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27/11/2007

Les techniques du SIS britannique

Appelé aussi SIS (Secret Intelligence Service), mais plus connu sous le nom de MI6, le service de renseignement extérieur britannique est un service a la réputation, aux opérations, succès et scandales plutôt discrets, mais qui n'en paraît pas moins être d'une grande efficacité. Deux hauts responsables des services secrets soviétiques et russes ( Rem Krassilnikov, chef du 2ème Département, chargé de lutter entre autres contre le renseignement britannique, du contre-espionnage du KGB de 1973 a 1979, et Evgueni Primakov, Chef du renseignement extérieur russe, le SVR, de 1992 a 1996) estiment que durant la Guerre Froide , et même après, ce fut un des services ennemis les plus redoutables et expérimentés. 

MI6 a aussi pour lui l'avantage d'être un service plus petit et moins bureaucratique que les grands services de renseignement, comme semble le montrer la lecture du livre de Richard Tomlinson "PLus permis de tuer" .Un service plutôt efficace, adapté aux dangers du monde et réagissant assez vite. Un des exemples les plus célèbres est l'exfiltration, malgré la surveillance du KGB, de Oleg Gordievsky, un officier du KGB , par la station de Moscou a la mi-1985 ( Chef de station: Andrew Gibbs. Chef de station adjoint: Raymond Asquith)

On remarquera que, bien plus petit que son homologue US, le SIS n'en est pas moins un service efficace. Une attention particulière est prêtée a la couverture des officiers traitants en poste dans les ambassades a l'étranger, beaucoup plus fiables que celles de leurs homologues de la CIA. Si on vera jamais un chef de station du SIS diriger la section information de l'ambassade ( Ils sont généralement 1er secrétaires ou conseillers) néanmoins leur identification est beaucoup plus difficile que pour les chefs de stations de la CIA. L'erreur de la CIA est d'utiliser, pour les couvertures de ses chefs de station, des titres assez fantaisistes. Par exemple, Fred Woodruff , chef de station a Tbilissi tué en 1993, était "regional affairs officer". Sauf que quand on demanda lors d'une conférence a un responsable du Département d'Etat ce que recouvraient les fonctions de cet "Officier aux affaires régionales", il ne sut quoi répondre... Le MI6 utilise au contraire des couvertures beaucoup plus solides, qui se rapprochent beaucoup plus de celles d'un authentique diplomate britannique. Mais ils n'en ont que le titre, ils n'en occupent pas la fonction. Pourquoi? Parce que MI6 depend du FCO ( Foreign and Commonwealth Office, le Ministere des affaires etrangeres britannique) donc les contacts sont plus frequents et la possibilite d obtenir des couvertures plus faciles. Au contraire, la CIA et la DGSE presentent le desavantage de ne pas etre apprecies des diplomates et de se voir par consequent attribuer des couvertures les rendant plus facilement identifiables...

Un exemple avec le chef d'une station du MI6 au Moyen-Orient en 2005 (Bien que son nom ait été dévoilé par un journal britannique récemment , précisant que cette personne a quitté MI6 pour assurer un haut poste dans le domaine de la sécurité gouvernementale britannique, je préfère ne pas dévoiler son identité ni le pays ) dont la couverture était "conseiller politique de l'ambassade". Ayant obtenu son nom et le lieu ou il a été chef de station ,restait a déterminer sa couverture dans cette ambassade. L'examen de la liste diplomatique a permis d'établir que cette ambassade britannique comptait pas moins de quatre "conseillers politiques". Conclusion, l'un ( Qui avait été précédemment identifié comme chef de station) n'avait que cette appelation de  "facade", les trois autres , authentiques diplomates, occupant des fonctions réelles.

Les stations du MI6 a l'étranger sont plus petites mais aussi , par conséquent, elles sont censées beaucoup moins "s'éparpiller" ,se centrer sur l'essentiel, bien connaître la situation locale. On est loin aussi de l'incursion forcée des politiques dans la détermination de ce que MI6 ne peut pas faire. C'est parce que on lui avait limitée , entre autres, sa marge de manoeuvre en Iran que la CIA n'a pas su prévoir la montée en puissance en 1979 des mouvements contestataires entraînant la chute du Shah et l'arrivée au pouvoir de Khomeiny. Donc un certain pragmatisme, tout en étant conscient de la nécéssité de défendre les positions britanniques, surtout que si il détermine parfois les priorités du renseignement britannique, le pouvoir politique paraît n'avoir que rarement commis l'erreur d'empêcher les activités de ses services ou de ne voulois que des renseignements allant dans le sens souhaité et non pas dans le sens inverse.

Cela n'empêche pas des ratées. Au Moyen-Orient,  restent a l'esprit les tentatives d'assassinat ratées de Nasser en 1956, ou la mauvaise évaluation des capacités dans le domaine des armes de destruction massives de l'Irak. En revanche MI6 peut être dédouané pour deux "ratées" qu'on lui a , assez injustement, mis sur le dos. La première est la Guerre des Falklands, correctement prévue par MI6 , et entre autres par le chef de station MI6 de Buenos Aires, Mark Heathcote, tout comme l'approche de troupes irakiennes a la frontière avec le Koweït en 1990. L'information est recue, analysée, remonte vers le Joint Intelligence Commitee ( chargé de la coordination des services secrets de Sa Majesté) , lequel n'en tient pas compte.... Mais MI6 pouvait-il prévoir l'invasion de l'Irak sur le Koweït même? Pas sûr. Le point de vue de Claude Silberzhan, alors Directeur de la DGSE , est très intéréssant: Il note dans son ouvrage sur ses années a la DGSE que l'opération d'annexion du Koweït paraît avoir été littéralement improvisée, comme le montrent les mouvements des troupes irakiennes par exemple . La théorie de l'ancien patron de la DGSE est que si Saddam a bien massé des troupes a la frontière koweïtienne, le but était de faire peur au Koweït, pas de l'attaquer. mais c'est en apprenant que le Koweït a rejeté ses exigeances que il décida sur-le-champ d'attaquer. Pourquoi pas? 

 Les rares informations sur les méthodes de travail du MI6 sont disponibles dans les mémoires de Richard Tomlinson ainsi que dans le rapport de Lord Butler , qui s'est entre autres penché sur le travail des services secrets britanniques en direction de l'Irak.

Le général Rem Krassilnikov ( Chef du 2ème département de la 2ème Direction Principale du KGB ,chargée entre autres de la lutte contre le MI6 sur le territoire soviétique), note lui-même le soin apporté par la station du MI6 a Moscou dans ses opérations sur le territoire soviétique. 

Contrairement a la CIA, MI6 n'est pas un service a faire étalage de son travail sur la place publique. Les scandales sont rares , discrets, et on s'efforce de les étouffer dans l'oeuf.

 Sur les cadres du SIS , enfin. MI6 a pris l'habitude de recruter ses cadres chez l'élite, parmi les personnes sortant d'universités prestigieuses telles que Oxford ou Harvard.Des personnes cultivées, parlant parfois d'autres langues étrangères, qui représentent "la crème de la crème" britannique et sont donc moins susceptibles de "passer a l'ennemi" ( du moins en théorie, les universités britanniques ayant aussi été touchées dans les années 30 par l'attirance du modèle communiste. L'un d'eux , a la solde du renseignement extérieur soviétique, occupera de hauts postes au sein du SIS avant de passer en URSS en 1963. Il s'agit de Kim Philby.). Par exemple, prenons le diplômé de Oxford Terence O'Brian Tear .Entré au MI6, il y fut Chef de station a Moscou de 1952 a 1954 puis chef de station a Berne dans les années 70 ou son plus beau succès fut le recrutement de Vladimir Rezun, un officier du GRU). Ou plus récémment David Spedding, qui fit l'essentiel de sa carrière au sein de MI6 au Moyen-Orient (exception pour un bref séjour a la station de Santiago du Chili de 1972 a 1974, en plein coup d'Etat de Pinochet, puis a la tête de la Division irlandaise du MI6 de 1981 a 1983) après être sorti du Hertford College de Oxford. Toutefois, menace terroriste obligeant, MI6 a dû plus s'ouvrir sur le monde extérieur au niveau du recrutement de ses cadres. sont particulièrement prisées les personnes parlant russe, chinois, arabe, ou perse. MI6 a donc dû s'ouvrir aux minorités ethniques pour avoir en son sein des cadres parlant des langues assez rares.. La situation est si urgente que une annonce publique en ce sens a été passée a la BBC. Nul doute que le Service de James Bond saura s'adapter aux nouvelles menaces, en coopération avec les différents services secrets de Sa Majesté (MI5, GCHQ, DIS, SOCA ,SAS)

 

Adresse Internet du SIS: http://www.sis.gov.uk/

 

18/11/2007

Interview de Nikolaï Patrushev, Directeur du FSB (En russe ).

 

8e98f5128e3e7d74b3dabde640139b3f.jpg Interview donnée par Nikolaï Platonovitch Patrushev (photo) ,directeur du FSB , le service de sécurité intérieure et de contre-espionnage russe , au journal "Arguments et faits" ( Argumentii i fakti).

 

Контрразведка: шпионов сегодня ловят так...Опубликована: 10.10.2007 16:56:30


Сегодня Россия является объектом пристального внимания нескольких десятков иностранных разведывательных служб. За какими секретами охотятся иностранные шпионы и как работает российская контрразведка, главному редактору «АиФ» Николаю Зятькову рассказал директор ФСБ России генерал армии Николай Патрушев
- Николай Платонович, с чем связана активизация в последние годы разведдеятельности иностранных спецслужб в отношении России?

 

— Деятельность иностранных разведок в отношении нашего государства всегда была масштабна, а их активность не снижалась. При этом расходы ведущих иностранных держав на содержание спецслужб ежегодно увеличиваются на 15-20%. Прежде всего они интересуются сведениями о политической и социально-экономической обстановке в России, шагах руководства страны, направленных на укрепление государственности, территориальной целостности и экономики, отстаивание национальных интересов на международной арене, в том числе о реакции на развитие событий в странах СНГ. Особенно интересует зарубежные разведорганы состояние боеготовности, ход реорганизации российских Вооружённых сил, в первую очередь их ракетно-ядерной составляющей, развитие оборонно-промышленного комплекса, передовые образцы вооружений и военной техники, перспективные научные исследования, положение на Северном Кавказе и в регионах Дальнего Востока, Сибири, сырьевые ресурсы и инфраструктура их транспортировки.

В настоящее время значительные усилия зарубежных спецслужб направлены на получение информации о ситуации, связанной с предстоящими выборами в Государственную думу и Президента Российской Федерации. Большой интерес с их стороны проявлен к расстановке политических сил, характеризующих данных кандидатов в депутаты и на пост главы страны, деятельности оппозиции. Кроме того, они пытаются в выгодном руководству своих государств русле оказывать влияние на протестные настроения и выступления в России.

Помимо этого в ряде западных держав продолжают сохранять свои позиции политики, всё ещё мыслящие категориями времён «холодной войны». В духе школы Бжезинского ими прилагаются значительные усилия для того, чтобы воспрепятствовать России стать равноправным участником международных отношений, предъявляются претензии на наши территории и национальные богатства. Ставя распад СССР себе в заслугу, они теперь вынашивают планы, направленные на расчленение России. Специальные службы и организации ими рассматриваются в качестве достаточно эффективного инструмента их реализации.

Грузия и Польша на службе ЦРУ

- Спецслужбы каких государств особенно активны в этом плане?

— Несмотря на известные всем глобальные изменения, произошедшие в конце 80-х — начале 90-х гг. прошлого века, спецслужбы государств — членов НАТО по-прежнему весьма активны в отношении России. Причём в этом ряду особо следует выделить Великобританию, спецорганы которой не только ведут разведку по всем направлениям, но и стараются повлиять на развитие внутриполитической ситуации в нашей стране.

Отличаются своими действиями и турецкие спецслужбы, которые стремятся создавать и развивать позиции среди политической элиты и представителей крупного бизнеса в российских регионах компактного проживания мусульман. Пакистанская разведка стремится получить доступ к технологиям военного и двойного назначения, а также добыть сведения в отношении военно-технического сотрудничества России с рядом стран.

