12.04.2008

La Corée du Nord, soutien du terrorisme?

L'information est passée pratiquement inapercue en janvier dernier, et pourtant! Un rapport officiel du Congrès américain accuse la Corée du nord de liens avec le terrorisme. Sont cités le Hezbollah et le LTTE (Tigres tamouls, Sri Lanka). Intitulé  "North Korea: Terrorism List Removal?", il est disponible ici

29.02.2008

Communiqué du MI5 sur Ossama Bin London

27 February 2008

TERRORIST RECRUITERS CONVICTED

Four London men have been found guilty and another three have admitted a range of terrorist offences in a five-month trial held at Woolwich Crown Court. The court heard that the ringleaders of the group sought to radicalise young men in London and encourage them to murder non-Muslims.

Mohammed Hamid, an extremist who called himself "Osama bin London", organised terrorist training camps at a number of locations around England. He was convicted on three counts of soliciting murder and three counts of providing terrorist training.

The other defendants were convicted on a variety of charges including providing training for terrorism, attending a place for the purpose of terrorism training and possessing a record containing information likely to be useful to a person committing or preparing an act of terrorism.

The case was the first to be brought under section 8 of the Terrorism Act 2006, under which it is a criminal offence to provide terrorist training or attend a place used for terrorist training. The convictions marked a successful conclusion to Operation Overamp, a two-year joint investigation by the police and Security Service. Sentencing will take place in March.

In addition, two other men were convicted and sentenced in earlier hearings that could not previously be disclosed due to reporting restrictions. Hassan Mutegombwa was jailed for ten years for intending to travel overseas to carry out acts of terrorism, and Mustafa Abdullah was sentenced to two years' imprisonment for possessing a record containing information likely to be useful to a person committing or preparing an act of terrorism.

For more information on these cases, please see:

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28.02.2008

L'Irlande, pays de passion, pays de colère et pays de contraste

Suite du dossier sur l'Irlande du Nord, avec cette analyse faite par une amie qui était avec moi en Irlande, ce qui a permis de "prendre la température" aussi bien dans le Nord que dans le Sud

 

Entre les 2 Irlandes réunies seulement par une même équipe nationale de rugby, une frontière s'élève. Pas une frontière avec des barbelés mais un mur psychique. Les Irlandais du Sud connaissent une croissance à 2 chiffres, ont profité des subventions européennes pour se développer et rénover leur pays. Cork a été élue capitale européenne de la culture apresè Lille ; pour l'occasion la ville s'est dotée d'un nouveau théâtre et d'un musée des beaux arts au  desing surprenant (essayez les toilettes et leur portes de 3 metres de haut !) Les facades de Dublin autrefois connues pour leur grisailles affichent un blanc tout neuf, le chômage est une notion inconnue. Les habitants se plaignent de la hausse des prix mais globalement le pouvoir d'achat a augmenté, les activités culturelles se développent et les bars sont emplis des échos des musiques traditionnelles.
Au Nord, une toute autre atmosphère nous attend : la méfiance, le chômage de masse, les inégalités entre catholiques et protestants. La ville est 'morte' à 6 heures du soir. Les séquelles d'une longue guerre civile, sont présentes sur les murs de la ville, et dans les coeurs.
J'ai été étonnée toutefois de voir que petit à petit les mentalités semblent changer : une serveuse catholique nous a servi en plein milieu du quartier protestant, dans un bar protestant. Les jeunes font des études et n'hésitent plus à aller en Angleterre pour faire leur université, ils s'y intègrent plutot bien même si leur accent est le sujet de railleries... Ils ont souvent pour amis les Ecossais plus que les anglais  mais ils ne sont plus victimes d'attaques racistes comme ce fut le cas dans les années 70.
Et surtout, le gouvernement britanique à enfin compris que la répression seule ne pouvait par ramener la paix au pays de la Guiness. Des fonds ont été développé dans un grand projet de réhabilitation de la ville : le port, le centre ville eu eu droit à un sacré coup de lifting et pour une fois, le projet a inclu les quartiers catholiques dans la rénovation. Les catholiques ne sont plus exclus de tout embellissement.
De nombreux projets tentent de réduire le chômage catholique et d'améliorer les écoles belfastoises, un gros travail de réintégration des anciens de l'IRA est aussi assuré par le milieu associatif avec le regard bienveillant des autorités.

