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24/10/2007

Guojia Anquanbu :Anatomie (2ème partie)

GUOJIA ANQUANBU MINISTERE DE LA SECURITE D'ETAT CHINOIS

 

Parmi les priorités du MSS,aussi bien la lutte contre les espions étrangers que contre les opposants politiques.Par exemple,les proches du Dalaï Lama,ou la secte Falungong. Nombre d'affaires le démontreront

En décembre 1995, le MSS de Lhassa, dirigé par Gaisang Qupei, neutralise un groupe de tibétains qui tentait de recruter des compatriotes pour faire de l'espionnage. En sens inverse, en novembre 1995, le contre-espionage indien avait neutralisé trois chinois qui tentaient d'espionner le Dalaï Lama (Une des principales bases de refuges des tibétains fuyant la Chine communiste est l'Inde).

Un autre problème suscite la préoccupation des autorités chinoises, et c'est au MSS de s'y coller : La lutte antiterroriste. Mention particulière au terrorisme ouïgour.

LA LUTTE ANTITERRORISTE

En mars 1997, plusieurs bombes explosent a Pékin, Lhassa, et Urumqi (Province du Xinjiang). En effet, dans cette dernière province existe une ethnie ouïgoure (musulmane), qui se bat depuis plusieurs siècles pour obtenir un Etat indépendant. Le MSS décide d'agir, sous le commandement de Zhang Ruihua, chef du bureau MSS Xinjinag, et de Gaisang Qupei, qui dirige toujours l'antenne de Lhassa. Les autorités chinoises, en effet, n'excluent pas une alliance,alors,entre ouïgours et tibétains,étant donné la simultanéité des attentats. Le MSS décide aussi d'installer une section musulmane a Shanghaï .C'est une occasion aussi d'établir des relations avec la DGSE francaise, qui combat de son côté le crime organisé chinois.

L'ESPIONNAGE EXTERIEUR

Les information actuelles montrent clairement une activation du MSS hors des frontières chinoises: le Directeur du Renseignement National US déclarera publiquement en 2007 que les services secrets chinois et russes comptent parmi les plus agressifs dans la collecte de renseignements sur le sol américain, tandis que dans un rapport, le BFV, le contre-espionnage fédéral allemand, s'inquiétant de la vente par la Chine d'ordinateurs qui auraient été piégés aux institutions allemandes.

LE TRAVAIL DU MSS EN DIRECTION DES ETATS-UNIS: LE RAPPORT DE 1998

Voici ce que note par exemple un rapport, "Report to Congress on Chinese espionnage activities against the United States" en date du 01.01.2000, relatif a l'année fiscale 1998. Destiné au Congrès américain, ce rapport a été déclassifié l'année dernière, en janvier 2006 :

En premier lieu sont rappelées les priorités pour la sécurité nationale chinoise, a savoir le maintien de la stabilité intérieure, la collecte de renseignements a caractère scientifique et technologique et destiné a aider au développement économique de la Chine, la surveillance des développements touchant Taïwan et les intérêts intrenationaux chinois.Le rapport estime aussi que,en date de 1998, la collecte de renseignements est l'oeuvre,en majorité,de non-professionels du renseignements, d'individus et d'organisations agissant hors du contrôle des services secrets chinois. Ce sont des entreprises, des compagnies privées, des Instituts de recherche, qui ont pour but de collecter des renseignements,pour en profiter a titre privé. Les services secrets chinois, estime le rapport, ont plus pour habitude d'utiliser des étudiants chinois pour la collecte du renseignements, et de souligner que beaucoup d'étudiants chinois aux Etats-Unis étudient les sciences, leur donnant ainsi la possibilité une grande variété de renseignements dans le domaine des technologies.

Rappelant ensuite les différents services de renseignements extérieurs chinois, a savoir le MSS, le Qingbao (Renseignement militaire) et le Departement de Liaison ,une unité du département politique de l'Armée Populaire de Libération chargé de la collecte du renseignement contre Taïwan, le rapport détaille ensuite sur le travail des services secrets chinois contre les Etats-Unis:

Dans le domaine du renseignement politique, estime le rapport, Beijing continue a voir les Etats-Unis comme une de leurs cibles majeures dans la collecte du renseignement.Une attention particulière est portée a la politique étrangère et aux intentions des Etats-Unis ,ainsi que sur les leaders américains et les négociations bilatérales ou multilatérales sensibles.

Concernant le renseignement militaire, il est surtout conduit par les attachés militaires chinois ,aussi bien du bureau de l'attaché militaire a l'ambassade de la République Popualire de Chine a Washington que du Comité d'Etat-Major des Nations Unies a New York. La collecte du renseignement se fait souvent par les méthodes "ouvertes" (lecture de journaux spécialisés, observation..), mais depuis 1987, le FBI et les Douanes auraient détéctées deux opérations clandestines conduites par le Qingbao aux Etats-Unis.Priorité est donnée aux technologies militaires américaines, ou aux opérations militaires américaines,sans oublier les ventes d'armement militaire a Taïwan.

Dans le domaine du renseignement économique, le rapport note que c'est une priorité pour les services secrets chinois,entre autres pour le MSS ,qui agit,étant donné ses fonctions ,aussi bien sur le territoire américain que en Chine.Le MSS serait particulièrement actif contre les hommes d'affaires occidentaux,surtout en Chine. Quant aux personnes d'origine chinoise, elle sont évidemment l'objet de tentatives de recrutement du MSS. Toutefois,la part de renseignements collectés dans le domaine scientifique et technique en Chine même est faible, par rapport au travail de renseignement hors de la Chine.

Durant les 20 dernières années,la Chine a donc établie des réseaux solides aux Etats-Unis même, avec pour cible aussi bien les institutions étatiques que les entreprises privées, les académies, les instituts, laboratoires, toutes personnes impliquées dans un travail donnant accès a des informations confidentielles.

 

LA COLLECTE DU RENSEIGNEMENT ETATS-UNIS EXCEPTES.

Parfois,des scandales apparaissent: en 2005,un cadre du MSS fait déféction en Australie et révèle que le MSS a pour principale cible la secte Falungong. En 2006, c'est un codeur japonais qui se suicide. Dans la note qu'il laisse, il affirmera avoir subi un chantage du MSS,quand il était a Shanghaï (Chef du MSS Shanghaï: Cai Xumin)

La priorité reste toutefois l'adversaire,les services secrets taïwanais,comme le montre le scandale qui vient d'éclater:

Fin septembre 2007, Lin Yu-Nung, un officier du Bureau du renseignement du Ministère de la Justice taïwanais, est interpellé: Il avait été recruté par les services secrets chinois. Son recruteur Chen Chih-Kao, est un ancien collègue de travail "retourné" en 2005 par les services secrets chinois a Shanghaï.Le MSS peut,pour ses opérations, aussi se baser sur une communauté chinoise a l'étranger extrêmement vaste,et souvent bien implantée, pour la collecte de renseignements ou la couverture. Le Guojia Anquanbu s'est donc, au cours des dernières années, retrouvé confronté a nombre de tâches : Citons aussi son implantation a Hong Kong, depuis la rétrocession de la colonnie par la Grande-Bretagne en 1997.Selon "Intelligence Online",le MSS utilise la couverture du Security Department des services de renseignements politique de la Colonie,le Liaison Office of the Central Governement in Hong Kong Special Administrative Region.Les opérations sont surtout menées depuis la Direction du MSS de Canton, dirigée par Xu An.Notons que les services secrets chinois privilégient,comme leurs homologues allemands du BND (Renseignement fédéral ouest-allemand) les couvertures commerciales .Ils utilisent aussi les couvertures diplomatiques,mais rien n'a permis de distinguer ,a mes yeux, dans les ambassades de Chine a l'étranger, les officiers du MSS de leur homologues du Ministère des affaires étrangères chinois.

