug. 29 at Sibley Memorial Hospital of complications after gall bladder surgery.    Mr. Dwyer joined the Foreign Service in Washington in 1957, and he retired in 1984. In retirement, he had been an investment adviser. At his death, he was director of the Metropolitan Washington Council of the National Association of Investors Corporation and led its computer group.    A resident of Washington, he was born in Evanston, Ill., and graduated from Dartmouth College. He received a master's degree in public administration from Princeton University's Woodrow Wilson School of Public and International Affairs.    His Foreign Service career included posts in Syria, Egypt and Bulgaria. He had been deputy chief of mission and charge d'affairs at U.S. embassies in Chad and Guyana. His last post before retiring was consul general for the French Caribbean in Martinique.    His Award for Valor was for action taken in November 1978, when members of the cult settlement at Jonestown in Guyana attacked a group led by Rep. Leo Ryan (D-Calif.) at the Port Kaiturna airstrip, which was the supply point for the settlement.    Ryan, who was investigating reports that some of his constituents were being coerced to remain in the settlement, was killed in the attack, as were three television journalists. Mr. Dwyer, who had been Ryan's embassy escort, was wounded, but nevertheless led the survivors into the nearby jungle, where they hid from further attack. They were rescued the next day, the same day the mass suicide that killed more than 900 members of the cult settlement was discovered.    Mr. Dwyer was a member of DACOR (Diplomatic and Consular Officers Retired) and St. Thomas Apostle Catholic Church in Washington.    Survivors include his wife of 33 years, Sara Height Dwyer, and two children, Elizabeth and Timothy Dwyer, all of Washington.

Copyright 1981 U.P.I. United Press International August 4, 1981, Tuesday, AM cycle SECTION: Domestic News LENGTH: 420 words HEADLINE: Layton's lawyers ask for CIA documents BYLINE: By SPENCER SHERMAN DATELINE: SAN FRANCISCO BODY:     The question of CIA involvement in the 1978 Peoples Temple mass murder-suicide surfaced in the conspiracy trial of Larry Layton Tuesday when defense attorneys argued for access to secret intelligence files.    U.S. District Judge Robert F. Peckham interrupted jury selection to hear arguments from defense attorney Tony Tamburello and CIA Attorney Page Moffet on releasing intelligence files concerning the shooting of Congressman Leo Ryan.    Tamburello said he should be allowed access to CIA files on the tragedy because ''we feel that the CIA's role was active in preventing any intervention by government authorities'' to halt the shooting and the deaths of 914 temple members.    Tamburello asked the intelligence agency to reveal whether U.S. Ambassador to Guyana John Burke and aides Richard McCoy, Daniel Weber and Richard Dwyer were CIA operatives in Guyana.    Tamburello charged the government with ignoring reports that Peoples Temple leader Jim Jones was running a ''concentration camp'' in the jungle because of the CIA's role in propping up the government of Forbes Burnham.    The cult headquarters was strategically located near the disputed border of Guyana and Venezuela and, Tamburello charged, the Peoples Temple Agricultural Compound was used as a buffer zone between the Guyanese and Venezualians.    Moffet, speaking on a conference line from Washington D.C., said he was not sure ''how any CIA involvement would relate to the guilt or innocence of Larry Layton.''    Tamburello seemed to argue the CIA's failure to warn of an impending tragedy made them a party to it through the legal theory of contributory negligence which places liability on someone who negligently causes a crime.    ''I believe the CIA is directly responsible for creating the Jonestown situation by allowing Mr. Jones, through the government of Guyana, from acting the way he did,'' Tamburello said.    Layton is charged with conspiring to murder Rep. Ryan, D-Calif., and U.S. Chief of Missions Dwyer at the Port Kaituma airstrip. Three journalists and a temple defector also were killed in the attack.    Layton can be charged with conspiring in the attempt on Dwyer's life because a diplomat is an internationally protected person, allowing the government to prosecute for a crime which occurs outside the United States.    ''If Richard Dwyer was with the CIA it might very well effect whether he is an internationally protected person,'' Tamburello said.    Peckham said he would consider the question and issue an opinion later.

10/04/2008

Changes in Espionage by Americans: 1947-2007

Voila un document fort intéréssant qui vient d'être publié et que je recommande vivement. Cette analyse de 113 pages non seulement dévoile des cas peu connus de citoyens américains ayant fournis des informations a des services secrets étrangers (par exemple, russes, philippins, nord-coréens), mais en plus livre une analyse détaillée, et compare les différentes situations? Combien de personnes ont trahis, pour quelles raisons? Quelle était leur situation sociale, familiale? Et j'en passe. Un document en anglais qui rappele l'évolution du contexte historique depuis  1947 jusque 2007,réellement passionant. Disponible ici

19/02/2008

La CIA abandonne son programme des "immersions profondes".

L'information vient tout droit du Los Angeles Times, journal américain généralement bien informé sur les questions de renseignement: La CIA vient d'abandonner son programme dit des "immersions profondes".

De quoi s'agit-il? Un officier de la CIA en poste a l'étranger utilise généralement une couverture diplomatique ou consulaire pour ses activités d'espionnage dans le pays qui l'accueille. Il est donc amené, en tant que diplomate, a rencontrer d'autres diplomates, industriels, économistes, hommes politiques...Un domaine qui ne permet pas d'infiltrer et de neutraliser les cellules de groupes terroristes. Consciente de cette faille, au lendemain du 11 septembre, la CIA décide de développer son programme NOC (Non Official Cover). Il s'agit d'implanter dans des pays autres que les Etats-Unis des officiers de la CIA au sein d'entreprises , avec pour but qu'ils infiltrent les groupes terroristes. Il est en effet plus facile, moins soupconneux, d'être un entrepreneur ou un industriel que un diplomate, les ambassades ayant la réputation (mais la réputation seulement ) d'être des nids d'officiers de la CIA.

L'utilisation de NOC n'est pas une première au sein de la CIA, ou de tout autre service secret. Tout service secret utilise, pour ses missions, des couvertures commerciales ou industrielles par exemples. Reste en mémoire le BND (Renseignement extérieur de la République Fédérale allemande) et le Guojia Anquanbu (Renseignement et contre-espionnage chinois) qui utilisent très souvent cette couverture. Notons aussi que la CIA a déja utilisé ses couvertures NOC pour des opérations d'espionnage économique: Elle a instauré des officiers sous NOC a la fin des années 80 au Japon, et reste en mémoire le cas de Mary Ann Baumgartner, cette "représentante de société" qui tenta de recruter en France un haut fonctionnaire, Henri Plagnol , scandale rendu public en 1995 et qui entraîna l'expulsion entre autres de Baumgartner et du chef de station de la CIA a Paris Richard Holm.

Cette opération de la CIA ,ou ont été crées de 2002 a 2004 12 sociétés permanentes, masquant des officiers de la CIA, en Europe, ou sont implantées tout comme d'autres régions du monde des cellules terroristes, avait pour but d'infiltrer ses dernières. Des moyens financiers considérables (On parle de centaines de millions de dollars) ont été mis en oeuvre pour l'implantation des entreprises et le renforcement de la couverture des officiers de la CIA NOC.

Mais l'opération a échouée. En effet, les terroristes ne fréquentent ni les cocktails diplomatiques, ni le monde des affaires , exception faite pour les financiers du terrorisme. 

Il faut y ajouter l'opposition , dans certains cas, de l'utilisation du NOC. L'article donne en exemple le chef de la station de la CIA a Riyad qui a refusé qu'on envoie en Arabie Saoudite un officier en NOC, lequel était invité a une conférence sur l'énérgie a Riyad. Ou les critiques dans l'approche des NOC faite par Rolf-Mowatt-Larssen, alors chef de la Division Europe de la Direction des Opérations de la CIA.

Un des dangers du NOC, il est vrai, est l'absence de couverture efficace en cas d'arrestation. Un officier de la CIA sous couverture diplomatique arrêté pour espionnage risque seulement d'être expulsé; un officier NOC la prison , avec les risques dans certains pays du globe d'être torturé, et d'avouer, racontant les méthodes et les cibles de la CIA,voire le dévoilement du réseau NOC dans son ensemble.

Notons aussi que une des firmes a vu sa couverture bousillée quand il a été rendu public en 2003 que Valérie Plame, une officier du WINPAC (La division chargée de l'analyse des informations en matière d'armement, et entre autres d'ADM) de la CIA était une fonctionnaire de la CIA travaillant sous couverture de la firme "Brewster Jennings & Associates".