Tous ces symptomes de guérison laissent espérer que le conflit en Iralnde apres 70 ans de luttes est bel et bien terminé. Toutefois, il ne faut pas se réjouir trop vite, l'Irlande du Sud par un vote a fait savoir qu'elle était pour un éventuel rattachement de l'île. Si l'Ecosse, après un parlement flambant neuf, obtient son indépendance comme de nombreux observateurs le pensent ; la semi autonomie de l'Irlande du Nord ne sera peut être plus assez aux yeux des fiers gaélics. Espérons que les autorités anglaises seront assez intelligentes pour accorder avec le temps une indépendance souhaitée par une majorité de la population.

 

Sophie 

19.02.2008

La CIA abandonne son programme des "immersions profondes".

L'information vient tout droit du Los Angeles Times, journal américain généralement bien informé sur les questions de renseignement: La CIA vient d'abandonner son programme dit des "immersions profondes".

De quoi s'agit-il? Un officier de la CIA en poste a l'étranger utilise généralement une couverture diplomatique ou consulaire pour ses activités d'espionnage dans le pays qui l'accueille. Il est donc amené, en tant que diplomate, a rencontrer d'autres diplomates, industriels, économistes, hommes politiques...Un domaine qui ne permet pas d'infiltrer et de neutraliser les cellules de groupes terroristes. Consciente de cette faille, au lendemain du 11 septembre, la CIA décide de développer son programme NOC (Non Official Cover). Il s'agit d'implanter dans des pays autres que les Etats-Unis des officiers de la CIA au sein d'entreprises , avec pour but qu'ils infiltrent les groupes terroristes. Il est en effet plus facile, moins soupconneux, d'être un entrepreneur ou un industriel que un diplomate, les ambassades ayant la réputation (mais la réputation seulement ) d'être des nids d'officiers de la CIA.

L'utilisation de NOC n'est pas une première au sein de la CIA, ou de tout autre service secret. Tout service secret utilise, pour ses missions, des couvertures commerciales ou industrielles par exemples. Reste en mémoire le BND (Renseignement extérieur de la République Fédérale allemande) et le Guojia Anquanbu (Renseignement et contre-espionnage chinois) qui utilisent très souvent cette couverture. Notons aussi que la CIA a déja utilisé ses couvertures NOC pour des opérations d'espionnage économique: Elle a instauré des officiers sous NOC a la fin des années 80 au Japon, et reste en mémoire le cas de Mary Ann Baumgartner, cette "représentante de société" qui tenta de recruter en France un haut fonctionnaire, Henri Plagnol , scandale rendu public en 1995 et qui entraîna l'expulsion entre autres de Baumgartner et du chef de station de la CIA a Paris Richard Holm.

Cette opération de la CIA ,ou ont été crées de 2002 a 2004 12 sociétés permanentes, masquant des officiers de la CIA, en Europe, ou sont implantées tout comme d'autres régions du monde des cellules terroristes, avait pour but d'infiltrer ses dernières. Des moyens financiers considérables (On parle de centaines de millions de dollars) ont été mis en oeuvre pour l'implantation des entreprises et le renforcement de la couverture des officiers de la CIA NOC.

Mais l'opération a échouée. En effet, les terroristes ne fréquentent ni les cocktails diplomatiques, ni le monde des affaires , exception faite pour les financiers du terrorisme. 

Il faut y ajouter l'opposition , dans certains cas, de l'utilisation du NOC. L'article donne en exemple le chef de la station de la CIA a Riyad qui a refusé qu'on envoie en Arabie Saoudite un officier en NOC, lequel était invité a une conférence sur l'énérgie a Riyad. Ou les critiques dans l'approche des NOC faite par Rolf-Mowatt-Larssen, alors chef de la Division Europe de la Direction des Opérations de la CIA.

Un des dangers du NOC, il est vrai, est l'absence de couverture efficace en cas d'arrestation. Un officier de la CIA sous couverture diplomatique arrêté pour espionnage risque seulement d'être expulsé; un officier NOC la prison , avec les risques dans certains pays du globe d'être torturé, et d'avouer, racontant les méthodes et les cibles de la CIA,voire le dévoilement du réseau NOC dans son ensemble.

