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24/12/2007

Le terrorisme en Tchétchénie: la situation actuelle

Le 12 décembre dernier, s'exprimant devant des officiers du FSB, le Directeur du Service Fédéral de Sécurité Nikolaï Patrushev déclara que la guerre contre le terrorisme international, dans la zone Caucase du Nord ( Y ont été touchés plus précisément la Tchétchénie, l'Ingouchie, le Dagustan et l'Ossétie) est terminée. Au prix de lourdes pertes : Rien que dans les rangs du FSB, selon Patrushev, il y a eu 299 morts: C'est l'année 2002 qui fut de loin la plus sanglante, avec 64 morts dans les rangs du Service de sécurité russe. En 1999 le FSB a perdu deux membres, en 2000-42, en 2001-40, en 2003-41 (en prenant en compte les gardes-frontières, qui cette année-la ont réintégrés le giron du FSB), en 2004-40 ( Dont 10 membres du Service des opérations spéciales du Département antiterroriste lors de la prise d'otages de Beslan) , en 2005-31, en 2006-13, et en 2007 (Jusqu'au 12 décembre)-6.

Il convient de rappeler le contexte de l'entrée des troupes russes en 1999 en Tchétchénie: Quand le général Doudaïev proclame dans la deuxième partie de l'année 1991 l'indépendance de la Tchétchénie, Moscou ne fait guère attention a ce fait: L'heure est alors a la fin du régime communiste et aux luttes de pouvoir a Moscou. Doudaiev, autant le dire directement, etait un dictateur: Prenant le pouvoir ( sans aucune election) il s'empressera de pourchasser les opposants a son regime. La situation est si chaotique dans cette petite Republique ( Selon Pavel Khlebnikov dans son Livre sur Boris Berezovsky, ainsi que Evgueni Primakov dans ses memoires, Doudaiev s'est empresse de piller le complexe petro-chimique et de liberer les criminels emprisonnes) que un haut responsable russe estimera a 350000 le nombre de tchetchenes fuyant le pays de 1991 a 1994. Eltsine a accepte l'independance de nombre de pays, mais suite a des accords avec ses futurs Etats. L'independance unilaterale de la Tchetchenie, le refus de se soumettre au pouvoir constitutionnel russe ( Juridiquement la Tchetchenie depend toujours de la Russie) entrainent une premiere operation dans la deuxieme moitie de l'annee 1994: Soutenus par les blindes russes, l'opposition tchethene tente de prendre le controle du territoire. Echec complet.

Inquiet de la partition de la Tchétchénie , le pouvoir russe, qui n'accepte guère la partition de la Tchétchénie,donne l'ordre aux troupes russes d'entrer sur le territoire de la République. Ratee totale. L'armee russe est desorganisee, le FSK ( Service federal de contre-espionnage) a, suite au demantelement du KGB et aux reformes chaotiques de Eltsine, beaucoup perdu en efficacite, empechnt une collecte efficace du renseignement. Les combats durent deux annees. C'est durant cette periode que commencent a s'illustrer les wahhabites (Branche extremiste du sunnisme, qui considere y compris les chiites comme des mecreants!), par exemple par la prise d'otages d'un hopital a Boudennovsk en 1995. Si est signé un accord de paix en 1996 ,entrainant le depart des troupes russes de Tchetchenie, cela ne veut pas dire que la situation est stable. Loin de la: Les autorités centrales tchétchénes ont le plus grand mal a rétablir l'ordre dans une petite République aux prises avec les groupes terroristes wahhabites qui commettent des enlèvements contre rancons mais aussi des assassinats ou attentats ( Attentat a la bombe le 28.04.1997 contre un gare a Piatigorsk commanditée par Salman Radouïev; enlèvement de quatre francais, membres de l'association humanitaire "Equilibre"...). Le 5 mars 1999, c'est rien de moins que le general Gennadi Shpigun, du Ministere de l'Interieur de la Federation de Russie qui est enleve en plein aeroport de Grozny! Son corps ne sera retrouve par les russes que en 2000.... Se pose aussi la question de l'attitude même du Président, Maskhadov. Avait-il ou non la volonté de lutter contre les wahhabites, lequels déclaraient très clairement que leur but est l'instauration d'un qualifat dans la région Caucase du Nord? Je n'en suis pas sûr quand je le vois, sur des photos et des vidéos, aux côtés de Khattab (une vidéo de 1997 les montrent se faisant la bise)  ou de Bassaïev...

Quand aux "chefs de guerres" comme les appelent certains journalistes ( Je pense a cet article , toujours aussi nul , du "Monde " lors de la mort de Bassaïev par exemple) je poserai juste une question: Pour vous, une personne qui tue,  veut imposer aux autres par la violence voire en tuant sa propre conception de l'islam, et n'hésite pas a tuer, c'est un chef de guerre ou un terroriste? Pour avoir vu certaines vidéos des "exploits" de Khattab, Bassaïev et compagnie, je n'hésite pas. Par exemple une vidéo datée de 1996 ou un russe, un soldat je pense, est littéralement égorgé avec un gros couteau devant une camera.... Idem en 1999 au Daguestan. Voila pour les méthodes "humaniste" de ses messieurs! Et si vous ne me croyez pas, les vidéos sont disponibles sur les sites "Kavkazcenter" ou "Alkavkaz". Et elles sont éloquentes.