Toutefois, selon l'article, sur les 12 sociétés, 10 seulement ont été fermées. Quid des deux dernières? Auraient-elles atteints leur but? La question se pose. 

Une solution pour pallier l'inefficacité du dispositif antiterroriste? Le recrutement d'informateurs, toujours, mais aussi d' "access agents" , des personnes ne détenant pas d'informations secrètes mais qui ont des contacts dans les milieux intéréssant un service secret. Ses "access agents" , en tant que citoyens d"un pays tiers, ont plus de latitude pour entretenir des contacts, présenter a un "case officer" (officier traitant) des personnes l'intéréssant,  qui pourront éventuellement être recrutées. Une autre possibilité, évoquée dans l'article, est de modifier la stratégie des NOC, en visant et créant les organisations caritatives pour les étudiants musulmans, par exemple.

 Article du Los Angeles Times

 

CIA's ambitious post-9/11 spy plan crumbles

'Fox News Sunday'
ADAPTATION: Rep. Peter Hoekstra, R-Mich., says: “I don’t believe the intelligence community has made the fundamental shift in how it operates to adapt to the different targets that are out there."
The agency spent millions setting up front companies overseas to snag terrorists. Officials now say the bogus firms were ill-conceived and not close enough to Muslim enclaves.
By Greg Miller, Los Angeles Times Staff Writer
February 17, 2008

WASHINGTON -- The CIA set up a network of front companies in Europe and elsewhere after the Sept. 11 attacks as part of a constellation of "black stations" for a new generation of spies, according to current and former agency officials.

But after spending hundreds of millions of dollars setting up as many as 12 of the companies, the agency shut down all but two after concluding they were ill-conceived and poorly positioned for gathering intelligence on the CIA's principal targets: terrorist groups and unconventional weapons proliferation networks.

 The closures were a blow to two of the CIA's most pressing priorities after the 2001 terrorist attacks: expanding its overseas presence and changing the way it deploys spies.

The companies were the centerpiece of an ambitious plan to increase the number of case officers sent overseas under what is known as "nonofficial cover," meaning they would pose as employees of investment banks, consulting firms or other fictitious enterprises with no apparent ties to the U.S. government.

But the plan became the source of significant dispute within the agency and was plagued with problems, officials said. The bogus companies were located far from Muslim enclaves in Europe and other targets. Their size raised concerns that one mistake would blow the cover of many agents. And because business travelers don't ordinarily come into contact with Al Qaeda or other high-priority adversaries, officials said, the cover didn't work.

Summing up what many considered the fatal flaw of the program, one former high-ranking CIA official said, "They were built on the theory of the 'Field of Dreams': Build them and the targets will come."

Officials said the experience reflected an ongoing struggle at the CIA to adapt to a new environment in espionage. The agency has sought to regroup by designing covers that would provide pretexts for spies to get close to radical Muslim groups, nuclear equipment manufacturers and other high-priority targets.

But current and former officials say progress has been painfully slow, and that the agency's efforts to alter its use of personal and corporate disguises have yet to produce a significant penetration of a terrorist or weapons proliferation network.

"I don't believe the intelligence community has made the fundamental shift in how it operates to adapt to the different targets that are out there," said Rep. Peter Hoekstra of Michigan, the top Republican on the House Intelligence Committee.

The cover arrangements most commonly employed by the CIA "don't get you near radical Islam," Hoekstra said, adding that six years after the attacks on New York and the Pentagon, "We don't have nearly the kind of penetrations I would have expected against hard targets."

Trying to get close

Whatever their cover, the CIA's spies are unlikely to single-handedly penetrate terrorist or proliferation groups, officials said. Instead, the agency stalks informants around the edges of such quarry -- moderate Muslims troubled by the radical message at their mosques; mercenary shipping companies that might accept illicit nuclear components as cargo; chemists whose colleagues have suspicious contacts with extremist groups.

Agency officials declined to respond to questions about the front companies and the decision to close them.

"Cover is designed to protect the officers and operations that protect America," CIA spokesman Paul Gimigliano said. "The CIA does not, for that very compelling reason, publicly discuss cover in detail."

But senior CIA officials have publicly acknowledged that the agency has devoted considerable energy to creating new ways for its case officers -- the CIA's term for its overseas spies -- to operate under false identities.

"In terms of the collection of intelligence, there has been a great deal of emphasis for us to use nontraditional methods," CIA Director Michael V. Hayden said in November 2006 radio interview shortly after taking the helm at the agency. "For us that means nontraditional platforms -- what folks call 'out of embassy' platforms -- and we're progressing along those lines."

The vast majority of the CIA's spies traditionally have operated under what is known as official cover, meaning they pose as U.S. diplomats or employees of another government agency.

The approach has advantages, including diplomatic immunity, which means that an operative under official cover might get kicked out of a country if he or she is caught spying, but won't be imprisoned or executed.

Official cover is also cheaper and easier. Front companies can take a year or more to set up. They require renting office space, having staff to answer phones and paying for cars and other props. They also involve creating fictitious client lists and resumes that can withstand sustained scrutiny.

One of the CIA's commercial cover platforms was exposed in 2003 when undercover officer Valerie Plame was exposed in a newspaper by columnist Robert Novak. Public records quickly led to the unraveling of the company that served as her cover during overseas trips, a fictitious CIA firm called Brewster Jennings & Associates.

Official cover worked well for the duration of the Cold War, when holding a job at a U.S. Embassy enabled American spies to make contact with Soviet officials and other communist targets.

But many intelligence officials are convinced that embassy posts aren't useful against a new breed of adversaries. "Terrorists and weapons proliferators aren't going to be on the diplomatic cocktail circuit," said one government official familiar with the CIA's cover operations.

Under intense pressure

After the terrorist strikes, the Bush administration ordered the agency to expand its overseas operation by 50%. The agency came under intense pressure from Congress to alter its approach to designing cover and got a major boost in funding to expand the nonofficial cover program, which is commonly referred to by the acronym NOC, pronounced "knock."

Although the agency has used nonofficial cover throughout its history, the newer front companies were designed to operate on a different scale. Rather than setting up one- or two-person consulting firms, the plan called for the creation of companies that would employ six to nine case officers apiece, plus support staff.

The NOC program typically had functioned as an elite entity, made up of a small number of carefully selected case officers, some of whom would spend years in training and a decade or more overseas with only intermittent contact with headquarters. But the new plan called for the front companies to serve as way stations even for relatively inexperienced officers, who would be rotated in and out much the way they would in standard embassy assignments.

"The idea was that these were going to be almost like black stations," said a former CIA official involved in the plan to form the companies. "We were trying to build something that had a life span, that had durability."

In the process, the agency hoped to break a logjam in getting post-Sept. 11 recruits overseas. Thousands of applicants had rushed to join the CIA after the attacks, and many were sent to Afghanistan and Iraq. But outside of those war zones, open slots were scarce.

"The embassies were full," said a former CIA official involved in deployment decisions. "We were losing officers by the dozens because we didn't have slots for them overseas."

In separate interviews, two former CIA case officers who joined the agency after the attacks said that 15% to 20% of their classmates had quit within a few years. Among them, they said, was one who had earned his master's degree in business administration from Harvard University and was fluent in Chinese and another who had left a high-paying job at the investment firm Goldman Sachs.

The front companies were created between 2002 and 2004, officials said, and most were set up to look like consulting firms or other businesses designed to be deliberately bland enough to escape attention.

About half were set up in Europe, officials said -- in part to put the agency in better position to track radical Muslim groups there, but also because of the ease of travel and comfortable living conditions. That consideration vexed some CIA veterans.

"How do you let someone have a white-collar lifestyle and be part of the blue-collar terrorist infrastructure?" said one high-ranking official who was critical of the program.

But the plan was to use the companies solely as bases. Case officers were forbidden from conducting operations in the country where their company was located. Instead, they were expected to adopt second and sometimes third aliases before traveling to their targets. The companies, known as platforms, would then remain intact to serve as vessels for the next crop of case officers who would have different targets.

'A very bitter fight'

The concept triggered fierce debate within the agency, officials said.

"This was a very bitter fight," said a CIA official who was a proponent of the plan because it insulated the fictitious firms from the actual work of espionage.

"When you link the cover to the operation, the minute the operation starts getting dicey, you run across the screen of the local police, the local [intelligence service] or even the senior people in the mosque," the official said. "I saw this kill these platforms repeatedly. The CIA invests millions of dollars and then something goes wrong and it's gone."

But critics called the arrangement convoluted, and argued that whatever energy the agency was devoting to the creation of covers should be focused on platforms that could get U.S. spies close to their most important targets.