Restent toujours prioritaires aux yeux du MSS le travail en direction des pays de la zone Asie et le développement de ses réseaux de renseignements, sans compter une augmentation de son implantation en Afrique , auquel s'était déja efforcé son prédécesseur dans les années 60.Il s'agissait alors d'implanter le marxisme en Afrique; désormais il s'agit pour le MSS de s'implanter par le biais de l'économie, la Chine augmentant fortement son commerce et s'implantant en Afrique par des projets, des entreprises, des prêts a des taux extrêmement faibles (Voire nuls).

LE RENFORCEMENT DE LA COOPERATION AVEC LES SERVICES SECRETS ETRANGERS.

Boris Eltsine approuve, par ce document du 04.08.1994, des negociations en vue d'un accord de cooperation entre le FSK et le Guoanbu

Le Guoanbu entretient des relations avec nombres de services secrets. Par exemple,un acte administratif du 04.07.1994 de Boris Eltsine fait etat de negociations, en vue d'un accord de cooperation, entre le FSK (Service federal de contre-espionnage de la Federation de Russie, devenu en 1995 le FSB) et le Ministere de la Securite d'Etat de la Republique Populaire de Chine.  Début 2007, le MSS a établi des contacts avec la Sécurité ukrainienne, le SBU, et avec le service de la Sécurité d'Etat géorgien.

CONTRE-ESPIONNAGE

Le MSS ne se contente pas de piquer les secrets dans les autres pays: Il doit aussi défendre les secrets chinois: Fin 2001 les autorités chinoises découvrent des micros dans le Boeing destiné au Président chinois, et qui a été fabriqué aux USA. Vers le début de l'année 2002, c'est le patron de la station de la CIA a Beijing, Stephen Holder, qui est déclaré "persona non grata" et expulsé par les chinois,pour des raisons inconnues. Selon "Intelligence Online" du 06.07.2007 (information a prendre avec prudence car elle n'a recu aucune confirmation) les services secrets nord-coréens se seraient également activés en Chine, surtout dans plusieurs provinces frontalières de la Corée du Nord. Plusieurs réseaux auraient été démantelés. Mais les chinois, qui ont aussi envoyés des officiers sous couverture en Corée du Nord, auraient également eus des pertes..

Lorsque en septembre 2007 les autorités chinoises ont été accusées de pirater plusieurs sites internet, dont celui du Pentagone, elles ont niées et aussitôt rappelées que les services secrets occidentaux se livrent aux mêmes activités contre les Chinois..

 

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Xu Yongyue ( A gauche) , et son remplacant Geng Huishang (A droite)

De 1998 a la mi-2007,le patron du Guojia Anquanbu était Xu Rongyue.Il a été remplacé a ce poste par Geng Huishang,55 ans,qui occupait depuis 1998 le poste de Vice-Ministre de la Sécurité d'Etat.Il est décrit comme un spécialiste de la protection des secrets commerciaux.

Aujourd'hui,voici l'organigramme du Ministère de la Sécurité d'Etat.:

Division opérationnelle :

-1er département ,renseignement intérieur,chargé entre autres de recruter en Chine même des informateurs.

-2ème département,opérations a l'étranger,et analyse des informations ainsi obtenues.

-3ème département,opérations en direction de Hong Kong ,Macao, Taïwan.

-4ème département, appui technique. (Appareils photos,micros etc..)

-5ème département,coordination et direction du travail des services régionaux du Guoanbu.

-6ème département, contre-espionnage.

-7ème département,circulation,en fait le Département chargé d'analyser les informations venant des différents services du Guojia Anquanbu.

-8ème département,Institut contemporain des relations internationales.

-9ème département,sécurité interne du Guojia Anquanbu, et coordination des sections du contre-espionnage militaire au sein de l' APL.

-10 ème département,collecte de renseignement économique,scientifique et technologique.

-11ème département,renseignement éléctronique contre les autres pays, et sécurité informatique (Pour empêcher les intrusions des services secrets occidentaux dans les ordinateurs du Minsitère de la Sécurité d'Etat),ainsi que analyse des informations ainsi obtenues.En décembre 2003,le 11ème département était dirigé par Wu Shizhong.

-Département des affaires étrangères,contacts avec les services de renseignements étrangers,et coordination de la coopération.

 

Mes remerciements a :Fabrice,Roger Faligot,FAS.

 

 

12/10/2007

Guojia Anquanbu: Anatomie (1ère partie)

GUOJIA ANQUANBU, MINISTERE DE LA SECURITE D'ETAT CHINOIS.

Si il y a un service qui doit aujourd'hui attirer l'attention de la communauté du renseignement, c'est incontestablement celui-la. Le Guojia Anquanbu,créé en 1983,n'a cessé depuis de monter en puissance,aussi bien dans le domaine du renseignement extérieur que dans la lutte contre l'espionnage. On peut retenir ,par exemple,les déclarations de John Brenner, patron du NCIX (National Counterintelligence Executive) qui déclara en mars 2007 que les services secrets chinois sont parmi les plus actifs sur le territoire américain,déplorant les fuites de technologies vers la Chine communiste, et l'infiltration du contre-espionnage américain.Brenner citera en exemple l'affaire Leung, cette femme d'affaires chinoise arrêtée en 2003 qui a soutiré des informations a son amant, officier du FBI spécialiste de la Chine,puis les a transmises a Pékin.

 

Le Guojia Anquanbu, appelé aussi Guoanbu, (Ministry of State Security, MSS)  a été créé le 06.06.1983, et fut inauguré le 01.07.1983.Officialisé  lors de la 1ère cession de la VI ème Assemblée Nationale Populaire. Il récupère les fonctions de contre-espionnage du Gonganbu,de renseignement extérieur qui était dévolu au Central Investigation Department (Diaochabu), et est aussi chargé de la protection des frontières et de la lutte contre les déviances idéologiques (Les opposants). Ses missions sont donc de protéger la souveraineté et les intérêts de l'Etat. Les tâches sont ainsi mieux séparées: Le Guojia Anquanbu s'occupe de la Sécurité de l'Etat,le Gonganbu de l'ordre public et de la lutte contre la criminalité.

Ling Yun, vice-Ministre du Gonganbu depuis 1964, prend le commandement du nouveau Ministère de la Sécurité d'Etat,et dans une conférence de presse qui se tient peu après la création du service,fin juin 1983, il dénonce l'augmentation des activités d'espionnage contre la RPC et des sabotages, et fait appel a la population pour aider les services de la sécurité d'Etat a lutter contre les espions.

A peine créé le Ministère de la Sécurité d'Etat se jette dans la bataille: Il faut a la fois lutter contre les sabotages, les réseaux des services secrets étrangers (Un des plus dangereux étant le renseignement taïwanais), mais aussi, avec la CIA , coordonner l'aide aux rebelles afghans se battant contre les soviétiques. En 1984, peu après la mort de Youri Andropov au Kremlin, le patron de la CIA Bill Casey se rend en Asie. De passage a Pékin, avec le chef de la Station de la CIA a Beijing Ted Price, il négociera avec Ling Yun l'aide aux moudjahidins afghans.

Il faut aussi établir des contacts avec les autres services secrets. Ling Yun part donc a la tête d'une délégation pour Belgrade avec Yang Dezhong (Directeur-adjoint du département des affaires générales du Comité Central du Parti communiste chinois) ou il arrive le 29.02.1984 , avec pour but la coopération entre les services secrets des deux pays. Le 05.03.1984 ils seront recus par Franko Heoljvic, membre du Présidium du Parti communiste yougoslave, ce qui paraît démontrer l'intérêt des yougoslaves pour leurs homologues chinois. Une autre délégation du MSS arrivera a Belgrade le 09.10.1986, a l'invitation de Dobroslav Culafic, Secrétaire Fédéral pour les affaires intérieures. Elle est dirigée par Jia Chunwang, le remplacant de Ling Yun a la tête du Guojia Anquanbu. Pourquoi ce remplacement si rapide du Ministre?