Dans son ouvrage "Les seigneurs du crime", Jean Ziegler notait lui-même la fragilité de la paix dans la région. Elle vole en éclat en août 1999 au Daguestan :Le 2, six policiers de l'unité d'élite OMON ( Section de police des missions spéciales) ,près de la frontière avec la Tchétchénie, sont pris dans une embuscade tendue par des terroristes. Dans la nuit du 3, nouvel affrontement armé entre policiers daguestanais et terroristes, dans le village de Kotchali. 3 morts du côté des forces de l'ordre. A 5 heures le 07.08.1999, plus de 1000 terroristes sous les ordres de Chamil Bassaïev et de Salman Radouïev entrent sur le territoire du Daguestan et s'emparent de plusieurs localités: Tando, Chondroda, Rakhata....Le but de Bassaïev est d'instaurer la "Charia" et de combattre les troupes fédérales. Bassaïev appelera publiquement au renversement du pouvoir constitutionnel, a la création d'un Etat respectant la Charia, et a faire partir les forces fédérales russes. La réponse ne se fait pas attendre puisque le 8 août les troupes fédérales russes commencent une opération de grande ampleur pour interpeller et chasser les terroristes. Bilan: 8 policiers tués, ainsi que 5 membres des Forces intérieures et 74 membres du Ministère de la Défense. Et 295 blessés.

Selon le Parquet russe, pour se venger de l'intervention des troupes russes au Daguestan, Bassaïev aurait décidé de frapper la Russie, avec les attentats commis en septembre 1999 . Au demeurant, une des personnes interpellées a reconnue avoir transportée les terroristes et les explosifs a Buïnask. Pour mettre fin a l'instabilité causée par les terroristes, ordre est donné aux troupes russes de rentrer en Tchétchénie. Notons qu'il est faux d'affirmer que la guerre en Tchetchenie a ete declenchee par Poutine pour asseoir sa popularite, pour une simple raison: Dans ses memoires, Sergey Stepachine note ue c'est depuis le debut de l'annee 1999 que les russes prevoyaient de retourner en Tchetchenie. Poutine a sans doute participe a ce plan, mais alors en tant que simple executant: Il etait alors "seulement" directeur du FSB.

 

Il est sûr que, après un pic du terrorisme dans les années 90 et le début des années 2000, dû aux groupes terroristes wahhabites ( Sunnites extrémistes considérant tout occidental ou toute personne coopérant avec eu comme un infidèle qui doit être éliminé. les wahhabites s'en sont aussi pris aux chiites. Le wahhabisme est le courant non seulement prêché en Arabie Saoudite, mais aussi par Oussama Ben Laden)  l'intervention des forces armées russes en Thétchénie fin 1999 puis les multiples opérations antiterroristes menées et enfin les propositions d'amnisties successives  ont causées des ravages dans les rangs des groupes terroristes tchétchénes. Ils y ont perdus nombre de leurs chefs, connus du public : Salman Radouïev, capturé le 13.03.2001 ,condamné a la réclusion a perpétuité et décédé en prison fin 2002; Amir Ibn-El Khattab, tué en mars 2002; Abu Dzeït, représentant de Al-Qaïda dans le Caucase ( Arrivé en Tchétchénie en octobre 1999, il aurait, selon le FSB, participé au financement et a la planification de l'attaque de Nazran, la capitale de l'Ingouchie a la mi-2004 et a celle de la prise d'otage de Beslan ) abattu lors d'une opération antiterroriste le 16.02.2005 en Ingouchie.
Abu Dzeït était sous les ordres de Abu Hafsa, lui-même abattu lors d'une opérations antiterroriste du FSB au Daguestan fin 2006 (Selon le FSB Hafsa est soupconné par les autorités américaines d'avoir pris part a l'attaque contre l'ambassade US a Nairobi en 1998 et contre l'ambassade de Jordanie a Bagdad en 2003.

Enfin, Chamil Bassaïev, un des terroristes les plus sanglants , qui revendiqua l'attaque contre le Daguestan en août 1999 mais aussi la prise d'otages de Boudiennovsk en 1995 mais aussi celle de Beslan, et félicita les assassins de quatre diplomates russes, tués en Irak en 2006.. Les autorités russes ont soupconnées Bassaïev, avec Hattab, d'avoir planifié les attentats perpétrés en 1999 en Russie (300 morts). Finalement, Bassaïev a été abattu lors d'une opération antiterroriste du FSB a la mi-2006...

Toutefois, ce n'est pas "la fin" du terrorisme international dans le Caucase, ni la fin du terrorisme tout court comme l'estimait Nikolaï Patrushev: Subsistent encore des groupes de terroristes prêts a se battre pour tuer et déstabiliser la région. Même si ils n'ont plus la puissance des années précédentes, le danger qu'ils représentent n'est pas négligeable; on ne peut exclure un nouvel attentat terroriste sanglant, rappelant que "ils sont la".

Ironie de l'histoire, on peut se demander si l'intervention américaine en Irak n'a pas justement aidé les russes dans le Causase , puisque désormais la priorité pour islamistes extrémistes n'était plus de soutenir leurs camarades au Caucase mais ceux en ex-Mésopothamie.. Il en découle un soutien financier et matériel moins important.