"How does a businessman contact a terrorist?" said a former CIA official involved in the decision to shut down the companies. "If you're out there selling widgets, why are you walking around a mosque in Hamburg?"

Rather than random businesses, these officials said, the agency should be creating student aid organizations that work with Muslim students, or financial firms that associate with Arab investors.

Besides broad concerns about the approach, officials said there were other problems with the companies. Some questioned where they were located. One, for example, was set up in Portugal even though its principal targets were in North Africa.

The issue became so divisive that the agency's then-director, Porter J. Goss, tapped the official then in charge of the CIA's European division, Rolf Mowatt-Larssen, to lead an in-house review of the NOC strategy.

Mowatt-Larssen sided with critics of the approach and began pulling the plug on the companies before he left the agency to take a senior intelligence post at the Department of Energy, officials said. Mowatt-Larssen declined to comment.

The agency is in the midst of rolling out a series of new platforms that are more narrowly targeted, officials said. The External Operations and Cover Division has been placed under Eric Pound, a veteran foreign officer who was CIA station chief in Athens during the 2004 Olympics.

But the agency is still struggling to overcome obstacles, including resistance from many of the agency's station chiefs overseas, most of whom rose through the ranks under traditional cover assignments and regard the NOC program with suspicion and distrust.

In one recent case, officials said, the CIA's station chief in Saudi Arabia vetoed a plan to send a NOC officer who had spent years developing credentials in the nuclear field to an energy conference in Riyadh.

The NOC "had been invited to the conference, had seen a list of invitees and saw a target he had been trying to get to," said a former CIA official familiar with the matter. "The boss said, 'No, that's why we have case officers here.' "

 

 

14/01/2008

"Intellworld" publie un article sur la station de la CIA a Bagdad

Un article paru aujourd'hui sur "Intellworld" explore et analyse un domaine assez délicat , a savoir le travail de la CIA depuis sa station de Bagdad depuis l'année 2003. Court et concis, cet article restitue l'ambiance et a l'avantage de la clarté.

14/12/2007

Stephen Kappes

Parmi les maîtres espions "made in US", l'un de ceux qui retient incontestablement l'attention a eu l'honneur d'être nommé Directeur-adjoint de la CIA a la mi-2006, après une carrière tournée en priorité vers le Moyen-Orient au sein de l'Agence, ou il est entré en 1981. Il s'agit de Stephen Kappes.

 

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Stephen Kappes 

 

Stephen Kappes, est entré a la CIA en 1981,sans qu'on en sache plus. Il est fort possible qu'il ait été affecté a la Division Moyen-Orient / Asie du Sud (Alors dirigée par Charles Cogan) , Kappes y ayant fait l'essentiel de sa carrière.D'après une information, il a ét en poste durant sa carrière au Pakistan, donc soit entre 1981 et 1988, soit entre 1991 et 1995 (Donc a titre de Chef de station)

C'est en 1988 que sa biographie se précise:  Kappes est nommé n° 2 de l'unité "Tefran" de la CIA  (Equipe de la CIA basée a l'ambassade américaine a Francfort chargée de travailler contre l'Iran) ,chargée de la collecte de renseignements contre l'Iran et du débriefing des exilés. La CIA, après la perte de sa station a Téhéran (Prise d'otage de nombre de ses diplomates, dont le Chef de la station, Thomas Ahern) l'ambassade américaine a Téhéran en 1979 et plusieurs e) travaille donc contre l'Iran a partir de pays limitrophes, ou de pays ou la communauté iranienne est importante. C'est ainsi que l'unité "Tefran" a réussie a constituer un réseau au coeur de l'Iran. Pas pour longtemps: Le contre-espionnage iranien réussit a démanteler le réseau de la CIA durant 1988-1989, avec a la clé une trentaine d'interpellations. On peut aussi se demander (uniquement a titre d'hypothèse) si "Tefran" n'a pas joué un rôle dans l'enquête sur l'attentat de Lockerbie perpétré le 21.12.1988. Les informations obtenues indiquent très clairement que l'Iran était alors soupconnée d'avoir commandité cet attentat, hors le Vol 103 de la Pan Am a été la cible d'une bombe ressemblant fortement a celles utilisées par une cellule du FPLP-CG  (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement Général de Ahmed Jibril) lequel avait entre autres des contacts avec l'Iran..

Kappes est vers 1990 rappelé de Francfort et envoyé a l'Irak Task Force de la CIA (Alors dirigée par Whitley Bruner , et donc l'adjoint est Bruce Riedel) ,chargée de la collecte du renseignement ontre l'Irak suite a l'invasion du Koweït en août 1990. Kappes paraît, après seulement 10 ans de carrière a la CIA, avoir fait ses preuves, puisqu'il est nommé Chef de station a Koweït City quand le Koweït est libéré, avec pour mission de rouvrir la station. on peut donc supposer que il ne fut en poste que durant trois mois environ: Les officiers de la CIA chargés d'ouvrir une station ne restent sur place que trois mois puis sont remplacés par un officier qui, lui, la dirigera normalement, c'est-a-dire pendant 2 ou 3 ans..

Début 1995, il esr  chef de l'unité chargée de la Prolifération nucléaire a la Division Eurasie Centrale de la Direction des Opérations de la CIA, avant d'être nommé en juillet 1995 "Senior Intelligence officer" de la CIA, sans qu'on en sache plus sur le poste qu'il occupe alors.

Il dirigera la station de Moscou de 1996 a 1999 (interlocuteur officiel auprès des services secrets russes) ou il remplace Michaël Sulick.Chef de la Division Moyen-Orient de 1999 a 2000,il est ensuite patron du Counterintelligence center de la CIA de 2000 a 2002, chargé d'empêcher les infiltrations des services secrets adverses (Avec une priorité pour les Chinois du MSS) au sein de la CIA .

Kappes est nommé n°2 de la Direction des Opérations de 2002 a 2004. A ce poste il réussira deux opérations dans la lutte contre la prolifération nucléaire. La première sera de convaincre le dirigeant libyen Mouamar Kadhafi d'abandonner son programme d'armes de destructions massives en échange d'une aide américaine. La deuxième est le démantèlement, au moins partiel, du réseau dirigé par le docteur A.Q.Khan. Ce scientifique pakistanais, père de la bombe atomique pakistanaise, a aidé entre autres la Corée du Nord ou l'Iran a se doter de composants pour développer une bombe atomique..

 Ses succès de Kappes a la CIA n'empêchent pas son arrivée dans un contexte particulièrement difficile : Il est nommé  patron de la Direction des Opérations en juin 2004, en remplacement de James Pavitt, qui vient de démissioner suite au scandale des Armes de destruction massives en Irak: Bien que Georges W.Bush affirme haut et fort que Saddam Hussein est en possession d'un dangereux arsenal d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, il s'avérera après coup qu'il n'en est rien..La CIA ayant fourni certaines informations allant en ce sens s'en trouve décridibilisée , d'ou la démission de Pavitt, suivie par celle de Georges Tenet, le Directeur de la CIA et son remplacement par Porter Goss.Précédemment,c'est Alan Foley, Directeur du WINPAC ,chargé de l'analyse des informations relatives aux armements des autres pays ,et Tyler Drumhueller, patron de la Division Europe de l'Ouest de la Direction des Opérations de la CIA, qui ont claqués la porte.

Très vite, le ton monte entre Goss et Kappes. Une des raisons est la découverte après la réouverture en 2000 de l'ambassade américaine a Belgrade (Fermée suite a la Guerre du Kosovo) que certains documents secrets de la station de la CIA a Belgrade n'avaient pas été détruits durant l'évacuation..Kappes estimera que il n' y a pas eu divulgation des documents et s'opposera a toute sanction contre le chef de station, au contraire de Goss. Ce sera une des raisons du départ de Kappes en novembre 2004 , accompagné de Michaël Sulick, n°2 de la Direction des Opérations de la CIA.Il ne sera pas le seul a quitter Langley: Parmi les démissionaires on note Rolf Mowatt-Larssen, qui a remplacé Drumhueller a la tête de la Division Europe de l'Ouest; John R.Sano, ADDO ;Arthur Brown, qui a entre autres dirigé les stations de la CIA en Birmanie, en Corée du Sud et a Tokyo et qui est a la tête de la Division Asie; Robert Richer, chef de la Division Moyen-Orient de la Direction des Opérations (Auparavant chef de station a Oman et en Jordanie) part dans le domaine privé chez Blackwater.