Notons aussi que une des firmes a vu sa couverture bousillée quand il a été rendu public en 2003 que Valérie Plame, une officier du WINPAC (La division chargée de l'analyse des informations en matière d'armement, et entre autres d'ADM) de la CIA était une fonctionnaire de la CIA travaillant sous couverture de la firme "Brewster Jennings & Associates".

Toutefois, selon l'article, sur les 12 sociétés, 10 seulement ont été fermées. Quid des deux dernières? Auraient-elles atteints leur but? La question se pose. 

Une solution pour pallier l'inefficacité du dispositif antiterroriste? Le recrutement d'informateurs, toujours, mais aussi d' "access agents" , des personnes ne détenant pas d'informations secrètes mais qui ont des contacts dans les milieux intéréssant un service secret. Ses "access agents" , en tant que citoyens d"un pays tiers, ont plus de latitude pour entretenir des contacts, présenter a un "case officer" (officier traitant) des personnes l'intéréssant,  qui pourront éventuellement être recrutées. Une autre possibilité, évoquée dans l'article, est de modifier la stratégie des NOC, en visant et créant les organisations caritatives pour les étudiants musulmans, par exemple.

 Article du Los Angeles Times

 

CIA's ambitious post-9/11 spy plan crumbles

'Fox News Sunday'
ADAPTATION: Rep. Peter Hoekstra, R-Mich., says: “I don’t believe the intelligence community has made the fundamental shift in how it operates to adapt to the different targets that are out there."
The agency spent millions setting up front companies overseas to snag terrorists. Officials now say the bogus firms were ill-conceived and not close enough to Muslim enclaves.
By Greg Miller, Los Angeles Times Staff Writer
February 17, 2008

WASHINGTON -- The CIA set up a network of front companies in Europe and elsewhere after the Sept. 11 attacks as part of a constellation of "black stations" for a new generation of spies, according to current and former agency officials.

But after spending hundreds of millions of dollars setting up as many as 12 of the companies, the agency shut down all but two after concluding they were ill-conceived and poorly positioned for gathering intelligence on the CIA's principal targets: terrorist groups and unconventional weapons proliferation networks.

 The closures were a blow to two of the CIA's most pressing priorities after the 2001 terrorist attacks: expanding its overseas presence and changing the way it deploys spies.

The companies were the centerpiece of an ambitious plan to increase the number of case officers sent overseas under what is known as "nonofficial cover," meaning they would pose as employees of investment banks, consulting firms or other fictitious enterprises with no apparent ties to the U.S. government.

But the plan became the source of significant dispute within the agency and was plagued with problems, officials said. The bogus companies were located far from Muslim enclaves in Europe and other targets. Their size raised concerns that one mistake would blow the cover of many agents. And because business travelers don't ordinarily come into contact with Al Qaeda or other high-priority adversaries, officials said, the cover didn't work.

Summing up what many considered the fatal flaw of the program, one former high-ranking CIA official said, "They were built on the theory of the 'Field of Dreams': Build them and the targets will come."

Officials said the experience reflected an ongoing struggle at the CIA to adapt to a new environment in espionage. The agency has sought to regroup by designing covers that would provide pretexts for spies to get close to radical Muslim groups, nuclear equipment manufacturers and other high-priority targets.

But current and former officials say progress has been painfully slow, and that the agency's efforts to alter its use of personal and corporate disguises have yet to produce a significant penetration of a terrorist or weapons proliferation network.

"I don't believe the intelligence community has made the fundamental shift in how it operates to adapt to the different targets that are out there," said Rep. Peter Hoekstra of Michigan, the top Republican on the House Intelligence Committee.

The cover arrangements most commonly employed by the CIA "don't get you near radical Islam," Hoekstra said, adding that six years after the attacks on New York and the Pentagon, "We don't have nearly the kind of penetrations I would have expected against hard targets."

Trying to get close

Whatever their cover, the CIA's spies are unlikely to single-handedly penetrate terrorist or proliferation groups, officials said. Instead, the agency stalks informants around the edges of such quarry -- moderate Muslims troubled by the radical message at their mosques; mercenary shipping companies that might accept illicit nuclear components as cargo; chemists whose colleagues have suspicious contacts with extremist groups.

Agency officials declined to respond to questions about the front companies and the decision to close them.

