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23/11/2008

Richard Thompson, un espion de Sa Majesté en Mésopotamie

Depuis environ un ans, la guerre en Irak fait moins l' actualité journalistique, ce qui peut être attribué aussi bien a la formation progressive de la police et de l' armée irakienne, aux accords conclu avec différents chefs tribaux, ainsi que a la lutte antiterroriste entre autres. Il convient de le reconnaître, cela n' était pas gagné: les armes de destruction massives introuvables, le scandale Valérie Plame, l 'augmentation des tensions et des violences, les tortures sur des prisonniers.. Petit détail peu connu du public, car passé entre les gouttes de la presse, des membres des services secrets de Sa Majesté ont eu connaissance de ses méthodes. Se sont-elles tues pour éviter le scandale? Ou n'ont elles pas pris conscience des violations commises par les américains, Il serait intéréssant de poser la question au chef de station du SIS a Bagdad de l' époque, Richard Thompson.


Richard Thompson. Né en 1960, conformément a la tradition, Richard Paul Reynier Thompson est officiellement un « diplomate » du Foreign and Commonwealth Office, le Ministère des affaires étrangères de Sa Majesté. Les éléments disponibles sur sa carrière indiquent alors une orientation « Europe de l' Ouest »: Après un poste a Stockholm en 1991, il sert a Genève en 1996.

Richard Tomlinson est un ancien officier du SIS qui, pour se venger de son ancien service (lequel l'avait viré) a publié la liste de plusieurs de ses anciens collègues . Le nom de Thompson apparaît pour la première fois en 1999; c'est la « liste Tomlinson », laquelle identifie pas moins de 116 officiers du SIS, qui indique entre autres un dénommé Richard Thompson. Notons au passage que plusieurs des noms dévoilés a cette occasion ont pus être certifiés:  Citons Andrew Gibbs et Raymond Asquith, ou Richard Dearlove, John Scarlett, Andrew Robert Fulton, Clive Dare Newell, Norman McSween, Ian Forbes McCredie .

Cet accroc de carrière semble avoir obligé le SIS a changer Thompson d' affectation: après avoir travaillé dans le cadre du contrôleurat « Europe » il est affecté au Kosovo, avant d'arriver a Bagdad: Le « Times » du 04.04.2007 fait clairement référence a Richard Thompson comme ayant servi en tant que chef de station a Bagdad, sans en dire plus.

Ambassade britannique a Bagdad Je me montrerai plus précis: Selon les listes diplomatiques britanniques Richard Thompson était officiellement conseiller a l' ambassade britannique a Bagdad en 2004 et 2005, avant d' être remplacé. On peut supposer que il est arrivé dans la capitale irakienne peu après que les troupes état-uniennes et leurs alliés aient pris contrôle de l' ensemble du territoire, donc dès 2003.


C' est a Bagdad que il est confronté indirectement a un nouveau scandale, car même si son nom n'est cité nulle part, un rapport officiel de la chambre des communes fait très clairement référence a des pratiques illégales dont avaient connaissance les officiers du SIS a Bagdad, mais dont ils n'ont pas évalués qu'il constituait une violation de la convention de Genève: Ce rapport de mars 2005 est passé a travers les gouttes de la presse, et pourtant il est passionant. Intitulé Handling of Detainees by UK Intelligence Personnel in Afghanistan, Guantanamo Bay and Iraq , il définit, pour commencer, les missions du renseignement britannique en Irak:

-Collecter des informations en Irak.

-Participer au travail de l'Iraq Survey Group, chargé de retrouver les armes de destruction massives

-Diriger les interrogatoires des personnes mêlées au programme des ADM irakiens

-Examiner les armes saisies pour les besoins du renseignement

-Fournir des informations pour protéger les Forces de la coalition d'attaques imminentes.

Le rapport se montre ensuite particulièrement sévère vis-a-vis du SIS, mais moins sur l'Irak: Si il critique le fait que aucun officier du SIS (Ni du MI5 ou du DIS) n'a reçu de formation a propos de la Convention de Genève, ce qui conduisit a des erreurs de jugement grossières:  Le rapport indique que dans un cas, en juin 2003, deux officiers du SIS chargés d'interroger un irakien lié aux programmes d' ADM et détenu par les américains ont vus arriver leur "client" enchaîné et avec sur la tête une cagoule. Les deux officiers pensèrent alors que ses mesures étaient nécessaires pour des raisons de sécurité, et cet incident ne sera rapporté que en mai 2004 quand les différentes agences de renseignement britannique furent chargées de demander a leur personnel chargé des interrogatoires de détenus si des abus ou des actions contraires a la politique britannique s'étaient produits. Par conséquent, les différents Ministères ne furent alertés que en mai 2004.