Le responsable, Nikolaï Rogojkin, des Troupes intérieures russes, estimait a la date du 11.12.2007 que il reste encore 700 "combattants" dans la zone Caucase du Nord

Et comme pour rappeler a la réalité, le 14.12.2007, un poste de police a été mitraillé en Ingouchie , tandis que le 16 était menée une opération antiterroriste a Grozny. Aux termes d'une fusillade a l'arme lourde entre les unités d'élites et quatre terroristes retranchés dans un appartement, les terroristes et un policier trouvèrent la mort. Le quatuor était , selon les services de sécurité, responsable de l'assassinat de policiers récemment..

 

19/12/2007

Décès d'un haut responsable du contre-espionnage du FSB

Un communiqué du FSB en date du 05.12.2007 vient d'annoncer le décès d'un haut responsable du FSB, le service de sécurité intérieure de la Fédération de Russie: Le 05.12.2007 est décédé a l'âge de 56 ans le Général-Colonel Mikhaïl Vladimirovitch Netchaïev, chef de la division des opérations du contre-espionnage au sein du Service de Contre-espionnage (1er département) du FSB.

a2a61503b9c79cec8cb00067796da5df.gif  Mikhaïl Vladimirovitch Netchaïev

Selon sa biographie extrêmement succinte, M.V.Netchaïev est né le 11.03.1952 , et est entré a la Haute école du KGB en 1969. On ignore ensuite les postes qu'il a occupé au sein du KGB (Sans doute a la 2ème Direction Générale du KGB, en charge du contre-espionnage et donc de la lutte contre les services secrets ennemis). C'est ensuite seulement que sa biographie devient plus précise: Il a a un moment (non précisé) dirigé la section du contre-espionnage au sein de la Direction du FSB pour Moscou et sa région (Un service qui concurrence par conséquent les Services centraux du FSB, eux aussi implantés dans la capitale russe) et était un des dirigeants de l'unité en charge de la lutte contre le terrorisme international du FSB pour la région Caucase du Nord. Il est sans doute fait référence a la Direction chargée des opérations et de la coordination du FSB pour le Caucase du Nord, (Commandée en 2001 par Arkadi Edelév. Edelév a, de 1992 a 1998, dirigé la section chargée d'assurer la sécurité des objectifs stratégiques pour la Direction Régionale du FSB dans la région Baïkal. Après avoir dirigé la lutte contre le terrorisme dans le Caucase, Edelév a été n°2 du 2ème Service du FSB) qui dépend du 2ème Service du FSB, appelé aussi Département antiterroriste ou Centre antiterroriste (Son appelation en 1995). Ce service, dont le vrai nom est "Département de Protection de la Constitution et de lutte contre le terrorisme" est chargé aussi bien de lutter contre les groupes extrêmistes, tels que le Parti National-Bolchévique de Edouard Limonov, allié de Gary Kasparov lors des dernières éléctions législatives russes, que de la lutte contre les groupes terroristes tchétchènes ou Al-Qaïda).

Netchaïev a ensuite dirigé le département des opérations du contre-espionnage au sein de la Division du Contre-espionnage du FSB. La date précise de son arrivée a ce poste est inconnue; on sait seulement que elle est ultérieure a août 2003 (Chef de la section en août 2003: Nikolaï Volobuyév)

 Un décret du FSB en date du 14.09.2007 , n°465, enregistré au Ministère de la Justice russe le 15.10.2007 (numéro d'enregistrement 10321) , permet toutefois d'en savoir plus sur les différents services du FSB. Concernant le 1er Département (Dirigé par Oleg Syromolotov depuis 2001) il comporte deux sections:

-Le département des opérations de contre-espionnage

-La direction de la coordination et de l'analyse des activités de contre-espionnage.

Netchayév était a la tête des opérations de contre-espionnage. Selon le communiqué extrêmement succint du FSB, Netchayev a participé personnellement et dirigé nombre d'opérations de contre-espionnage. Sans qu'on en sache plus. Etant donné les récents scandales d'espionnage en Russie, on ne peut exclure qu'il ait participé a l'enquête qui permit de démasquer l'ex-officier du GRU Skripalia, recruté par le SIS britannique et interpellé par le FSB en décembre 2004; la découverte de la "pierre" qui permettait a un informateur du SIS (peut-être Skripalia justement) de communiquer avec ses officiers traitants, ou l'enquête sur les déclarations de Viatcheslav Jarko, ancien officier du FSNP, le Service Fédéral de Police Fiscale, qui prétendit avoir été recruté par le SIS en 2003. Selon Jarko, ont participés a son recrutement Alexandre Litvinenko et Boris Bérézovsky.

Les raisons du décès de M.V.Netchayév ne sont pas précisées, on ne peut exclure une crise cardiaque, mais le sujet n'a pas été approfondi, les journaux se contentant de rapporter le communiqué du FSB sans plus d'informations, malheureusement.

 

 

DOCUMENTS

 

COMMUNIQUE DU FSB DU 05.12.2007

 

РОССИЙСКАЯ КОНТРРАЗВЕДКА И ОТЕЧЕСТВЕННЫЕ СПЕЦСЛУЖБЫ ПОНЕСЛИ ТЯЖЕЛУЮ УТРАТУ.