"Cover is designed to protect the officers and operations that protect America," CIA spokesman Paul Gimigliano said. "The CIA does not, for that very compelling reason, publicly discuss cover in detail."

But senior CIA officials have publicly acknowledged that the agency has devoted considerable energy to creating new ways for its case officers -- the CIA's term for its overseas spies -- to operate under false identities.

"In terms of the collection of intelligence, there has been a great deal of emphasis for us to use nontraditional methods," CIA Director Michael V. Hayden said in November 2006 radio interview shortly after taking the helm at the agency. "For us that means nontraditional platforms -- what folks call 'out of embassy' platforms -- and we're progressing along those lines."

The vast majority of the CIA's spies traditionally have operated under what is known as official cover, meaning they pose as U.S. diplomats or employees of another government agency.

The approach has advantages, including diplomatic immunity, which means that an operative under official cover might get kicked out of a country if he or she is caught spying, but won't be imprisoned or executed.

Official cover is also cheaper and easier. Front companies can take a year or more to set up. They require renting office space, having staff to answer phones and paying for cars and other props. They also involve creating fictitious client lists and resumes that can withstand sustained scrutiny.

One of the CIA's commercial cover platforms was exposed in 2003 when undercover officer Valerie Plame was exposed in a newspaper by columnist Robert Novak. Public records quickly led to the unraveling of the company that served as her cover during overseas trips, a fictitious CIA firm called Brewster Jennings & Associates.

Official cover worked well for the duration of the Cold War, when holding a job at a U.S. Embassy enabled American spies to make contact with Soviet officials and other communist targets.

But many intelligence officials are convinced that embassy posts aren't useful against a new breed of adversaries. "Terrorists and weapons proliferators aren't going to be on the diplomatic cocktail circuit," said one government official familiar with the CIA's cover operations.

Under intense pressure

After the terrorist strikes, the Bush administration ordered the agency to expand its overseas operation by 50%. The agency came under intense pressure from Congress to alter its approach to designing cover and got a major boost in funding to expand the nonofficial cover program, which is commonly referred to by the acronym NOC, pronounced "knock."

Although the agency has used nonofficial cover throughout its history, the newer front companies were designed to operate on a different scale. Rather than setting up one- or two-person consulting firms, the plan called for the creation of companies that would employ six to nine case officers apiece, plus support staff.

The NOC program typically had functioned as an elite entity, made up of a small number of carefully selected case officers, some of whom would spend years in training and a decade or more overseas with only intermittent contact with headquarters. But the new plan called for the front companies to serve as way stations even for relatively inexperienced officers, who would be rotated in and out much the way they would in standard embassy assignments.

"The idea was that these were going to be almost like black stations," said a former CIA official involved in the plan to form the companies. "We were trying to build something that had a life span, that had durability."

In the process, the agency hoped to break a logjam in getting post-Sept. 11 recruits overseas. Thousands of applicants had rushed to join the CIA after the attacks, and many were sent to Afghanistan and Iraq. But outside of those war zones, open slots were scarce.

"The embassies were full," said a former CIA official involved in deployment decisions. "We were losing officers by the dozens because we didn't have slots for them overseas."

In separate interviews, two former CIA case officers who joined the agency after the attacks said that 15% to 20% of their classmates had quit within a few years. Among them, they said, was one who had earned his master's degree in business administration from Harvard University and was fluent in Chinese and another who had left a high-paying job at the investment firm Goldman Sachs.

The front companies were created between 2002 and 2004, officials said, and most were set up to look like consulting firms or other businesses designed to be deliberately bland enough to escape attention.

About half were set up in Europe, officials said -- in part to put the agency in better position to track radical Muslim groups there, but also because of the ease of travel and comfortable living conditions. That consideration vexed some CIA veterans.

"How do you let someone have a white-collar lifestyle and be part of the blue-collar terrorist infrastructure?" said one high-ranking official who was critical of the program.

But the plan was to use the companies solely as bases. Case officers were forbidden from conducting operations in the country where their company was located. Instead, they were expected to adopt second and sometimes third aliases before traveling to their targets. The companies, known as platforms, would then remain intact to serve as vessels for the next crop of case officers who would have different targets.

'A very bitter fight'

The concept triggered fierce debate within the agency, officials said.

"This was a very bitter fight," said a CIA official who was a proponent of the plan because it insulated the fictitious firms from the actual work of espionage.