Un autre exemple donné dans ce rapport concerne l'interrogatoire, en 2003 toujours, d'un autre irakien lié au programme des ADM, par des officiers du SIS. Ils notèrent que les conditions de vie du détenu sont inacceptables et que son traitement laisse a désirer. A l'automne 2003, un officier du SIS qui visita a trois reprises cet établissement américain nota que les conditions s'étaient améliorées. Petit détail bizarre dans ce rapport: Selon lui, les Ministres ne furent au courant que a la mi-2004. Pourtant, dès janvier 2004, est évoquée une possible violation de la Convention de Genève dont a connaissance le SIS par le centre d'interrogatoire américaine a Battlefield, a l'aéroport de Bagdad. Et le rapport de préciser que la question fut soulevée par le représentant supérieur du SIS (Sans doute Richard Thompson) avec l'officier américain a la tête de cet établissement, lequel affirma que la Convention de Genève était respectée. Et quand la question fut évoquée par le représentant du SIS avec le lieutenant général Sanchez, haut responsable de la Coalition en Irak, le 21.01.2004, le haut grade de l'armée d'évoquer une enquête menée pour découvrir les auteurs d' abus sur des détenus. Selon le rapport, "les Ministres n'en entendirent parler pas avant mai 2004". On peut tout de même avoir un doute sur le fait que les Ministres soient prévenus si tard: Normalement, les officiers du SIS rendent compte a Vauxhall Cross, le QG du SIS, lequel, après tri, fait remonter les informations vers le Ministère des affaires étrangères (Foreign and Commonwealth Office) voire le Cabinet Office. Que l'information sur ses événements soit remontée si tard peut surprendre.  Pour la petite histoire, les officiers du SIS recurent des instructions sur le traitement a l'égard des détenus...en juin 2004. Le rapport note toutefois que les incidents de ce genre sont rares, et que aucun membre des services de renseignement britanniques n'a commis d'abus sur des prisonniers

Vauxhall Cross, le QG du SIS sur la Tamise.

Après son poste a Bagdad qu' il quitte vers 2005-2006, la carrière de Thompson compte une année de « trou », ou ses activités sont quasiment inconnues. Sans doute occupe-il une fonction au coeur du Secret Intelligence Service.

En avril 2007, il est détaché auprès du Ministère de l' Intérieur, le Home Office, et nommé a la tête de la nouvelle Police Nucléaire, la Civil Nuclear Constabulary, dont la mission est de protéger les centrales nucléaires. Les biographies officielles, selon la tradition, le décrivent comme un "senior diplomat of the Foreign and Commonwealth Office" qui a de l'expérience dans le domaine de la défense et de la sécurité.

08/07/2008

Le Mossad et Osirak

A la fin des années 70 la France comptait livre un réacteur nucléaire a l'Irak, alors dirigée par Saddam Hussein. Ce dernier ayant comme volonté d'enrichir ainsi l'uranium a des fins militaires, priorité est donnée au Mossad (Entre autres a sa Division TZOMET, responsable des opérations en Europe, et a la branche KIDON [Assassinats] de la Division METSADA (Opérations spéciales) d'empêcher la France de livrer a l'Irak ce réacteur. Ce film évoque une partie de l'opération alors conduite, mais oublie de préciser un détail: Le Mossad avait obtenu des informations sur le réacteur suite au recrutement, en août 1978, d'un physicien irakien, un dénommé Butrouss Heibin Halim. C'est sans doute a cette personne que fait référence Viktor Ostrovsky dans son livre sur le Mossad publié en 1990, et qui raconte l'opération. Pour terminer, précisons que cette opération, conduite par le Mossad en France, n'a pas empêchée la livraison d'un réacteur par la France a l'Irak; lequel sera détruit en 1981, par des avions de chasse israëliens (Bombardement d'Osirak). Et enfin, citons les noms de certains des participants, au sein du Mossad, a l'opération: Dan Arbel, alors chef de la station TZOMET du Mossad a Paris; David Biran, chef du TZOMET (Et qui sera, selon une information, nommé chef du TEVEL en 1990) et enfin Shabtai Shavit, alors chef de la METSADA.
 