Le MSS remporte pourtant très vite ses premiers succès dans la lutte contre les services secrets étrangers , avec le démantèlement d'un réseau a la solde des services secrets taïwanais,ce qui paraît consolider la position de Ling Yun a la tête du MSS. L'information est rendue publique début 1985, mais on ignore quand les personnes ont été arrêtées et jugées.Leur condamnation,selon le MSS, aurait eu lieu peu avant. Ont interpellées trois personnes, parmi elles: Xin Peiwen, 46 ans, acteur dans une troupe culturelle de l'armée, qui aurait contacté les services secrets taïwanais en octobre 1983 et aurait fourni a ses services un document top-secret (il n'est pas précisé quoi) en mars 1984. Le rapport public du MSS accusera M.Peiwen d'avoir collecté des renseignements a caractère politique et militaire a Pékin et d'avoir incité des pilotes de l'armée de l'air a faire déféction. Les deux autres seraient Su Mao, 27 ans, musicien dans une troupe du Ballet de Pékin,et son oncle de 39 ans,acteur lui aussi dans une troupe,qui aurait commencé a travailler pour les taïwanais alors qu'il était a l'étranger en avril 1982. Ce n'est pas le premier coup du Guojia Anquanbu contre les services secrets de Formose,puisque selon un rapport du MSS,entre septembre 1984 et février 1985 12 personnes ont été identifiées comme espions taïwanais. L'une a même été éxécutée. Et Le service réussit aussi a neutraliser un informateur de la CIA, Lo Fu, un journaliste de Hong Kong.

Mais quand il parlait de l'activation des services secrets contre la Chine, le Ministre de la Sécurité d'Etat ne croyait pas si bien dire,puisqu'il est confronté,a la mi-1985, a la déféction d'un cadre de son propre service;Yu Shenzan,du service du contre-espionnage du MSS,fuit a Hong Kong puis est exfiltré par la CIA...Devant le scandale, Ling Yun démissionne. Il est remplacé par Jia Chunwang, lequel conservera son poste de 1985 a 1998, avant d'être remplacé en mars 1998.

ac630ce3badfb43e4c4e56e19fdddd83.jpgJia Chunwang, Ministre de la Sécurité d'Etat de 1985 a 1998. Il fut ensuite Ministre de la Sécurité Publique (La police chinoise) de 1998 a 2002. Il a ensuite exercé les fonctions de Procureur général adjoint du Parquet populaire suprême de décembre 2002 a mars 2003 avant d'être élu Procureur général du Parquet populaire suprême en mars 2003.

Le MSS continue son travail, par exemple en mettant au point en 1987 une directive visant a limiter et contrôler les contacts entre chinois et étrangers. Le Parti communiste chinois prévient de son côté ses adhérents de ne pas parler avec les correspondants des journaux étrangers sans une autorisation expresse.. Seront par exemple expulsés le correspondant de l'AFP Lawrence Mc Donald en janvier 1987 ou son homologue japonais du Kyodo News Service Shuitsu Henmi en mai 1987.

Le MSS se retrouve plus que jamais a lutter sur plusieurs front a la fois: Il s'implique donc aussi bien dans la répréssion des dissidents en 1989 (Lors des événements de la Place Tian An Men) que contre tout ce qui peut menacer le pouvoir chinois,en y voyant souvent la main des services secrets taïwanais, comme le montre l'article du 24.06.1989 de la BBC (en fin d'article).A l'occasion de la répression de la Place TianAnMen, plusieurs étudiants disparaissent. Certains réussissent a quitter la Chine,par l'intermédiaire de filières créées par les différents services de renseignement occidentaux (DGSE, CIA, MI6) et visant a les faire passer a Macao ou Hong-Kong.Cette opération est connue sous le nom de YELLOW BIRD. Le MSS tentera d'infiltrer ses filières,par exemple en dépêchant une équipe a Canton.

D'autres étudiants sont eux arrêtés.Le MSS sera accusé d'avoir secrètement arrêté plusieurs étudiants,dont trois de Macao: Chen Tse-Wei, 29 ans; Chin Kuo-Tung,21 ans; Liang Tsao-Hua, 23 ans. Ils étudiaient a l'université de Canton. Leur interpellation a ensuite été confirmée par le Bureau de la Sécurité Publique de Canton,sans plus de précisions..

Dans un rapport daté de fin 1989, le Guojia Anquanbu s'inquiète de l'augmentation du nombre d'affaires d'espionnages. Selon un rapport du Ministère,plus d'une centaine de personnes, en 1987 et 1988, ont été interpellées, travaillant aussi bien pour le gouvernement, l'armée, ou le domaine politique, pour espionnage. Le rapport constate que l'ouverture (économique,NDLR) de la Chine a attiré l'attention du monde entier,entraînant l'augmentation de l'attention des services secrets étrangers, en direction de la République Populaire de Chine. Encore confirmé dans la lutte contre les services secrets taïwanais, avec le démantèlement de plusieurs réseaux en 1990 (Voir l'article de la BBC du 20.08.1990 en bas, sur le sujet).

Il faut y ajouter la menace contre les représentations chinoises a l'étranger, suite a la répréssion de la Place Tian An Men, qui oblige a augmenter la vigileance des officiers du MSS. 

Et enfin,sur le front intérieur, le Tibet, annexé par la Chine sous Mao. Ce qui entraîne l'arrivée a Lhassa le 06.08.1990 du patron du Guojia Anquanbu, Jia Chunwang, accompagné d'une délégation, avec pour but d'inspecter l'antenne du MSS sur place. M.Chunwang déclarera ensuite au journaliste de la télévision tibétaine que la situation sur place est "stable". Cette inspection apparaît néanmoins importante,si on tient compte de sa longueur: La délégation restera au Tibet jusqu'au 22.08.1990, soit deux semaines.Il paraît quand même étonnant que le Ministre de la Sécurité d'Etat, qui ne s'est jusqu'a présent jamais montré a la télé,intervienne, et reste aussi longtemps au Tibet. Ses élements semblent clairement indiquer que la situation au Tibet est, aux yeux des autorités chinoises, très préoccupante. Le texte sur le sujet est en annexe 3.

 

 

ANNEXE 1

BBC June 24, 1989, Saturday


SECTION: Part 3 The Far East; A. INTERNATIONAL AFFAIRS; 3. FAR EASTERN RELATIONS; FE/0491/A3/ 1; 

LENGTH: 1973 words

HEADLINE: ARREST OF ''KMT AGENTS'' SHOWN ON PEKING TELEVISION

SOURCE: Peking television 1000 gmt 22 Jun 89

Text of report (FE/0490 i)

BODY:
According to a news release from the Ministry of State Security, after strict investigations, state security organisations in Peking and other parts of China have cracked the cases of a number of secret agents of Taiwan's Kuomintang [KMT] who had a hand in the student unrest and turmoil occurring since mid-April, and have confiscated a mass of criminal evidence of their espionage activities.

