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  • Guerre du renseignement au sein de la Commission européenne?

    GUERRE DU RENSEIGNEMENT AU SEIN DE LA COMMISSION EUROPEENNE?

    Beaucoup est dit et écrit sur les guerres du renseignement, sur des thèmes incontestablement intéressants. Citons la lutte du FBI contre les espions soviétiques (ESPIONS ROUGE DE PIERRE HUS ET GEORGE KAPOCZI); la lutte de la CIA contre les soviétiques en Afghanistan (LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON de GEORGE CRILL; CIA-KGB LE DERNIER COMBAT de MILTON BEARDEN et JAMES RISEN); le travail du KGB dans le monde et y compris en URSS (KGB CONTRE L' OUEST DE ANDREW ET GORDIEVSKY; KGB DE JOHN BARRON; plus beaucoup d' autres ouvrages, y compris russes) , mais aucun ne se concentre sur la question de l' espionnage au sein de la Communauté économique européenne, puis l' UE.

    Pourtant, les recherches effectuées ont permis de découvrir a trois reprises l' existence d' espions de pays occidentaux parmi les membres de membres de leurs pays, au sein même de la délégation permanente de leur pays auprès de la Commission européenne.

    Peut être cité un haut responsable d'un service secret d' Europe occidentale spécialisé dans la lutte antiterroriste au début des années 2000, Monsieur H. Le nom de cette même personne apparaît dans la liste de 2007 de la délégation permanente de son pays auprès de l' Union Européenne..Un hasard?

    Citons aussi tel pays, occidental aussi, qui dispose d'un chef de station sous couverture de conseiller d' ambassade a Bruxelles. Précision sur ce fameux chef de station, il fut auparavant en poste dans un pays de la zone Afrique ainsi que dans un pays asiatique. Pourtant, un autre officier de ce même service se trouve a la même période en poste dans la délégation permanente de ce pays auprès de la Commission...

    Exemple beaucoup plus concret est celui de l'anglais Simon Butler-Madden. Ce professionnel du Secret Intelligence Service (35 ans de carrière) a démarré sa carrière au renseignement de Sa Majesté en 1966. Premier poste a l' étranger: Deuxième secrétaire a la délégation britannique auprès de la CEE a Bruxelles de 1969 a 1972..

     

    Si les services secrets des Etats membres de l' UE s'amusent a placer leurs espions au coeur de la Commission européenne, dans quel but?

    Il serait intéressant de travailler sur la question, en effet, de la place du renseignement au coeur même de la Commission. Richard Tomlinson, dans son ouvrage, ainsi que Roger Faligot, dans son volumineux « Histoire des services secrets français depuis 1870 » font bien référence a quelques opérations d' espionnage, de la DGSE contre la Grande-Bretagne lors des négociations de 1986, ou de celles de la station du SIS a Paris dans les années 70. Néanmoins ce n'est que la pointe d'un très gros iceberg. Le cadre du « marché commun » n'a jamais empêché les batailles entre États, et ce pour obtenir la plus grosse part du gâteau, politiquement mais aussi économiquement. Tout pays n'a pas d' ami constants ou d' ennemis constants, seulement des intérêts constants,pour paraphraser Lord Palmerton. Et il serait intéressant de se demander ce que font des espions au coeur de la Commission. S'agit-il d'espionner les « amis » ou la Commission carrément?

  • L' affaire Battisti, quelques éléments juridiques

    Nous appelons esprit révolutionnaire, le désir exalté de sacrifier violemment tous les droits à un but politique. Jean-Etienne-Marie-Portalis, jurisconsulte et philosophe, un des grands rédacteurs du Code civil.

    Il est de mode en France que quand un terroriste d'extrême gauche est interpellé ou condamné on en parle. Cela fait du boucan. Médiatique. Les intellectuels se mobilisent. Le PS idem. Le PC suit vaille que vaille. La LCR (pardon le NPA) est plus royaliste que le Roi. Par contre quand c'est l' extrême-droite,la....A t-on vu ses messieurs s'épancher sur Maxime Brunerie? Ou défendre ce groupuscule qui posa des bombes contre des foyers d'immigrés dans les années 80? Deux poids deux mesures.... Ah oui pardon ce sont des fascistes, des méchants. Encore un peu et on me dira que les membres des Brigades rouges ou d' Action directe eux sont des victimes... Ses esprits révolutionnaires qui voulaient tuer du méchant capitaliste, c'est d'un romantisme...Je m'y suis un peu laissé prendre au lycée. Un peu, mais avec prudence, et des doutes. Maintenant, non. Plus jamais. Attention, je ne suis pas d'extrême droite non plus. L'idéologie "pétainiste", paternaliste, dictatoriale, ou nazie, avec Hitler et sa théorie des races, me répugnent tout autant. Mais pourquoi m'en prendre a l' extrême gauche? Parce que, n'ayant pas l' habitude de céder aux tempêtes médiatiques, cette fois je m'y prends pour mettre quelques points sur les I a propos d'un dénommé Cesare Battisti, triste Sire de son état.Et donc, il convient de répondre a certains des arguments posés par les défenseurs de Battisti, voire Battisti lui-même.  Commencons par la fameuse "doctrine Mitterrand", qui est de laisser les membres des Brigades rouges réfugiés en France, ou ici, d'un membre du PAC (Prolétaires armés pour le communisme). La question première qui se pose est: Cette "doctrine" est elle valable? Sur quoi se base cette doctrine? Sur la parole donnée par le chef de l' Etat. Certes. Mais est ce que cela lui confère force obligatoire? La réponse est clairement donnée dans une décision de 1988 "Ville d'Amiens" du Conseil d' Etat: "Les paroles d'homme politique n'ont pas de valeur juridique". Depuis quand ce que dit un homme politique a force de loi? Nous sommes pourtant un pays de droit écrit. Ce principe est clairement énoncé par le Conseil d' Etat dans sa décision "Battisti" du 18.03.2005:

    "Considérant que, si le requérant invoque les déclarations faites par le Président de la République, le 20 avril 1985, lors du congrès d'un mouvement de défense des droits de l'homme, au sujet du traitement par les autorités françaises des demandes d'extradition de ressortissants italiens ayant participé à des actions terroristes en Italie et installés depuis de nombreuses années en France, ces propos, qui doivent, au demeurant, être rapprochés de ceux tenus à plusieurs reprises par la même autorité sur le même sujet, qui réservaient le cas des personnes reconnues coupables dans leur pays, comme le requérant, de crimes de sang, sont, en eux-mêmes, dépourvus d'effet juridique ; qu'il en va également ainsi de la lettre du Premier ministre adressée, le 4 mars 1998, aux défenseurs de ces ressortissants".

    Certes c'est contestable dans le sens ou un homme politique peut dire tout et son contraire; il n'y aura, potentiellement, que les élécteurs pour le sanctionner. Néanmoins, j'imagine mal que la parole suffise; il faut un acte écrit. La France est un pays de droit écrit, ce qui permet de prouver les propos tenus, mais aussi d'avoir une certaine cohérence, voire de contrôler la conformité de la loi ou du décret par rapport a des textes comme la Constitution. Or cela ne choque personne que le Président de la République, garant des institutions, se permette de prendre position sur une question ne relevant pas de sa compétence? N'est ce pas contraire a l' article 16 de la DDHC, qui indique clairement la séparation des pouvoirs? Ou bien, si la Constitution ne sert a rien et que il faut jetter le texte a la poubelle..