Quand le mossad frappe en France
envoyé par Homer-Dalort
 

14/01/2008

"Intellworld" publie un article sur la station de la CIA a Bagdad

Un article paru aujourd'hui sur "Intellworld" explore et analyse un domaine assez délicat , a savoir le travail de la CIA depuis sa station de Bagdad depuis l'année 2003. Court et concis, cet article restitue l'ambiance et a l'avantage de la clarté.

14/12/2007

Stephen Kappes

Parmi les maîtres espions "made in US", l'un de ceux qui retient incontestablement l'attention a eu l'honneur d'être nommé Directeur-adjoint de la CIA a la mi-2006, après une carrière tournée en priorité vers le Moyen-Orient au sein de l'Agence, ou il est entré en 1981. Il s'agit de Stephen Kappes.

 

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Stephen Kappes 

 

Stephen Kappes, est entré a la CIA en 1981,sans qu'on en sache plus. Il est fort possible qu'il ait été affecté a la Division Moyen-Orient / Asie du Sud (Alors dirigée par Charles Cogan) , Kappes y ayant fait l'essentiel de sa carrière.D'après une information, il a ét en poste durant sa carrière au Pakistan, donc soit entre 1981 et 1988, soit entre 1991 et 1995 (Donc a titre de Chef de station)

C'est en 1988 que sa biographie se précise:  Kappes est nommé n° 2 de l'unité "Tefran" de la CIA  (Equipe de la CIA basée a l'ambassade américaine a Francfort chargée de travailler contre l'Iran) ,chargée de la collecte de renseignements contre l'Iran et du débriefing des exilés. La CIA, après la perte de sa station a Téhéran (Prise d'otage de nombre de ses diplomates, dont le Chef de la station, Thomas Ahern) l'ambassade américaine a Téhéran en 1979 et plusieurs e) travaille donc contre l'Iran a partir de pays limitrophes, ou de pays ou la communauté iranienne est importante. C'est ainsi que l'unité "Tefran" a réussie a constituer un réseau au coeur de l'Iran. Pas pour longtemps: Le contre-espionnage iranien réussit a démanteler le réseau de la CIA durant 1988-1989, avec a la clé une trentaine d'interpellations. On peut aussi se demander (uniquement a titre d'hypothèse) si "Tefran" n'a pas joué un rôle dans l'enquête sur l'attentat de Lockerbie perpétré le 21.12.1988. Les informations obtenues indiquent très clairement que l'Iran était alors soupconnée d'avoir commandité cet attentat, hors le Vol 103 de la Pan Am a été la cible d'une bombe ressemblant fortement a celles utilisées par une cellule du FPLP-CG  (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement Général de Ahmed Jibril) lequel avait entre autres des contacts avec l'Iran..

Kappes est vers 1990 rappelé de Francfort et envoyé a l'Irak Task Force de la CIA (Alors dirigée par Whitley Bruner , et donc l'adjoint est Bruce Riedel) ,chargée de la collecte du renseignement ontre l'Irak suite a l'invasion du Koweït en août 1990. Kappes paraît, après seulement 10 ans de carrière a la CIA, avoir fait ses preuves, puisqu'il est nommé Chef de station a Koweït City quand le Koweït est libéré, avec pour mission de rouvrir la station. on peut donc supposer que il ne fut en poste que durant trois mois environ: Les officiers de la CIA chargés d'ouvrir une station ne restent sur place que trois mois puis sont remplacés par un officier qui, lui, la dirigera normalement, c'est-a-dire pendant 2 ou 3 ans..

Début 1995, il esr  chef de l'unité chargée de la Prolifération nucléaire a la Division Eurasie Centrale de la Direction des Opérations de la CIA, avant d'être nommé en juillet 1995 "Senior Intelligence officer" de la CIA, sans qu'on en sache plus sur le poste qu'il occupe alors.

Il dirigera la station de Moscou de 1996 a 1999 (interlocuteur officiel auprès des services secrets russes) ou il remplace Michaël Sulick.Chef de la Division Moyen-Orient de 1999 a 2000,il est ensuite patron du Counterintelligence center de la CIA de 2000 a 2002, chargé d'empêcher les infiltrations des services secrets adverses (Avec une priorité pour les Chinois du MSS) au sein de la CIA .