The KMT secret service in Taiwan has adopted various means through different channels to fan the so-called movement for freedom and democracy on the mainland, and plotted to stir up social turmoil to subvert the PRC's people's democratic regime. Since the student unrest and turmoil in Peking and other parts of China, the KMT secret service in Taiwan, while stepping up rumourmongering, instigation and demagogic reactionary propaganda against the mainland, had ordered its agents hidden on the mainland to take part directly in the turmoil and aggravate the situation in an attempt to escalate the so-called pro-democracy movement on the mainland into a general anti-communist and violent resistance movement. Hidden agents deployed by Taiwan's secret service on the mainland have also kept a close watch on the turmoil and collected and delivered information on the turbulent situation to espionage agencies outside China. Counter-revolutionary activities carried out by Taiwan's KMT secret agents hidden on the mainland have been exposed by China's state security organisations, and some KMT secret agents who had a hand in the turmoil have surrendered themselves to China's state security organisations. The following are some of the KMT espionage cases that have been uncovered

The Peking municipal state security bureau detained, according to law, KMT secret agents Wang Changhong, Qian Rongmian and Liang Qiang on 19th and 27th May. [Video opens with shots of night scene, car speeding away, two plainclothes men escorting middle-aged man into building, then cut to show close-up shots of Wang and Qian, seated inside unidentified building and being interrogated]

Secret agent Wang Changhong, 38, male, a former cadre at a Peking factory, joined the KMT secret service after Taiwan's Mainland Work Committee incited him to defect while he was abroad in 1988. In the wake of the turmoil in Peking, the KMT secret service appointed Wang Changhong a provincial level special agent, and instructed him to return to Peking to collect information on the turmoil and prepare to set up an undergorund Peking work committee. Upon returning to Peking on 27th April, Wang Changhong recruited Qian Rongmian, also a former factory cadre, as a secret agent, and informed the KMT secret service about China's turbulent situation. He also repeatedly spread rumours in Tiananmen Square, instigated turmoil, and mingled with the students on hunger strike, inciting them by saying the Government is inhuman. What is the use of keeping such a government? He also spread rumorus that the civilian police in Xian had beaten tens of students. Wang Changhong also suggessted to Taiwan's secret service that it is necessary to focus the current work on the workers' movement, in a vain attempt to stir up strikes and escalate the turmoil. After the case was brought to light, criminal evidence, including the secret codes for Wang Changhong to contact Taiwan's secret service, were discovered. [While the announcer reads the report, video shows still pictures and video clippings of Wang, standing in front of a crowd of young people with his right hand up in a ''V'' sign, mingling with the students on hunger strike, clapping his hands, raising both hands in a ''V'' sign, shouting to demonstrators, and checking mail inside a post office; occasionally video pauses to focus on Wang and circles him in red. After showing a small notebook written in code, some cash, letters, colour pictures and developed negatives, video focuses briefly on Wang being interrogated, and saying ''. . . contacted KMT relevant officials. . . '']
Secret agent Liang Qian, 36, male, also a former Peking factory cadre, joined a Taiwan secret service organisation, the Mainland Work Committee, in 1986 when he studied abroad. He was appointed as a central special agent and sent back home. The Taiwan secret service organisation instructed him to recruit intellectuals for setting up organisations upon returning home. After the turmoil occurred in Peking, Liang Qiang bustled continuously between schools of higher learning and Tiananmen Square, making trouble, participating in disturbances and writing reactionary propaganda for the unlawful organisations the Peking College Students Autonomous Union and the Autonomous Federation of College Students from Other Places. He also drafted a declaration of the Chinese Unity Party, boasted of setting up another government, and secretly reported to the Taiwan secret service time and again about his activities. [Video shows shots of Liang being taken away by two plainclothes men, cuts to show Liang seated and being interrogated; it also shows still pictures and video clippings of Liang mingling with students at Tiananmen Square and on college campuses, pausing to focus on and circle him in red, as well as a sheet of paper with the heading ''Declaration of the Chinese Unity Party'']

The Shanghai municipal state security bureau detained, according to law, KMT secret agents Qiu Lin, and Zhou Yan, Cao Weiguo, Feng Jin and Lu Zhengging on 7th and 14th June.

Secret agent Qiu Lin, 30, male, a former newspaper reporter, left China to take up permanent residence abroad in 1986. Shortly after joining an espionage organisation of Taiwan's Military Intelligence Bureau in 1988, he was sent back home to carry out activities. During disturbances in Shanghai, the Taiwan espionage organisation repeatedly instructed him to exploit the new situation arising from the confrontation between the students and Chinese communists by fermenting the masses' solidarity for building the student movement to move in the direction of overthrowing the Chinese communist regime. Acting on the espionage organisation's arrangements, Qiu Lin manoeuvred everywhere, attending meetings at salons, and repeatedly reported the turbulent situation to the espionage organisation. After he was brought to light, the tools he used for writing secret letters and their original drafts were seized. [Video shows close-up shots of Qiu and an arrest warrant, cutting to show Qiu being interrogated, a still picture of him identified as Taiwan's special agent and alias Wu Mingxuan in parentheses; then it shows video clippings of Qiu talking to young people inside unidentified rooms and some letters; it also shows Qiu seated and answering questions, saying ''. . . established contacts through this method. . . I was given a code name and frequency, 4123 or 4223, . . . Li Daye's address was written in secret code].

Secret agent Zhou Yan, 23, male, a former company worker in Shanghai, joined Taiwan's Military Intelligence Bureau while he was studying abroad at his own expense in 1988. Cao Weiguo, Feng Jin and Lu Zhengqing joined the Taiwan espionage organisation through Zhou Yan. In late April this year, Taiwan's espionage organisation instructed Zhou Yan to seize the current opportunity, take part in the student movement, and report back on fruitful achievements. Zhou Yan immediately collaborated with Feng Jin, Cao Weiguo and Lu Zhengqing in actively carrying out activities. They reported to the Taiwan espionage organisation We have formed teams to join demonstrations and to support the students, with a slogan I Love Money But I Love Even More Freedom and Democracy and that our appearance as the self-employed can give a strong impetus to the demonstrations, appeal greatly to the citizens and have a great influence. After the case was cracked, the state security organ seized criminal evidence, including the Taiwan espionage organisation's secret letters and instructions to Zhou Yan. [Video shows Zhou being taken out of a car and interrogated, cuts to show still pictures of Feng Jin, Cao Weiguo and Lu Zhengqing, as well as several letters; it also shows video clippings of demonstrations in Shanghai, without identifying any of the demonstrators]

On 14th June the Guangdong provincial state security department detained, according to law, secret agents Zhang Yi and Wu Jidong, and seized evidence of their spy activities. [Video opens with shots showing Zhang Yi and Wu Jidong, each held by two policemen, followed by still pictures of evidence including a radio set, letters, a bottle of ink and pens]

Zhang Yi, male, aged 25, is an unemployed person, while Wu Jidong, male, aged 23, was originally a worker for a certain guesthouse in Canton city. Recruited by the Taiwan Military Intelligence Bureau, both Zhang Yi and Wu Jidong joined a spy organisation. During the chaotic period in Canton, Zhang and Wu acted according to the directives from the Taiwan spy organisation, received and spread the rumours concocted by the Taiwan Broadcasting Station, and provoked turmoil. They had also repeatedly submitted secret reports to the Taiwan spy organisation on the chaotic situations in Peking and the Canton district.

With the close co-ordination of the state security organs in Gansu and other localities, the state security organ in the Ningxia Hui Autonomous Region on 2nd June detained, according to law, special agent Gao Xiaoshi, who was dispatched by the Taiwan Military Intelligence Bureau. The Ningxia state security organ also seized criminal evidence such as intelligence tools for writing in invisible ink. [Video opens with shots showing Gao Xiaoshi, held by two plainclothes policemen, followed by evidence including a radio, identification cards, a bottle of ink, pens and handbills]

Gao Xiaoshi, male, aged 32, formerly worked for a certain literary and art organisation in Ningxia. He participated in a spy organisation under the Taiwan Military Intelligence Bureau outside of China in 1988 and was sent back to China to carry out spying activities. Based on the plan made by the Taiwan spy organisation, he actively compiled information on the chaotic situation in China and secretly reported to the spy organisation in Taiwan on the reactionary handbills which he collected during the turmoil.
Special agent Qu Zuojie of the Taiwan Military Intelligence Bureau recently surrendered himself to a Chinese state security organisation. [Video opens with Qu Zuojie sitting on a chair facing his interrogators followed by shots which show Qu entering a building and walking along a street. [Video opens with Qu Zhojie sitting on a chair facing his interrogators followed by shots which show Qu entering a building and walking along a street. Video also shows evidence including coins, paper money and chemicals for spying activities].

Qu Zuojie, male, aged 26, originally worked for a certain factory in Shenyang City. In March 1989, he joined a spy organisation under the Taiwan Military Intelligence Bureau outside of China. When turmoil prevailed in China, the Taiwan spy organisation immediately sent him back into China to develop organisational ties and promote the ''student movement''. Qu Zuojie's activities in the country had always been closely watched by China's state security organisations. Awed by the power of the masses and the state security organisations, he surrendered himself to the state security organisation in Liaoning on 25th May, explained his assignment and tasks as well as handed over the tools for carrying out his spy activities.