"When you link the cover to the operation, the minute the operation starts getting dicey, you run across the screen of the local police, the local [intelligence service] or even the senior people in the mosque," the official said. "I saw this kill these platforms repeatedly. The CIA invests millions of dollars and then something goes wrong and it's gone."

But critics called the arrangement convoluted, and argued that whatever energy the agency was devoting to the creation of covers should be focused on platforms that could get U.S. spies close to their most important targets.

"How does a businessman contact a terrorist?" said a former CIA official involved in the decision to shut down the companies. "If you're out there selling widgets, why are you walking around a mosque in Hamburg?"

Rather than random businesses, these officials said, the agency should be creating student aid organizations that work with Muslim students, or financial firms that associate with Arab investors.

Besides broad concerns about the approach, officials said there were other problems with the companies. Some questioned where they were located. One, for example, was set up in Portugal even though its principal targets were in North Africa.

The issue became so divisive that the agency's then-director, Porter J. Goss, tapped the official then in charge of the CIA's European division, Rolf Mowatt-Larssen, to lead an in-house review of the NOC strategy.

Mowatt-Larssen sided with critics of the approach and began pulling the plug on the companies before he left the agency to take a senior intelligence post at the Department of Energy, officials said. Mowatt-Larssen declined to comment.

The agency is in the midst of rolling out a series of new platforms that are more narrowly targeted, officials said. The External Operations and Cover Division has been placed under Eric Pound, a veteran foreign officer who was CIA station chief in Athens during the 2004 Olympics.

But the agency is still struggling to overcome obstacles, including resistance from many of the agency's station chiefs overseas, most of whom rose through the ranks under traditional cover assignments and regard the NOC program with suspicion and distrust.

In one recent case, officials said, the CIA's station chief in Saudi Arabia vetoed a plan to send a NOC officer who had spent years developing credentials in the nuclear field to an energy conference in Riyadh.

The NOC "had been invited to the conference, had seen a list of invitees and saw a target he had been trying to get to," said a former CIA official familiar with the matter. "The boss said, 'No, that's why we have case officers here.' "

 

 

31.01.2008

MI6 Urged UK to Drop Saudi Inquiry

 

By DAVID STRINGER
The Associated Press
Tuesday, January 29, 2008; 6:34 PM

 

LONDON -- Britain's head of overseas intelligence warned that Saudi Arabia likely would stop sharing vital information on terrorism if prosecutors pursued an investigation into alleged corruption in an arms deal, lawmakers disclosed Tuesday.

Ministers were told the inquiry into the BAE Systems PLC arms deal with Saudi Arabia could lead to a withdrawal of Saudi assistance on counterterrorism, according to the annual report of the Intelligence and Security committee. The committee scrutinizes the work of Britain's intelligence and security agencies.

Britain's Serious Fraud Office in December 2006 ended the inquiry into allegations that BAE Systems ran a $118.9 million "slush fund" offering sweeteners to Saudi Arabian officials in return for lucrative arms contracts.

BAE has denied the accusations. Prince Bandar bin Sultan, a former ambassador to the United States and now head of Saudi Arabia's National Security Council, has also denied that he profited from the deal.

MI6, Britain's overseas intelligence service, believed Saudi Arabia likely would end information-sharing with Britain if investigators continued the inquiry, former Attorney General Peter Goldsmith told the committee. MI6 raised objections to the prosecution before Britain's Serious Fraud Office decided to end the case, he said.

"All relevant agencies were clear about the crucial importance of U.K.-Saudi co-operation in the fight against terrorism and the damage to U.K. interests _ and, potentially, U.K. lives _ if that co-operation were withdrawn," Goldsmith said.

Then-Prime Minister Tony Blair explained the decision to drop the case by insisting Saudi Arabia had privately threatened to end intelligence ties if it continued. Saudi officials did not make the threat publicly _ arrousing some public skepticism over the scrapping of the inquiry.

The head of MI6, John Scarlett, told the committee that antagonizing Saudi Arabia risked losing vital intelligence.

"There were threats made to the existence of the co-operation (and) there was reason to take those threats seriously," he said. "Saudi Arabia is an absolutely key country ... they have turned themselves into a very important and powerful player in the world counterterrorism campaign."