Kappes est nommé n°2 de la Direction des Opérations de 2002 a 2004. A ce poste il réussira deux opérations dans la lutte contre la prolifération nucléaire. La première sera de convaincre le dirigeant libyen Mouamar Kadhafi d'abandonner son programme d'armes de destructions massives en échange d'une aide américaine. La deuxième est le démantèlement, au moins partiel, du réseau dirigé par le docteur A.Q.Khan. Ce scientifique pakistanais, père de la bombe atomique pakistanaise, a aidé entre autres la Corée du Nord ou l'Iran a se doter de composants pour développer une bombe atomique..

 Ses succès de Kappes a la CIA n'empêchent pas son arrivée dans un contexte particulièrement difficile : Il est nommé  patron de la Direction des Opérations en juin 2004, en remplacement de James Pavitt, qui vient de démissioner suite au scandale des Armes de destruction massives en Irak: Bien que Georges W.Bush affirme haut et fort que Saddam Hussein est en possession d'un dangereux arsenal d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, il s'avérera après coup qu'il n'en est rien..La CIA ayant fourni certaines informations allant en ce sens s'en trouve décridibilisée , d'ou la démission de Pavitt, suivie par celle de Georges Tenet, le Directeur de la CIA et son remplacement par Porter Goss.Précédemment,c'est Alan Foley, Directeur du WINPAC ,chargé de l'analyse des informations relatives aux armements des autres pays ,et Tyler Drumhueller, patron de la Division Europe de l'Ouest de la Direction des Opérations de la CIA, qui ont claqués la porte.

Très vite, le ton monte entre Goss et Kappes. Une des raisons est la découverte après la réouverture en 2000 de l'ambassade américaine a Belgrade (Fermée suite a la Guerre du Kosovo) que certains documents secrets de la station de la CIA a Belgrade n'avaient pas été détruits durant l'évacuation..Kappes estimera que il n' y a pas eu divulgation des documents et s'opposera a toute sanction contre le chef de station, au contraire de Goss. Ce sera une des raisons du départ de Kappes en novembre 2004 , accompagné de Michaël Sulick, n°2 de la Direction des Opérations de la CIA.Il ne sera pas le seul a quitter Langley: Parmi les démissionaires on note Rolf Mowatt-Larssen, qui a remplacé Drumhueller a la tête de la Division Europe de l'Ouest; John R.Sano, ADDO ;Arthur Brown, qui a entre autres dirigé les stations de la CIA en Birmanie, en Corée du Sud et a Tokyo et qui est a la tête de la Division Asie; Robert Richer, chef de la Division Moyen-Orient de la Direction des Opérations (Auparavant chef de station a Oman et en Jordanie) part dans le domaine privé chez Blackwater.

Démissionant de la CIA en novembre 2004 suite au conflit avec le directeur de la CIA Porter Goss, il part pour Londres pour occuper un poste dans la firme de sécurité privée ArmorGroup International ,avant d'être rappelé a la CIA et  nommé a la mi-2006 Directeur-adjoint de la CIA par le nouveau Directeur de la CIA Michaël Hayden, visiblement soucieux de mettre fin a l'ère Goss, qui n'apparaît pas avoir été appréciée a la CIA.. Kappes semble d'être surtout spécialisé sur le Moyen-Orient durant sa carrière, avec priorité pour l'Iran. Il se rendra d'ailleurs en février 2007 au Pakistan pour rencontrer des responsables de l'ISI, le service de renseignement pakistanais, et le général Musharraf en personne. But de la visite: Montrer aux autorités pakistanaises que Al-Qaîda se réactive sur le territoire pakistanais. Plus récémment, il aurait semblé convaincu, selon des sources de la CIA -a prendre avec prudence- par le récent NIE affirmant que l'Iran a cessé son programme nucléaire..

05/12/2007

Le rapport de la communauté américaine du renseignement sur les capacités nucléaires iraniennes, novembre 2007

Paru il y a 48 heures, ce NIE (National Intelligence Estimate) défraie déja la chronique. Préparé, comme le veut la tradition pour les NIE, de concert entre les 16 services de renseignements américains (Citons par exemple le Homeland Security, la Central Intelligence Agency, la National Security Agency, le Defense Intelligence Agency, ainsi que le service de renseignement du Ministère de l'Energie US ou le service de renseignements du Département d'Etat) et intitulé "Iran: Nuclear Intentions and Capabilities" en date de novembre 2007, ce rapport indique entre autres que si l'Iran avait bien un programme nucléaire , il a été arrêté en 2003. A vos commentaires!