11.03.1952 - 05.12.2007

5 декабря 2007 года на 56 году жизни скоропостижно скончался первый заместитель руководителя Службы – руководитель Департамента контрразведывательных операций Службы контрразведки ФСБ России генерал-полковник Нечаев Михаил Владимирович.

Военную службу в органах госбезопасности Михаил Владимирович начал в 1969 году, поступив в Высшую Краснознаменную школу КГБ при СМ СССР им. Ф.Э.Дзержинского. Последовательно поднимаясь по ступеням профессионального и должностного роста от оперуполномоченного до первого заместителя руководителя Службы - руководителя Департамента контрразведывательных операций Службы контрразведки ФСБ России, Михаил Владимирович добился значительных результатов в противоборстве с иностранными спецслужбами. Получив значительный опыт работы по линии контрразведки в УФСБ России по Москве и Московской области, Михаил Владимирович смог блестяще применить его в Департаменте контрразведывательных операций, где руководил самыми сложными направлениями деятельности и лично участвовал в контрразведывательных мероприятиях. Являлся одним из руководителей оперативной группы ФСБ России по пресечению деятельности членов международных террористических организаций на территории Северо-Кавказского региона. Результаты мероприятий неоднократно получали широкий общественный резонанс, как в России, так и за рубежом, высоко оценивались Президентом Российской Федерации.

Его заслуги неоднократно отмечены высокими государственными наградами, среди которых: орден «За заслуги перед Отечеством» III степени (с изображением мечей), орден «За военные заслуги», орден Почета, нагрудный знак «Почетный сотрудник контрразведки» и другие многочисленные награды.

Высокие личные качества, проявленные на службе Отечеству, профессиональный подход к делу, умение в сложных ситуациях находить оптимальные решения, талант руководителя и верность лучшим чекистским традициям снискали заслуженное и глубокое уважение к Михаилу Владимировичу среди коллег-контрразведчиков.

В памяти сотрудников органов безопасности России Михаил Владимирович Нечаев останется доблестным чекистом, авторитетным руководителем и наставником, порядочным, чутким и отзывчивым человеком.

 

 DECRET DU FSB

 

Приказ ФСБ РФ от 14 сентября 2007 г. N 465
“Об утверждении Перечня категорий руководителей органов контрразведки и их заместителей, уполномоченных возбуждать ходатайство о проведении контрразведывательных мероприятий, ограничивающих конституционные права граждан”

В соответствии со статьей 9 Федерального закона от 3 апреля 1995 г. N 40-ФЗ «О федеральной службе безопасности» (Собрание законодательства Российской Федерации, 1995, N 15, ст. 1269; 2000, N 1 (ч. 1), ст. 9, N 46, ст. 4537; 2001, N 53 (ч. 1), ст. 5030; 2002, N 19, ст. 1794, N 30, ст. 3033; 2003, N 2, ст. 156, N 27 (ч. 1), ст. 2700; 2004, N 35, ст. 3607; 2005, N 10, ст. 763; 2006, N 17 (ч. 1), ст. 1779, N 31 (ч. 1), ст. 3452, 2007, N 28, ст. 3348, N 31, ст. 4008) приказываю

утвердить прилагаемый Перечень категорий руководителей органов контрразведки и их заместителей, уполномоченных возбуждать ходатайство о проведении контрразведывательных мероприятий, ограничивающих конституционные права граждан*.

Врио Директора С. Смирнов

______________________________

* Права граждан на тайну переписки, телефонных переговоров, почтовых, телеграфных и иных сообщений, передаваемых по сетям электрической и почтовой связи, право граждан на неприкосновенность жилища.

Зарегистрировано в Минюсте РФ 15 октября 2007 г.

Регистрационный N 10321

Приложение
к приказу ФСБ РФ
от 14 сентября 2007 г. N 465

Перечень
категорий руководителей органов контрразведки и их заместителей, уполномоченных возбуждать ходатайство о проведении контрразведывательных мероприятий, ограничивающих конституционные права граждан

Руководство ФСБ России;

руководители, начальники подразделений ФСБ России (Служба контрразведки ФСБ России, Служба экономической безопасности ФСБ России, Департамент военной контрразведки ФСБ России, Управление собственной безопасности ФСБ России, Управление по контрразведывательному обеспечению Министерства внутренних дел Российской Федерации, Министерства юстиции Российской Федерации и Министерства Российской Федерации по делам гражданской обороны, чрезвычайным ситуациям и ликвидации последствий стихийных бедствий ФСБ России) и их заместители;

заместители руководителя Пограничной службы ФСБ России, курирующие подразделения, осуществляющие контрразведывательную деятельность;

руководители, начальники подразделений, входящих в Службы ФСБ России (Департамент контрразведывательных операций Службы контрразведки ФСБ России, Управление координации и анализа контрразведывательной деятельности Службы контрразведки ФСБ России, Управление по контрразведывательному обеспечению объектов промышленности Службы экономической безопасности ФСБ России, Управление по контрразведывательному обеспечению объектов транспорта Службы экономической безопасности ФСБ России, Управление по контрразведывательному обеспечению кредитно-финансовой сферы Службы экономической безопасности ФСБ России, Организационно-аналитическое управление Службы экономической безопасности ФСБ России, оперативное управление Пограничной службы ФСБ России), и их заместители;

начальники управлений (отделов) федерального органа исполнительной власти в области обеспечения безопасности по отдельным регионам и субъектам Российской Федерации (территориальных органов безопасности) и их заместители, курирующие подразделения, осуществляющие контрразведывательную деятельность;