Démissionant de la CIA en novembre 2004 suite au conflit avec le directeur de la CIA Porter Goss, il part pour Londres pour occuper un poste dans la firme de sécurité privée ArmorGroup International ,avant d'être rappelé a la CIA et  nommé a la mi-2006 Directeur-adjoint de la CIA par le nouveau Directeur de la CIA Michaël Hayden, visiblement soucieux de mettre fin a l'ère Goss, qui n'apparaît pas avoir été appréciée a la CIA.. Kappes semble d'être surtout spécialisé sur le Moyen-Orient durant sa carrière, avec priorité pour l'Iran. Il se rendra d'ailleurs en février 2007 au Pakistan pour rencontrer des responsables de l'ISI, le service de renseignement pakistanais, et le général Musharraf en personne. But de la visite: Montrer aux autorités pakistanaises que Al-Qaîda se réactive sur le territoire pakistanais. Plus récémment, il aurait semblé convaincu, selon des sources de la CIA -a prendre avec prudence- par le récent NIE affirmant que l'Iran a cessé son programme nucléaire..

05/12/2007

Le rapport de la communauté américaine du renseignement sur les capacités nucléaires iraniennes, novembre 2007

Paru il y a 48 heures, ce NIE (National Intelligence Estimate) défraie déja la chronique. Préparé, comme le veut la tradition pour les NIE, de concert entre les 16 services de renseignements américains (Citons par exemple le Homeland Security, la Central Intelligence Agency, la National Security Agency, le Defense Intelligence Agency, ainsi que le service de renseignement du Ministère de l'Energie US ou le service de renseignements du Département d'Etat) et intitulé "Iran: Nuclear Intentions and Capabilities" en date de novembre 2007, ce rapport indique entre autres que si l'Iran avait bien un programme nucléaire , il a été arrêté en 2003. A vos commentaires!

 

 

Key Judgments


A. We judge with high confidence that in fall 2003, Tehran halted its nuclear weapons
program1; we also assess with moderate-to-high confidence that Tehran at a minimum is
keeping open the option to develop nuclear weapons. We judge with high confidence
that the halt, and Tehran’s announcement of its decision to suspend its declared uranium
enrichment program and sign an Additional Protocol to its Nuclear Non-Proliferation
Treaty Safeguards Agreement, was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from exposure of Iran’s previously
undeclared nuclear work.
• We assess with high confidence that until fall 2003, Iranian military entities were
working under government direction to develop nuclear weapons.
• We judge with high confidence that the halt lasted at least several years. (Because of
intelligence gaps discussed elsewhere in this Estimate, however, DOE and the NIC
assess with only moderate confidence that the halt to those activities represents a halt
to Iran's entire nuclear weapons program.)
• We assess with moderate confidence Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know whether it currently intends to develop
nuclear weapons.
• We continue to assess with moderate-to-high confidence that Iran does not currently
have a nuclear weapon.
• Tehran’s decision to halt its nuclear weapons program suggests it is less determined
to develop nuclear weapons than we have been judging since 2005. Our assessment
that the program probably was halted primarily in response to international pressure
suggests Iran may be more vulnerable to influence on the issue than we judged
previously.


B. We continue to assess with low confidence that Iran probably has imported at least
some weapons-usable fissile material, but still judge with moderate-to-high confidence it
has not obtained enough for a nuclear weapon. We cannot rule out that Iran has acquired
from abroad—or will acquire in the future—a nuclear weapon or enough fissile material
for a weapon. Barring such acquisitions, if Iran wants to have nuclear weapons it would
need to produce sufficient amounts of fissile material indigenously—which we judge
with high confidence it has not yet done.


C. We assess centrifuge enrichment is how Iran probably could first produce enough
fissile material for a weapon, if it decides to do so. Iran resumed its declared centrifuge enrichment activities in January 2006, despite the continued halt in the nuclear weapons
program. Iran made significant progress in 2007 installing centrifuges at Natanz, but we
judge with moderate confidence it still faces significant technical problems operating
them.
• We judge with moderate confidence that the earliest possible date Iran would be
technically capable of producing enough HEU for a weapon is late 2009, but that this
is very unlikely.
• We judge with moderate confidence Iran probably would be technically capable of
producing enough HEU for a weapon sometime during the 2010-2015 time frame.
(INR judges Iran is unlikely to achieve this capability before 2013 because of
foreseeable technical and programmatic problems.) All agencies recognize the
possibility that this capability may not be attained until after 2015.


D. Iranian entities are continuing to develop a range of technical capabilities that could
be applied to producing nuclear weapons, if a decision is made to do so. For example,
Iran’s civilian uranium enrichment program is continuing. We also assess with high
confidence that since fall 2003, Iran has been conducting research and development
projects with commercial and conventional military applications—some of which would
also be of limited use for nuclear weapons.


E. We do not have sufficient intelligence to judge confidently whether Tehran is willing
to maintain the halt of its nuclear weapons program indefinitely while it weighs its
options, or whether it will or already has set specific deadlines or criteria that will prompt
it to restart the program.
• Our assessment that Iran halted the program in 2003 primarily in response to
international pressure indicates Tehran’s decisions are guided by a cost-benefit
approach rather than a rush to a weapon irrespective of the political, economic, and
military costs. This, in turn, suggests that some combination of threats of intensified
international scrutiny and pressures, along with opportunities for Iran to achieve its
security, prestige, and goals for regional influence in other ways, might—if perceived
by Iran’s leaders as credible—prompt Tehran to extend the current halt to its nuclear
weapons program. It is difficult to specify what such a combination might be.
• We assess with moderate confidence that convincing the Iranian leadership to forgo
the eventual development of nuclear weapons will be difficult given the linkage many
within the leadership probably see between nuclear weapons development and Iran’s
key national security and foreign policy objectives, and given Iran’s considerable
effort from at least the late 1980s to 2003 to develop such weapons. In our judgment,
only an Iranian political decision to abandon a nuclear weapons objective would
plausibly keep Iran from eventually producing nuclear weapons—and such a decision
is inherently reversible.

 F. We assess with moderate confidence that Iran probably would use covert facilities—
rather than its declared nuclear sites—for the production of highly enriched uranium for a
weapon. A growing amount of intelligence indicates Iran was engaged in covert uranium
conversion and uranium enrichment activity, but we judge that these efforts probably
were halted in response to the fall 2003 halt, and that these efforts probably had not been
restarted through at least mid-2007.


G. We judge with high confidence that Iran will not be technically capable of producing
and reprocessing enough plutonium for a weapon before about 2015.


H. We assess with high confidence that Iran has the scientific, technical and industrial
capacity eventually to produce nuclear weapons if it decides to do so.

 


1 For the purposes of this Estimate, by “nuclear weapons program” we mean Iran’s nuclear weapon design
and weaponization work and covert uranium conversion-related and uranium enrichment-related work; we
do not mean Iran’s declared civil work related to uranium conversion and enrichment.

 

 Key Differences Between the Key Judgments of This Estimate on Iran’s Nuclear
Program and the May 2005 Assessment


2005 IC Estimate

 Assess with high confidence that Iran
currently is determined to develop nuclear
weapons despite its international
obligations and international pressure, but
we do not assess that Iran is immovable.

 

We have moderate confidence in projecting
when Iran is likely to make a nuclear
weapon; we assess that it is unlikely before
early-to-mid next decade.

 


Iran could produce enough fissile material
for a weapon by the end of this decade if it
were to make more rapid and successful
progress than we have seen to date.

 

 

2007 National Intelligence Estimate

 


Judge with high confidence that in fall 2003,
Tehran halted its nuclear weapons program. Judge
with high confidence that the halt lasted at least
several years. (DOE and the NIC have moderate
confidence that the halt to those activities
represents a halt to Iran's entire nuclear weapons
program.) Assess with moderate confidence
Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know
whether it currently intends to develop nuclear
weapons. Judge with high confidence that the halt
was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from
exposure of Iran’s previously undeclared nuclear
work. Assess with moderate-to-high confidence
that Tehran at a minimum is keeping open the
option to develop nuclear weapons.



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely. We judge with moderate
confidence Iran probably would be technically
capable of producing enough HEU for a weapon
sometime during the 2010-2015 time frame. (INR
judges that Iran is unlikely to achieve this
capability before 2013 because of foreseeable
technical and programmatic problems.)

 



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely.

01/12/2007

Rolf Mowatt-Larssen ,Рольф Моватт-Ларсен

 

 Rolf Mowatt-Larssen's career. 

 

Фото здесь Photo is here 

La biographie de Rolf Mowatt-Larssen est aussi disponible en francais ici 

 

Карьера сотрудника ЦРУ Рольф Моватт-Ларсен

 

Начал карьеру в ЦРУ, Оперативный Директорат в 1982ом году.