 

 

Key Judgments


A. We judge with high confidence that in fall 2003, Tehran halted its nuclear weapons
program1; we also assess with moderate-to-high confidence that Tehran at a minimum is
keeping open the option to develop nuclear weapons. We judge with high confidence
that the halt, and Tehran’s announcement of its decision to suspend its declared uranium
enrichment program and sign an Additional Protocol to its Nuclear Non-Proliferation
Treaty Safeguards Agreement, was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from exposure of Iran’s previously
undeclared nuclear work.
• We assess with high confidence that until fall 2003, Iranian military entities were
working under government direction to develop nuclear weapons.
• We judge with high confidence that the halt lasted at least several years. (Because of
intelligence gaps discussed elsewhere in this Estimate, however, DOE and the NIC
assess with only moderate confidence that the halt to those activities represents a halt
to Iran's entire nuclear weapons program.)
• We assess with moderate confidence Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know whether it currently intends to develop
nuclear weapons.
• We continue to assess with moderate-to-high confidence that Iran does not currently
have a nuclear weapon.
• Tehran’s decision to halt its nuclear weapons program suggests it is less determined
to develop nuclear weapons than we have been judging since 2005. Our assessment
that the program probably was halted primarily in response to international pressure
suggests Iran may be more vulnerable to influence on the issue than we judged
previously.


B. We continue to assess with low confidence that Iran probably has imported at least
some weapons-usable fissile material, but still judge with moderate-to-high confidence it
has not obtained enough for a nuclear weapon. We cannot rule out that Iran has acquired
from abroad—or will acquire in the future—a nuclear weapon or enough fissile material
for a weapon. Barring such acquisitions, if Iran wants to have nuclear weapons it would
need to produce sufficient amounts of fissile material indigenously—which we judge
with high confidence it has not yet done.


C. We assess centrifuge enrichment is how Iran probably could first produce enough
fissile material for a weapon, if it decides to do so. Iran resumed its declared centrifuge enrichment activities in January 2006, despite the continued halt in the nuclear weapons
program. Iran made significant progress in 2007 installing centrifuges at Natanz, but we
judge with moderate confidence it still faces significant technical problems operating
them.
• We judge with moderate confidence that the earliest possible date Iran would be
technically capable of producing enough HEU for a weapon is late 2009, but that this
is very unlikely.
• We judge with moderate confidence Iran probably would be technically capable of
producing enough HEU for a weapon sometime during the 2010-2015 time frame.
(INR judges Iran is unlikely to achieve this capability before 2013 because of
foreseeable technical and programmatic problems.) All agencies recognize the
possibility that this capability may not be attained until after 2015.


D. Iranian entities are continuing to develop a range of technical capabilities that could
be applied to producing nuclear weapons, if a decision is made to do so. For example,
Iran’s civilian uranium enrichment program is continuing. We also assess with high
confidence that since fall 2003, Iran has been conducting research and development
projects with commercial and conventional military applications—some of which would
also be of limited use for nuclear weapons.


E. We do not have sufficient intelligence to judge confidently whether Tehran is willing
to maintain the halt of its nuclear weapons program indefinitely while it weighs its
options, or whether it will or already has set specific deadlines or criteria that will prompt
it to restart the program.
• Our assessment that Iran halted the program in 2003 primarily in response to
international pressure indicates Tehran’s decisions are guided by a cost-benefit
approach rather than a rush to a weapon irrespective of the political, economic, and
military costs. This, in turn, suggests that some combination of threats of intensified
international scrutiny and pressures, along with opportunities for Iran to achieve its
security, prestige, and goals for regional influence in other ways, might—if perceived
by Iran’s leaders as credible—prompt Tehran to extend the current halt to its nuclear
weapons program. It is difficult to specify what such a combination might be.
• We assess with moderate confidence that convincing the Iranian leadership to forgo
the eventual development of nuclear weapons will be difficult given the linkage many
within the leadership probably see between nuclear weapons development and Iran’s
key national security and foreign policy objectives, and given Iran’s considerable
effort from at least the late 1980s to 2003 to develop such weapons. In our judgment,
only an Iranian political decision to abandon a nuclear weapons objective would
plausibly keep Iran from eventually producing nuclear weapons—and such a decision
is inherently reversible.