начальники управлений (отделов) федерального органа исполнительной власти в области обеспечения безопасности по военным округам и флотам, Балтийскому флоту и войскам в Калининградской области, Командованию специального назначения, 12 Главному управлению Министерства обороны Российской Федерации, внутренним войскам Министерства внутренних дел Российской Федерации, Космическим войскам, Объединениям Военно-воздушных сил Верховного Главного командования, ракетным армиям, Специальным объектам федеральных органов государственной власти Российской Федерации, военным академиям и научно-исследовательским институтам г. Москвы, войсковая часть 28254 и их заместители;

начальники управлений (отделов, отрядов) федерального органа исполнительной власти в области обеспечения безопасности по пограничной службе (пограничных органов) и их заместители, курирующие подразделения, осуществляющие контрразведывательную деятельность.

Приказ ФСБ РФ от 14 сентября 2007 г. N 465 “Об утверждении Перечня категорий руководителей органов контрразведки и их заместителей, уполномоченных возбуждать ходатайство о проведении контрразведывательных мероприятий, ограничивающих конституционные права граждан”

Зарегистрировано в Минюсте РФ 15 октября 2007 г.

Регистрационный N 10321

Текст приказа официально опубликован не был

15/12/2007

India’s External Intelligence: Secrets of Research and Analysis Wing (RAW)

Parmi les services de renseignement éxtérieurs, a côté des célèbres CIA, MI6 et autres BND , n'a de cesse de monter en puissance le RAW (Research and Analysis Wing), le renseignement extérieur indien, dont le rôle paraît crucial aussi bien dans la collecte d'informations sur les intentions du Pakistan -n'oubilons pas que les deux pays se disputent la province du Cachemire depuis le début de la Guerre Froide- ou pour l'espionnage tout court. Les serrives secrets indiens étaient au rang des pays les plus agressifs dans la collecte du renseignement sur le sol américain , selon les  déclarations des responsables du contre-espionnage américain (Déclarations faites en mars dernier ). Peu d'informations sont disponibles sur le RAW, le secret étant particulièrement bien gardé, éspérons que ce livre permettra d'en apprendre plus.

 India's External Intelligence: Secrets of Research and Analysis Wing (RAW)
Author: Maj. Gen. V.K. Singh
Year: 2007

14/12/2007

Stephen Kappes

Parmi les maîtres espions "made in US", l'un de ceux qui retient incontestablement l'attention a eu l'honneur d'être nommé Directeur-adjoint de la CIA a la mi-2006, après une carrière tournée en priorité vers le Moyen-Orient au sein de l'Agence, ou il est entré en 1981. Il s'agit de Stephen Kappes.

 

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Stephen Kappes 

 

Stephen Kappes, est entré a la CIA en 1981,sans qu'on en sache plus. Il est fort possible qu'il ait été affecté a la Division Moyen-Orient / Asie du Sud (Alors dirigée par Charles Cogan) , Kappes y ayant fait l'essentiel de sa carrière.D'après une information, il a ét en poste durant sa carrière au Pakistan, donc soit entre 1981 et 1988, soit entre 1991 et 1995 (Donc a titre de Chef de station)

C'est en 1988 que sa biographie se précise:  Kappes est nommé n° 2 de l'unité "Tefran" de la CIA  (Equipe de la CIA basée a l'ambassade américaine a Francfort chargée de travailler contre l'Iran) ,chargée de la collecte de renseignements contre l'Iran et du débriefing des exilés. La CIA, après la perte de sa station a Téhéran (Prise d'otage de nombre de ses diplomates, dont le Chef de la station, Thomas Ahern) l'ambassade américaine a Téhéran en 1979 et plusieurs e) travaille donc contre l'Iran a partir de pays limitrophes, ou de pays ou la communauté iranienne est importante. C'est ainsi que l'unité "Tefran" a réussie a constituer un réseau au coeur de l'Iran. Pas pour longtemps: Le contre-espionnage iranien réussit a démanteler le réseau de la CIA durant 1988-1989, avec a la clé une trentaine d'interpellations. On peut aussi se demander (uniquement a titre d'hypothèse) si "Tefran" n'a pas joué un rôle dans l'enquête sur l'attentat de Lockerbie perpétré le 21.12.1988. Les informations obtenues indiquent très clairement que l'Iran était alors soupconnée d'avoir commandité cet attentat, hors le Vol 103 de la Pan Am a été la cible d'une bombe ressemblant fortement a celles utilisées par une cellule du FPLP-CG  (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement Général de Ahmed Jibril) lequel avait entre autres des contacts avec l'Iran..

Kappes est vers 1990 rappelé de Francfort et envoyé a l'Irak Task Force de la CIA (Alors dirigée par Whitley Bruner , et donc l'adjoint est Bruce Riedel) ,chargée de la collecte du renseignement ontre l'Irak suite a l'invasion du Koweït en août 1990. Kappes paraît, après seulement 10 ans de carrière a la CIA, avoir fait ses preuves, puisqu'il est nommé Chef de station a Koweït City quand le Koweït est libéré, avec pour mission de rouvrir la station. on peut donc supposer que il ne fut en poste que durant trois mois environ: Les officiers de la CIA chargés d'ouvrir une station ne restent sur place que trois mois puis sont remplacés par un officier qui, lui, la dirigera normalement, c'est-a-dire pendant 2 ou 3 ans..