ЦРУ и СИС (основные разведорганы США и Великобритании. — Ред.) продолжают привлекать к работе на российском направлении своих партнёров из Польши, Грузии, стран Балтии и некоторых других.

- Удивляет, что против России активно действуют польские, прибалтийские и тем более грузинские спецслужбы.

— А что здесь удивительного? Американские и британские спецслужбы оказывают серьёзное влияние на специальные органы как этих государств, так и некоторых других стран Восточной Европы. Это относится к самому широкому спектру: от формирования кадрового состава и распределения бюджета до выбора стратегических направлений деятельности и непосредственной организации совместных разведмероприятий.

В угоду интересам «старших партнёров» и в соответствии с конъюнктурными соображениями политического руководства своих стран упомянутые разведки проводят операции, выходящие далеко за рамки их национальных интересов.

Так, на территории указанных стран развёрнута работа, целью которой является вербовка российских граждан, проводятся операции по связи с агентурой. При этом некоторые из американских и английских союзников действуют весьма агрессивно. Кроме того, отдельные сотрудники спецслужб Грузии не брезгуют поддерживать связи с криминалитетом и всё чаще использовать его в разведывательных акциях и различных провокациях.

- В последнее время в различных источниках часто появляется информация о провалах британской разведки…

— Противодействуя британской разведке, мы всегда учитывали её многовековые традиции и огромный опыт в агентурной работе. Нам известны как её сильные стороны, так и слабые. Со времён королевы Елизаветы I сотрудники СИС руководствуются принципом «Цель оправдывает средства». Деньги, подкуп, шантаж, освобождение от наказания за совершённые преступления — их основные методы вербовки.

Разоблачённые нашей контрразведкой в разное время агенты занимали достаточно высокое должностное положение. Это бывшие ответственные сотрудники военной разведки Скрипаль, МИДа — Обухов, внешней разведки — Гордиевский и Оямяэ.

Вместе с тем в последнее время для достижения определённых политических целей англичане сделали ставку на лиц, обвиняемых в совершении уголовных преступлений и скрывающихся за рубежом от российского правосудия. Читатели, несомненно, помнят публикации в различных СМИ на тему обращения в органы безопасности российского гражданина Вячеслава Жарко с заявлением о его вербовке сотрудниками СИС при активном участии Березовского и Литвиненко.

Всё это не могло не сказаться на качестве работы британской разведки — отсюда и провалы.

Среди шпионов — военные и учёные

- Какие подразделения ФСБ России занимаются непосредственно контрразведкой?

— Главные задачи по противодействию спецслужбам иностранных государств возложены на Службу контрразведки, название которой говорит само за себя. Помимо этого она участвует в оперативном прикрытии государственной границы, совместно с другими подразделениями ФСБ России обеспечивает безопасность представительств иностранных государств на территории нашей страны, а также российских учреждений и граждан за рубежом во взаимодействии с заинтересованными ведомствами.

Значительная роль в защите сведений, составляющих государственную тайну, и борьбе с научно-техническим и экономическим шпионажем принадлежит Службе экономической безопасности. Обеспечением безопасности в Вооружённых силах, в том числе и противодействием иностранным разведкам, занимается Департамент военной контрразведки. Противодействием вниманию зарубежных спецслужб к самим органам безопасности занимается Управление собственной безопасности.

Под руководством этих подразделений организуют свою деятельность территориальные органы безопасности, органы безопасности в войсках и иных воинских формированиях, оперативно-технические и научно-технические структуры. В целом можно сказать, что в контрразведывательной деятельности участвуют в той или иной степени все наши подразделения.

- И каковы результаты их работы?

— За период с 2003 года выявлено более 270 активно действовавших кадровых сотрудников и 70 агентов иностранных разведок, в числе которых 35 российских граждан. Предупреждены преступные действия ещё 6 граждан нашей страны, намеревавшихся инициативно передать зарубежным спецслужбам сведения, составляющие государственную тайну.

В качестве примеров можно привести разоблачение и осуждение на длительные сроки лишения свободы упомянутых Оямяэ, Скрипаля, Обухова, а также Сыпачёва, Думенкова, Смаля, Белошапкина, Запорожского и других.

Только в текущем году пресечена деятельность 14 кадровых сотрудников и 33 агентов спецслужб иностранных государств. В частности, судом признан виновным в совершении преступления, предусмотренного ст. 275 Уголовного кодекса (государственная измена), бывший военнослужащий Шабатуров, который с 1999 года сотрудничал с разведслужбой одного из западноевропейских государств и выдал ей сведения о ряде сотрудников российской военной разведки. Совсем недавно, 12 сентября, по этой же статье осуждён бывший сотрудник одного из НИИ Минобороны России Арсентьев, передавший иностранной спецслужбе сведения, составляющие государственную тайну. Сейчас в суде рассматривается уголовное дело ещё на одного человека, а в отношении троих ведётся следствие.

Камень с электронной начинкой

- Какие новинки шпионской техники используют иностранные разведки?

— Разведки стремятся обеспечить своих агентов созданной на основе новейших достижений науки специальной техникой, которая позволяла бы им действовать тайно.

Например, одним из самых уязвимых мест в деятельности спецслужб являются операции по связи, поэтому их техническому обеспечению уделяется самое пристальное внимание.

В частности, такие технические средства использовались сотрудниками резидентуры СИС, действовавшими под прикрытием дипломатических должностей посольства Великобритании в России и разоблачёнными в декабре 2005 года.

К техническим новинкам спецслужб Великобритании можно отнести и специальное устройство, замаскированное под аккумуляторную батарею портативного компьютера, работающее на тех же частотах, что и большинство мобильных телефонов. Им англичане снабдили одного из своих агентов. Сотрудник резидентуры, находясь на удалении и не вступая непосредственно в контакт с агентом, мог считывать с «аккумулятора» информацию и передавать собственную. Кроме того, российскому гражданину была передана программа, которая позволяла ему работать на компьютере, не оставляя никаких следов на жёстком диске.

Также зарубежные разведорганы всё чаще пытаются использовать, в частности, возможности Интернета.

- В последние годы мы часто слышим о том, что иностранные разведки используют в своей работе неправительственные организации…

— Действительно, в арсенале иностранных спецслужб есть практика использования неправительственных организаций (НПО) как для добывания разведывательной информации, так и в качестве инструмента оказания скрытого влияния на политические процессы. Примеры тому можно найти, анализируя события, происходившие во время так называемых «цветных революций» на Украине, в бывшей Югославии, в Грузии и некоторых других странах. Немалую роль в них сыграли молодёжные организации, члены которых были подготовлены на зарубежные средства.

Существует также угроза финансирования через возможности отдельных иностранных НПО фактически подрывной деятельности против России. Она зачастую исходит от международных террористических организаций, которые используют отдельные НПО в собственных интересах, в частности для финансовой поддержки бандформирований на Северном Кавказе. Всё это мы учитываем при организации нашей контрразведывательной деятельности.

Внимательно изучаем и зарубежный опыт. Так, в Соединённых Штатах Америки разработан новый порядок выделения Агентством США по международному развитию грантов неправительственным организациям, который предусматривает ужесточение контроля за их деятельностью, в том числе со стороны спецслужб. Это позволит американским компетентным органам предотвращать использование выделяемых НПО средств в ущерб национальной безопасности своей страны.

- Как изменилась ситуация в условиях действия нового российского закона о неправительственных организациях?

— Изменения, внесённые в нормативный правовой акт, касаются общегосударственных мер по упорядочению деятельности НПО. Они не затрагивают прав ФСБ России — у нас не добавилось ни функций, ни полномочий.

Хотел бы особо отметить, что мы понимаем важную роль неправительственных организаций в развитии и укреплении гражданского общества в нашей стране и заинтересованы в их деятельности. Внимание же контрразведки привлекают те НПО или их сотрудники, которые занимаются противоправной деятельностью, относящейся к нашей компетенции. Например, это могут быть попытки получить неправомочный доступ к сведениям, составляющим государственную тайну, или совершение иных действий, угрожающих безопасности России. Естественно, что такая деятельность очень далека от официально заявляемых целей.

Общий враг России, США и Англии

- Вы неоднократно подчёркивали важность международного сотрудничества спецслужб в условиях возрастания террористических угроз. Как это можно соотнести с работой контрразведки?

— Несмотря на остроту противоборства с иностранными разведками, мы хорошо понимаем, что есть сферы, где спецслужбам необходимо взаимодействовать, в первую очередь это борьба с международным терроризмом.

По нашему мнению, нам удалось сформировать достаточно действенную систему международного сотрудничества. На сегодняшний день сохраняется устойчивая тенденция к расширению его масштабов. Наша служба поддерживает активные контакты со 136 органами безопасности и спецслужбами 76 стран.

Наиболее тесные отношения у нас сложились с коллегами из стран — участниц СНГ в рамках Совета руководителей органов безопасности этих государств (СРОБ). В последние годы к его работе проявляют всё больший интерес наши партнёры из дальнего зарубежья. Так, на заседания совета приглашаются в качестве наблюдателей представители спецслужб Италии, Франции, Германии и Испании. Кроме того, используются механизмы взаимодействия по линии рабочих органов «восьмёрки», институтов ООН, ЕС и ОБСЕ, ШОС и других международных или региональных организаций. Расширяется и сотрудничество в пограничной сфере — повышается эффективность работы Пограничного комитета Союзного государства России и Белоруссии, Совета командующих Пограничными войсками стран СНГ, Совета по пограничным вопросам государств — членов ЕврАзЭС и ряда других структур.

Развитию партнёрских отношений служат ежегодно организуемые ФСБ России мероприятия более широкого формата — международные совещания руководителей спецслужб, органов безопасности и правоохранительных органов. В работе шестого совещания, которое прошло 6-7 сентября в Хабаровске, участвовали представители 53 стран и 4 международных организаций. В ходе этой встречи состоялся конструктивный и весьма полезный обмен мнениями по наиболее актуальным проблемам борьбы с терроризмом.

14/11/2007

Heureusement que le ridicule ne tue pas.....

Dans la catégorie "Je vois des officiers de la CIA partout y compris la ou ils ne sont pas", palme d'or (Soyons fous) a la radio nicaraguayenne ,avec cet article remonté des archives en date de 1988. 

 

 United Press International

April 13, 1988, Wednesday, AM cycle

BYLINE: By DAVID KIRBY

SECTION: International

LENGTH: 469 words

DATELINE: MANAGUA, Nicaragua

 Richard Melton, the new U.S. Ambassador to Nicaragua, arrived Tuesday in Managua to take up his post at a ''decisive moment'' in relations between the two countries.
Hours before Melton's arrival, the Nicaraguan state-run radio station accused the American envoy of being a CIA agent.
Melton, 53, arrived at Augusto Cesar Sandino Airport on a flight from Costa Rica aboard a Panamanian airlines COPA passenger jet.
''This is a decisive moment in relations between the United States and Nicaragua,'' Melton said in Spanish at a news conference. ''Events in the near future will define not only the course of our bilateral relations but also the possibility of national reconciliation among all Nicaraguans.''
No Nicaraguan officials were on hand to greet Melton. Security was provided by U.S. Embassy personnel.
Melton, who had headed the State Department's office of Central American and Panamanian affairs since 1985, is the first U.S. ambassador sent to Nicaragua since last July, when Ambassador Harry Bergold finished a three-year term and returned to Washington.
Melton's arrived in Nicaragua during delicate cease-fire negotiations between the Sandinista government and U.S.-backed Contra rebels. A high-level meeting of the two sides was tentatively scheduled to begin Friday in Managua.
Radio Sandino, in its announcement of Melton's arrival, claimed he is a CIA operative.
''This man is obviously of the CIA,'' the official radio station said. ''He worked in Nicaragua under (former ruler) Anastasio Somoza and then went directly to the Dominican Republic, and we all know what happened there.''
Melton decided to leave his three children back in the United States ''probably because he does not want them to be contaminated by communism,'' the broadcast said.
The Somoza family's 43-year-old dictatorship in Nicaragua ended in 1979 with the ouster of President Anastasio Somoza-Debayle by the Sandinista National Liberation Front
Melton served from 1963 to 1965 as an economic officer at the U.S. Embassy in Managua and was then sent to the Dominican Republic in the same capacity from 1965 to 1967.
The United States, under the auspices of the Organization of American States, sent Marines to the Dominican Republic in 1965 to quell a rebellion led by a Dominican military officer suspected of being a communist. Honduras, Brazil and Nicaragua also sent troops.
Melton has a long record of diplomatic service, which he began when he joined the State Department in 1961 after a three-year stint in the U.S. Army.
His previous experience includes posts as vice consul in Recife, Brazil, 1967-69, first secretary at the U.S. Embassy in Lisbon, Portugal, 1975-78, first secretary at the U.S. Embassy in London, 1979-80, and deputy chief of mission in Montevideo, Uruguay, 1982-85.