 F. We assess with moderate confidence that Iran probably would use covert facilities—
rather than its declared nuclear sites—for the production of highly enriched uranium for a
weapon. A growing amount of intelligence indicates Iran was engaged in covert uranium
conversion and uranium enrichment activity, but we judge that these efforts probably
were halted in response to the fall 2003 halt, and that these efforts probably had not been
restarted through at least mid-2007.


G. We judge with high confidence that Iran will not be technically capable of producing
and reprocessing enough plutonium for a weapon before about 2015.


H. We assess with high confidence that Iran has the scientific, technical and industrial
capacity eventually to produce nuclear weapons if it decides to do so.

 


1 For the purposes of this Estimate, by “nuclear weapons program” we mean Iran’s nuclear weapon design
and weaponization work and covert uranium conversion-related and uranium enrichment-related work; we
do not mean Iran’s declared civil work related to uranium conversion and enrichment.

 

 Key Differences Between the Key Judgments of This Estimate on Iran’s Nuclear
Program and the May 2005 Assessment


2005 IC Estimate

 Assess with high confidence that Iran
currently is determined to develop nuclear
weapons despite its international
obligations and international pressure, but
we do not assess that Iran is immovable.

 

We have moderate confidence in projecting
when Iran is likely to make a nuclear
weapon; we assess that it is unlikely before
early-to-mid next decade.

 


Iran could produce enough fissile material
for a weapon by the end of this decade if it
were to make more rapid and successful
progress than we have seen to date.

 

 

2007 National Intelligence Estimate

 


Judge with high confidence that in fall 2003,
Tehran halted its nuclear weapons program. Judge
with high confidence that the halt lasted at least
several years. (DOE and the NIC have moderate
confidence that the halt to those activities
represents a halt to Iran's entire nuclear weapons
program.) Assess with moderate confidence
Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know
whether it currently intends to develop nuclear
weapons. Judge with high confidence that the halt
was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from
exposure of Iran’s previously undeclared nuclear
work. Assess with moderate-to-high confidence
that Tehran at a minimum is keeping open the
option to develop nuclear weapons.



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely. We judge with moderate
confidence Iran probably would be technically
capable of producing enough HEU for a weapon
sometime during the 2010-2015 time frame. (INR
judges that Iran is unlikely to achieve this
capability before 2013 because of foreseeable
technical and programmatic problems.)

 



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely.

05/11/2007

CURVEBALL

Il n'était connu que sous son pseudo a la CIA , CURVEBALL, pseudo connu depuis plusieurs années du public. Sa véritable identité est désormais révélée:

a6c266e9acb6ec33a262d36640319043.jpgCURVEBALL

Rafid Ahmed Alwan ,ingénieur chimiste irakien passé en Allemagne en 2000, a joué un rôle important dans un des événements les plus majeurs de la zone Moyen-Orient : C'est,entre autres, sur la base de ses informations, affirmant que le régime de Saddam Hussein possède un programme d'armes biologiques, et auquel se référa le secrétaire d'Etat américain Colin Powell lors de sa célèbre allocution du 05.02.2003 a l' ONU, que les Etats-Unis et plusieurs pays alliés (Entre autres la Grande-Bretagne, l'italie, l'Espagne) renversèrent le régime de Saddam Hussein.

 

b0ac377ffebdc8b34dc83f30a553d587.jpgAlan Foley                  Aujourd'hui ,il s'avére que les informations de "Curveball" étaient fausses. Débriéfé par le BND, le service de renseignement fédéral ouest-allemand, ses informations avaient été passées a la communauté US du renseignement. Les témoignages obtenus montrent bien, pourtant, que bien avant que l'Irak ne soit envahie, les informations de Curveball ne sont pas fiables. Témoignent en ce sens deux hauts responsables de la CIA a l'époque: Tyler Drumhueller dirigeait alors la Division Europe de l'Ouest de la Direction des Opérations de la CIA (Après avoir servi a Vienne comme Chef de station) et Alan Foley, ancien spécialiste de l'analyse des informations sur les armements soviétiques, qui en 2003 dirigeait le WINPAC (Weapons, Intelligence, Non-Prolifération and Arms Control Center) , une division analytique de la CIA chargée de l'analyse d'informations sur les armes , y compris chimiques ou biologiques.Pourtant, on utilisera les informations de Curveball, y compris lors du discours de Colin Powell.... Pour l'instant il n'a pas été possible de déterminer exactement ce qui s'était passé au niveau de la circulation de ses informations.