The cases cracked with regard to these special agents are under investigation. Those spies who surrendered themselves will be treated with leniency after investigation and education.

                                                    

 

                                            

    ANNEXE 2
 

BBC Summary of World Broadcasts August 20, 1990, Monday


HEADLINE: CHINA UNCOVERS KUOMINTANG ''SPIES''

SOURCE: Xinhua News Agency, Peking, domestic service in Chinese 0746 gmt 18 Aug 90

Text of report

BODY:
State security organs have recently solved a number of cases of spies scheming to create turmoil on the mainland, arrested a number of spies and seized a great deal of evidence pertaining to espionage. The Ministry of State Security announced four cases today [18th August] .

- The Xu Jiansheng case, cracked by the Guangdong provincial department of state security Xu Jiansheng, from Chenghai county in Guangdong Province, joined a KMT spy organisation of Taiwan outside the mainland in 1989. After training, he was sent back to the mainland to engage in espionage. His main task was to establish spy strongholds and organise underground armed forces on the mainland. After arriving on the mainland, Xu established frequent contacts with a KMT spy organisation and actively carried out spying activities. Moreover, he conspired secretly with his spy organisation in an attempt to instigate new turmoil.

- The Fujian provincial department of state security has solved a spy case involving a military intelligence bureau of the KMT on Taiwan and arrested a number of spies, including Sun Daoshun, Liu Bihua, Chi Hecan and Chen Xuedeng. Sun Daoshun, from Fujian Province's Lianjiang county, joined the KMT military intelligence bureau in 1989. He later recruited Liu Bihua, Chi Hecan and Chen Xuedeng to become spies. They were deployed by their spy organisation to instigate rebellion among our personnel, establish spy organisations, and look for an opportunity to launch the so-called ''democracy movement'' activities in an effort to create turmoil on the mainland. Following the instructions of their spy organisation, Sun Daoshun and the others carried out frantic activities. On many occasions they secretly brought in and distributed videotapes and printed matter compiled by their spy organisation with the aim of instigating turmoil on the mainland.

- The Hainan provincial department of state security has solved a spy case involving a military intelligence bureau of the KMT on Taiwan and arrested spies Zhan Taixing, Zhou Changzhou and Wang Qianyang. Zhan Taixing, originally from Qionghai county of Hainan Province, joined the KMT military intelligence bureau in 1986. After sneaking into the mainland, he established the so-called ''nuclear armed unit behind the enemy lines''. Zhan Taixing sneaked into Hainan Province many times. He recruited Zhou Changzhou and Wang Qianyang to become spies of the spy organisation, establishedan underground organisation called ''Union of Hainan youth for national salvation'', and conspired to co-ordinate with his spy organisation to ship weapons from Taiwan to the mainland in an attempt to create large-scale unrest.

- The Henan provincial department of state security has solved a spy case involving a dispatched spy by the name of Bai Xue. Bai Xue, from Kaifeng city of Henan Province, joined a spy organisation of the KMT's military intelligence bureau on Taiwan outside the mainland in 1987. After receiving espionage training, his spy organisation arranged for him to sneak into the mainland to establish ''underground organisations'' and to look for an opportunity to instigate turmoil. Following the instructions of his spy organisation, Bai Xue has secretly supplied his spy organisation with information, such as the situation on the mainland, many times.

These Taiwan spies have all confessed their crimes, and the cases are being further investigated.

 

                                               ANNEXE 3 

BBC Summary of World BroadcastsAugust 27, 1990, Monday

SECTION: Part 3 The Far East; B. INTERNAL AFFAIRS; 2. CHINA; FE/0853/B2/ 1; 

LENGTH: 497 words

HEADLINE: SECURITY MINISTER ''CONSPIRATORIAL ACTIVITIES'' IN TIBET ''STILL VERY GRAVE''

SOURCE: Tibet television, Lhasa, in Standard Chinese 1200 gmt 23 Aug 90

Text of report

BODY:
Led by Jia Chunwang, Minister of State Security, a four-man delegation arrived in Lhasa on 6th August to inspect state security work in our region. After completing its inspection work, the delegation left Lhasa by plane on 22nd August.

After arriving in Lhasa, Minister Jia, ignoring fatigue from the long journey and reaction to high altitude, began intense inspection work immediately. Over a period of a few days, he listened to a work report by the regional state security department, attended a meeting of the security department to present honorary citations and certificates to the advanced, braved the rain to inspect work sites where state security projects are under construction, called on some cadres who had been hospitalised for treatment of illnesses and cadres who had been transferred to work in Tibet, and conveyed the cordial regards of the leadership of the Ministry of State Security for them.

Beginning 8th August, Minister Jia Chunwang visited Lhasa city, Xigaze prefecture and Nagu prefecture, travelling more than 3,000 km by car. He inspected grassroots state security organs, border stations and farming and pastoral areas to study the conditions there and to help grassroots state security organs resolve practical difficulties.
During his spection tour, Minister Jia issued many important instructions on state security work in our region.
He said In Tibet, the political situation is stable; there are unity and harmony among the nationalities; the people are living and working in peace and happiness; and they want stability, development and prosperity. The situation is gratifying. However, it is necessary to note that the conspiratorial activities of foreign hostile forces and national splittists to infiltrate and sabotage China and effect peaceful evolution in China are still very grave. They have vainly attempted to find a breakthrough in Tibet. We should be mentally prepared for a long struggle against this.

Minister Jia fully affirmed the work of state security organs in our region.Referring to future work, Minister Jia pointed out State security organs in Tibet shoulder the heavy responsibility of opposing splittism, safeguarding the unification of the motherland and protecting the security of the state. In accordance with the Party Central Committee's principle that stability is above all else and the guilding thought put forward at the fourth party congress of the autonomous region, they should earnestly implement the important directives issued by General Secretary Jiang Zemin during his inspection tour of Tibet, focus on stabilising the situation in Tibet and its economic development, and give priority to the work of stabilising the situation. This is the priority task for state security organs in Tibet.During his inspection tour in our region, the principal leading comrades of the regional party committee and people's government called on him many times to exchange views.

07/07/2007

Brève histoire des services secrets soviétiques et russes

Suite à la Révolution bolchévique de 1917 est fondée la VTchéKa (commission extraordinaire panrusse de lutte contre la contre-révolution et le sabotage), chargée du renseignement intérieur, extérieur, de la sécurité et de la lutte contre les opposants. En contrepartie, l'Armée rouge se dote en octobre 1918 de son propre service de renseignement, la IVe direction principale de l'état-major général de l'Armée rouge. Après la Seconde Guerre mondiale, ce service sera renommé : il deviendra le GRU, Direction Principale du Renseignement.

Concernant la VTchéKa, elle changera plusieurs fois de nom (Tchéka,OGPU,GPU,NKVD,NKGB,MGB,MVD), mais ses tâches resteront les mêmes. Petite différence toutefois : quand l'ancienne Tchéka deviendra le NKVD ou MVD, les services de sécurité soviétiques perdent en autonomie ; il ne sont alors qu'une branche des différents services de police d'URSS, le NKVD englobant aussi bien le contre-espionnage que la police, les pompiers ou le Goulag. Les services de sécurité et de renseignement extérieurs, au sein du NKVD, sont réunis dans le GUGB (Direction Principale de la Sécurité d'Etat) du NKVD.

La Guerre froide arrivant, Staline décide de s'inspirer du modèle de la CIA. Est alors créé le KI, le Comité d'information, qui regroupe le renseignement extérieur politique et le GRU. Mais l'expérience échoue.