Сотрудник резидентуры ЦРУ в Стокольме с 1984 по 1987.

Сотрудник резидентуры ЦРУ в Москве с 1988 по 1990,Моватт-Ларсен официально работал в политическом отделе Посольства США в Москве.

С 1990 по 1992 работал в резидентуре ЦРУ в Афинах но не удалось кстановить кем он был Руководитель резидентуры, заместитель или сотрудник.

С 1992 по 1994 Заместитель резидента ЦРУ в Москве, Моватт-Ларсен отвечал за контакты с СВР (Служба внешней разведки ). Но когда руководителя резидентуры Джеймс Моррис был объявлен персоной нон грата после выдворений резидента СВР в Вашингтоне А.И. Лысенко, Моватт-Ларсен становиться резидентом ЦРУ . Hо не на долго. Он уже 2 года в Москве и слишком молод чтобы быть постоянным резидентом. Прибывает новый резидент, опытный сотрудник Майкл Сулик, официально советник по региональным вопросам посольства.

 В 1994 Моватт-Ларсена назначают руководителем Оперативной Базы ЦРУ в Цюрихе он занимает этот пост до 1996.

 Руководитель резидентуры ЦРУ в Осло с 1998 по 2000.

 Он работал с Д.Тенетом (Директор ЦРУ) а с середины 2001 начал учить китайский язык он должен был быть назначен Руководителем резидентуры ЦРУ в Пекине, но после терактов 11ого сентября он был назначен руководителем Управлений по борьбе с распространением ОМУ оружия массового уничтожения Оперативного Директората ЦРУ  а в 2004 он стал Руководителем Подразделений Западная Европа а в 2005 ушел из ЦРУ из за несогоачиях с Портер Госсом новый руководитель ЦРУ и был назначен Руководителем разведки и контрразведи Госдепартамента энергетики.

Rolf Mowatt-Larssen's career

 

Joined CIA in 1982.

Case officer in Stockholm from 1984 to 1987.

Case officer in CIA Station in Moscow from 1988 to 1990. Officially Mowatt-Larssen was member of the political section inside the US Embassy.

Case officer (Or Deputy Station Chief, or Station Chief???) in Athens, from 1990 to 1992.

Deputy Chief of Station in CIA Moscow Station from 1992 to 1994, officially first secretary of the political section of the US Embassy.He was in charge of officials contacts with SVR ( Russian foreign intelligence service).

After, James L.Morris, CIA Chief of Station in Moscow, his boss, was expelled , Mowatt is promoted as Acting Chief of Station, but replaced by Michaël Sulick as head of CIA Station

Chief of Base in Zurich from 1994 to 1996

Chief of station in Oslo from 1998 to 2000. 

He works with George Tenet (CIA Director) but  in mid-2001 he begins to learn Chinese, to be posted as CIA Station Chief in Beijing.But after the 9/11 events, Mowatt was named as  DO CPD CIA Director ( Counterproliferation Division of the CIA 's Directorate of Opérations).

 In 2004 , named as West European Division Chief. but he disagrees Goss's (The new CIA Director) politic about the Agency and resigns. Promoted as Director of Intelligence and Counterintelligence at the US Department of Energy.

 

 

14/11/2007

Heureusement que le ridicule ne tue pas.....

Dans la catégorie "Je vois des officiers de la CIA partout y compris la ou ils ne sont pas", palme d'or (Soyons fous) a la radio nicaraguayenne ,avec cet article remonté des archives en date de 1988. 

 

 United Press International

April 13, 1988, Wednesday, AM cycle

BYLINE: By DAVID KIRBY

SECTION: International

LENGTH: 469 words

DATELINE: MANAGUA, Nicaragua

 Richard Melton, the new U.S. Ambassador to Nicaragua, arrived Tuesday in Managua to take up his post at a ''decisive moment'' in relations between the two countries.
Hours before Melton's arrival, the Nicaraguan state-run radio station accused the American envoy of being a CIA agent.
Melton, 53, arrived at Augusto Cesar Sandino Airport on a flight from Costa Rica aboard a Panamanian airlines COPA passenger jet.
''This is a decisive moment in relations between the United States and Nicaragua,'' Melton said in Spanish at a news conference. ''Events in the near future will define not only the course of our bilateral relations but also the possibility of national reconciliation among all Nicaraguans.''
No Nicaraguan officials were on hand to greet Melton. Security was provided by U.S. Embassy personnel.
Melton, who had headed the State Department's office of Central American and Panamanian affairs since 1985, is the first U.S. ambassador sent to Nicaragua since last July, when Ambassador Harry Bergold finished a three-year term and returned to Washington.
Melton's arrived in Nicaragua during delicate cease-fire negotiations between the Sandinista government and U.S.-backed Contra rebels. A high-level meeting of the two sides was tentatively scheduled to begin Friday in Managua.
Radio Sandino, in its announcement of Melton's arrival, claimed he is a CIA operative.
''This man is obviously of the CIA,'' the official radio station said. ''He worked in Nicaragua under (former ruler) Anastasio Somoza and then went directly to the Dominican Republic, and we all know what happened there.''
Melton decided to leave his three children back in the United States ''probably because he does not want them to be contaminated by communism,'' the broadcast said.
The Somoza family's 43-year-old dictatorship in Nicaragua ended in 1979 with the ouster of President Anastasio Somoza-Debayle by the Sandinista National Liberation Front
Melton served from 1963 to 1965 as an economic officer at the U.S. Embassy in Managua and was then sent to the Dominican Republic in the same capacity from 1965 to 1967.
The United States, under the auspices of the Organization of American States, sent Marines to the Dominican Republic in 1965 to quell a rebellion led by a Dominican military officer suspected of being a communist. Honduras, Brazil and Nicaragua also sent troops.
Melton has a long record of diplomatic service, which he began when he joined the State Department in 1961 after a three-year stint in the U.S. Army.
His previous experience includes posts as vice consul in Recife, Brazil, 1967-69, first secretary at the U.S. Embassy in Lisbon, Portugal, 1975-78, first secretary at the U.S. Embassy in London, 1979-80, and deputy chief of mission in Montevideo, Uruguay, 1982-85.

 Si Richard Melton est un officier de la CIA ( Et non pas "agent", un terme désignant les informateurs et non les officiers traitants ,bande d'andouilles incultes boursouflées d'ingratitude aveugle) alors il aurait dû y faire tout ou partie de sa carrière, dans les postes décrits dans cet article.Et vu sa carrière donc il a été chef de station quand même. Or:

Et d'une de 1975 a 1977 ( Quand il était en poste a Lisbonne) le chef de station de Lisbonne était David D.Whipple, et son homologue a Londres de 1979 a 1981 Richard Stolz

Et de deux un officier de la CIA voire le chef de station ou son adjoint n'occupent jamais la couverture de chef de mission adjoint d'une ambassade ( Référence a son poste en Uruguay de 1982 a 1985) pour des raisons de répartitions des postes entre la CIA et le Département d'Etat, dans les ambassades.

Et de trois je n'ai jamais vu un officier de la CIA devenir ambassadeur sans que cela fasse les joies du Washington Post ( Les carrières de fonctionnaires de la CIA James Lilley , Joseph DeTrani, Leslie Ireland , David Barry Kelly ou Donald Gregg ont été divulguées après qu'ils aient quittés la CIA pour travailler comme ambassadeurs, responsables au Conseil National de Sécurité US ou adjoints du directeur National du Renseignement)

Non mais! 

 

05/11/2007

CURVEBALL

Il n'était connu que sous son pseudo a la CIA , CURVEBALL, pseudo connu depuis plusieurs années du public. Sa véritable identité est désormais révélée:

a6c266e9acb6ec33a262d36640319043.jpgCURVEBALL

Rafid Ahmed Alwan ,ingénieur chimiste irakien passé en Allemagne en 2000, a joué un rôle important dans un des événements les plus majeurs de la zone Moyen-Orient : C'est,entre autres, sur la base de ses informations, affirmant que le régime de Saddam Hussein possède un programme d'armes biologiques, et auquel se référa le secrétaire d'Etat américain Colin Powell lors de sa célèbre allocution du 05.02.2003 a l' ONU, que les Etats-Unis et plusieurs pays alliés (Entre autres la Grande-Bretagne, l'italie, l'Espagne) renversèrent le régime de Saddam Hussein.