 

Le National Security Archive de l'université George Washington, que je félicite au passage pour ses dossiers toujours réellement passionants, vient de publier des documents, certains déclassifiés, sur CURVEBALL et la valeur de ses informations, sur son site 

19/05/2007

Rolf Mowatt-Larssen

Est créée au sein du blog une nouvelle section qui concernera les biographies d'officiers des services secrets aujourd'hui a la retraite ou connus du grand public

Nous commencons avec un officier de la CIA peu connu du grand public ,mais qui joue aujourd'hui encore un rôle important dans la communauté américaine du renseignement,en tant que chef du département du renseignement du Ministère de l'Energie Américain.Il s'agit de Rolf Mowatt-Larssen.

Je tiens a préciser que,a la date du 21.09.2007,cette note a été remise a jour. Vous trouverez les ajouts tout en bas,ainsi vous pourrez comparer entre les informations AVANT,a la date de publication de l'article,et après. 

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 Rolf Mowatt-Larssen

Rolf Mowatt-Larssen est né vers 1955,a étudié a l'académie militaire de West Point d'ou il sort diplômé en 1976.Ensuite il sert dans les paras de l'armée américaine.

Entrée vers 1982 a la CIA,Mowatt-Larssen a été en poste en Suède puis en Grèce,a des périodes non déterminées.Apparement avant d'être muté a Moscou,ou il arrive en 1988 comme officier traitant.Il occupe le poste jusque 1991,avant d'être réaffecté dans la capitale russe en 1992 comme Chef de station adjoint,et ce jusque 1994,officiellement comme secrétaire de la section politique de l'ambassade américaine.Mowatt-Larssen est alors chargé des contacts officiels entre la CIA et le SVR,le nouveau service de renseignement extérieur russe.Il faut savoir que le KGB avait tenté de contacter la station de la CIA a Moscou,plus précisément son patron,Carl Gebhardt,en 1984.Les services secrets américains,prudents,n'y avaient pas immédiatement donnés suite.Puis,sous Gorbatchev,eurent lieu une série de rencontres,a Vienne,Helsinki,Moscou.La chute de l'URSS accélère les contacts ,dans des domaines comme la lutte contre les différentes formes de criminalité organisée (Terrorisme,trafic de drogue...).Mowatt-Larssen y prend donc part.   

Nommé temporairement Chef de station de la CIA a Moscou suite a l'expulsion fin mars 1994 de James L.Morris,le temps que Langley lui envoie en remplacement Michaël Sulick..

Petite précision (et disgression) :Selon Ron Suskind dans son ouvrage "La Guerre selon Bush",Mowatt-Larssen aurait été deux fois en poste en URSS comme chef de station,et en aurait été expulsé les deux fois.Au vu des informations que j'ai eu,M.Suskind s'est trompé: Après vérifications,d'une part,Mowatt-Larssen n'a jamais ,autant que je sache,été éxpulsé,d'une part.D'autre part,il n'a pas été deux fois Chef de station.L'officier CIA est entré a l'Agence en 1982,et la règle veut que un officier CIA puisse devenir chef d'antenne au bout de cinq ans,quand c'est une petite antenne.Quand c'est une station aussi importante que celle de Moscou,c'est carrément du jamais vu que un officier bénéficiant de moins de 10 ans d'expérience soit nommé Chef de la station de Moscou a temps complet.Par exemple,Richard Stolz,qui a dirigé l'antene moscovite de 1964 a 1965,avait 14 ans de CIA derrière lui (Entrée en 1950).Idem pour Burton Gerber,qui a été a la tête du poste de la CIA dans la capitale soviétique de 1980 a 1982,et qui était a la CIA depuis 1956..

Peut-être chef de station de la CIA a Berne en 1995.En tout cas,Mowatt-Larssen,selon les russes,aurait tenté de recruter le patron du SVR a Berne "peu après le scandale de l'affaire Ames",sans plus de précisions.