 Si Richard Melton est un officier de la CIA ( Et non pas "agent", un terme désignant les informateurs et non les officiers traitants ,bande d'andouilles incultes boursouflées d'ingratitude aveugle) alors il aurait dû y faire tout ou partie de sa carrière, dans les postes décrits dans cet article.Et vu sa carrière donc il a été chef de station quand même. Or:

Et d'une de 1975 a 1977 ( Quand il était en poste a Lisbonne) le chef de station de Lisbonne était David D.Whipple, et son homologue a Londres de 1979 a 1981 Richard Stolz

Et de deux un officier de la CIA voire le chef de station ou son adjoint n'occupent jamais la couverture de chef de mission adjoint d'une ambassade ( Référence a son poste en Uruguay de 1982 a 1985) pour des raisons de répartitions des postes entre la CIA et le Département d'Etat, dans les ambassades.

Et de trois je n'ai jamais vu un officier de la CIA devenir ambassadeur sans que cela fasse les joies du Washington Post ( Les carrières de fonctionnaires de la CIA James Lilley , Joseph DeTrani, Leslie Ireland , David Barry Kelly ou Donald Gregg ont été divulguées après qu'ils aient quittés la CIA pour travailler comme ambassadeurs, responsables au Conseil National de Sécurité US ou adjoints du directeur National du Renseignement)

Non mais! 

 

24/10/2007

Guojia Anquanbu :Anatomie (2ème partie)

GUOJIA ANQUANBU MINISTERE DE LA SECURITE D'ETAT CHINOIS

 

Parmi les priorités du MSS,aussi bien la lutte contre les espions étrangers que contre les opposants politiques.Par exemple,les proches du Dalaï Lama,ou la secte Falungong. Nombre d'affaires le démontreront

En décembre 1995, le MSS de Lhassa, dirigé par Gaisang Qupei, neutralise un groupe de tibétains qui tentait de recruter des compatriotes pour faire de l'espionnage. En sens inverse, en novembre 1995, le contre-espionage indien avait neutralisé trois chinois qui tentaient d'espionner le Dalaï Lama (Une des principales bases de refuges des tibétains fuyant la Chine communiste est l'Inde).

Un autre problème suscite la préoccupation des autorités chinoises, et c'est au MSS de s'y coller : La lutte antiterroriste. Mention particulière au terrorisme ouïgour.

LA LUTTE ANTITERRORISTE

En mars 1997, plusieurs bombes explosent a Pékin, Lhassa, et Urumqi (Province du Xinjiang). En effet, dans cette dernière province existe une ethnie ouïgoure (musulmane), qui se bat depuis plusieurs siècles pour obtenir un Etat indépendant. Le MSS décide d'agir, sous le commandement de Zhang Ruihua, chef du bureau MSS Xinjinag, et de Gaisang Qupei, qui dirige toujours l'antenne de Lhassa. Les autorités chinoises, en effet, n'excluent pas une alliance,alors,entre ouïgours et tibétains,étant donné la simultanéité des attentats. Le MSS décide aussi d'installer une section musulmane a Shanghaï .C'est une occasion aussi d'établir des relations avec la DGSE francaise, qui combat de son côté le crime organisé chinois.

L'ESPIONNAGE EXTERIEUR

Les information actuelles montrent clairement une activation du MSS hors des frontières chinoises: le Directeur du Renseignement National US déclarera publiquement en 2007 que les services secrets chinois et russes comptent parmi les plus agressifs dans la collecte de renseignements sur le sol américain, tandis que dans un rapport, le BFV, le contre-espionnage fédéral allemand, s'inquiétant de la vente par la Chine d'ordinateurs qui auraient été piégés aux institutions allemandes.

LE TRAVAIL DU MSS EN DIRECTION DES ETATS-UNIS: LE RAPPORT DE 1998

Voici ce que note par exemple un rapport, "Report to Congress on Chinese espionnage activities against the United States" en date du 01.01.2000, relatif a l'année fiscale 1998. Destiné au Congrès américain, ce rapport a été déclassifié l'année dernière, en janvier 2006 :

En premier lieu sont rappelées les priorités pour la sécurité nationale chinoise, a savoir le maintien de la stabilité intérieure, la collecte de renseignements a caractère scientifique et technologique et destiné a aider au développement économique de la Chine, la surveillance des développements touchant Taïwan et les intérêts intrenationaux chinois.Le rapport estime aussi que,en date de 1998, la collecte de renseignements est l'oeuvre,en majorité,de non-professionels du renseignements, d'individus et d'organisations agissant hors du contrôle des services secrets chinois. Ce sont des entreprises, des compagnies privées, des Instituts de recherche, qui ont pour but de collecter des renseignements,pour en profiter a titre privé. Les services secrets chinois, estime le rapport, ont plus pour habitude d'utiliser des étudiants chinois pour la collecte du renseignements, et de souligner que beaucoup d'étudiants chinois aux Etats-Unis étudient les sciences, leur donnant ainsi la possibilité une grande variété de renseignements dans le domaine des technologies.

Rappelant ensuite les différents services de renseignements extérieurs chinois, a savoir le MSS, le Qingbao (Renseignement militaire) et le Departement de Liaison ,une unité du département politique de l'Armée Populaire de Libération chargé de la collecte du renseignement contre Taïwan, le rapport détaille ensuite sur le travail des services secrets chinois contre les Etats-Unis:

Dans le domaine du renseignement politique, estime le rapport, Beijing continue a voir les Etats-Unis comme une de leurs cibles majeures dans la collecte du renseignement.Une attention particulière est portée a la politique étrangère et aux intentions des Etats-Unis ,ainsi que sur les leaders américains et les négociations bilatérales ou multilatérales sensibles.

Concernant le renseignement militaire, il est surtout conduit par les attachés militaires chinois ,aussi bien du bureau de l'attaché militaire a l'ambassade de la République Popualire de Chine a Washington que du Comité d'Etat-Major des Nations Unies a New York. La collecte du renseignement se fait souvent par les méthodes "ouvertes" (lecture de journaux spécialisés, observation..), mais depuis 1987, le FBI et les Douanes auraient détéctées deux opérations clandestines conduites par le Qingbao aux Etats-Unis.Priorité est donnée aux technologies militaires américaines, ou aux opérations militaires américaines,sans oublier les ventes d'armement militaire a Taïwan.

Dans le domaine du renseignement économique, le rapport note que c'est une priorité pour les services secrets chinois,entre autres pour le MSS ,qui agit,étant donné ses fonctions ,aussi bien sur le territoire américain que en Chine.Le MSS serait particulièrement actif contre les hommes d'affaires occidentaux,surtout en Chine. Quant aux personnes d'origine chinoise, elle sont évidemment l'objet de tentatives de recrutement du MSS. Toutefois,la part de renseignements collectés dans le domaine scientifique et technique en Chine même est faible, par rapport au travail de renseignement hors de la Chine.

Durant les 20 dernières années,la Chine a donc établie des réseaux solides aux Etats-Unis même, avec pour cible aussi bien les institutions étatiques que les entreprises privées, les académies, les instituts, laboratoires, toutes personnes impliquées dans un travail donnant accès a des informations confidentielles.

 

LA COLLECTE DU RENSEIGNEMENT ETATS-UNIS EXCEPTES.

Parfois,des scandales apparaissent: en 2005,un cadre du MSS fait déféction en Australie et révèle que le MSS a pour principale cible la secte Falungong. En 2006, c'est un codeur japonais qui se suicide. Dans la note qu'il laisse, il affirmera avoir subi un chantage du MSS,quand il était a Shanghaï (Chef du MSS Shanghaï: Cai Xumin)

La priorité reste toutefois l'adversaire,les services secrets taïwanais,comme le montre le scandale qui vient d'éclater:

Fin septembre 2007, Lin Yu-Nung, un officier du Bureau du renseignement du Ministère de la Justice taïwanais, est interpellé: Il avait été recruté par les services secrets chinois. Son recruteur Chen Chih-Kao, est un ancien collègue de travail "retourné" en 2005 par les services secrets chinois a Shanghaï.Le MSS peut,pour ses opérations, aussi se baser sur une communauté chinoise a l'étranger extrêmement vaste,et souvent bien implantée, pour la collecte de renseignements ou la couverture. Le Guojia Anquanbu s'est donc, au cours des dernières années, retrouvé confronté a nombre de tâches : Citons aussi son implantation a Hong Kong, depuis la rétrocession de la colonnie par la Grande-Bretagne en 1997.Selon "Intelligence Online",le MSS utilise la couverture du Security Department des services de renseignements politique de la Colonie,le Liaison Office of the Central Governement in Hong Kong Special Administrative Region.Les opérations sont surtout menées depuis la Direction du MSS de Canton, dirigée par Xu An.Notons que les services secrets chinois privilégient,comme leurs homologues allemands du BND (Renseignement fédéral ouest-allemand) les couvertures commerciales .Ils utilisent aussi les couvertures diplomatiques,mais rien n'a permis de distinguer ,a mes yeux, dans les ambassades de Chine a l'étranger, les officiers du MSS de leur homologues du Ministère des affaires étrangères chinois.

Restent toujours prioritaires aux yeux du MSS le travail en direction des pays de la zone Asie et le développement de ses réseaux de renseignements, sans compter une augmentation de son implantation en Afrique , auquel s'était déja efforcé son prédécesseur dans les années 60.Il s'agissait alors d'implanter le marxisme en Afrique; désormais il s'agit pour le MSS de s'implanter par le biais de l'économie, la Chine augmentant fortement son commerce et s'implantant en Afrique par des projets, des entreprises, des prêts a des taux extrêmement faibles (Voire nuls).

LE RENFORCEMENT DE LA COOPERATION AVEC LES SERVICES SECRETS ETRANGERS.

Boris Eltsine approuve, par ce document du 04.08.1994, des negociations en vue d'un accord de cooperation entre le FSK et le Guoanbu

Le Guoanbu entretient des relations avec nombres de services secrets. Par exemple,un acte administratif du 04.07.1994 de Boris Eltsine fait etat de negociations, en vue d'un accord de cooperation, entre le FSK (Service federal de contre-espionnage de la Federation de Russie, devenu en 1995 le FSB) et le Ministere de la Securite d'Etat de la Republique Populaire de Chine.  Début 2007, le MSS a établi des contacts avec la Sécurité ukrainienne, le SBU, et avec le service de la Sécurité d'Etat géorgien.

CONTRE-ESPIONNAGE

Le MSS ne se contente pas de piquer les secrets dans les autres pays: Il doit aussi défendre les secrets chinois: Fin 2001 les autorités chinoises découvrent des micros dans le Boeing destiné au Président chinois, et qui a été fabriqué aux USA. Vers le début de l'année 2002, c'est le patron de la station de la CIA a Beijing, Stephen Holder, qui est déclaré "persona non grata" et expulsé par les chinois,pour des raisons inconnues. Selon "Intelligence Online" du 06.07.2007 (information a prendre avec prudence car elle n'a recu aucune confirmation) les services secrets nord-coréens se seraient également activés en Chine, surtout dans plusieurs provinces frontalières de la Corée du Nord. Plusieurs réseaux auraient été démantelés. Mais les chinois, qui ont aussi envoyés des officiers sous couverture en Corée du Nord, auraient également eus des pertes..