After the inquiry was dropped, Saudi Arabia signed a $8.7 billion agreement with Britain to buy 72 Eurofighter Typhoon jets from BAE.

24.01.2008

Le conflit en Irlande du Nord


Un voyage en Irlande ne vaut rien si on ne passe pas par Belfast! Il convient en effet de "prendre la température" dans cette ville qui a été marqué durant les trente dernières années par une guerre civile opposant l'IRA (Irish Républican Army, catholique) a l'armée britannique ainsi que a l'UDA (les loyalistes protestants).

Malgré le cessez-le-feu, le désarmement de l'IRA et le retrait des troupes britanniques d'Irlande en 2007, cette "prise de température", très brève (une journée seulement a Belfast) mais bénéfique montre très clairement que le conflit , si il est terminé, a laissé des traces. Par exemple, quand nous vîmes un immeuble de briques rouge, très haut, gardé tel une forteresse en plein centre de Belfast, nous nous demandâmes ce qu'habritait ce batiment. Une base militaire? Erreur: Le siège de la BBC!

Véhicule blindé de la police nord-irlandaise

D'autres séquelles du conflit sont présentes, rappelant sans cesse cette guerre civile qui opposa une IRA militant pour le rattachement de l'Ulster a l'Irlande du Sud et l'UDA, la milice paramilitaire protestante, chargée de tailler en pièce l'IRA.

Par exemple, les quartiers catholiques et protestants sont des "quartiers fermés", protégés par des murs d'enceinte très hauts et des caméras de surveillance.

Porte blindée pour accéder au quartier protestant de Belfast

Le plus impressionnant fut la visite du quartier protestant de Belfast, ou on accède en passant par des portes blindées (si si!) qui peuvent être refermées a tout moment en cas de débordements.

Le mur séparant les quartiers catholiques et protestants 

   Le quartier protestant en soi m'a laissé une désagréable sensation de ghetto, vide , constitué uniquement de maisons d'habitations, et séparé du quartier catholique par un long mur... Une amie de passage a Belfast m'avait dit que la ville lui avait paru "froide". De mon côté, c'est bien l'ambiance que j'ai ressenti, comparé a Dublin.

Sur le mur, des graffitis, par exemple signés "2ème bataillon de l'UDA" , ou, dans d'autres secteurs de la ville, des dessins (l'un représentant, un membre cagoulé de l'UDA, ailleurs un tag pour une Palestine libre, dans un autre endroit des dessins représentant l'ETA, Gerry Adams, dénoncant l'agression des Etats-Unis contre Cuba..). Certes, le conflit est terminé, et on ne peut exclure que, au fil des années (mais il faudra beaucoup de temps) les séquelles du conflit ne s'effacent.

 

 Mais comme le remarquait Staline a propos de l'Iran: "nous surveillons tout en Iran, même quand un homme fait craquer une allumette". A mes yeux, ce principe est aussi valable en Irlande. Car une allumette peut suffire a mettre le feu...N'oublions pas que l'IRA avait disparue en 1962 pour réapparaître , en 1969, lors de conflits entre différentes communautés , et n'a eu de cesse par la suite de commettre attentats sur attentats, sans que les autorités britanniques ne réussissent a mettre a mal l'organisation..Le démontrent très clairement, malgré l'arrivée de troupes britanniques en Irlande du Nord dans les années 70, la capacité de l'IRA de frapper , comme en témoignent les attentats commis aussi bien dans les années 80 que 90, en Ulster, a Londres, Manchester etc....

Attentat commis par l'IRA le 24.04.1993 dans le quartier de la City. 1 mort, 47 blessés, de 300 a 400 millions de livres sterling de dégâts.

Une telle possibilité, a mes yeux, n'est malheureusement pas a exclure.  A mes yeux, il faudra au minimum deux voire trois générations, sans incidents majeurs, du moins sans incident qui entraînent la reprise des armes par les différents acteurs, pour que les traces du conflit s'effacent. Pourquoi?