Par décret de 1954 est créé le Comité pour la Sécurité d'Etat,le KGB, (Donc les services de sécurité perdent leur statut de Ministère ,ils sont désormais un simple Comité)  chargé aussi bien du contre-espionnage que des gardes-frontières, du renseignement extérieur, de la lutte contre les opposants ou de la protection des personnalités. Lui font concurrence le GRU, rattaché a l'Armée rouge mais aussi le MVD c'est-à-dire la police. Le Ministre de l'Intérieur sous Brejnev, Chtchelokov, n'aura de cesse d'essayer de réduire le poids du KGB sur le plan intérieur.

Le KGB a néanmoins un avantage de taille sur la police et le GRU : d'une part, il peut surveiller ces deux organismes, par le biais de la 3e direction du KGB (contre-espionnage militaire), par exemple, en recrutant des officiers du GRU ou en essayant d'y démasquer les traîtres (ce rôle revient à la 2e sous-section du 1er département de la 3e direction du KGB, à l'intérieur de l'URSS, et à la sécurité interne du renseignement extérieur du KGB, la section "K" de la Première Direction Principale, dans les ambassades, consulats, délégations, etc.). Concernant la police, est créée en 1982 au sein de la 3e direction la section "V", chargée de la lutte contre la corruption au sein des forces armées (donc la police comprise). Le KGB a donc en premier un moyen d'interférer dans le travail de ces deux organisations concurrentes.

D'autre part, le KGB peut doubler les deux concurrents. En effet, rien n'interdit au KGB de collecter des renseignements militaires ; c'est même un de ses rôles, et ainsi il concurrence le GRU dont c'est la mission. Et rien n'interdit non plus le KGB d'enquêter (ce qui est aussi un de ses rôles) dans les affaires de crime organisé, de terrorisme ou de lutte contre la corruption, doublant ainsi le MVD (ministère de l'Intérieur, police).

La chute de l'URSS en 1991 change la donne, le KGB est divisé en plusieurs services indépendants : l'ex-direction du renseignement extérieur du KGB (1ère Direction Générale) devient le SVR, service de renseignement extérieur. Le service de protection des personnalités est désormais directement rattaché au président de la Fédération de Russie, il se nomme le FSO, tout comme un autre service beaucoup moins connu, le GUSP (Direction Principale des Programmes Spéciaux, en fait l'ex-15e direction du KGB, chargée de la construction des bunkers protégeant les dirigeants en cas de guerre).

Le GRU ne voit pas son statut modifié, de son côté, tandis que les services chargés de la création des codes secrets (8e direction du KGB) et du brisage des codes utilisés par les adversaires (16e Direction générale) sont rassemblés dans une Agence fédérale, le FAPSI. Enfin, le KGB perd ses pouvoirs d'instruction, et ses unités d'élite entrent dans le giron du concurrent, le Ministère de l'Intérieur. Les services chargés de la Sécurité intérieure (protection des secrets économiques, industriels, du contre-espionnages, de la sécurité des transports, antiterrorisme et lutte contre le crime organisé ) sont rassemblés dans le FSK,Service Fédéral de contre-espionnage lequel, insécurité puis guerre de Tchétchénie aidant, regagne très vite ses pouvoirs d'instruction et d'écoutes (dès 1993). En remplacement du FSK est créé en 1995 le FSB, Service fédéral de Sécurité, avec les mêmes missions. Les unités d'élites reviennent dans le giron du FSB cette année-là, et en 2002, le FAPSI et les gardes-frontières sont rendus au FSB.

 

Cet article sera régulièrement remis a jour

09/05/2007

La communauté chinoise du renseignement

Article modifie le 07.08.2007 et le 11.10.2007

Après la prise de pouvoir par Mao et ses alliés en 1949 de la Chine ,et l'instauration de la République Populaire de Chine,pour faire face a la menace du Kuomintang de Chang Kaï Chek et de ses hommes,qui se sont repliés sur l'île de Formose (Taïwan) ainsi que a ses alliés (Entre autres la CIA,dont la première antenne a  Taïwan sera dirigée par Paul Helliwell,décédé en 1976),les autorités révolutionnaires chinoises décident de mettre en place des appareils de renseignement et de sécurité.

medium_mps1.jpgLogo du Gonganbu, Ministère de la Sécurité Publique chinois.    Est créé a cet effet en octobre 1949 le Gonganbu (Gongyong Anquan Bu) ,le Ministère de la Sécurité Publique,chargé aussi bien des fonctions de police traditionnelle que du contre-espionnage ,de la lutte contre les opposants politiques ou contre les Triades (Mafias) comme la 14K ou la Sun Yee On et de la gestion des LAOGAI (Le GOULAG chinois).Le Ministère de la Sécurité Publique s'appuie aussi sur des bureaux aussi bien a Beijing que dans les régions,villes (Les Gonganju) La surveillance des étrangers incombait a la Cinquième Division du Gonganbu,dans les années 70,la gestion des LAOGAI de la 8ème Division.Le Gonganbu comptait environ 750000 employés en 1992,contre près de 300000 dans les années 50. Voila pour la sécurité intérieure,"défensive".

Pour l'offensive,la tâche est plus simple:Dès 1928 avait été créé,avec l'aide des soviétiques, le Shihuibu ,chargé de renseigner les dirigeants du PCC (Parti Communiste Chinois).Ce service ,une fois les communistes arrivés au pouvoir,n'ont plus qu'a se tourner vers l'extérieur,en mettant en place leurs réseaux.On notera que le renseignement chinois sera particulièrement offensif en Afrique et en Amérique Latine (Par exemple ,en soutenant le groupe "Sentier lumineux" au Pérou ou des groupes maoïstes au Brésil) .En 1961,le Shihuibu devient le Diaochabu.

Est aussi mis en place (Date de création inconnue) le Qingbao  (Aussi appelé Qingbaobu),en fait le 2ème Département de l'Etat-Major général de l'Armée Populaire de libération (Armée chinoise),chargé du renseignement militaire.La couverture utilisée par les officiers du Qingbao est celle d'attaché militaire ,ou de correspondant militaire de Xinhua (Agence de presse "Chine nouvelle").Le quartier général du Qingbao est le 21 North Andeli Street a Pékin.

Est aussi créé le 3ème département de l'Etat-Major général de l'APL,chargé de l'interception éléctronique des communications des armées étrangères.

Pour veiller sur la sécurité des forces armées chinoises sera mis en place le contre-espionnage militaire,le Chi Pao Ko.

Nous avons donc affaire a des organismes multiples,qui se concentrent en priorité en direction des Etats-Unis (A partir du déclenchement de la Guerre de Corée en 1950) puis,qui se tourneront beaucoup plus vers l'URSS,passée au fil des années 60 du statut de partenaire a celui "d'ennemi révisionniste".Collecter des informations en Chine est extrêmement difficile,la surveillance du Gonganbu intensive.Seuls les services secrets japonais tirent leur épingle du jeu,étant plutôt bien informés.Quant a la CIA,faute d'ambassade américaine a Beijing,elle doit se contenter d'agir depuis la périphérie (Hong Kong,Japon..) et il faudra attendre l'établissement de relations diplomatique USA-Chine en 1973 pour que la station de la CIA a Pékin ouvre enfin.Elle sera dirigée par James Lilley,ancien n°2 du China Desk a la Direction des Opérations de la CIA..

L'ouverture économique de la Chine sous l'ère de Deng Xiaoping en 1978,qui poursuit ainsi l'ouverture du pays entreprise par le 1er Ministre Zhou Enlai (Décédé en 1976) permet aux investisseurs étrangers d'arriver en Chine,ce qui ne manque pas d'inquiéter les responsables chinois,craignant que cette ouverture vers l'étranger entraîne une augmentation des cas d'espionnage et de la diffusion de la liberté d'expression.

Les autorités chinoises,détérminées a réagir,commencent en créant en décembre 1982 le Bureau d'information d'Outre-Mer du Département de la Propagande,chargé de ce que les soviétiques appelaient les "mesures actives" :Désinformation,intoxication...

En avril 1983 apparaît la Police armée populaire,dépendante du Gonganbu,et chargée de la protection sociale,de la régulation du trafic,de la protection des bâtiments officiels,des frontières,des mines d'or,des forêts,ainsi que de la garde des ambassades sur le territoire chinois .