 

b0ac377ffebdc8b34dc83f30a553d587.jpgAlan Foley                  Aujourd'hui ,il s'avére que les informations de "Curveball" étaient fausses. Débriéfé par le BND, le service de renseignement fédéral ouest-allemand, ses informations avaient été passées a la communauté US du renseignement. Les témoignages obtenus montrent bien, pourtant, que bien avant que l'Irak ne soit envahie, les informations de Curveball ne sont pas fiables. Témoignent en ce sens deux hauts responsables de la CIA a l'époque: Tyler Drumhueller dirigeait alors la Division Europe de l'Ouest de la Direction des Opérations de la CIA (Après avoir servi a Vienne comme Chef de station) et Alan Foley, ancien spécialiste de l'analyse des informations sur les armements soviétiques, qui en 2003 dirigeait le WINPAC (Weapons, Intelligence, Non-Prolifération and Arms Control Center) , une division analytique de la CIA chargée de l'analyse d'informations sur les armes , y compris chimiques ou biologiques.Pourtant, on utilisera les informations de Curveball, y compris lors du discours de Colin Powell.... Pour l'instant il n'a pas été possible de déterminer exactement ce qui s'était passé au niveau de la circulation de ses informations.

 

Le National Security Archive de l'université George Washington, que je félicite au passage pour ses dossiers toujours réellement passionants, vient de publier des documents, certains déclassifiés, sur CURVEBALL et la valeur de ses informations, sur son site 

24/10/2007

Guojia Anquanbu :Anatomie (2ème partie)

GUOJIA ANQUANBU MINISTERE DE LA SECURITE D'ETAT CHINOIS

 

Parmi les priorités du MSS,aussi bien la lutte contre les espions étrangers que contre les opposants politiques.Par exemple,les proches du Dalaï Lama,ou la secte Falungong. Nombre d'affaires le démontreront

En décembre 1995, le MSS de Lhassa, dirigé par Gaisang Qupei, neutralise un groupe de tibétains qui tentait de recruter des compatriotes pour faire de l'espionnage. En sens inverse, en novembre 1995, le contre-espionage indien avait neutralisé trois chinois qui tentaient d'espionner le Dalaï Lama (Une des principales bases de refuges des tibétains fuyant la Chine communiste est l'Inde).

Un autre problème suscite la préoccupation des autorités chinoises, et c'est au MSS de s'y coller : La lutte antiterroriste. Mention particulière au terrorisme ouïgour.

LA LUTTE ANTITERRORISTE

En mars 1997, plusieurs bombes explosent a Pékin, Lhassa, et Urumqi (Province du Xinjiang). En effet, dans cette dernière province existe une ethnie ouïgoure (musulmane), qui se bat depuis plusieurs siècles pour obtenir un Etat indépendant. Le MSS décide d'agir, sous le commandement de Zhang Ruihua, chef du bureau MSS Xinjinag, et de Gaisang Qupei, qui dirige toujours l'antenne de Lhassa. Les autorités chinoises, en effet, n'excluent pas une alliance,alors,entre ouïgours et tibétains,étant donné la simultanéité des attentats. Le MSS décide aussi d'installer une section musulmane a Shanghaï .C'est une occasion aussi d'établir des relations avec la DGSE francaise, qui combat de son côté le crime organisé chinois.

L'ESPIONNAGE EXTERIEUR

Les information actuelles montrent clairement une activation du MSS hors des frontières chinoises: le Directeur du Renseignement National US déclarera publiquement en 2007 que les services secrets chinois et russes comptent parmi les plus agressifs dans la collecte de renseignements sur le sol américain, tandis que dans un rapport, le BFV, le contre-espionnage fédéral allemand, s'inquiétant de la vente par la Chine d'ordinateurs qui auraient été piégés aux institutions allemandes.

LE TRAVAIL DU MSS EN DIRECTION DES ETATS-UNIS: LE RAPPORT DE 1998

Voici ce que note par exemple un rapport, "Report to Congress on Chinese espionnage activities against the United States" en date du 01.01.2000, relatif a l'année fiscale 1998. Destiné au Congrès américain, ce rapport a été déclassifié l'année dernière, en janvier 2006 :

En premier lieu sont rappelées les priorités pour la sécurité nationale chinoise, a savoir le maintien de la stabilité intérieure, la collecte de renseignements a caractère scientifique et technologique et destiné a aider au développement économique de la Chine, la surveillance des développements touchant Taïwan et les intérêts intrenationaux chinois.Le rapport estime aussi que,en date de 1998, la collecte de renseignements est l'oeuvre,en majorité,de non-professionels du renseignements, d'individus et d'organisations agissant hors du contrôle des services secrets chinois. Ce sont des entreprises, des compagnies privées, des Instituts de recherche, qui ont pour but de collecter des renseignements,pour en profiter a titre privé. Les services secrets chinois, estime le rapport, ont plus pour habitude d'utiliser des étudiants chinois pour la collecte du renseignements, et de souligner que beaucoup d'étudiants chinois aux Etats-Unis étudient les sciences, leur donnant ainsi la possibilité une grande variété de renseignements dans le domaine des technologies.

Rappelant ensuite les différents services de renseignements extérieurs chinois, a savoir le MSS, le Qingbao (Renseignement militaire) et le Departement de Liaison ,une unité du département politique de l'Armée Populaire de Libération chargé de la collecte du renseignement contre Taïwan, le rapport détaille ensuite sur le travail des services secrets chinois contre les Etats-Unis:

Dans le domaine du renseignement politique, estime le rapport, Beijing continue a voir les Etats-Unis comme une de leurs cibles majeures dans la collecte du renseignement.Une attention particulière est portée a la politique étrangère et aux intentions des Etats-Unis ,ainsi que sur les leaders américains et les négociations bilatérales ou multilatérales sensibles.

Concernant le renseignement militaire, il est surtout conduit par les attachés militaires chinois ,aussi bien du bureau de l'attaché militaire a l'ambassade de la République Popualire de Chine a Washington que du Comité d'Etat-Major des Nations Unies a New York. La collecte du renseignement se fait souvent par les méthodes "ouvertes" (lecture de journaux spécialisés, observation..), mais depuis 1987, le FBI et les Douanes auraient détéctées deux opérations clandestines conduites par le Qingbao aux Etats-Unis.Priorité est donnée aux technologies militaires américaines, ou aux opérations militaires américaines,sans oublier les ventes d'armement militaire a Taïwan.

Dans le domaine du renseignement économique, le rapport note que c'est une priorité pour les services secrets chinois,entre autres pour le MSS ,qui agit,étant donné ses fonctions ,aussi bien sur le territoire américain que en Chine.Le MSS serait particulièrement actif contre les hommes d'affaires occidentaux,surtout en Chine. Quant aux personnes d'origine chinoise, elle sont évidemment l'objet de tentatives de recrutement du MSS. Toutefois,la part de renseignements collectés dans le domaine scientifique et technique en Chine même est faible, par rapport au travail de renseignement hors de la Chine.

Durant les 20 dernières années,la Chine a donc établie des réseaux solides aux Etats-Unis même, avec pour cible aussi bien les institutions étatiques que les entreprises privées, les académies, les instituts, laboratoires, toutes personnes impliquées dans un travail donnant accès a des informations confidentielles.

 

LA COLLECTE DU RENSEIGNEMENT ETATS-UNIS EXCEPTES.

Parfois,des scandales apparaissent: en 2005,un cadre du MSS fait déféction en Australie et révèle que le MSS a pour principale cible la secte Falungong. En 2006, c'est un codeur japonais qui se suicide. Dans la note qu'il laisse, il affirmera avoir subi un chantage du MSS,quand il était a Shanghaï (Chef du MSS Shanghaï: Cai Xumin)

La priorité reste toutefois l'adversaire,les services secrets taïwanais,comme le montre le scandale qui vient d'éclater:

Fin septembre 2007, Lin Yu-Nung, un officier du Bureau du renseignement du Ministère de la Justice taïwanais, est interpellé: Il avait été recruté par les services secrets chinois. Son recruteur Chen Chih-Kao, est un ancien collègue de travail "retourné" en 2005 par les services secrets chinois a Shanghaï.Le MSS peut,pour ses opérations, aussi se baser sur une communauté chinoise a l'étranger extrêmement vaste,et souvent bien implantée, pour la collecte de renseignements ou la couverture. Le Guojia Anquanbu s'est donc, au cours des dernières années, retrouvé confronté a nombre de tâches : Citons aussi son implantation a Hong Kong, depuis la rétrocession de la colonnie par la Grande-Bretagne en 1997.Selon "Intelligence Online",le MSS utilise la couverture du Security Department des services de renseignements politique de la Colonie,le Liaison Office of the Central Governement in Hong Kong Special Administrative Region.Les opérations sont surtout menées depuis la Direction du MSS de Canton, dirigée par Xu An.Notons que les services secrets chinois privilégient,comme leurs homologues allemands du BND (Renseignement fédéral ouest-allemand) les couvertures commerciales .Ils utilisent aussi les couvertures diplomatiques,mais rien n'a permis de distinguer ,a mes yeux, dans les ambassades de Chine a l'étranger, les officiers du MSS de leur homologues du Ministère des affaires étrangères chinois.