Début 1995, il esr  chef de l'unité chargée de la Prolifération nucléaire a la Division Eurasie Centrale de la Direction des Opérations de la CIA, avant d'être nommé en juillet 1995 "Senior Intelligence officer" de la CIA, sans qu'on en sache plus sur le poste qu'il occupe alors.

Il dirigera la station de Moscou de 1996 a 1999 (interlocuteur officiel auprès des services secrets russes) ou il remplace Michaël Sulick.Chef de la Division Moyen-Orient de 1999 a 2000,il est ensuite patron du Counterintelligence center de la CIA de 2000 a 2002, chargé d'empêcher les infiltrations des services secrets adverses (Avec une priorité pour les Chinois du MSS) au sein de la CIA .

Kappes est nommé n°2 de la Direction des Opérations de 2002 a 2004. A ce poste il réussira deux opérations dans la lutte contre la prolifération nucléaire. La première sera de convaincre le dirigeant libyen Mouamar Kadhafi d'abandonner son programme d'armes de destructions massives en échange d'une aide américaine. La deuxième est le démantèlement, au moins partiel, du réseau dirigé par le docteur A.Q.Khan. Ce scientifique pakistanais, père de la bombe atomique pakistanaise, a aidé entre autres la Corée du Nord ou l'Iran a se doter de composants pour développer une bombe atomique..

 Ses succès de Kappes a la CIA n'empêchent pas son arrivée dans un contexte particulièrement difficile : Il est nommé  patron de la Direction des Opérations en juin 2004, en remplacement de James Pavitt, qui vient de démissioner suite au scandale des Armes de destruction massives en Irak: Bien que Georges W.Bush affirme haut et fort que Saddam Hussein est en possession d'un dangereux arsenal d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, il s'avérera après coup qu'il n'en est rien..La CIA ayant fourni certaines informations allant en ce sens s'en trouve décridibilisée , d'ou la démission de Pavitt, suivie par celle de Georges Tenet, le Directeur de la CIA et son remplacement par Porter Goss.Précédemment,c'est Alan Foley, Directeur du WINPAC ,chargé de l'analyse des informations relatives aux armements des autres pays ,et Tyler Drumhueller, patron de la Division Europe de l'Ouest de la Direction des Opérations de la CIA, qui ont claqués la porte.

Très vite, le ton monte entre Goss et Kappes. Une des raisons est la découverte après la réouverture en 2000 de l'ambassade américaine a Belgrade (Fermée suite a la Guerre du Kosovo) que certains documents secrets de la station de la CIA a Belgrade n'avaient pas été détruits durant l'évacuation..Kappes estimera que il n' y a pas eu divulgation des documents et s'opposera a toute sanction contre le chef de station, au contraire de Goss. Ce sera une des raisons du départ de Kappes en novembre 2004 , accompagné de Michaël Sulick, n°2 de la Direction des Opérations de la CIA.Il ne sera pas le seul a quitter Langley: Parmi les démissionaires on note Rolf Mowatt-Larssen, qui a remplacé Drumhueller a la tête de la Division Europe de l'Ouest; John R.Sano, ADDO ;Arthur Brown, qui a entre autres dirigé les stations de la CIA en Birmanie, en Corée du Sud et a Tokyo et qui est a la tête de la Division Asie; Robert Richer, chef de la Division Moyen-Orient de la Direction des Opérations (Auparavant chef de station a Oman et en Jordanie) part dans le domaine privé chez Blackwater.

Démissionant de la CIA en novembre 2004 suite au conflit avec le directeur de la CIA Porter Goss, il part pour Londres pour occuper un poste dans la firme de sécurité privée ArmorGroup International ,avant d'être rappelé a la CIA et  nommé a la mi-2006 Directeur-adjoint de la CIA par le nouveau Directeur de la CIA Michaël Hayden, visiblement soucieux de mettre fin a l'ère Goss, qui n'apparaît pas avoir été appréciée a la CIA.. Kappes semble d'être surtout spécialisé sur le Moyen-Orient durant sa carrière, avec priorité pour l'Iran. Il se rendra d'ailleurs en février 2007 au Pakistan pour rencontrer des responsables de l'ISI, le service de renseignement pakistanais, et le général Musharraf en personne. But de la visite: Montrer aux autorités pakistanaises que Al-Qaîda se réactive sur le territoire pakistanais. Plus récémment, il aurait semblé convaincu, selon des sources de la CIA -a prendre avec prudence- par le récent NIE affirmant que l'Iran a cessé son programme nucléaire..

05/12/2007

Le rapport de la communauté américaine du renseignement sur les capacités nucléaires iraniennes, novembre 2007

Paru il y a 48 heures, ce NIE (National Intelligence Estimate) défraie déja la chronique. Préparé, comme le veut la tradition pour les NIE, de concert entre les 16 services de renseignements américains (Citons par exemple le Homeland Security, la Central Intelligence Agency, la National Security Agency, le Defense Intelligence Agency, ainsi que le service de renseignement du Ministère de l'Energie US ou le service de renseignements du Département d'Etat) et intitulé "Iran: Nuclear Intentions and Capabilities" en date de novembre 2007, ce rapport indique entre autres que si l'Iran avait bien un programme nucléaire , il a été arrêté en 2003. A vos commentaires!