Lorsque en septembre 2007 les autorités chinoises ont été accusées de pirater plusieurs sites internet, dont celui du Pentagone, elles ont niées et aussitôt rappelées que les services secrets occidentaux se livrent aux mêmes activités contre les Chinois..

 

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Xu Yongyue ( A gauche) , et son remplacant Geng Huishang (A droite)

De 1998 a la mi-2007,le patron du Guojia Anquanbu était Xu Rongyue.Il a été remplacé a ce poste par Geng Huishang,55 ans,qui occupait depuis 1998 le poste de Vice-Ministre de la Sécurité d'Etat.Il est décrit comme un spécialiste de la protection des secrets commerciaux.

Aujourd'hui,voici l'organigramme du Ministère de la Sécurité d'Etat.:

Division opérationnelle :

-1er département ,renseignement intérieur,chargé entre autres de recruter en Chine même des informateurs.

-2ème département,opérations a l'étranger,et analyse des informations ainsi obtenues.

-3ème département,opérations en direction de Hong Kong ,Macao, Taïwan.

-4ème département, appui technique. (Appareils photos,micros etc..)

-5ème département,coordination et direction du travail des services régionaux du Guoanbu.

-6ème département, contre-espionnage.

-7ème département,circulation,en fait le Département chargé d'analyser les informations venant des différents services du Guojia Anquanbu.

-8ème département,Institut contemporain des relations internationales.

-9ème département,sécurité interne du Guojia Anquanbu, et coordination des sections du contre-espionnage militaire au sein de l' APL.

-10 ème département,collecte de renseignement économique,scientifique et technologique.

-11ème département,renseignement éléctronique contre les autres pays, et sécurité informatique (Pour empêcher les intrusions des services secrets occidentaux dans les ordinateurs du Minsitère de la Sécurité d'Etat),ainsi que analyse des informations ainsi obtenues.En décembre 2003,le 11ème département était dirigé par Wu Shizhong.

-Département des affaires étrangères,contacts avec les services de renseignements étrangers,et coordination de la coopération.

 

Mes remerciements a :Fabrice,Roger Faligot,FAS.

 

 

12/10/2007

Guojia Anquanbu: Anatomie (1ère partie)

GUOJIA ANQUANBU, MINISTERE DE LA SECURITE D'ETAT CHINOIS.

Si il y a un service qui doit aujourd'hui attirer l'attention de la communauté du renseignement, c'est incontestablement celui-la. Le Guojia Anquanbu,créé en 1983,n'a cessé depuis de monter en puissance,aussi bien dans le domaine du renseignement extérieur que dans la lutte contre l'espionnage. On peut retenir ,par exemple,les déclarations de John Brenner, patron du NCIX (National Counterintelligence Executive) qui déclara en mars 2007 que les services secrets chinois sont parmi les plus actifs sur le territoire américain,déplorant les fuites de technologies vers la Chine communiste, et l'infiltration du contre-espionnage américain.Brenner citera en exemple l'affaire Leung, cette femme d'affaires chinoise arrêtée en 2003 qui a soutiré des informations a son amant, officier du FBI spécialiste de la Chine,puis les a transmises a Pékin.

 

Le Guojia Anquanbu, appelé aussi Guoanbu, (Ministry of State Security, MSS)  a été créé le 06.06.1983, et fut inauguré le 01.07.1983.Officialisé  lors de la 1ère cession de la VI ème Assemblée Nationale Populaire. Il récupère les fonctions de contre-espionnage du Gonganbu,de renseignement extérieur qui était dévolu au Central Investigation Department (Diaochabu), et est aussi chargé de la protection des frontières et de la lutte contre les déviances idéologiques (Les opposants). Ses missions sont donc de protéger la souveraineté et les intérêts de l'Etat. Les tâches sont ainsi mieux séparées: Le Guojia Anquanbu s'occupe de la Sécurité de l'Etat,le Gonganbu de l'ordre public et de la lutte contre la criminalité.

Ling Yun, vice-Ministre du Gonganbu depuis 1964, prend le commandement du nouveau Ministère de la Sécurité d'Etat,et dans une conférence de presse qui se tient peu après la création du service,fin juin 1983, il dénonce l'augmentation des activités d'espionnage contre la RPC et des sabotages, et fait appel a la population pour aider les services de la sécurité d'Etat a lutter contre les espions.

A peine créé le Ministère de la Sécurité d'Etat se jette dans la bataille: Il faut a la fois lutter contre les sabotages, les réseaux des services secrets étrangers (Un des plus dangereux étant le renseignement taïwanais), mais aussi, avec la CIA , coordonner l'aide aux rebelles afghans se battant contre les soviétiques. En 1984, peu après la mort de Youri Andropov au Kremlin, le patron de la CIA Bill Casey se rend en Asie. De passage a Pékin, avec le chef de la Station de la CIA a Beijing Ted Price, il négociera avec Ling Yun l'aide aux moudjahidins afghans.

Il faut aussi établir des contacts avec les autres services secrets. Ling Yun part donc a la tête d'une délégation pour Belgrade avec Yang Dezhong (Directeur-adjoint du département des affaires générales du Comité Central du Parti communiste chinois) ou il arrive le 29.02.1984 , avec pour but la coopération entre les services secrets des deux pays. Le 05.03.1984 ils seront recus par Franko Heoljvic, membre du Présidium du Parti communiste yougoslave, ce qui paraît démontrer l'intérêt des yougoslaves pour leurs homologues chinois. Une autre délégation du MSS arrivera a Belgrade le 09.10.1986, a l'invitation de Dobroslav Culafic, Secrétaire Fédéral pour les affaires intérieures. Elle est dirigée par Jia Chunwang, le remplacant de Ling Yun a la tête du Guojia Anquanbu. Pourquoi ce remplacement si rapide du Ministre?

Le MSS remporte pourtant très vite ses premiers succès dans la lutte contre les services secrets étrangers , avec le démantèlement d'un réseau a la solde des services secrets taïwanais,ce qui paraît consolider la position de Ling Yun a la tête du MSS. L'information est rendue publique début 1985, mais on ignore quand les personnes ont été arrêtées et jugées.Leur condamnation,selon le MSS, aurait eu lieu peu avant. Ont interpellées trois personnes, parmi elles: Xin Peiwen, 46 ans, acteur dans une troupe culturelle de l'armée, qui aurait contacté les services secrets taïwanais en octobre 1983 et aurait fourni a ses services un document top-secret (il n'est pas précisé quoi) en mars 1984. Le rapport public du MSS accusera M.Peiwen d'avoir collecté des renseignements a caractère politique et militaire a Pékin et d'avoir incité des pilotes de l'armée de l'air a faire déféction. Les deux autres seraient Su Mao, 27 ans, musicien dans une troupe du Ballet de Pékin,et son oncle de 39 ans,acteur lui aussi dans une troupe,qui aurait commencé a travailler pour les taïwanais alors qu'il était a l'étranger en avril 1982. Ce n'est pas le premier coup du Guojia Anquanbu contre les services secrets de Formose,puisque selon un rapport du MSS,entre septembre 1984 et février 1985 12 personnes ont été identifiées comme espions taïwanais. L'une a même été éxécutée. Et Le service réussit aussi a neutraliser un informateur de la CIA, Lo Fu, un journaliste de Hong Kong.

Mais quand il parlait de l'activation des services secrets contre la Chine, le Ministre de la Sécurité d'Etat ne croyait pas si bien dire,puisqu'il est confronté,a la mi-1985, a la déféction d'un cadre de son propre service;Yu Shenzan,du service du contre-espionnage du MSS,fuit a Hong Kong puis est exfiltré par la CIA...Devant le scandale, Ling Yun démissionne. Il est remplacé par Jia Chunwang, lequel conservera son poste de 1985 a 1998, avant d'être remplacé en mars 1998.

ac630ce3badfb43e4c4e56e19fdddd83.jpgJia Chunwang, Ministre de la Sécurité d'Etat de 1985 a 1998. Il fut ensuite Ministre de la Sécurité Publique (La police chinoise) de 1998 a 2002. Il a ensuite exercé les fonctions de Procureur général adjoint du Parquet populaire suprême de décembre 2002 a mars 2003 avant d'être élu Procureur général du Parquet populaire suprême en mars 2003.

Le MSS continue son travail, par exemple en mettant au point en 1987 une directive visant a limiter et contrôler les contacts entre chinois et étrangers. Le Parti communiste chinois prévient de son côté ses adhérents de ne pas parler avec les correspondants des journaux étrangers sans une autorisation expresse.. Seront par exemple expulsés le correspondant de l'AFP Lawrence Mc Donald en janvier 1987 ou son homologue japonais du Kyodo News Service Shuitsu Henmi en mai 1987.

Le MSS se retrouve plus que jamais a lutter sur plusieurs front a la fois: Il s'implique donc aussi bien dans la répréssion des dissidents en 1989 (Lors des événements de la Place Tian An Men) que contre tout ce qui peut menacer le pouvoir chinois,en y voyant souvent la main des services secrets taïwanais, comme le montre l'article du 24.06.1989 de la BBC (en fin d'article).A l'occasion de la répression de la Place TianAnMen, plusieurs étudiants disparaissent. Certains réussissent a quitter la Chine,par l'intermédiaire de filières créées par les différents services de renseignement occidentaux (DGSE, CIA, MI6) et visant a les faire passer a Macao ou Hong-Kong.Cette opération est connue sous le nom de YELLOW BIRD. Le MSS tentera d'infiltrer ses filières,par exemple en dépêchant une équipe a Canton.

D'autres étudiants sont eux arrêtés.Le MSS sera accusé d'avoir secrètement arrêté plusieurs étudiants,dont trois de Macao: Chen Tse-Wei, 29 ans; Chin Kuo-Tung,21 ans; Liang Tsao-Hua, 23 ans. Ils étudiaient a l'université de Canton. Leur interpellation a ensuite été confirmée par le Bureau de la Sécurité Publique de Canton,sans plus de précisions..

Dans un rapport daté de fin 1989, le Guojia Anquanbu s'inquiète de l'augmentation du nombre d'affaires d'espionnages. Selon un rapport du Ministère,plus d'une centaine de personnes, en 1987 et 1988, ont été interpellées, travaillant aussi bien pour le gouvernement, l'armée, ou le domaine politique, pour espionnage. Le rapport constate que l'ouverture (économique,NDLR) de la Chine a attiré l'attention du monde entier,entraînant l'augmentation de l'attention des services secrets étrangers, en direction de la République Populaire de Chine. Encore confirmé dans la lutte contre les services secrets taïwanais, avec le démantèlement de plusieurs réseaux en 1990 (Voir l'article de la BBC du 20.08.1990 en bas, sur le sujet).

Il faut y ajouter la menace contre les représentations chinoises a l'étranger, suite a la répréssion de la Place Tian An Men, qui oblige a augmenter la vigileance des officiers du MSS. 

Et enfin,sur le front intérieur, le Tibet, annexé par la Chine sous Mao. Ce qui entraîne l'arrivée a Lhassa le 06.08.1990 du patron du Guojia Anquanbu, Jia Chunwang, accompagné d'une délégation, avec pour but d'inspecter l'antenne du MSS sur place. M.Chunwang déclarera ensuite au journaliste de la télévision tibétaine que la situation sur place est "stable". Cette inspection apparaît néanmoins importante,si on tient compte de sa longueur: La délégation restera au Tibet jusqu'au 22.08.1990, soit deux semaines.Il paraît quand même étonnant que le Ministre de la Sécurité d'Etat, qui ne s'est jusqu'a présent jamais montré a la télé,intervienne, et reste aussi longtemps au Tibet. Ses élements semblent clairement indiquer que la situation au Tibet est, aux yeux des autorités chinoises, très préoccupante. Le texte sur le sujet est en annexe 3.