Puis c'est la création du Ministère de la Sécurité d'Etat le 06.06.1983 (Le service sera inauguré le 01.07.1983),le Guojia Anquanbu (Aussi appelé Guoanbu),aussi appelé MSS (Chinese Ministry of State Security), service qui est officialisé lors de la 1ère cession de la VI ème Assemblée Nationale Populaire et qui récupère les fonctions de contre-espionnage du Gonganbu,de renseignement extérieur qui était dévolu au Central Investigation Department (Diaochabu),et qui est aussi chargé de la protection des frontières et de la lutte contre les déviances idéologiques (Les opposants),sans oublier le contre-espionnage militaire .Le Gonganbu a donc été déchargé de ses fonctions de contre-espionnage,et ce pour mieux pouvoir se concentrer sur la criminalité.

Ling Yun,vice-Ministre du Gonganbu, prend le commandement du Guoanbu,et dans une conférence de presse qui se tient peu après la création du service,il dénonce l'augmentation des activités d'espionnage contre la RPC et des sabotages.Comme pour lui donner raison,le Guojia Anquanbu démantèle peu après un réseau des services secrets taïwanais,l'ennemi n°1 du régime de Beijing (Aujourd'hui encore) début 1985,puis fait déféction au profit de la CIA, en passant par Hong Kong, Yu Zhenshan...un chef de section du Counterintelligence Desk du Guojia Anquanbu...

 

medium_Jia_Chunwang_was_appointed_Minister_of_State_Security_in_1985.2.jpg

Jia Chunwang,Ministre de la Sécurité d'Etat de 1985 a 1998.

Cette dernière affaire coûte son poste a Ling Yun,qui est remplacé par Jia Chunwang,lequel dirigera le Ministère de la Sécurité d'Etat de 1985 a 1998

 

medium_Xu_Yongyue_actuel_Ministre_de_la_Securite_d_Etat_chinois.jpgmedium_Zhou_Yongkang.jpgDe gauche a droite,Xu Yongyue,actuel patron du Guojia Anquanbu (Poste qu'il occupe depuis 1998) et Zhou Yongkang,actuel patron du Gonganbu.

L'actuel Ministre de la Sécurité d'Etat est Xu Yongyue,en poste depuis 1998.Il est a noter que le Ministère de la Sécurité d'Etat (MSS ,Ministry of State Security) dépend,et ce depuis sa création, du Conseil d'Etat,le gouvernement chinois,tout comme le Ministère de la Sécurité Publique,actuellement dirigé par Zhou Yongkang.Pas du Comité Central du PCC.

On notera aussi l'existence d'un Département de la sécurité extérieure,dépendant du Ministère des affaires étrangères chinois et chargé,selon le site de ce Ministère, de" Mettre en application la politique de la Chine en matière de sécurité non-conventionnelle ; conduire études et recherches sur des sujets donnés ; assurer la coordination et le traitement des affaires extérieures."

Actuellement,parmi les priorités de la communauté chinoise du renseignement,on peut souligner l'importance de la lutte contre la secte Falungong,le travail en direction de Taïwan,l'espionnage en direction des Etats-Unis.De ce point de vue,les services secrets chinois ont remportés plusieurs succès: Ont été démasqués Larry Wu Tai Chin (analyste du Foreign Broadcast Information Service de la CIA,arrêté en 1985),Kathrina Leung,qui deviendra l'amante du Chef de la section Chine du FBI de Los Angeles,James J.Smith (Ce qui lui permit d'obtenir d'importantes informations sur le travail du FBI contre la Chine),et sera arrêtée en 2003,puis Ronald Montaperto,analyste de la Chine a la DIA (Il semble que ce soit avec le Qingbao que Montaperto ait eu des contacts,car ses traitants étaient des attachés militaires en poste a l'ambassade chinoise a Washington.De 1983 a 1990,ses traitants étaient les colonels Yang Qiming et Yu Zenghe ) 

On notera aussi l importance croissante de la lutte contre les Triades,la Mafia chinoise.Voici les missions du Ministère de la Sécurité publique chinois,tel que déterminées par le gouvernement chinois sur son site

I. Responsibilities and Structure of Public Security Agencies in China

The responsibilities of public security agencies in China include: the prevention, suppression and investigation of criminal activities; fight against terrorist activities; maintenance of social security and order; fight against behaviors jeopardizing social order; control over traffic, fire, dangerous objects and special trades; administration of household registration, identification cards, nationality, entry-&-exit and stay, travel of foreigners in China; maintenance of border security; protection of state assigned persons, venues and facilities; management of rallies, parades and demonstrations; security inspection of public information networks; supervision and instruction of security work in state organs, societal associations, enterprises and important construction sites; and instruction of crime prevention work of community security commissions.

The Ministry of Public Security (MPS) is the functional organization under the State Council in charge of public security work nationwide. Public security departments are set in provinces and autonomous regions; metropolitan public security bureaus are set in direct municipalities; public security bureaus or divisions are assigned to cities and prefectures; sub-bureaus are set in sub-regions of cities (under the direct leadership of their superior public security agencies); public security bureaus are set in counties and banners, under the leadership of their respective local governments and superior public security agencies. Dispatched police stations are directly subordinate to their superior public security bureaus and sub-bureaus in counties, cities and banners.

Within the MPS, there are such departments as General Office, Supervision, Personnel & Training, Public Relations, Economic Crime Investigation, Public Order Administration, Border Control, Criminal Investigation, Exit & Entry Administration, Fire Control, Security Protection, Public Information Network Security Supervision, Penitentiary Administration, Traffic Control, Legal Affairs, International Cooperation, Logistics and Finance, Drug Control, Science-&-Technology, Counter-Terrorism and Info-communications, assuming respective functions. Railway, navigation, civil aviation, forestry and anti-smuggling public security departments are under the dual leadership of their superioradministration and the MPS.

 

medium_Gonganbu_QG.jpgQuartier général du Gonganbu a Beijing,14 Rue Dongchang'an-East Chang'an Street.

Je termine en précisant que le site Internet du Gonganbu est http://www.mps.gov.cn 

Le Guojia Anquanbu,apparement n'a pas de sites Internet,a moins que je l'aie loupé.. 

Cet article sera modifié dans la semaine,et un autre article consacré spécifiquement au Guojia Anquanbu est en cours d'étude,tout comme un dossier sur les activités de la CIA en direction de la Chine.Malheureusement,faute d'élements suffisants,ce dernier dossier ne sera pas publié avant longtemps...

10/06/2006

Les structures du KGB

Voici l'organigramme du KGB,le plus précis possible,qui indique les modifications des structures depuis la création du KGB en 1954

 

 L'organigramme du KGB,lors du décret pris en Conseil des Ministres le 13.03.1954 ,était le suivant.
1ere Direction Principale,renseignement extérieur.
2ème Direction Principale,contre-espionnage et surveillance des étrangers.
3ème Direction Principale,contre-espionnage militaire
4ème Direction,lutte contre les "éléments antisoviétiques".
5ème Direction,contre-espionnage sur les objectifs gouvernementaux importants.
6ème Direction,contre-espionnage et sécurité dans les transports
7ème Direction,Brigade de surveillance
8ème Direction,criptographie
9ème Direction,protection des personnalités
10ème Direction,service du commandement du Kremlin
Direction des cadres
Direction de l'instruction
1ere section spéciale,contre-espionnage sur les objectifs de l'industrie atomique
2ème section spéciale,matériel technique
3ème section spéciale,moyens d'écriture invisible,documents pour les opérations,expertise des documents et des signatures
4ème section spéciale,contre-espionnage radio.
5ème section spéciale,préparation des moyens techniques pour les opérations.
section S,communications gouvernementales
section des archives
section des prisons
direction administrative
service de finances et de planification
service de mobilisation
Direction des institutions d'enseignement
Inspection auprès du patron du KGB
secrétariat du KGB
La lutte antiterroriste relevait ,lors de la réorganisation du KGB de mars 1954,du 2ème département de la Quatrième Direction du KGB.
Le 26 avril 1955 apparut la 6ème section spéciale,chargée de controler les communications télégraphiques et les lettres
Le 02 avril 1957 ,les gardes-frontières sont transférés au KGB;ils deviennent la Direction Principale des Gardes-Frontières
L'arrivée de Alexandre Chelepine,le 25 décembre 1958,a la tete du KGB,entraina une série de modifications.Khrouchtchev se méfiait du KGB,qu'il appelait "un Etat sans l'Etat",aussi il fit diminuer le nombre d'officiers et réorganisa le KGB ,Chelepine le soutenait.
Le 23 juin 1959 ,la section des prisons fut supprimée,et le 25 ,la 10ème Direction fut incorporée dans la 9ème.Le 2 juillet,furent rassemblés les 2èmes,3ème,4ème,5ème et 6ème sections spéciales du KGB dans une Direction opérativo-technique nouvellement créée.