 

 

Key Judgments


A. We judge with high confidence that in fall 2003, Tehran halted its nuclear weapons
program1; we also assess with moderate-to-high confidence that Tehran at a minimum is
keeping open the option to develop nuclear weapons. We judge with high confidence
that the halt, and Tehran’s announcement of its decision to suspend its declared uranium
enrichment program and sign an Additional Protocol to its Nuclear Non-Proliferation
Treaty Safeguards Agreement, was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from exposure of Iran’s previously
undeclared nuclear work.
• We assess with high confidence that until fall 2003, Iranian military entities were
working under government direction to develop nuclear weapons.
• We judge with high confidence that the halt lasted at least several years. (Because of
intelligence gaps discussed elsewhere in this Estimate, however, DOE and the NIC
assess with only moderate confidence that the halt to those activities represents a halt
to Iran's entire nuclear weapons program.)
• We assess with moderate confidence Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know whether it currently intends to develop
nuclear weapons.
• We continue to assess with moderate-to-high confidence that Iran does not currently
have a nuclear weapon.
• Tehran’s decision to halt its nuclear weapons program suggests it is less determined
to develop nuclear weapons than we have been judging since 2005. Our assessment
that the program probably was halted primarily in response to international pressure
suggests Iran may be more vulnerable to influence on the issue than we judged
previously.


B. We continue to assess with low confidence that Iran probably has imported at least
some weapons-usable fissile material, but still judge with moderate-to-high confidence it
has not obtained enough for a nuclear weapon. We cannot rule out that Iran has acquired
from abroad—or will acquire in the future—a nuclear weapon or enough fissile material
for a weapon. Barring such acquisitions, if Iran wants to have nuclear weapons it would
need to produce sufficient amounts of fissile material indigenously—which we judge
with high confidence it has not yet done.


C. We assess centrifuge enrichment is how Iran probably could first produce enough
fissile material for a weapon, if it decides to do so. Iran resumed its declared centrifuge enrichment activities in January 2006, despite the continued halt in the nuclear weapons
program. Iran made significant progress in 2007 installing centrifuges at Natanz, but we
judge with moderate confidence it still faces significant technical problems operating
them.
• We judge with moderate confidence that the earliest possible date Iran would be
technically capable of producing enough HEU for a weapon is late 2009, but that this
is very unlikely.
• We judge with moderate confidence Iran probably would be technically capable of
producing enough HEU for a weapon sometime during the 2010-2015 time frame.
(INR judges Iran is unlikely to achieve this capability before 2013 because of
foreseeable technical and programmatic problems.) All agencies recognize the
possibility that this capability may not be attained until after 2015.


D. Iranian entities are continuing to develop a range of technical capabilities that could
be applied to producing nuclear weapons, if a decision is made to do so. For example,
Iran’s civilian uranium enrichment program is continuing. We also assess with high
confidence that since fall 2003, Iran has been conducting research and development
projects with commercial and conventional military applications—some of which would
also be of limited use for nuclear weapons.


E. We do not have sufficient intelligence to judge confidently whether Tehran is willing
to maintain the halt of its nuclear weapons program indefinitely while it weighs its
options, or whether it will or already has set specific deadlines or criteria that will prompt
it to restart the program.
• Our assessment that Iran halted the program in 2003 primarily in response to
international pressure indicates Tehran’s decisions are guided by a cost-benefit
approach rather than a rush to a weapon irrespective of the political, economic, and
military costs. This, in turn, suggests that some combination of threats of intensified
international scrutiny and pressures, along with opportunities for Iran to achieve its
security, prestige, and goals for regional influence in other ways, might—if perceived
by Iran’s leaders as credible—prompt Tehran to extend the current halt to its nuclear
weapons program. It is difficult to specify what such a combination might be.
• We assess with moderate confidence that convincing the Iranian leadership to forgo
the eventual development of nuclear weapons will be difficult given the linkage many
within the leadership probably see between nuclear weapons development and Iran’s
key national security and foreign policy objectives, and given Iran’s considerable
effort from at least the late 1980s to 2003 to develop such weapons. In our judgment,
only an Iranian political decision to abandon a nuclear weapons objective would
plausibly keep Iran from eventually producing nuclear weapons—and such a decision
is inherently reversible.

 F. We assess with moderate confidence that Iran probably would use covert facilities—
rather than its declared nuclear sites—for the production of highly enriched uranium for a
weapon. A growing amount of intelligence indicates Iran was engaged in covert uranium
conversion and uranium enrichment activity, but we judge that these efforts probably
were halted in response to the fall 2003 halt, and that these efforts probably had not been
restarted through at least mid-2007.


G. We judge with high confidence that Iran will not be technically capable of producing
and reprocessing enough plutonium for a weapon before about 2015.


H. We assess with high confidence that Iran has the scientific, technical and industrial
capacity eventually to produce nuclear weapons if it decides to do so.

 


1 For the purposes of this Estimate, by “nuclear weapons program” we mean Iran’s nuclear weapon design
and weaponization work and covert uranium conversion-related and uranium enrichment-related work; we
do not mean Iran’s declared civil work related to uranium conversion and enrichment.