 

 

ANNEXE 1

BBC June 24, 1989, Saturday


SECTION: Part 3 The Far East; A. INTERNATIONAL AFFAIRS; 3. FAR EASTERN RELATIONS; FE/0491/A3/ 1; 

LENGTH: 1973 words

HEADLINE: ARREST OF ''KMT AGENTS'' SHOWN ON PEKING TELEVISION

SOURCE: Peking television 1000 gmt 22 Jun 89

Text of report (FE/0490 i)

BODY:
According to a news release from the Ministry of State Security, after strict investigations, state security organisations in Peking and other parts of China have cracked the cases of a number of secret agents of Taiwan's Kuomintang [KMT] who had a hand in the student unrest and turmoil occurring since mid-April, and have confiscated a mass of criminal evidence of their espionage activities.

The KMT secret service in Taiwan has adopted various means through different channels to fan the so-called movement for freedom and democracy on the mainland, and plotted to stir up social turmoil to subvert the PRC's people's democratic regime. Since the student unrest and turmoil in Peking and other parts of China, the KMT secret service in Taiwan, while stepping up rumourmongering, instigation and demagogic reactionary propaganda against the mainland, had ordered its agents hidden on the mainland to take part directly in the turmoil and aggravate the situation in an attempt to escalate the so-called pro-democracy movement on the mainland into a general anti-communist and violent resistance movement. Hidden agents deployed by Taiwan's secret service on the mainland have also kept a close watch on the turmoil and collected and delivered information on the turbulent situation to espionage agencies outside China. Counter-revolutionary activities carried out by Taiwan's KMT secret agents hidden on the mainland have been exposed by China's state security organisations, and some KMT secret agents who had a hand in the turmoil have surrendered themselves to China's state security organisations. The following are some of the KMT espionage cases that have been uncovered

The Peking municipal state security bureau detained, according to law, KMT secret agents Wang Changhong, Qian Rongmian and Liang Qiang on 19th and 27th May. [Video opens with shots of night scene, car speeding away, two plainclothes men escorting middle-aged man into building, then cut to show close-up shots of Wang and Qian, seated inside unidentified building and being interrogated]

Secret agent Wang Changhong, 38, male, a former cadre at a Peking factory, joined the KMT secret service after Taiwan's Mainland Work Committee incited him to defect while he was abroad in 1988. In the wake of the turmoil in Peking, the KMT secret service appointed Wang Changhong a provincial level special agent, and instructed him to return to Peking to collect information on the turmoil and prepare to set up an undergorund Peking work committee. Upon returning to Peking on 27th April, Wang Changhong recruited Qian Rongmian, also a former factory cadre, as a secret agent, and informed the KMT secret service about China's turbulent situation. He also repeatedly spread rumours in Tiananmen Square, instigated turmoil, and mingled with the students on hunger strike, inciting them by saying the Government is inhuman. What is the use of keeping such a government? He also spread rumorus that the civilian police in Xian had beaten tens of students. Wang Changhong also suggessted to Taiwan's secret service that it is necessary to focus the current work on the workers' movement, in a vain attempt to stir up strikes and escalate the turmoil. After the case was brought to light, criminal evidence, including the secret codes for Wang Changhong to contact Taiwan's secret service, were discovered. [While the announcer reads the report, video shows still pictures and video clippings of Wang, standing in front of a crowd of young people with his right hand up in a ''V'' sign, mingling with the students on hunger strike, clapping his hands, raising both hands in a ''V'' sign, shouting to demonstrators, and checking mail inside a post office; occasionally video pauses to focus on Wang and circles him in red. After showing a small notebook written in code, some cash, letters, colour pictures and developed negatives, video focuses briefly on Wang being interrogated, and saying ''. . . contacted KMT relevant officials. . . '']
Secret agent Liang Qian, 36, male, also a former Peking factory cadre, joined a Taiwan secret service organisation, the Mainland Work Committee, in 1986 when he studied abroad. He was appointed as a central special agent and sent back home. The Taiwan secret service organisation instructed him to recruit intellectuals for setting up organisations upon returning home. After the turmoil occurred in Peking, Liang Qiang bustled continuously between schools of higher learning and Tiananmen Square, making trouble, participating in disturbances and writing reactionary propaganda for the unlawful organisations the Peking College Students Autonomous Union and the Autonomous Federation of College Students from Other Places. He also drafted a declaration of the Chinese Unity Party, boasted of setting up another government, and secretly reported to the Taiwan secret service time and again about his activities. [Video shows shots of Liang being taken away by two plainclothes men, cuts to show Liang seated and being interrogated; it also shows still pictures and video clippings of Liang mingling with students at Tiananmen Square and on college campuses, pausing to focus on and circle him in red, as well as a sheet of paper with the heading ''Declaration of the Chinese Unity Party'']

The Shanghai municipal state security bureau detained, according to law, KMT secret agents Qiu Lin, and Zhou Yan, Cao Weiguo, Feng Jin and Lu Zhengging on 7th and 14th June.

Secret agent Qiu Lin, 30, male, a former newspaper reporter, left China to take up permanent residence abroad in 1986. Shortly after joining an espionage organisation of Taiwan's Military Intelligence Bureau in 1988, he was sent back home to carry out activities. During disturbances in Shanghai, the Taiwan espionage organisation repeatedly instructed him to exploit the new situation arising from the confrontation between the students and Chinese communists by fermenting the masses' solidarity for building the student movement to move in the direction of overthrowing the Chinese communist regime. Acting on the espionage organisation's arrangements, Qiu Lin manoeuvred everywhere, attending meetings at salons, and repeatedly reported the turbulent situation to the espionage organisation. After he was brought to light, the tools he used for writing secret letters and their original drafts were seized. [Video shows close-up shots of Qiu and an arrest warrant, cutting to show Qiu being interrogated, a still picture of him identified as Taiwan's special agent and alias Wu Mingxuan in parentheses; then it shows video clippings of Qiu talking to young people inside unidentified rooms and some letters; it also shows Qiu seated and answering questions, saying ''. . . established contacts through this method. . . I was given a code name and frequency, 4123 or 4223, . . . Li Daye's address was written in secret code].

Secret agent Zhou Yan, 23, male, a former company worker in Shanghai, joined Taiwan's Military Intelligence Bureau while he was studying abroad at his own expense in 1988. Cao Weiguo, Feng Jin and Lu Zhengqing joined the Taiwan espionage organisation through Zhou Yan. In late April this year, Taiwan's espionage organisation instructed Zhou Yan to seize the current opportunity, take part in the student movement, and report back on fruitful achievements. Zhou Yan immediately collaborated with Feng Jin, Cao Weiguo and Lu Zhengqing in actively carrying out activities. They reported to the Taiwan espionage organisation We have formed teams to join demonstrations and to support the students, with a slogan I Love Money But I Love Even More Freedom and Democracy and that our appearance as the self-employed can give a strong impetus to the demonstrations, appeal greatly to the citizens and have a great influence. After the case was cracked, the state security organ seized criminal evidence, including the Taiwan espionage organisation's secret letters and instructions to Zhou Yan. [Video shows Zhou being taken out of a car and interrogated, cuts to show still pictures of Feng Jin, Cao Weiguo and Lu Zhengqing, as well as several letters; it also shows video clippings of demonstrations in Shanghai, without identifying any of the demonstrators]

On 14th June the Guangdong provincial state security department detained, according to law, secret agents Zhang Yi and Wu Jidong, and seized evidence of their spy activities. [Video opens with shots showing Zhang Yi and Wu Jidong, each held by two policemen, followed by still pictures of evidence including a radio set, letters, a bottle of ink and pens]

Zhang Yi, male, aged 25, is an unemployed person, while Wu Jidong, male, aged 23, was originally a worker for a certain guesthouse in Canton city. Recruited by the Taiwan Military Intelligence Bureau, both Zhang Yi and Wu Jidong joined a spy organisation. During the chaotic period in Canton, Zhang and Wu acted according to the directives from the Taiwan spy organisation, received and spread the rumours concocted by the Taiwan Broadcasting Station, and provoked turmoil. They had also repeatedly submitted secret reports to the Taiwan spy organisation on the chaotic situations in Peking and the Canton district.

With the close co-ordination of the state security organs in Gansu and other localities, the state security organ in the Ningxia Hui Autonomous Region on 2nd June detained, according to law, special agent Gao Xiaoshi, who was dispatched by the Taiwan Military Intelligence Bureau. The Ningxia state security organ also seized criminal evidence such as intelligence tools for writing in invisible ink. [Video opens with shots showing Gao Xiaoshi, held by two plainclothes policemen, followed by evidence including a radio, identification cards, a bottle of ink, pens and handbills]

Gao Xiaoshi, male, aged 32, formerly worked for a certain literary and art organisation in Ningxia. He participated in a spy organisation under the Taiwan Military Intelligence Bureau outside of China in 1988 and was sent back to China to carry out spying activities. Based on the plan made by the Taiwan spy organisation, he actively compiled information on the chaotic situation in China and secretly reported to the spy organisation in Taiwan on the reactionary handbills which he collected during the turmoil.
Special agent Qu Zuojie of the Taiwan Military Intelligence Bureau recently surrendered himself to a Chinese state security organisation. [Video opens with Qu Zuojie sitting on a chair facing his interrogators followed by shots which show Qu entering a building and walking along a street. [Video opens with Qu Zhojie sitting on a chair facing his interrogators followed by shots which show Qu entering a building and walking along a street. Video also shows evidence including coins, paper money and chemicals for spying activities].

Qu Zuojie, male, aged 26, originally worked for a certain factory in Shenyang City. In March 1989, he joined a spy organisation under the Taiwan Military Intelligence Bureau outside of China. When turmoil prevailed in China, the Taiwan spy organisation immediately sent him back into China to develop organisational ties and promote the ''student movement''. Qu Zuojie's activities in the country had always been closely watched by China's state security organisations. Awed by the power of the masses and the state security organisations, he surrendered himself to the state security organisation in Liaoning on 25th May, explained his assignment and tasks as well as handed over the tools for carrying out his spy activities.

The cases cracked with regard to these special agents are under investigation. Those spies who surrendered themselves will be treated with leniency after investigation and education.

                                                    

 

                                            

    ANNEXE 2
 

BBC Summary of World Broadcasts August 20, 1990, Monday


HEADLINE: CHINA UNCOVERS KUOMINTANG ''SPIES''

SOURCE: Xinhua News Agency, Peking, domestic service in Chinese 0746 gmt 18 Aug 90

Text of report

BODY:
State security organs have recently solved a number of cases of spies scheming to create turmoil on the mainland, arrested a number of spies and seized a great deal of evidence pertaining to espionage. The Ministry of State Security announced four cases today [18th August] .

- The Xu Jiansheng case, cracked by the Guangdong provincial department of state security Xu Jiansheng, from Chenghai county in Guangdong Province, joined a KMT spy organisation of Taiwan outside the mainland in 1989. After training, he was sent back to the mainland to engage in espionage. His main task was to establish spy strongholds and organise underground armed forces on the mainland. After arriving on the mainland, Xu established frequent contacts with a KMT spy organisation and actively carried out spying activities. Moreover, he conspired secretly with his spy organisation in an attempt to instigate new turmoil.

- The Fujian provincial department of state security has solved a spy case involving a military intelligence bureau of the KMT on Taiwan and arrested a number of spies, including Sun Daoshun, Liu Bihua, Chi Hecan and Chen Xuedeng. Sun Daoshun, from Fujian Province's Lianjiang county, joined the KMT military intelligence bureau in 1989. He later recruited Liu Bihua, Chi Hecan and Chen Xuedeng to become spies. They were deployed by their spy organisation to instigate rebellion among our personnel, establish spy organisations, and look for an opportunity to launch the so-called ''democracy movement'' activities in an effort to create turmoil on the mainland. Following the instructions of their spy organisation, Sun Daoshun and the others carried out frantic activities. On many occasions they secretly brought in and distributed videotapes and printed matter compiled by their spy organisation with the aim of instigating turmoil on the mainland.