Le conflit paraît avoir pris fin , définitivement, très récemment, a la mi-2007, avec le retrait des troupes britanniques en Irlande du Nord. Le conflit reste donc présent, dans les mémoires mais aussi sur le terrain, comme le montrent les séquelles décrites, ajoutées aux attentats, assassinats, rackets, commis par l'une ou l'autre des parties. Une fois les structures (IRA et UDA) dissoutes et désarmées, reste a faire évoluer les mentalités. Or , comme je l'ai souligné, le conflit reste très récent. Un incident d'importance (par exemple contre la communauté catholique) pourrait aussitôt, si il n'est pas réglé, entraîner la remobilisation de l'IRA pour "défendre les siens". Une fois le processus de paix engagé, il faut que progressivement cet "etat de guerre" s'oublie, tout comme les exactions commises, que les signes de tension disparaissent , et cela nécéssite beaucoup de temps, du temps qui se compte en années, le temps d'un changement des mentalités, donc plusieurs générations . A méditer. 

Note modifiée les 28 et 29 janvier 2008

 

Cyril 

23.01.2008

Interpellation d'un membre de IRA véritable en Lituanie

L'information vient de tomber a l'instant: Un membre du groupe "IRA véritable", Michaël Campbell, a été interpellé en Lituanie, avec une citoyenne irlandaise. Selon le Parquet , Campbell a été interpellé avec une citoyenne irlandaise, alors qu'il négociait l'achat d'armes et d'explosifs avec une personne, en réalité un agent infiltré.

Cette affaire retient l'attention car elle soulève nombre de questions: Quel était le but de cet achat d'armes? Pourquoi en Lituanie? Est-ce le prémice d'une nouvelle campagne d'attentats a la bombe du groupe terroriste IRA véritable, qui s'était opposé aux accords de paix?

"IRA véritable" , rappelons-le, est responsable du carnage de Omagh, en Irlande du Nord, a la mi-1998: Une Vauxhall piégée avait tuée 28 personnes et en avait blessée 220. Quelques années après,début 2001 une voiture piégée avait explosée a Londres, sans faire de victimes, le quartier ayant été bouclé par la police. Depuis,le groupe terroriste ne s'est plus manifesté. 

Jusque récemmment: En novembre dernier "IRA Veritable" revendique par communiqué l'attaque menée contre des policiers britanniques  

14.01.2008

"Intellworld" publie un article sur la station de la CIA a Bagdad

Un article paru aujourd'hui sur "Intellworld" explore et analyse un domaine assez délicat , a savoir le travail de la CIA depuis sa station de Bagdad depuis l'année 2003. Court et concis, cet article restitue l'ambiance et a l'avantage de la clarté.

08.01.2008

Note du CF2R sur l'assassinat de Benazir Bhutto, un article passionnant.

L'assassinat de l'ex Première Ministre Benazir Bhutto ne pouvait laisser indifférent, en cette période de lutte contre le terrorisme islamique extrémiste (Souvent d'obédiance sunnite). Si on regrette l'assassinat de cette personnalité de la vie politique, néanmoins, certains éléments retiennent l'attention sur la personnalité de la victime, vue déja comme une démocrate victime d'un complot. Personnellement, je me suis toujours méfié , dans les pays se développant du point de vue de la démocratie, de ses "démocrates" biens vus par l'Occident. Par exemple Boris Eltsine ou Mikhaïl Gorbatchev, vus comme de grand démocrates par les occidentaux, étaient complètement déconsidérés par leur propre population. Gorbatchev a cause de ses hésitations, du pourissement de l'économie et de la société, dus non seulement a la décomposition même de la société soviétique, mais aussi au côté typiquement "apparatchik" avec lequel les réformes ont été menées. "Je dirige , la population suit", tel semblait être le crédo de cet apparatchik qui , quand il a été membre du Politburo, ne s'est distingué en rien (Alors que, avant de devenir Secrétaire Général en 1985, il en était membre depuis 7 ans).

Il paraît étonnant que, suite a son décès, le Parti de Benazir Bhutto ait pris la décision, immédiate, de nommer a la tête du Parti.....le propre fils de Mme Bhutto! Un gage de démocratie? Ensuite, l'unique but , du moins clairement martelé dans les médias, était de gagner les éléctions, sans qu'on en sache plus sur son programme....

Enfin, il ne faut pas oublier que le père de Mme Bhutto, haut responsable du gouvernement, avait été passé par les armes pour des malversations.. Ce faisceau n'est pas une preuve, mais il m'obligeait a être prudent sur la personnalité de Mme Bhutto, qui d'après une rumeur ( a prendre en considération mais toujours avec énormément de prudence) n'était pas aussi populaire au Pakistan que ca...On retrouve ici le phénomène Gorbatchev. Donc prudence. Cet article du CF2R , auquel on n'est pas obligés d'adhérer, va a l'encontre des idées recues et a l'avantage de la qualité et d'être convaincant.