Restent toujours prioritaires aux yeux du MSS le travail en direction des pays de la zone Asie et le développement de ses réseaux de renseignements, sans compter une augmentation de son implantation en Afrique , auquel s'était déja efforcé son prédécesseur dans les années 60.Il s'agissait alors d'implanter le marxisme en Afrique; désormais il s'agit pour le MSS de s'implanter par le biais de l'économie, la Chine augmentant fortement son commerce et s'implantant en Afrique par des projets, des entreprises, des prêts a des taux extrêmement faibles (Voire nuls).

LE RENFORCEMENT DE LA COOPERATION AVEC LES SERVICES SECRETS ETRANGERS.

Boris Eltsine approuve, par ce document du 04.08.1994, des negociations en vue d'un accord de cooperation entre le FSK et le Guoanbu

Le Guoanbu entretient des relations avec nombres de services secrets. Par exemple,un acte administratif du 04.07.1994 de Boris Eltsine fait etat de negociations, en vue d'un accord de cooperation, entre le FSK (Service federal de contre-espionnage de la Federation de Russie, devenu en 1995 le FSB) et le Ministere de la Securite d'Etat de la Republique Populaire de Chine.  Début 2007, le MSS a établi des contacts avec la Sécurité ukrainienne, le SBU, et avec le service de la Sécurité d'Etat géorgien.

CONTRE-ESPIONNAGE

Le MSS ne se contente pas de piquer les secrets dans les autres pays: Il doit aussi défendre les secrets chinois: Fin 2001 les autorités chinoises découvrent des micros dans le Boeing destiné au Président chinois, et qui a été fabriqué aux USA. Vers le début de l'année 2002, c'est le patron de la station de la CIA a Beijing, Stephen Holder, qui est déclaré "persona non grata" et expulsé par les chinois,pour des raisons inconnues. Selon "Intelligence Online" du 06.07.2007 (information a prendre avec prudence car elle n'a recu aucune confirmation) les services secrets nord-coréens se seraient également activés en Chine, surtout dans plusieurs provinces frontalières de la Corée du Nord. Plusieurs réseaux auraient été démantelés. Mais les chinois, qui ont aussi envoyés des officiers sous couverture en Corée du Nord, auraient également eus des pertes..

Lorsque en septembre 2007 les autorités chinoises ont été accusées de pirater plusieurs sites internet, dont celui du Pentagone, elles ont niées et aussitôt rappelées que les services secrets occidentaux se livrent aux mêmes activités contre les Chinois..

 

2f15d822c7fa92524b293f5b42cdb8e9.jpg587369742df7dd7d509333a9777e37b9.jpg

Xu Yongyue ( A gauche) , et son remplacant Geng Huishang (A droite)

De 1998 a la mi-2007,le patron du Guojia Anquanbu était Xu Rongyue.Il a été remplacé a ce poste par Geng Huishang,55 ans,qui occupait depuis 1998 le poste de Vice-Ministre de la Sécurité d'Etat.Il est décrit comme un spécialiste de la protection des secrets commerciaux.

Aujourd'hui,voici l'organigramme du Ministère de la Sécurité d'Etat.:

Division opérationnelle :

-1er département ,renseignement intérieur,chargé entre autres de recruter en Chine même des informateurs.

-2ème département,opérations a l'étranger,et analyse des informations ainsi obtenues.

-3ème département,opérations en direction de Hong Kong ,Macao, Taïwan.

-4ème département, appui technique. (Appareils photos,micros etc..)

-5ème département,coordination et direction du travail des services régionaux du Guoanbu.

-6ème département, contre-espionnage.

-7ème département,circulation,en fait le Département chargé d'analyser les informations venant des différents services du Guojia Anquanbu.

-8ème département,Institut contemporain des relations internationales.

-9ème département,sécurité interne du Guojia Anquanbu, et coordination des sections du contre-espionnage militaire au sein de l' APL.

-10 ème département,collecte de renseignement économique,scientifique et technologique.

-11ème département,renseignement éléctronique contre les autres pays, et sécurité informatique (Pour empêcher les intrusions des services secrets occidentaux dans les ordinateurs du Minsitère de la Sécurité d'Etat),ainsi que analyse des informations ainsi obtenues.En décembre 2003,le 11ème département était dirigé par Wu Shizhong.

-Département des affaires étrangères,contacts avec les services de renseignements étrangers,et coordination de la coopération.

 

Mes remerciements a :Fabrice,Roger Faligot,FAS.

 

 

16/10/2007

La CIA au Vietnam

Parmi les plus grandes défaites subies par les Etats-Unis reste incontestablement en tête la Guerre du Vietnam,de 1964 a 1973 ,qui sera suivie par l'invasion des viet-cong en 1975 et l'effondrement du régime de Vietnam du Sud.Les services secrets américains,et donc la CIA entre autres,ont joués un rôle très important dans ce conflit,en s'efforcant de collecter des renseignements sur l'ennemi viet-cong pour empêcher,selon la théorie des dominos,que si le Vietnam devienne communiste,les pays d'Asie alentour aussi. La CIA y engagera donc d'importants moyens et un nombre considérable d'officiers,faisant de la station de la CIA au Vietnam une des plus importantes numériquement. Y prendront part des chefs de stations, des analystes, des spécialistes de la Guerre psychologique. Voici la liste,qui sera progressivement mise a jour:

 

Chefs de stations CIA a Saïgon

Emmett Mc Carthy 1954-1955

John G.Anderton 1955-1957. 

Nicolas Natsios 1957-1959 

William Colby 1959-1962.

John H.Richardon 1962-1963

David R.Smith (Acting chief of station)

Peer de Silva 1964-1965

John Lymond Hart 1966-1967

Lewis Lapham 1967-1969

Ted Shackley 1969-1972

Thomas Polgar 1972-1975

 

Officiers de la CIA a Saïgon 

Alexander Shatton

Donald Gregg 

David Barry Kelly 

George Weisz

Joseph Lazarsky 

Philip H.Potter

Angelo Kalaris 

Charles Merchant. 

Clark Gilbert Myers

Dean Almy

Donald Healey 

Donald Blascak

Dorothy Lyman

Edward J.Carroll

Edward J.Doyle

Felton Mark Wyatt

Francis Somers.

George Carver

George W.Allen

Helen Morgan

Howard Rocky Stone

James Delaney 

James Hodges Parker

John Singlaub 

Joseph Baker

Joseph McDonald 

Louis Di Filippo

Marcus Kostolich

Michaël Capraro

Nicholas Natsios

Ogden Williams 

Paul Harwood

Philip Jones

Richard Dorey

Richard Sellew

Robert Francis Brogodhy

Robert R.Simmons

Stanley Moscowitz

Steven Kostic

Ted Price

Walter Krisa

William C.Stewart 

 

Complété le 23.10.2007 (Thanks to Aldartus) , 05.03.2008 et 06.03.2008

04/10/2007

John Brennan

 Et un  chef de station de plus! me suis-je dit en apprenant durant septembre 2007 que John Brennan,un officier de la CIA dont je ne me souviens même plus si j'en avais entendu parler ou pas (Pour dire a quel point il n'a vraiment pas retenu mon attention)  avait en réalité été Chef de station de la CIA a Riyad! Wow,ca change tout. Le travail de la CIA en direction de ce pays du Golfe Persique attirait l'attention.Sans doute  parce que ce pays est au coeur du Moyen-Orient,que c'est le pays ou est né  Oussama Ben Laden mais aussi le coeur du wahhabisme,cette division du sunnisme qui prétend faire respecter le Coran a la lettre au point d'inviter a tuer les infidèles! 9cc029f420b3e4c4acadc5bf3e60b32c.jpg

John Brennan.