- The Hainan provincial department of state security has solved a spy case involving a military intelligence bureau of the KMT on Taiwan and arrested spies Zhan Taixing, Zhou Changzhou and Wang Qianyang. Zhan Taixing, originally from Qionghai county of Hainan Province, joined the KMT military intelligence bureau in 1986. After sneaking into the mainland, he established the so-called ''nuclear armed unit behind the enemy lines''. Zhan Taixing sneaked into Hainan Province many times. He recruited Zhou Changzhou and Wang Qianyang to become spies of the spy organisation, establishedan underground organisation called ''Union of Hainan youth for national salvation'', and conspired to co-ordinate with his spy organisation to ship weapons from Taiwan to the mainland in an attempt to create large-scale unrest.

- The Henan provincial department of state security has solved a spy case involving a dispatched spy by the name of Bai Xue. Bai Xue, from Kaifeng city of Henan Province, joined a spy organisation of the KMT's military intelligence bureau on Taiwan outside the mainland in 1987. After receiving espionage training, his spy organisation arranged for him to sneak into the mainland to establish ''underground organisations'' and to look for an opportunity to instigate turmoil. Following the instructions of his spy organisation, Bai Xue has secretly supplied his spy organisation with information, such as the situation on the mainland, many times.

These Taiwan spies have all confessed their crimes, and the cases are being further investigated.

 

                                               ANNEXE 3 

BBC Summary of World BroadcastsAugust 27, 1990, Monday

SECTION: Part 3 The Far East; B. INTERNAL AFFAIRS; 2. CHINA; FE/0853/B2/ 1; 

LENGTH: 497 words

HEADLINE: SECURITY MINISTER ''CONSPIRATORIAL ACTIVITIES'' IN TIBET ''STILL VERY GRAVE''

SOURCE: Tibet television, Lhasa, in Standard Chinese 1200 gmt 23 Aug 90

Text of report

BODY:
Led by Jia Chunwang, Minister of State Security, a four-man delegation arrived in Lhasa on 6th August to inspect state security work in our region. After completing its inspection work, the delegation left Lhasa by plane on 22nd August.

After arriving in Lhasa, Minister Jia, ignoring fatigue from the long journey and reaction to high altitude, began intense inspection work immediately. Over a period of a few days, he listened to a work report by the regional state security department, attended a meeting of the security department to present honorary citations and certificates to the advanced, braved the rain to inspect work sites where state security projects are under construction, called on some cadres who had been hospitalised for treatment of illnesses and cadres who had been transferred to work in Tibet, and conveyed the cordial regards of the leadership of the Ministry of State Security for them.

Beginning 8th August, Minister Jia Chunwang visited Lhasa city, Xigaze prefecture and Nagu prefecture, travelling more than 3,000 km by car. He inspected grassroots state security organs, border stations and farming and pastoral areas to study the conditions there and to help grassroots state security organs resolve practical difficulties.
During his spection tour, Minister Jia issued many important instructions on state security work in our region.
He said In Tibet, the political situation is stable; there are unity and harmony among the nationalities; the people are living and working in peace and happiness; and they want stability, development and prosperity. The situation is gratifying. However, it is necessary to note that the conspiratorial activities of foreign hostile forces and national splittists to infiltrate and sabotage China and effect peaceful evolution in China are still very grave. They have vainly attempted to find a breakthrough in Tibet. We should be mentally prepared for a long struggle against this.

Minister Jia fully affirmed the work of state security organs in our region.Referring to future work, Minister Jia pointed out State security organs in Tibet shoulder the heavy responsibility of opposing splittism, safeguarding the unification of the motherland and protecting the security of the state. In accordance with the Party Central Committee's principle that stability is above all else and the guilding thought put forward at the fourth party congress of the autonomous region, they should earnestly implement the important directives issued by General Secretary Jiang Zemin during his inspection tour of Tibet, focus on stabilising the situation in Tibet and its economic development, and give priority to the work of stabilising the situation. This is the priority task for state security organs in Tibet.During his inspection tour in our region, the principal leading comrades of the regional party committee and people's government called on him many times to exchange views.

14/09/2007

Les expulsions de 1985

Comme le rappele la BBC dans son édition du 14.09.2007,il y a exactement 22 ans,le 14.09.1985,le Gouvernement de Sa Majesté invita 25 soviétiques en poste a Londres,aussi bien des journalistes que des "diplomates",en fait tous présumés membres du KGB et du GRU,de quitter le territoire britannique.Ses expulsions font suite a la déféction au profit du MI6 de Oleg Gordievsky.

1e5264760a7f1c71b8d823bb3aa47189.jpgOfficier du KGB,Gordievsky a fait toute sa carrière au sein du renseignement extérieur,a la Division des Illégaux puis au sein du 3ème Département,chargé de la Grande-Bretagne et des Pays Scandinaves. C'est au cours d'une mission a l'étranger,en 1966 a Copenhague,que il sera recruté par le contre-espionnage danois,qui le transmet a Robert Francis Browning,le chef du MI6 a Copenhague en 1974.Puis il arrive a la station du KGB a Londres,en tant que chef de la section du renseignement politique,jusqu'a être nommé chef de la station en janvier 1985,puis soudain rappelé a Moscou en mai et accusé de trahir au profit du MI6. C'est d'URSS que la station du MI6 de Moscou réussit a le faire exfiltrer,infligeant au passage une humiliante défaite au KGB.

  Les soviétiques répondent en déclarant "persona non grata" 25 britanniques.L'étude de la liste des britanniques expulsés a permis de découvrir un détail que n'ont pas relevés les journaux de l'époque: Parmi les représentant de Sa Majesté invités a quitter Moscou dans les plus brefs délais,se trouvent deux personnes officiellement 1er secrétaires de la section politique de l'ambassade britannique de Moscou: Il s'agit de Andrew Gibbs et de Raymond Asquith. Il a été établi que en réalité Gibbs était .....le chef du SIS a Moscou,et Asquith son adjoint.

3f7b26d7efb7032e6265ee39fae6b7c6.jpg1ba0c7c14a75e964da4340f8c869d9f4.jpg  A gauche,Andrew Gibbs.A droite,Raymond Asquith.

Ironie de l'histoire,c'est ,selon  la légende,Asquith qui aurait fait exfiltrer Gordievsky en le planquant dans le coffre de sa voiture.Cela n'a pas empêchéle duo de faire carrière au sein du MI6 ensuite: Asquith a travaillé a la fin des années 80 au sein de la section Irak au quartier général du MI6.Son nom est d'ailleurs apparu au sein du scandale "Matrix Churchill" (Trafic d'armes britanniques vers l'Irak qui avait été infilitré par MI-5 et MI-6 pour ainsi obtenir des informations sur les filières d'approvisionnement en armes de 'Irak), puis a dirigé le poste du MI6 a Kiev en 1992. Gibbs a été nommé vers 1987 chef de l'antenne du SIS a Prétoria,en Afrique du Sud,et il a récémment dirigé un autre poste du MI6 dans le monde,dans une zone plutôt sensible.Il est a noter que les noms du duo apparaissent dans la "Liste Tomlinson".

Concernant les expulsions,quelques remarques: Autant les soviétiques réagissaient plutôt mollement lors de l'expulsion de soviétiques en poste a l'étranger,et ce pour sauvegarder de bonnes relations avec les pays du monde occidental (Expulsion en 1971 de 105 soviétiques en poste en Grande-Bretagne.Le Kremlin se contentera d'expulser une dizaine de britanniques; expulsion sur demande de la DST de 47 soviétiques en poste en France en 1983;pas de représailles de la part du Kremlin)  sous Brejnev puis Andropov et Tchrnenko,autant Gorbatchev,qui s'entend très bien pourtant avec la première Ministre britannique Thatcher,réagit fermement,en déclarant "PNG" (Persona non grata) le même nombre de britanniques.Thatcher réplique en expulsant 6 soviétiques supplémentaires,Gorbatchev fait de même.Match nul, 31-31.

Les expulsions d'espions font toujours débat au sein des pays touchés par l'espionnage adverse.En effet,mieux vaut sans doute laisser un espion agir plutôt que de l'expulser,car il est identifié,connu,plus facile donc a contrôler,tandis que si on l'expulse il faut identifier son successeur,tout recommencer a zéro etc..C'est l'approche,par exemple,des officier du contre-espionnage du KGB contre la CIA durant la Guerre Froide.Il y a aussi les expulsions,soit d'officiers traitants pris en flagrant délit d'espionnage soit qu'on a des preuves qu'ils ont accomplis des actes "incompatibles avec le statut de diplomates,pour reprendre la terminologie officielle (Par exemple,a la mi-2006,une officier traitante de la CIA ,Rosanna Minchew, a été expulsée pour espionnage d'Inde ). Et enfin les expulsions massives,pour bien faire comprendre a un pays que il y en a assez de ses ingérences sur un territoire étranger,et pour faire cesser ainsi les activités du service de renseignement ennemi.par exemple,une quarantaine de diplomates russes en poste aux Etats-Unis ont été expulsés par l'administration Bush en 2001.Moscou en a fait autant,et a au passage filtré dans la presse le nom d'un des expulsés américains :Paul Holligsworth,alors chef de station adjoint de la CIA a Moscou.

Il est a noter que les expulsions"de masse" ne peuvent se faire sans le consentement du pouvoir politique. Parce que les espions sont le plus souvent des personnes agissant sous couverture diplomatique, elles représentent leur pays. Une expulsion de masse est donc un signal fort envoyé par le pays victime des agissements des diplomates ( En langage diplomatique on parle de "statut incompatible avec les fonctions de diplomate") impliquant l'accord des plus autorités.

Notons que ses expulsions peuvent aussi avoir une volonyté d'humilier. C'est ainsi que peut être interprétée l'expulsion  d'une quinzaine d'officiers du GRU agissant en Géorgie en 2006 : Les expulsions étaient faites devant les caméras du monde entier, les diplomates expulsés de manière extrêmement humiliante, et qui m'a personnellement choquée. 

 

29/05/2007

Comment démasquer une personne travaillant pour l'ennemi (1ère méthode)

 

"Cherchez l'agent d'après la signature des services secrets,elle ne change pas ,c'est pour ca que elle trahit". Ivan Markelov,patron de la 2ème Direction Générale du KGB (Contre-espionnage) de 1983 a 1989.

1ère technique pour identifier un traître,c'est en partant du fait de savoir pour quel service il travaille.La CIA n'utilise pas les mêmes méthodes que le Mossad ou le Guojia Anquanbu chinois.Par exemple,la CIA privilégie les versements de sommes d'argent,bénéficie d'assez peu d'officiers parlant couramment des langues tel que le francais,le russe,le chinois,l'arabe,le farsi...Les informateurs peuvent donc être obligés de savoir un peu baragouiner l'anglais.Les chinois,eux,prennent le temps d'agir,préfèrent la collecte a long terme du renseignement etc..Palme d'or pour le Mossad,aux méthodes de sécurité pour les rencontres avec les informateurs particulièrement complexes,voire draconiennes.

27/05/2007

Lettre pour les candidats espion par Alain Rodier,publié sur le site du Centre Francais de Recherche sur le renseignement


Note de réfléxion n°5  

Lettre ouverte aux candidats espions

 Alain Rodier

Durant ma carrière professionnelle au service de l’Etat et, depuis que j’ai pris une retraite que je pense méritée mais active, j’ai été amené à rencontrer de nombreux postulants au métier d’« espion ».

C’est avec beaucoup de réserve que j’ai communiqué avec certains d’entre eux car je savais pertinemment que la majorité de ces « volontaires » se faisait une idée totalement erronée à propos de ce métier. A leur décharge, ce n’est certes pas leur faute. En effet, le mot même « espionnage » a été totalement dévoyé par les auteurs de livres ou de films se rapportant à cette activité. La faute en incombe également aux services eux-mêmes qui, parfois, ont commis des bavures qui ont fait la « une » des médias. Bien sûr les journalistes ont aussi leur part de responsabilité étant donné les reportages pour le moins fantaisistes qu’ils ont commis sans être jamais démentis puisque qu’il est de tradition que les services ne répondent jamais aux attaques auxquelles ils sont régulièrement soumis.