 ASSASSINAT DE BENAZIR BHUTTO : TOUT LE MONDE MENT!

 

Alain Rodier

06-01-2008

Le 27 décembre 2007, Benazir Bhutto, leader du Parti du peuple pakistanais (PPP) est assassinée à Rawalpindi au sortir d’une réunion électorale. Depuis, les différents protagonistes n’ont cessé de mentir à l’opinion publique de manière à s’attirer les sympathies de la population et afin de jeter l’opprobre sur leurs adversaires. L’objectif est simple : remporter les élections de février si elles ont bien lieu comme prévu.

La sécurité de Benazir Bhutto

Selon ses proches, Benazir Bhutto se plaignait que le gouvernement du président Musharraf ne lui aurait pas assuré la protection adéquate, lui refusant notamment de lui offrir trois voitures blindées, dotées de moyens électroniques de brouillage contre les charges explosives commandées à distance.

C’est oublier que le PPP et que la famille Bhutto avaient toutes les ressources financières pour acquérir de tels équipements. Des rumeurs laissent cependant entendre que le PPP avait souhaité faire appel aux services des sociétés privées Blackwater (Etats-Unis) et Armor Group (Grande-Bretagne), mais que les visas d’entrée de ces consultants auraient été refusés par le pouvoir pakistanais. Cependant, l’ambassade américaine au Pakistan qui était en contact journalier avec l’équipe de Benazir Bhutto, aurait conseillé à cette dernière de faire appel à une société de protection locale, plus à même d’assurer sa sécurité. Cette idée aurait été rejetée par le PPP par peur que ces firmes ne soient pénétrées par des islamiques radicaux.

Islamabad avait proposé à Benazir Bhutto d’assurer sa protection dès son retour d’exil, le 18 octobre 2007. Mais l’ancienne Premier ministre avait refusé, sous prétexte que cela pouvait attenter à sa liberté d’action.

Depuis son retour au Pakistan, les responsables de la sécurité de Benazir Bhutto n’ont cessé de s’arracher les cheveux, car celle-ci ne respectait aucune règle minimum de protection. En effet, elle avait un sentiment d’invulnérabilité sans doute dû à l’euphorie provoquée par le soutien populaire enthousiaste dont elle semblait bénéficier. Des indices laissent même entendre que l’attentat qui a eu lieu le jour même de son retour à Karachi, et qui a fait 139 morts, aurait pu être évité si Benazir Bhutto avait accepté de modifier son parcours comme lui proposaient les membres de sa sécurité rapprochée. Si un calcul malsain de sa part paraît devoir être exclu, son mépris des règles de protection et son inconséquence quant à la sécurité des foules ont été mis en évidence. Pourtant, elle clamait déjà que sa vie était en danger et que s’il lui arrivait malheur, il conviendrait de regarder du côté du président Musharraf… Pourquoi ne parlait-elle pas des fanatiques islamiques qui lui vouaient une haine farouche ?

Lorsqu’elle a été assassinée, Benazir Bhutto se trouvait dans une voiture blindée, mais le haut du corps dépassait par le toit ouvrant. Elle souhaitait saluer la foule de ses partisans au milieu de laquelle s’étaient glissés ses assassins. Dans ces conditions, rien ne pouvait arrêter son destin tragique.

Seule une enquête indépendante pourra faire la lumière sur les conditions de cet assassinat. Islamabad n’y semble pas opposé : le président Musharraf a annoncé le 2 janvier l’arrivée d’enquêteurs de Scotland Yard. Cela semble constituer un gage de transparence, ce qui n’est pas le cas pour le PPP qui a refusé l’exhumation de la dépouille de l’ex-Premier ministre pour une nouvelle autopsie.

Le parti de Benazir Bhutto : le PPP

Pour son parti, Benazir Bhutto est devenue le symbole du martyre. Si l’aura de l’ex-Premier ministre est importante en Occident, elle semble cependant être nettement moindre au Pakistan même, où son passé à la tête du gouvernement n’a pas laissé un souvenir impérissable. Benazir Bhutto est jugée par certaines pers