Entré a la CIA en 1980,Brennan a rejoint la Direction du renseignement de la CIA en 1981.Ce service,le Directorate of Intelligence (DI) ,chargée d'analyser les informations recues,est beaucoup moins réputé que son homologue,la Direction des Opérations (DO),chargée des opérations clandestines a l'étranger.Néanmoins,Brennan y fera carrière:Il est envoyé a  Djeddah de 1982 a 1984,officiellement comme membre de la section politique de l'ambassade américaine.De 1984 a 1989,en poste a la Direction du renseignement de la CIA,a la Division Moyen-Orient et Asie du Sud. Il est Chef de la section antiterroriste a la Division du Renseignement de la CIA de 1990 a 1992,chargée de l'analyse des informations.En pleine Guerre du Golfe contre l'Irak de Saddam Hussein.C'est alors une période ou l'on craint les attentats commis par les hommes de main de Saddam Hussein sur les territoires étrangers.Ensuite,Brennan occupe un poste de responsabilité a la Division Moyen-Orient et Asie du Sud a la Direction du Renseignement de la CIA, avant d'être Chargé du briefing quotidien de la Maison Blanche en 1994 et 1995.Pas une sinécure,Bill Clinton ayant la réputation de s'être désintéréssé d'une CIA minée par les scandales.C'est apparement au début des années 90 que Brennan a rencontré George Tenet,Président de la commission permanente sur le renseignement du Sénat US de 1988 a 1993 puis Directeur pour les programmes du renseignement au National Sécurity Council de 1993 a 1995.Les deux hommes vont devenir amis,ce qui va encore accélérer la carrière de Brennan a la CIA.Tenet prend le poste de Directeur-adjoint de la CIA en 1995, et prend Brennan avec lui comme assistant éxécutif. Tenet sera nommé Directeur de la CIA en 1997.Apparement,Tenet a compris la délicatesse des relations américano-saoudienne,puisque en 1996 c'est Brennan qu'il envoie diriger la station de Riyad.

Sans citer le nom,Robert Baer,alors numéro 2 du Groupe Sud a la Division Asie Centrale de la Direction des Opérations de la CIA n'est pas tendre: Critiquant la nomination par David Cohen (Patron de la Direction des Opérations de la CIA de 1995 a 1997) de personnes "qui n'étaient pas compétentes" a la tête des stations de Tel-Aviv ,Nairobi,mais aussi Riyad,il ajoute sur ce dernier que "la seule qualification du chef de station de Riyad avait été d'avoir travaillé comme conseiller de George Tenet au National Sécurity Council".Il est vrai que Brennan n'a jamais travaillé a la Direction des Opérations de la CIA,son envoi a Riyad est ,en quelque sorte,sa première sortie sur le terrain. Mais la station de Riyad est une station assez particulière,ce n'est pas une station "offensive",c'est-a-dire une station agressive dans le recrutement et le traitement d'informateurs d'origine saoudienne.Pour ne pas fâcher l'Arabie Saoudite,fidèle alliée des américains.Quand,par exemple,a la fin des années 70,circula a Washington un rapport très défavorable sur la situation en Arabie Saoudite,la réponse des autorités saoudiennes fut extrêmement claire:En cette année 1978,le chef de station de la CIA dans le Royaume,George Cave,est déclaré "persona non grata" et expulsé. Les relations se compliquent par le manque de coopération de Riyad vis-a-vis de Washington dans la lutte antiterroriste.C'est pourquoi Brennan est envoyé,pour établir des contacts a haut niveau,faire pression pour que les saoudiens coopèrent.Un exemple est donné par James Risen dans son ouvrage "Etat de guerre":Les saoudiens détenaient en 1997 un des principaux conseillers financiers de Oussama Ben Laden,Sayebd Tahib Al-Madani. Malgré les insistances de la CIA auprès des saoudiens,elle ne put avoir accès a ce personnage que après les attentats du 11 septembre 2001..

739dcbb3691a767376d9c469229c9562.jpgDégâts causés par la voiture piégée le 13.11.1995

Pourtant,il y a de quoi déclencher l'alerte: Une voiture piégée explose le 13.11.1995 devant un bâtiment de la Garde Nationale Saoudienne a Riyad.Bilan,7 morts dont 5 américains et 60 blessés. 

Le 25.06.1996,un camion-citerne Mercedes contenant 2200 Kilos d'explosifs  explose devant les Tours Khobar, le bâtiment ou habitent les militaires étrangers,a 9.50 heure locale (GMT +.3,donc 7h50 heure de Paris).Bilan initial: 20 morts et 372 blessés.

 

1cab50f44015412890909ad79dcc9bab.jpgLes Tours Khobar peu après l'attaque terroriste

 On peut donc craindre que les terroristes ne recommencent.Mais Langley refuse,même après l'attaque de Khobar,que l'antenne de Riyad ne collecte des renseignements sur els extrémistes du Royaume.Pour ne pas se fâcher avec les Princes saoudiens que George Tenet s'efforce de séduire.Néanmoins,la station n'est pas complètement inactive.Dans ses mémoires "At the center of the storm",George Tenet rappele que a l'automne 1999 la CIA décide de harceler les officiers du renseignement extérieur iranien ,le MOIS en poste a l'étranger.Question de déstabiliser le principal soutien du Hezbollah.John Brennan,toujours chef de station a Riyad,est donc chargé de contacter son homologue du MOIS a Riyad.Ce qui donne lieu a une scène hilarante:Interpellant l'iranien,il se présente comme étant de l'ambassade américaine.L'iranien bondit de sa voiture,visiblement paniqué,et clamant que l'iran est un pays de paix.Après ce séjour a Riyad,Tenet prend Brennan comme Durecteur de cabinet, jusque 2001 ,avant d'en faire le Directeur éxécutif adjoint du Directeur Central du Renseignement (DCI George Tenet) le 26.03.2001 (Jusqu'en 2004,le patron de la CIA était automatiquement le patron de l'ensemble de la communauté américaine du renseignement,le Directeur Central du Renseignement,DCI).Le 12.03.2003,Brennan est nommé patron du du tout nouveau TTIC (Terrorist Threat Integration Center ),un service interagences chargé de fournir des informations sur les risques terroristes potentiels pour les Etats-Unis.On peut ,néanmoins,que rester sceptique devant la création de ce nouveau service,qui entraîne un nouvel empilement de structures bureaucratiques dans la lutte antiterroriste..

Inauguration du quartier général du TTIC en 2005. John Brennan et Georges W.Bush

 

John O. Brennan President and Chief Executive Officer Mr. Brennan was appointed President and CEO of The Analysis Corporation (TAC) in McLean, VA in November 2005. Prior to joining TAC, Mr. Brennan had a distinguished 25-year career with the Central Intelligence Agency, serving in a variety of senior positions throughout the Intelligence Community. His last assignment was (interim) Director of the National Counterterrorism Center (NCTC). Mr. Brennan was appointed to that position, with the approval of the President, by the Director of Central Intelligence in October 2004. He served as head of the NCTC until August 2005. Mr. Brennan also served as the Director of the Terrorist Threat Integration Center (TTIC) from 12 March 2003 until 6 December 2004. When the NCTC was formally launched in December 2004, all functions and responsibilities of the TTIC were transferred to the NCTC.

Mr. Brennan began his career as an intelligence officer in 1980 with the Central Intelligence Agency's Directorate of Operations as a Career Trainee. After joining the Directorate of Intelligence in 1981, he served with the Department of State as a political officer at the U.S. Embassy in Jeddah, Saudi Arabia from 1982 to 1984. From 1984 to 1989, he served in a variety of analytic assignments in the Office of Near Eastern and South Asian Analysis in the Directorate of Intelligence. Mr. Brennan was in charge of terrorism analysis in the DCI's Counterterrorist Center between 1990 and 1992, including during Desert Shield and Desert Storm. After a management position in the Office of Near Eastern and South Asian Analysis, Mr. Brennan served as the CIA's daily intelligence briefer at the White House in 1994 and 1995. Mr. Brennan was the Executive Assistant to then-DDCI George Tenet from 1995 to 1996, and he served as Chief of Station in a major Middle East capital from 1996 to 1999. Mr. Brennan served as DCI Tenet's Chief of Staff from 1999 to 2001 and as Deputy Executive Director of the Central Intelligence Agency from March 2001 to March 2003.

In April 2007, Mr. Brennan was appointed Chairman of the Board of The Intelligence and National Security Alliance (INSA), a not-for-profit professional association of public and private sector leaders of the intelligence and national security communities.

Mr. Brennan is the recipient of numerous awards and commendations including the National Security Medal, the Distinguished Intelligence Medal, the Distinguished Career Intelligence Medal, the Director of Central Intelligence Director's Medal, and the Defense Intelligence Agency's Director's Award.

Mr. Brennan earned a BA in Political Science from Fordham University in 1977, including study at the American University of Cairo in 1975 to 1976. He received a MA in Government with a concentration in Middle Eastern Studies from the University of Texas at Austin in 1980.

Modification de l'article le 26.01.2008 et le 23.04.2008