La fascination qu’exerce l’espionnage provient d’un sentiment psychologique autant fait d’attirance que de rejet. Attirance due aux fantasmes des auteurs cités plus haut qui laissent croire que l’espion connaît une folle vie d’aventures ponctuée de casinos, de coups de feu et de splendides créatures accueillantes. Le rejet provient de l’immoralité supposée de ces activités, surtout dans les démocraties respectueuses des Droits de l’Homme où les censeurs journalistiques ont remplacé le clergé d’antan.

Je souhaite aujourd’hui tenter de répondre à quelques questions que les postulants à ce métier se posent légitimement.

Il convient donc, dans un premier temps, de revenir à la dure réalité des choses en cassant les pattes à de nombreux canards qui ont cependant la vie dure comme le disait le regretté Robert Lamoureux dans un sketch « le canard est toujours vivant ».

Premier mythe : le mot « espion »

Il faut revenir à un peu de vocabulaire de base. Dans les services, le mot « espion » est proscrit ou, plutôt, il est réservé à l’adversaire car jugé comme péjoratif. C’est pour cela que l’on parle de « contre espionnage », activité qui consiste à déjouer les manœuvres de ses « espions » (car lui il en possède puisque c’est lui le « méchant »).

Donc, selon le jargon usité, on parle de « recherche » et d’« exploitation » du renseignement mais surtout pas d’« espionnage ». Le fonctionnaire est en conséquence un « officier de renseignement », un « officier traitant » - OT - ou un « analyste ». L’« agent » n’appartient pas au service. C’est une personne rémunérée pour fournir des informations à son OT. Si ce quidam n’est pas rémunéré, c’est alors un « honorable correspondant » (HC).

Deuxième mythe : la vie aventureuse

S’il est vrai qu’un fonctionnaire des services est amené à prendre de temps en temps plus de risques que son homologue de la Poste (ce dernier ayant l’avantage d’avoir le droit de grève), cette affirmation est à nuancer. Durant toute sa carrière, il courra beaucoup plus de risques d’être la victime d’un accident de la circulation sur son trajet domicile-travail que dans toutes les activités qu’il pourra mener. Cela m’est arrivé : je me suis fait renverser sur un passage piétons, et il ne s’agissait pas d’une tentative d’assassinat mais d’un banal accident.

Contrairement à ce que l’on peut voir dans les films du genre, c’est un métier ou l’on tue très peu. Si quelqu’un décide d’assassiner un officier de renseignement « histoire d’aérer » comme le disait avec humour Michel Audiard, c’est qu’il l’a repéré. A terme, tout ce qu’il gagne est que sa victime est remplacée par un autre OT qu’il ne connaît pas et qui, en conséquence, représente un risque encore plus important pour lui.

D’autre part, tout fonctionnaire des services passe beaucoup plus de temps derrière un bureau que sur le terrain. Le début de carrière consiste d’ailleurs à devenir un spécialiste exploitant les renseignements et informations recueillis par d’autres. Certains y passeront toute leur carrière.

Troisième mythe : le « terrain »

Lorsque je dirigeais le premier exercice « terrain » destiné aux stagiaires subissant le stage initiatique de début de carrière, je les laissais s’habiller comme ils l’entendaient. La plupart d’entre eux revêtaient alors le déguisement du flic en civil façon « Starky & Hutch ». C'est-à-dire : blouson de cuir ou de toile, jean, baskets. J’avais alors énormément de mal à leur faire comprendre qu’ils étaient repérables par tout professionnel de la vie clandestine et qu’il est plus discret de porter une cravate (pour les hommes) et de l’ôter si l’on se retrouve dans un endroit où cela fait désordre (comme dans un quartier mal fréquenté), mais que l’inverse n’est pas vrai : un traîne savate qui entre dans un hôtel de luxe se fait immédiatement repérer par le personnel du desk.

Ensuite, ce qui les surprenait, c’est le temps que l’on passe à attendre (et souvent pour aucun résultat) sans que rien ne se passe.

La surprise la plus désagréable pour eux était le contrôle tatillon des financiers qui épluchaient leurs notes de frais. Attention à tout dépassement des barèmes imposés et surtout, à des dépenses non justifiées. Il fallait que je leur rappelle sans cesse qu’ils dépensaient l’argent du contribuable et que celui-ci devait être économisé et employé à juste titre. D’ailleurs, les services des autres pays sont liés aux mêmes règles administratives qui sont souvent encore plus draconiennes. Ainsi, dans un pays étranger que je ne nommerai pas, je repérais les personnes chargées de me filer car, une fois assises dans un café (ou un restaurant), elles ne consommaient pas car elles n’avaient de budget alloué pour cela.

Les OT ne sont pas armés. Toujours dans ce pays étranger, j’aimais bien, lorsque je prenais un vol intérieur, m’installer dans la salle d’attente à proximité du portique de sécurité. Je repérais ainsi les policiers qui étaient chargés de surveiller mes faits et gestes car, comme tout passager embarquant sur un vol, ils étaient obligés de laisser leur arme de service aux membres de l’équipage. Il faut dire que pour ma défense personnelle, je ne possédais personnellement que mon stylo Mont Blanc « Diplomate » qui m’avait été gentiment offert par des amis avant mon départ en poste ! En effet, n’en déplaise à certains auteurs, les officiers de renseignement ne sont généralement pas armés car cela constitue un risque d’être repéré au premier contrôle de routine. La hiérarchie préfère un officier traitant mort qu’une « bavure » dont les conséquences diplomatiques et politiques peuvent être catastrophiques. Certes, il existe quelques exceptions à cette règle, mais elles sont extrêmement rares.

Quatrième mythe : la « solitude » de l’espion

Heureusement pour lui, c’est absolument faux. L’officier de renseignement travaille en équipe et d’ailleurs, c’est heureux pour lui car c’est ce qui fait sa force. Tout d’abord, il subit une formation initiale (que d’aucuns jugent trop courte) puis il poursuit son éducation dans les bureaux au contact des ses anciens qui lui enseignent peu à peu les rudiments du métier. Sur le terrain, il est dirigé, orienté et contrôlé en permanence par la hiérarchie. Il peut recevoir des renforts (parfois à son insu) et, s’il bénéficie tout de même d’une certaine autonomie, il doit finalement rendre compte de ses actions dans le moindre de détail. Aucun cadeau ne lui sera fait car il subira les conséquences de ses erreurs. S’il tente de dissimuler quoique ce soit, cela sera fatal pour sa carrière.

Mais cette « assistance » est aussi une grande arme. Grâce à la Centrale, il peut apprendre qui est qui dans son environnement immédiat (elle lui communique uniquement les informations dont il a besoin pour mener à bien sa mission), il peut déjouer certaines chausses trappes, comprendre s’il va dans la bonne direction ou s’il est en train de se « planter en beauté ». C’est d’ailleurs là un des avantages qu’ont les services officiels sur les officines privées, lesquelles n’ont pas de ce soutien de la « base arrière ». L’Administration bénéficie d’une mémoire qu’aucune société privée au monde ne possède. Beaucoup d’anciens des services, passés dans le privé, se sont aperçus à leurs dépens de cette différence fondamentale.

Cinquième mythe : l’espion est un « super héros »

C’est dommage, mais c’est faux. L’officier de renseignement est un être humain, moyen, comme les autres. Les surdoués (ou plus exactement ceux qui croient l’être) considèrent très rapidement que leurs qualités ne sont pas correctement reconnues et exploitées ; que la hiérarchie ne leur fait pas assez confiance ; qu’elle ne leur confie pas les missions qui sont dignes d’eux, etc. Inutile de préciser que ces personnes ne font pas de vieux os dans les services et vont vite pantoufler dans le privé. Ils ont tout simplement oublié qu’une des premières qualités demandée à l’officier de renseignement est la modestie, voire l’humilité.

Sixième mythe : l’enrichissement supposé des officiers de renseignement

Un adage dit « si vous voulez sortir d’un casino avec beaucoup d’argent, il faut y être entré avec encore plus d’argent ». C’est également un peu le cas. En effet, la personne effectuant ce métier est avant tout un fonctionnaire (ce qui a des avantages que je ne contredis pas) qui gagne honnêtement sa vie mais qui n’a aucune chance de faire fortune grâce à ses activités professionnelles. A titre d’exemple, les fonctionnaires des Affaires étrangères parviennent à mettre beaucoup plus d’argent de côté pour leurs vieux jours. Ils passent en général, beaucoup plus d’années à l’étranger, où les salaires sont beaucoup plus avantageux qu’en métropole que les membres des services. D’ailleurs, beaucoup comprennent vite que l’enrichissement ne viendra pas de ce métier et, après quelques années d’activité au sein des services, ils passent dans le secteur privé qui est plus rémunérateur.

Les fondements de la passion pour le renseignement

Malgré tout ce qui précède, le renseignement est un métier passionnant.

D’abord, il ne s’agit pas d’un métier mais de métiers au pluriel. La palette est large, du linguiste distingué au scientifique, de l’expert en armements au chimiste, en passant par le photographe, l’informaticien, le transmetteur, etc. Il faut vraiment être très difficile pour ne pas trouver un sujet qui corresponde à sa personnalité, à ses connaissances initiales - qui seront enrichies par un apprentissage de tous les jours - et à ses goûts et aspirations. D’ailleurs, s’il le souhaite, la carrière d’un membre des services peut évoluer avec le temps. Cependant, il faut bien reconnaître que quelques spécialistes très pointus dans leur domaine auront du mal à changer de branche.

Puisque j’aborde le problème des carrières, il ne faut pas se faire d’illusion. Comme dans toutes les administrations, la progression et lente, soumise à la réussite de concours pour les personnels civils. En ce qui concerne les militaires, l’encadrement, lors de mon entrée dans les services, avait été très clair et franc : « si vous êtes venus chercher des galons et des décorations, vous vous êtes trompé de maison ». Il est presque impossible à un officier servant dans le renseignement d’atteindre le rang de général, même s’il possède tous les diplômes et la notation nécessaire. Cela est dû en grande partie au fait qu’il est « perdu » pour son arme d’origine dont le bureau des personnels préfère favoriser un officier qui a continué une carrière normale. Son dossier est classé tout au fond du tiroir.

L’officier de renseignement, à la différence de la plupart de ses concitoyens sait qu’il est « en guerre ». Si ce n’est pas un conflit militaire ouvert, c’est une guerre au terrorisme, à la criminalité organisée, économique, politique, stratégique … Il a l’impression de ne pas être dupe. C’est pour cette raison qu’il a souvent envie de casser sa télévision au moment du journal de 20 h 00 en voyant toutes les fadaises qui sont déversées sur le bon peuple. « Citoyens, dormez tranquilles, nous veillons ». Tu parles ! Les dangers auxquels sont confrontés nos sociétés modernes sont immenses, actuels et permanents. C’est encore plus vrai depuis la fin de la Guerre froide car les cartes ont été redistribuées dans le plus grand désordre. Parfois, l’on ne sait plus très bien différencier l’ennemi de l’ami. Pour les services, il n’y a pas d’« amis » mais des pays ou des groupes avec lesquels on coopère à un instant «T» dans un cadre bien précis. Il ne faut pas se bercer d’illusions, personne ne nous fait de cadeau pour nos beaux yeux et notre « exception » française. De toute façon, les belles promesses n’engagent que ceux qui les croient ! Pour cela, il suffit de constater tous les beaux marchés commerciaux qui nous échappent, parfois en raison de l’arrogance, des préjugés ou plus simplement de l’imbécillité de certains décideurs. Cette maxime peut s’appliquer à eux : « si certains préfèrent une vie sans histoire, d’autres font l’Histoire ». Dans cette optique, l’officier de renseignement a l’impression de faire œuvre utile à son niveau dans cette guerre qui n’est pas officiellement déclarée, du moins en France.