En mai 1959 fut créé au coeur de la 2ème Direction Générale,après un coup de gueule de Khrouchtchev,le 16ème département,chargé de combattre les spéculateurs.Le département fut dirigé par le colonel Sergey Fedosseyev,et remporta nombre de succès contre les trafiquants moscovites.Le 16 septembre 1959 fut créé le Collège du KGB,qui comprenait les principaux responsables du KGB.Y entrèrent toujours les patrons des 1ères et 2ème Directions Principales du KGB,le patron du KGB lui-meme et les chefs de la Direction du KGB pour Moscou et sa région,pour Léningrad et sa région,et le patron du KGB en Ukraine.

En février 1960,tous les services des 4ème,5ème,et 6ème Directoires se virent concentrés au coeur de la Deuxième Direction Principale du KGB,tandis que la Direction de Protection du Corps Diplomatique de la 2ème Direction Principale,chargée de la surveillance,y compris mobile,des étrangers,est transférée au 7ème Directoire-Brigade de surveillance du KGB.Le statut du contre-espionnage militaire est lui aussi modifié:il passe du rang de Directoire général à celui de Directoire,tandis que la Direction de l'instruction passe au rang de section. Le 13 novembre 1961,fut nommé patron du KGB Vladimir Chemitachni,un proche de Chelepine.

Concernant la lutte contre les services secrets occidentaux,selon Rem Krassilnikov,la priorité devint la CIA;auparavant,c'était le SIS,les services secrets britanniques.Dans son ouvrage "Prizraki c oulitsii Tchaikovkovo"-les fantomes de la Rue Tchaikovsky,Krassilnikov indique que le MI6 fut longtemps la priorité du KGB pour de nombreuses raisons; d'abord c'était un service beaucoup plus expérimenté que le toute jeune CIA,ensuite nombre d'affaires d'importances étaient plus liées au MI6 qu'à la CIA:ce furent les affaires Penkovsky,et le célèbre Tunnel de Berlin. La CIA devint ensuite prioritaire,a partir du milieu des années 60, à cause de son agressivité,sans doute,des moyens déployés ,probablement,du fait que les Etats-Unis étaient l'ennemi principal,surement.Nombre d'officiers de la CIA furent expulsés durant la Guerre froide d'URSS eurent cet immense honneur Richard Jacob en 1962,Hugh Montgomery,Rodney Karlson,Alexis Davidson,William .C.Jones en mai 1963,Richard Stolz en janvier 1965,Danny Loftin et Edmund Kelly en 1975,a peu près à la meme époque David Shorer,Martha Peterson et Vincent Crockett -avec sa femme- en 1977,Peter Bogatyr en 1981,Louis Caswell Thomas,David Lon Augustenborg,Richard Osborne,Richard Muller-et de quatre !- en 1983,Paul "Skip" Stombaugh en 1985,Michael Sellers,Erik Sites,William Norville,Charles Ehrenfried,Michael Morgan,et Harry Lonnqist en 1986.....et encore,ce ne sont les noms de ceux qui ont clairement été identifiés comme officiers de la CIA.J'ai une deuxième liste,mais je ne suis pas sur.

A l'automne 1966,le service des archives devint le 10ème département du KGB. Puis,sous Andropov,s'amorca le mouvement inverse:furent recréés des sections du KGB,et le pouvoir créé par la concentration au coeur de la Deuxième Direction Principale de nombre de services fut balayé progressivement:En juillet 1967 fut instaurée la tristement célèbre 5ème Direction du KGB,chargée du "contre-espionnage idéologique";c'est elle qui lutta contre les dissidents,comme Sakharov et Soljenitsyne.C'était un des services les plus petits du KGB de par ses effectifs-201 officiers lors de sa création.La lutte antiterroriste fut confiée au 5ème département du Directoire,qui était chargé :de vérifier les signaux sur de possibles futurs attentats,de rechercher les auteurs de lettres anonymes contenant des menaces ou des signaux sur des crimes à commettre.En 1969 apparait la 15 ème Direction du KGB,chargée de construire les bunkers en cas d'attaque nucléaire

Au coeur de la 5ème Direction du KGB,devant la menace du terrorisme,fut créée la 7ème section,en aout 1969,chargée de le combattre.Elle bénéficiait souvent de l'aide du département de la 5ème Direction qui s'efforcait d'identifier les auteurs de lettres anonymes.'est ce service qui centralisait toutes les informations sur les menaces terroristes.Le service coopérait avec le 11è département de la 2ème Direction Principale ,chargé de lutter contre les menaces terroristes venant de citoyens étrangers.Le 7ème département s'illustrera lors de l'enquete sur les attentats de Moscou le 8 janvier 1977 (trois bombes explosèrent ce jour-la,faisant 7 morts et 35 blessés.L'enquete du KGB permit de remonter vers des séparatistes arméniens.) Concernant la 7ème Direction,elle gagna en autonomie dans les années 70,ce qui lui permit de fixer elle-meme de fixer les ojectifs de surveillance,et de se doter d'une équipe analytique En 1973 apparait le 16ème Directoire,chargé de déchiffrer les communications ennemies;ce domaine relevait auparavant de la 8ème Direction générale du KGB. En septembre 1980,les sections 9,11,et 19 du Deuxième Directoire,sont rassemblées en un département P du Deuxième Directoire du KGB.Le Diretoire P deviendra ensuite la 6ème Direction du KGB (contre-espionnage économique et sécurité industrielle) . En septembre 1981 ,la direction T de la 2ème Direction Générale du KGB,chargée de la sécurité dans les transports et l'aviation,gagna en autonomie en devenant désormais le Quatrième Directoire du KGB.Je n'ai,d'ailleurs,presque aucune information sur ce service,si quelqu'un peut m'en apprendre plus........

Le 15 octobre 1981 apparait la 6ème Direction du KGB;chargée du contre-espionnage économique et de la sécurité industrielle.Ce service a joué un role clé lors de l'enquete qui permit de démasquer A.G.Tolkachev,ingénieur fournissant des informations secrètes à la CIA,et c'est le 6ème Directoire qui fut saisi de l'enquete sur la catastrophe de Tchernobyl.Le service fut dirigé par Fiodor Chtcherbak;ancien vice-chef de la 2ème Direction principale,remplacé par le général Savenkov en 1988.Nikolai Cham était le directeur-adjoint de la 6ème Direction du KGB. En 1982,le 3ème Directoire redevient le 3 ème Directoire général du KGB;et en 1983 ,en son sein, est créée une section chargée de combattre la corruption "au sein des forces armées",le directoire V,ce qui implique aussi la police En 1989,perestroika oblige,la 5ème Direction devint la Direction "Z",chargée de la "Protection de la Constitution".Le service indiqua concentrer davantage de moyens a la lutte antiterroriste,mais il semble que le changement de nom n'ait pas entrainé de grand bouleversement dans ses missions. En décembre 1990 apparait la Direction OP ,chargée de la lutte contre le crime organisé.