 

 Key Differences Between the Key Judgments of This Estimate on Iran’s Nuclear
Program and the May 2005 Assessment


2005 IC Estimate

 Assess with high confidence that Iran
currently is determined to develop nuclear
weapons despite its international
obligations and international pressure, but
we do not assess that Iran is immovable.

 

We have moderate confidence in projecting
when Iran is likely to make a nuclear
weapon; we assess that it is unlikely before
early-to-mid next decade.

 


Iran could produce enough fissile material
for a weapon by the end of this decade if it
were to make more rapid and successful
progress than we have seen to date.

 

 

2007 National Intelligence Estimate

 


Judge with high confidence that in fall 2003,
Tehran halted its nuclear weapons program. Judge
with high confidence that the halt lasted at least
several years. (DOE and the NIC have moderate
confidence that the halt to those activities
represents a halt to Iran's entire nuclear weapons
program.) Assess with moderate confidence
Tehran had not restarted its nuclear weapons
program as of mid-2007, but we do not know
whether it currently intends to develop nuclear
weapons. Judge with high confidence that the halt
was directed primarily in response to increasing
international scrutiny and pressure resulting from
exposure of Iran’s previously undeclared nuclear
work. Assess with moderate-to-high confidence
that Tehran at a minimum is keeping open the
option to develop nuclear weapons.



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely. We judge with moderate
confidence Iran probably would be technically
capable of producing enough HEU for a weapon
sometime during the 2010-2015 time frame. (INR
judges that Iran is unlikely to achieve this
capability before 2013 because of foreseeable
technical and programmatic problems.)

 



We judge with moderate confidence that the
earliest possible date Iran would be technically
capable of producing enough highly enriched
uranium (HEU) for a weapon is late 2009, but that
this is very unlikely.

01/12/2007

Rolf Mowatt-Larssen ,Рольф Моватт-Ларсен

 

 Rolf Mowatt-Larssen's career. 

 

Фото здесь Photo is here 

La biographie de Rolf Mowatt-Larssen est aussi disponible en francais ici 

 

Карьера сотрудника ЦРУ Рольф Моватт-Ларсен

 

Начал карьеру в ЦРУ, Оперативный Директорат в 1982ом году.

Сотрудник резидентуры ЦРУ в Стокольме с 1984 по 1987.

Сотрудник резидентуры ЦРУ в Москве с 1988 по 1990,Моватт-Ларсен официально работал в политическом отделе Посольства США в Москве.

С 1990 по 1992 работал в резидентуре ЦРУ в Афинах но не удалось кстановить кем он был Руководитель резидентуры, заместитель или сотрудник.

С 1992 по 1994 Заместитель резидента ЦРУ в Москве, Моватт-Ларсен отвечал за контакты с СВР (Служба внешней разведки ). Но когда руководителя резидентуры Джеймс Моррис был объявлен персоной нон грата после выдворений резидента СВР в Вашингтоне А.И. Лысенко, Моватт-Ларсен становиться резидентом ЦРУ . Hо не на долго. Он уже 2 года в Москве и слишком молод чтобы быть постоянным резидентом. Прибывает новый резидент, опытный сотрудник Майкл Сулик, официально советник по региональным вопросам посольства.

 В 1994 Моватт-Ларсена назначают руководителем Оперативной Базы ЦРУ в Цюрихе он занимает этот пост до 1996.

 Руководитель резидентуры ЦРУ в Осло с 1998 по 2000.

 Он работал с Д.Тенетом (Директор ЦРУ) а с середины 2001 начал учить китайский язык он должен был быть назначен Руководителем резидентуры ЦРУ в Пекине, но после терактов 11ого сентября он был назначен руководителем Управлений по борьбе с распространением ОМУ оружия массового уничтожения Оперативного Директората ЦРУ  а в 2004 он стал Руководителем Подразделений Западная Европа а в 2005 ушел из ЦРУ из за несогоачиях с Портер Госсом новый руководитель ЦРУ и был назначен Руководителем разведки и контрразведи Госдепартамента энергетики.

Rolf Mowatt-Larssen's career

 

Joined CIA in 1982.

Case officer in Stockholm from 1984 to 1987.

Case officer in CIA Station in Moscow from 1988 to 1990. Officially Mowatt-Larssen was member of the political section inside the US Embassy.

Case officer (Or Deputy Station Chief, or Station Chief???) in Athens, from 1990 to 1992.

Deputy Chief of Station in CIA Moscow Station from 1992 to 1994, officially first secretary of the political section of the US Embassy.He was in charge of officials contacts with SVR ( Russian foreign intelligence service).

After, James L.Morris, CIA Chief of Station in Moscow, his boss, was expelled , Mowatt is promoted as Acting Chief of Station, but replaced by Michaël Sulick as head of CIA Station

Chief of Base in Zurich from 1994 to 1996

Chief of station in Oslo from 1998 to 2000. 

He works with George Tenet (CIA Director) but  in mid-2001 he begins to learn Chinese, to be posted as CIA Station Chief in Beijing.But after the 9/11 events, Mowatt was named as  DO CPD CIA Director ( Counterproliferation Division of the CIA 's Directorate of Opérations).

 In 2004 , named as West European Division Chief. but he disagrees Goss's (The new CIA Director) politic about the Agency and resigns. Promoted as Director of Intelligence and Counterintelligence at the US Department of Energy.