Au milieu de la morosité latente, l’officier de renseignement vit épisodiquement des moments de joie uniques, courts certes, mais intenses. Par exemple, quand l’officier traitant obtient le document classifié qu’il convoitait depuis des mois voire des années, quand l’exploitant constate qu’une de ses études amène des changements dans certains détails de la politique de son pays. Je dois reconnaître que j’ai parfois eu cette chance, beaucoup trop rarement à mon goût, mais on ne découvre pas des diamants tous les jours.

Sur le plan humain, l’officier de renseignement est amené à rencontrer des personnes extraordinaires et extrêmement diverses même si, bien évidement, il est loin d’être le seul dans ce cas. Il côtoiera aussi des crapules de la pire espèce et là, il peut y avoir danger, certes pas pour sa vie mais pour son intégrité morale. Attention à ne pas se laisser séduire par les tentations !

Je ne résiste pas au plaisir de citer le prince de Ligne, trouvant que ses paroles peuvent très bien s’appliquer aux métiers du renseignement comme elles le font déjà pour celui des armes (ne pas oublier que les services extérieurs français dépendent du ministère de la Défense) : « aimer le métier militaire au-dessus de tous les autres, à la passion, oui passion est le mot. Si vous ne rêvez pas militaire, si vous ne dévorez pas les livres et les plans de guerre et si vous ne baisez les pas des vieux soldats, si vous ne pleurez pas aux récits de leurs combats, quittez vite un habit que vous déshonorez (…) donnez votre place à un jeune homme tel que je le veux. C’est celui qui sera fou de l’art de Maurice de Saxe et qui sera persuadé qu’il faut faire trois fois son devoir pour le faire passablement. Malheur aux têtes tièdes, qu’elles rentrent au sein de leurs familles ».

Voici donc réunies quelques brèves réflexions sur les métiers du renseignement. De mon expérience personnelle, je ne regrette rien d’autant, qu’avant de m’engager dans cette voie, j’ai d’abord connu une vie classique de militaire. Elle était également passionnante, mais ce qui est curieux, c’est que lorsque je dors, je ne rêve pas de cette période de ma vie alors que, presque toutes les nuits, je replonge dans l’espionnage. Je pense que c’est très symptomatique.

Alain Rodier
Janvier 2006

22/06/2006

comment identifier un chef de station de la CIA

Document exclusif,de F.....,que je remercie pour m'avoir autorisé a le publier,et que je félicite par la meme occasion pour la qualité de son travail.Précision: Les notes en caractère gras sont de moi,pas de F....

 

 

 

 Comment spotter un chef de station de la CIA

PRESENTATION

La Central Intelligence Agency (CIA) est le service américain chargé d’une partie du recueil et de la centralisation de l’ensemble du renseignement. Basé à Langley en Virginie, il est chapeauté par un directeur (DCI) un directeur adjoint (DDCI) et est schématiquement organisé en 3 grandes directions :

- La direction du renseignement (DI) ou de l’analyse chargée de l’exploitation et de la présentation des renseignements recueillis

- La direction scientifique et technique(DS&T) dont les attributions vont de la préparation de poisons a la maîtrise d’œuvre des divers satellites d espionnage (KH-12 par exemple).

- Et enfin la Direction des opérations (DO) chargée de la collection du renseignement qui se divise en offices régionaux (Europe, Asie, Eurasie centrale…etc), et en sections plus spécifiques comme le Counter Intelligence Center. La DO est aussi chargée de l’exploitation des stations installés à l’étranger mais aussi dans certaines grandes villes américaines.

Pour accomplir ses missions de renseignement la DO emploie environ 6000 officiers traitants ou case officers(CO) qui - après une année de formation aux techniques de recrutement, de collection et de mise en forme du renseignement à Camp Peary près de Williamsburg en Virginie - effectuent un stage plus ou moins long à Langley dans une des sections avant d’être affectés dans une station a l étranger.


LA STATION
Nous nous bornerons ici a étudier les stations installées à l’étranger sans traiter de celles basées dans les grandes villes américaines.

Une station est la structure décentralisée de la CIA installée dans une capitale étrangère et qui est spécifiquement chargée :

- de la collection du renseignement politique voire économique sur et dans ce pays
- de la liaison avec les services de renseignements locaux
- des activités de contre espionnage de recrutement et traitement de sources
- de toute action clandestine contre ce pays ordonné par le président des USA

En 1992 il y avait officieusement 130 stations de la CIA réparties a travers le monde

La station est toujours installée dans les locaux de la représentation diplomatique des USA ;. elle dispose de ces propres locaux, archives, coffres et système de communications sécurisé; son personnel (des CO, des Reports Officers ou RO chargés de l ‘analyse du renseignement, secrétaires et opérateurs de communications) a statut diplomatique et bénéficie ainsi de l’immunité afférente , leurs fonctions étant généralement celles d’attachés de deuxième et plus rarement de premier secrétaire d 'ambassade. Le responsable de cette structure est appelé chef de station ( en anglais Chief Of Station ou COS) .



LE C.O.S

Le COS est donc le plus haut représentant du DCI dans un pays donné. La seule autorité civile américaine supérieure à lui, dans ce pays et dans les domaines du renseignement et du contre espionnage, est l’ambassadeur. Les autorités locales connaissent généralement (mais pas toujours) ses véritables fonctions. Il a aussi statut diplomatique, (et c’est le premier des indices pour le spotter) souvent couverture de Conseiller d’ambassade, comme par exemple J F B à Canberra. Il arrive encore pourtant de nos jours de trouver un COS qui soit premier secrétaire comme M A S à Santiago du Chili, ou,plus anciennement, Garner "Gus" Hathaway ,chef de station de la CIA a Moscou de 1977 a 1980.

Ce COS est un CO expérimenté ayant au minimum 5 ans d expérience à l étranger. Il est évident que toute les stations n’ont pas la même importance. On ne peut comparer la station de Tokyo a celle de Barbade. Plus le pays sera important au regard des intérêts des USA, plus le COS sera expérimenté. Il en va ainsi par exemple ces jours-ci à Paris ou J W N a plus de 30 ans de service a la CIA (notamment en Amérique latine). La deuxième façon de spotter un COS est donc de se référer aux travaux analogues effectués il y a quelques années de cela. Citons-en quelques uns :

- Dirty work : The CIA in Europe de Philip AGEE et Louis WOLF

- Dirty work II : The CIA in Africa des mêmes auteurs

- La série des Covert Action Information Bulletin qui bien que datant du début des années 80 donnent une photographie assez fidèle du personnel de la CIA

- La Namebase 


Un officier totalisant plus de 30 ans de service a toutes les chances d’y être cité.


Le COS, étant théoriquement un diplomate, devrait apparaître sur la liste des principaux responsables de l’ambassade gracieusement fournis sur le site du Département d’état . Une troisième méthode de spotting est de comparer cette liste avec la liste diplomatique que fait paraître et diffuse plus ou moins facilement le ministère local des affaires étrangères.

On risque alors de découvrir des conseillers fantômes qui ne sont pas connus au Département d’état US mais qui sont effectivement en poste dans le pays. Il en est ainsi par exemple de G.P H à Prétoria ou de J K à Brasilia.

Il arrive même parfois que d’un site officiel américain a l’autre les anomalies soient cocasses. Ainsi, si pour le site du département d’état, cité plus haut, il n y a pas de B R. W a Madrid, pour le site de l’ambassade US cette personne y occupe bien des fonctions officielles.Idem pour l'actuelle chef de station de la CIA a Erevan.


Les deux derniers cités ont en commun la fonction de Regional Affairs Officer qui est une des couvertures les plus répandu pour un COS et donc la quatrième méthode de spotting.Par exemple,Michael Sulick ,chef de station de la CIA a Moscou de 1994 a 1996 ,a travaillé sous cette couverture diplomatique.


Enfin si en consultant la liste diplomatique du pays vous n’avez toujours pas spotté le COS une dernière méthode est de chercher les titres aussi ronflants que fantaisistes. Prenez l’exemple de M E K qui est Conseiller pour les affaires « politiques multilatérales » à Vienne, de L D A qualifié de « conseiller pour la coordination » à Buenos Aires ou de M K. W conseiller à Bangkok qui porte le titre transparent «d’assistant spécial » de l’ambassadeur.

CONCLUSION

Toutes personnes se lançant dans ce travail doit toutefois avoir a l’esprit qu’aujourd’hui un nombre de plus en plus important d officiers de la CIA ne sont plus sous couverture diplomatique. Ils sont appelés NOC (pour Non Official Cover ou couverture non officielle). Ils peuvent être businesssmen, universitaires voire de simples touristes.

Il est bien évident qu’en elle même ces méthodes ne sont pas conclusives mais en les croisant on peut en général avoir 95% de certitudes.

Elles ont en tout cas un intérêt ; ELLES SONT TOUTES BASES SUR DES SOURCES INTEGRALEMENT PUBLIQUES ET DONC OUVERTES.

BONNE CHASSE

 

 

Petite note personnelle : je valide personnellement les informations de F....,ayant moi-meme pu identifier plusieurs officiers de la CIA grace au Namebase.

Ou encore de découvrir en juillet 2004 ,en analysant les biographies de tous les chefs de la CIA a Moscou de 1971 a 1996, que tous ceux en poste a partir de 1984 agissaient sous la couverture de Conseiller aux affaires régionales....Il s'agit de ses messieurs Murat Natirboff,Jack Downing, Michael Cline,David Rolph,James Morris,Michael Sulick.

J'ai meme pu,en consultant une liste diplomatique,identifier le chef d'une station de la CIA très importante,en moins de 10 secondes,simplement en cherchant qui était le conseiller aux affaires régionales dans l'ambassade de ce pays...

Autre exemple validant le travail de F... : Richard Welsh, chef de station de la CIA a Athènes abattu le 23 novembre 1975 par le groupuscule terroriste d'extreme gauche grec "17 Novembre" ,agissait sous la couverture d'assistant spécial de l'ambassadeur,une couverture plutôt classique pour les chefs d'antenne de la CIA. Par exemple, Edward Compton Fenimore,chef de station a Manille de 1962 a 1966, ou John Richardson,chef de l'antenne de Séoul de 1969 a 1972,ont travaillés dans ses pays sous cette couverture...Attention toutefois,nombre d'assistants spéciaux de l'ambassadeur ont été ou sont d'authentiques diplomates,ce n'est pas parce que on voit "special assistant" que a été automatiquement identifié le chef de l'antenne de la CIA...

 Toutefois,F.. a oublié une autre couverture des chefs de station, un grand classique de la CIA: celui de "Conseiller pour les programmes" de l'ambassade ("Counsellor for program coordination"). Cette couverture fut celle,par exemple,de Betram Dunn,  Chef de station a Londres de 1989 a 1991...

Une autre couverture ,détéctée récemment,est celle de "counsellor for policy review",utilisée par Hugh Turner,récemment en poste a Londres comme Chef de station (Turner a été en poste a Kaboul durant la Guerre froide,d'ou il a été déclaré persona non grata et expulsé en septembre 1983).

Dernière précision :il existe deux autres moyens d'en apprendre plus sur les officiers de la CIA en général,les chefs de station compris.   C'est d'abord en examinant le LEXISNEXIS, qui est une base,ouverte , regroupant nombre de journaux aussi bien francais que étrangers (allemands, anglais,américains, etc...).C'est carrément incroyable la masse de renseignements que l'on peut y obtenir sur le travail de la CIA. J'ai ainsi découvert, par exemple, que William Norvill, chef de station adjoint de la CIA a Moscou qui eut l'immense honneur d'etre expulsé avec fracas le 22 octobre 1986 ,avait précédemment été en poste a Varsovie...   Ensuite,les sites russes (et même Internet en général)  fournissent énormément d'informations sur le sujet.Il ne faut pas oublier que l'ennemi principal de la CIA durant la Guerre Froide fut le Bloc communiste.Donc les sites internet et les mémoires d'anciens du KGB sont fort utiles.

 

Note remise a jour le 31.08.2007.