Ensuite chef de station de la CIA dans un pays non encore déterminé (La biographie de ce géant de deux mètres comporte un trou etre 1995 et 2000.Il semble qu'il se soit spécialisé dans le domaine de l'armement nucléaire,sans qu'on en sache plus)

Pendant un ans,Mowatt-Larssen a servi dans l'équipe de George Tenet,patron de la CIA,avant ,vers juillet 2001,d'être détaché:il devait prendre le commandement de la station de la CIA a Beijing et commenca donc a suivre avec sa femme des cours intensifs de chinois.Mais suite aux attentats du 11 septembre ,il est nommé fin 2001 a la tête de la Division de Contreprolifération (CPD) de la Direction des Opérations de la CIA,Tenet estimant qu'il a besoin de ce spécialiste de la contre-prolifération.C'est un petit service,qui compte a peine 4 officier,quand Mowatt en prend le commandement.Le CPD aura a son actif le démantèlement,au moins partiel,du réseau du docteur Khan,le père de la bombe atomique pakistanaise qui fournit alors en technologiques et plans aussi bien la Corée du Nord que la Libye ou l'Iran....C'est un service d'action,actif,a ne pas confondre avec le Winpac (Weapons Intelligence,Non Prolifération,and Arms Control Center) ,service chargé de l'analyse du potentiel ballistique et nucléaire des différents pays,aussi bien la Russie que la Chine ou la Corée du Nord.Winpac dépend donc de la Direction du renseignement (Analyse) et non de la Direction des Opérations (Chargé des opérations sur le terrain),et est apparu avant les attentats du 11 septembre,date exacte inconnue (Probablement a la mi-2001)

Puis cet officier de la CIA aurait été chef de la Division Europe de l'Ouest, qu'il commandera de 2004 a 2005.En 2005 Mowatt-Larssen a quitté la CIA,après 23 ans de carrière a l'Agence,pour prendre la tête du service de renseignements et de contre-espionnage du Ministère de l'Energie américain,service qu'il commande a l'heure actuelle.Le service de renseignements du Ministère de l'Energie américain est chargé,par des "canaux ouverts" (informations officielles,bavardages etc...) de recueillir des informations et de les analyser,entre autres sur le potentiel nucléaire des autres pays.Dans le contexte international actuel,ce service est donc impliqué dans le suivi des programmes nucléaires nord-coréens et iraniens...

 

En date du 21.09.2007: Le site http://www.nhdf.org/speakers.php?id=56&back=agenda

vient d'ajouter nombre d'éléments de la carrière de Rolf Mowatt-Larssen.Reprenons-les (en y mêlant les informations publiées en mai) :

Officier de la station de la CIA a Stoskholm de 1984 a 1987;officier de la station de la CIA a Moscou de 1988 a 1990,en poste a la station de la CIA a Athènes (Officier ou chef de station adjoint? ) de 1990 a 1992; Chef de station adjoint de la station de la CIA a Moscou de 1992 a 1994 sous la couverture de 1er secrétaire de la section politique; nommé Acting Chief of station suite a l'expulsion du chef de l'antenne ,James L.Morris en mars 1994;Chef de Base de la CIA a Zurich de 1994 a 1996;Chef de station de la CIA a Oslo de 1998 a 2000.

En comparant la biographie publiée en mai dernier avec ses ajouts,quelques remarques: La Biographie de mai 2007 de Rolf Mowatt-Larssen cadre très bien avec ses ajouts.Les seules erreurs que j'ai commises en mai ont été les suivantes: Cet officier CIA a été en poste a Moscou jusque 1990 et non 1991 et a été en poste en Grèce non pas avant d'arriver a Moscou mais pendant ses deux postes.Dernière erreur d'analyse,il a été en poste a Zurich et non Berne comme je le supposais.

Sinon,les erreurs sont peu nombreuses.la bio de la National Homeland Defense Foundation confirme tous les postes indiqués en mai,et je ne m'étais pas trompé en indiquant que Mowatt a été en poste comme chef de station entre 1995 et 2000.Je supposais que c'était dans la zone Europe de l'Ouest,mais n'étant pas sûr j'avais gardé mes doutes pour moi...  Néanmoins il ressort des précisions ajoutées que mes sources se sont avérées plutôt fiables,les analyses correctes.